Appel de fonds

à Philippe Frey pour cette belle photo parmi tant d’autres …

 

IMG_4373

C’est l’heure où la prairie
Peut retrouver, entendre ses cris,
Où l’âme peut croire encore
À de nouvelles et belles aurores.

Dans la pénombre du passé
Deux vautours, vestiges cadenassés,
Jusqu’à la prochaine proie,
Trônent sur un arbre calciné par la foi.

C’est l’heure du lever et du coucher,
Les dernières et premières bouchées
Servies, gagnées sur l’étal de bouchers.
La vie à l’état sauvage et ses débouchés.

Une image d’un monde ancien
Ou le paradis d’un monde terrien
L’un et l’autre, après les choux plantés,
Sans un radis en poche ont désertés.

Buffles et zèbres broutent tranquillement
Cette résurrection d’un nouveau firmament
Q’un soleil réchauffe de ses feux ardents
Enfin débarrassé de ces cruelles dents.

Qu’à mon heure dernière, accompagnée,
Je puisse en beauté finir de saigner
Sur tant d’outrages faites à la terre
Qui m’a aimée comme aime une mère.

Est-il possible qu’un Dieu miséricordieux
Puisse pardonner à tous ses bons dieux ?
Que mon âme dégagée de tous leurs sortilèges
Feront avec eux quelques tours de manège ?

Combien de temps, combien de jours
Pour apprendre et connaître l’amour ?
S’il faut être mort pour voir ses atours
Sans huile de palme embaumez mes feux jours !

Pleurer sur un tel monde qui se détruit,
Dans la boue et la merde de mes ennuis,
Qu’emporterai-je dans mon éternelle nuit ?
Mon lobe temporal droit malaxe cette pâte de fruits …

 

7 Juillet 2018 – Jeannine Castel
photo : Les poèmes de Chatnine
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Soirée de gala

Ce gala de bienfaisance fut possible grâce à la générosité de la grande cantatrice mezzo-soprano

34962358_10213746269223979_4412547823933849600_n

Elia BARBAPAPAS

qui interpréta un extrait de l’Opéra ROSINA du célèbre compositeur
Denis SAUTOISEAU venu du Kalahari pour la circonstance.

C’est à guichet fermé qu’eut lieu le concert. En effet, sitôt l’annonce faite par Maître DUNOYER, Président du CDF, d’interminables queues envahirent la place.
C’est en famille que se déplacèrent de divers horizons les amoureux du bel canto. Les flamands roses, enchantés, purent écouter les pieds dans l’eau ce chant de Rosina pour Doriano.
Ce gala va permettre au CDF de renflouer les Caisses et d’apporter une aide à vos vieux retraités de toutes espèces.

Ce succès remporté nous encourage, grâce à vos présences, à donner d’autres galas.
Je vous invite sur RMM pour écouter et revivre cette soirée mémorable.

 

Dans le monde de mes pensées
Il y a toi, toi, et toi.
Toi qui m’as offensée.
Dans le monde de mes pensées,
Tu n’as fait que passer.

Dans le monde de mes pensées,
Enfermés dans les heures,
Tu continues de danser
Dans le monde de mes pensées
Pour que rien demeure.

Dans le monde de mes pensées,
Dans le jardin de mon âme,
L’ombre fraîche de tes pensées,
De malheurs et de drames,
Vont bientôt s’effacer.

Dans le monde de mes pensées,
Doriano, loin de te fuir,
De marbre noir je n’ai pensé,
Si triste de devoir m’enfuir
Sur d’injustes pensées.

Dans le monde de mes pensées
Pour tout cadeau d’adieu
Les miennes te sont restées
Dans ce chant mélodieux
Du monde de mes pensées.

 

34728562_10213728584141863_8797958923505106944_o 26903695_10212677810313174_6737371976689021810_n

9 Juin  2018 – Jeannine Castel
Photos : Micheline Bach-Tschill sur Facebook

Dans le regard des lionnes

 33854861_367595843750793_2419922597635424256_o 31899668_10216028752500879_1650071214728675328_o

De ces regards de lionnes …
Existent des histoires formidables
Rapportées par de curieux aimables
Que l’on retrouve dans des fables,
Sur des images, entre amis, autour d’une table … :

Dans le regard des lionnes
Il y a la redoutable patronne
Porteuse de vies et d’eaux bonnes.
Il y a l’amour qui façonne.

Il y a cette quête d’aventure,
Cette chasse infernale pour la nourriture.
Ces assauts organisés de femelles,
Aux griffes et morsures, d’allaitantes mamelles.

Il y a la magie du rêve
De quelques minutes brèves
Que l’on voudrait sans trève
En oublier le glaive.

Il y a cette espionne chasseresse,
Rusée, stressée, pleine d’allégresse.
Cette guerrière armée de prouesses,
Ogresse redoutée de la mollesse.

Il y a ce regard de convoitise
D’une courtisane aux rares bises
Chargées de gourmandise, soumise
Pour la survie de mines grises.

Il y a cette part du rêve,
Cette absence qu’elle seule élève,
Qui me sépare, met en grève
Nos pensées d’une commune sève.

Il y a cette noblesse discrète,
Calme, posée, aux pensées secrètes.
Un casse-pipe pour les devinettes,
Casse-tête pour qui se fie à ses sornettes.

Il y a les gestes d’une mère
Avec ses qualités, ses défauts, sincère,
Face à toutes ces pilules amères
Offertes sous de tendres caresses éphémères.

Il y a cette tristesse, à chaque portée,
De voir ses lionceaux ballotés, transportés,
Jusqu’à cette fin tragique des déportés
Victimes d’instincts cruels de bandes d’alités.

Il y a cette résignation incomprise,
Acceptée pour une paix admise.
Ces souffrances restées sous l’emprise
Que seules les âmes connaissent et lisent …

Il y a cette inquiétude obsédante
Des hommes et leurs folies démentes
Qui sans cesse se lamentent
Et finiront dans la tourmente
En dépit de leurs regrets éternels.

29472288_338464066663971_8748995845359140864_o 35228040_374955303014847_249640979760414720_o 21994243_267738503736528_3667247531495174592_o

5 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur facebook 

Que dire ?

36594158_234560003991658_3204686510720811008_o 29513000_340248326485545_3055109759436147549_n

Que dire ?
Que votre brushing
A subi quelques zappings !
Sans dire
Trop de favoris
Sur votre Seigneurie !
Le pire
Je n’ose vous redire
Ce que d’ignobles vampires
De médire
Sur vous, mon cher Sire.
Sans le moindre sourire …
C’est dire
Qu’une telle crinière
Est bien singulière !
Au dire
Des potins de la prairie
Que vous seriez mon mari …
Que dire ?
Vous m’en voyez ahurie !
Vous n’êtes pas mon gabarit.
Maudire
Cette lionne prétentieuse
Et sa langue venimeuse.
Que dire ?
J’ai vu pire !
Son délire
M’a coupé le sourire.

 

2 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

Dans le regard des lions

36573664_390549888122055_8736559243567562752_o 35114746_382226468954397_1757516075110498304_o

Dans le regard des lions
Il y a cette folle ambition
D’être un Roi, un champion,
D’un invincible bataillon.

Il y a ce détachement
Vers un monde décevant,
Cette fierté d’un dominant
En quête d’un mendiant.

Il y a ce félin mystérieux
Terré au fond de ses yeux.
Une vigie d’un air malicieux
Décoiffe votre air vicieux.

Il y a toutes les cicatrices
De luttes, de trahisons complices,
D’attaques dirigées par une milice
Levée pour une mission de sacrifices.

Il y a cette grande sagesse
Avec un fond de tristesse
Qui incite à la paresse
D’une détresse en liesse.

Il y a ce pouvoir en crinière,
Cette puissance animalière.
La terreur entrevue sur la clairière
Soumise à l’humanité meurtrière.

Il y a ce repos du guerrier
Méditant sur les étés meurtriers
De sorcières et de sorciers
Aux crocs de féroces aciers.

Il y a ces pierres de lune sauvages
Où le regard, éperdu, voyage.
Ces yeux de vaire de nos mirages
Où le lion se change en paysage.

Il y a toutes ces pépites d’or
Des clairs de lune couronnés d’or.
Il y a tous ces enfouis trésors
Quand le lion avec nous s’endort.

 

36524549_389818031528574_4751202464760332288_o 20689885_248122909031421_3205487966464995688_o

1 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur facebook

 

 

Flamboyante savane

36359620_10216455994621665_2639259168623558656_o

Flamboyante savane
Ce soir le ciel se damne
Corrompu par la terre.
L’enfer l’enterre.

Savane flamboyante
La terre, cette amante,
A mis le feu aux cieux
De soleils radieux.

Embrasement d’un coucher
Dont le lever a accouché
Dans des douleurs sanguinolentes
De vies et de morts décevantes.

Se perdre sans penser
Dans ce flamboiement défoncé
Aux beautés d’un enfer offensé
Pour n’y être que passé.

Flamboyante savane
Peuplée de caravanes
Restées sur les dunes
De ces cieux de fortune.

Flamboyante savane
De mythomanes chicanes
De félines courtisanes
Aux flammes kényanes.

1 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

 

 

 

 

à table !

31120788_10215952953925962_244244520856715264_o 12188244_10207998106979760_4834987396900691439_o

« Y en a marre de ces repas familiaux traumatisants,
De cette cuisine familiale mijotée de sympathisants
Désordres, servie gratuitement en famille
Autour d’une table d’une affamée escadrille.
Le rythme de la mastication, déglutition, respiration,
Engendre des tensions, favorise la perturbation
Dans les moments d’entractes, entre le silence et le bruit,
Propices à développer la boulimie, l’anorexie.
Et encore ici, pas de télévision, de sonneries de téléphone !
Juste une bonne nourriture qu’un instinct façonne.
Une faim qui nous fait tourner en cage,
Grogner sur des arpents d’un bénédicité d’orages.
Regardez les hyènes … leurs tensions sacramentelles
Aux nombreux rituels pour une place charnelle
D’un diner servi à l’heure d’autres convives …
Chacun sauve qui peut, toujours sur le qui vive !
Règles et conversations n’ont pas d’étiquette
Dans nos repas servis à la bonne franquette.
J’ai fait exploser les conventions pour ma part !
Le garde-manger perché, rempli, je digère peinard.
Une provocation, peut-être, au repas familial,
Chacun son rituel dans cet Univers archetypal.
Allez ! Allons chasser cette tension qui tenaille
Une fringale à l’abri de la marmaille !
Inquiet de leur retour au foyer et ses expectatives redoutables
De ne plus me retrouver tout seul à table ! »

 

24799298_10214685885250037_5963517871972289500_o

27 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Truffes et trophées

37288300_246561992791459_2922991915152441344_o

« Non ! Mais regardez-moi tous ces funambules
Pris de vertiges soudains ! Quelle bande d’incrédules !
Tout ça pour des coups de pieds dans un ballon truffé !
 Nous, chaque jour nous gagnons des trophées !
Hola ! Vous m’avez l’air bien excitée dame FALBALAS ?! …
Seriez-vous contaminée par tous ces cancres las ? … »
« ffff … j’arrive de Paris, la Capitale des bleus, Sire … »
« Est-il vrai que les Champs-Élysées sont en grand délire ? »
« Oui, Sire, j’y ai vu toutes sortes de vampires … »
« Que me contez-vous là ! Ce ne sont que de simples chauve-souris »
« Celles-là n’ont pas d’ailes … juste un petit fanion
Qu’elles agitent en rugissant comme des lions …
Y a même des indiens cheyennes, des apaches, des clowns, des acrobates … »
« Le cirque quoi ! je comprends que cela vous épate la patate ! »
« Pire que le cirque Sire ! Le bordel ! La dérive des continents …
Avouez Sire, c’est bien affligeant cette démesure de sentiments …
Malgré leurs profilers de réputation mondialement connue
Les bien-pensants n’ont pu empêcher, les casseurs, leurs menus
Prévisibles en de telles circonstances répétées, habituelles …
Comme j’étais heureuse, Sire, de posséder des ailes
Pour me tirer de ce capharnaüm respirant la paix
Et regarder ces bleus à travers les vitres d’un pépé … »
« Salut ! … J’arrive direct de Russie ! Champions du Monde !
Une fois tous les vingt ans … j’ai pas perdu une seconde
Pour savourer cette victoire remportée à coups de pieds !
Des coups de têtes à vous faire oublier les casse-pieds
Qui dénigrent contre tout ce pognon foutu en l’air,
Toute cette misère envolée avec cette hôtesse de l’air
Qui voulait m’embarquer avec eux à bord pour ma sécurité.
Faut dire qu’on s’est pris une sacrée rincée de vanités !
À quoi pensez-vous Sire ? Vous avez l’air tout chose ? »
« T’inquiète TOPTOP,  juste une petite overdose …
Je suis heureux de constater que le monde pourrait bien nous soigner,
  Avec toute cette entente mondiale… fini les saignées »
«Sire, excusez-moi, la nuit fut longue et bruyante
Mes paupières sont lourdes après ces folies délirantes … »
« Oui, va FALBALAS … Champions du Monde … quel monde ?!
Ma coupe est pleine … Où est donc passée ma Reine ? … »

 

29749826_186938668753792_6565969443742887869_o 37197748_246558756125116_4916401505558331392_o

16 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

 

 

 

Allez les bleus !

37212001_2133540946660463_3735820660673347584_o

Après cette victorieuse nuit historique,
Le ciel est pris de tonitruantes coliques.
Tous ces déchaînements d’hystériques
Sonnant de la trompette bucolique
A mis de mauvaise humeur Sa Grandeur.
Il vient apaiser ces délirantes clameurs
De trombes d’eau curieusement accoustiques
Qui font fuir les assoiffés moustiques.
En ce moment les bleus sont ses hôtes,
Soulagés pour la survie de leur cagnotte.
Une nuit de veille pour les supporteurs
Qui ont toute la nuit fait chauffer les moteurs.
Il semble en colère après ce grand tapage
Dont la joie a débordé de saccages.
Lui de quelques coups de tonnerre,
De quelques zigzags de lumières,
Il peut manifester, sans la guerre,
Sa joie de cette coupe du monde légère.
N’a t-il pas sur le stade rafraîchit
Les idées de ces victorieux panpans chichis ?
La nature en crève à petit feu
Mais chut … protégés par des portes pare-feux
Crions, exultons, ce bonheur footballien
Allez les bleus !! ça va nous coûter combien ?
Mais chut … oublions le porte-monnaie …
Zut Jeannine, on t’a pas sonnée !
Sonnez tambours célestes, sonnez
Sont-ils pas beaux nos héros pinsonnets ?
ALLEZ LES BLEUS !

 

16 Juillet 2018 – Jeannine Castel

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie, sport | le 17 juillet, 2018 |Pas de Commentaires »

La bourgeoise

fullsizeoutput_b91

Sous une capeline turquoise
Cette élégante bourgeoise
Un peu coincée
Un peu blasée
Sur un tabouret froissé,
Couleur framboise,
Pour avoir entendu jaser …
Sur cette bourgeoise
Un peu rêveuse,
Un peu amoureuse,
Fiancée à une turquoise,
À la poitrine avantageuse
Aux lèvres pulpeuses
Aux frisettes grivoises
Tombant sur un décolleté
Aimant les salons de thé
Et les manières courtoises
Qui déshabillent avec habileté
D’un regard chargé de volupté
Sur une musique hongroise
Aux notes endiablées, discourtoises …
Elles laissèrent pantoise
Cette bourgeoise
Sous sa capeline turquoise
Cherchant des noises,
Après tant de cervoise,
À cette odieuse chinoise
Qui la traita de vieille comtoise
Aux fortes odeurs d’armoise.
Cet incident en entretoise
Blessa cruellement cette bourgeoise
Vite consolée par un bavarois framboise !
Dans un salon de thé
D’une ambiance bleutée
Une bourgeoise
Une peu esseulée
Un peu tristounette
Sous une capeline turquoise
D’un baiser volé
Comme une midinette
Espère une amourette …

27 Juin 2018 – Jeannine Castel

 

123456...148

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus