JULIO est capricieux

50870231_2456801761020592_1121914881566572544_o

JULIO, le petit lionceau, est capricieux …
Ce démon, beau comme un dieu, invoque les cieux
Sous l’œil fâché et en colère de sa patiente mère
Qui a mis au piquet ce petit diable autoritaire.
JULIO n’aime pas être contrarié. Pour un oui pour un non
Il fait un caprice et rugit comme un gros lion …
Sa maman ne sait plus que faire de ce lionceau
Qui a réponse à tout et braille depuis le berceau.
Ce petit chenapan irrite tout son clan,
Assourdit de ses cris stridents leurs tympans.
Si bien qu’une tante attendrie par son chagrin
Vient le cajoler, lui prodigue quelques câlins
Sous le regard désapprobateur de sa maman.
«Un comédien né est ce petit garnement !
Si nous passons l’éponge à chaque fois, ma sœur,
Ce lionceau continuera ses caprices de frondeur.
Je vous prie de ne plus contrecarrer mon autorité.
Merci de laisser JULIO passer sa rage si souvent invitée.
Il faut qu’il apprenne en notre monde de milices
Que l’existence ne se satisfait pas de subits caprices.
Un lion, s’il veut s’affirmer en ce monde de Rois,
Dans son clan pour commander doit filer droit.
Ses caprices le mèneront à des crises de violences.
Ne poussez pas mon enfant, déjà plein d’arrogance,
Dans les pattes d’une bande de redoutables gredins
Toujours prêts à se satisfaire du plus petit larcin.
Quand il comprendra que personne ne s’intéresse
À ses fantaisistes humeurs, ses envies de diablesse,
Il changera avec la vie ma fidèle alliée si précieuse
Retrouvera un bon sens et un équilibre à l’humeur joyeuse »
Vite consolé, JULIO joue avec PEPITE, sa jolie cousine,
Aux yeux de reflets d’or d’une future béguine
Qui enflammera les ardeurs de ses futurs prétendants.
Mais pour l’heure … en attendant …
Laissons entrer le soleil chez ces deux jolis cœurs
Inscoucients qui jouent avec le bonheur …

 

51398358_2456802391020529_6165091662650408960_o

9 février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Huguette Steinsultz sur Facebook

D’autres photos sur ma page Facebook Les poèmes de Chatnine 

RISETTE est inquiète …

51929207_996183607246395_8863714842742095872_o

D’un joli portrait
Aussitôt RISETTE apparaît …
«Ce n’est pas un lionceau,
De plus encore puceau,
Qui va me détrôner de ma gloire,
Me ravir le succès de mon histoire !».

Cette comédienne supplie l’auditoire
De rester fidèle à ses déboires,
Ses joies, ses rêves, ses rires contagieux,
Ses rebondissements de propos élogieux.
«Je suis dépitée, inquiète que ma photo
Soit mise au rancard comme un ex-voto …»

RISETTE, si jolie, si joliette,
Sur chaque tablette
De nuit ou de console
Tu es l’idole
D’un futur livret.
Mais chut … secret !

Même en noir et blanc
Nos cœurs fervents
Marmonnent entre les dents
À un invisible confident …
« Tiens ! une RISETTE ! »
Indélébile étiquette.

Sacrée RISETTE !!!

 

9 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Eric Dussaux sur Facebook

 

JULIO, le lionceau

50728617_378506046300406_3727770710844637184_o

Divines caresses
Frivole paresse
Le vent mutin
De ses câlins
Berce JULIO
Petit lionceau.

Plus rien n’existe
Ni Mara, ni pistes,
Juste une ivresse,
Un instant de faiblesse
Enveloppé de liesse
Loin des détresses.

Dans les herbes hautes
JULIO, rêve, flotte,
Euphorie cachée
D’une fantasque panachée
Dont les fantaisies
Débordent de poésie.

Coupé du monde !
Juste quelques secondes
Oublier ce parterre
Ses monstres en colère.
Vibrer des ondes
D’un autre monde.

Dans les herbes blondes
Hélas de sa ronde
JULIO ne sait que trop
Le danger de ce cachot
Qui vous mène au bourreau
Pour avoir voguer sur les flots.

De qui-vive sans cesse,
Sous de brèves caresses,
Son corps dissimulé
Ne peut rester esseulé,
Être la tentation d’un prédateur
Entre ce chaud et froid rêveur.

Douces caresses
Espoirs de tendresse
Le vent mutin
Sous ses airs badins
Invite JULIO, ce coquin,
À ses rébus enfantins.

Dans les hautes herbes
D’un blé en herbe
Ainsi va JULIO,
Ce jeune lionceau,
Si discret, si silencieux,
À la découverte du royaume de ses aïeux.

 

9 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

RISETTE maman

51408256_10213734335972250_665423058445533184_o

Aux premiers roulements de tambour
RISETTE accourt, s’empresse d’informer sa Cour
Occupée depuis cet attendu évènement
Où RISETTE a affiché sa joie d’être maman.
Flairés, inspectés sous toutes les coutures,
Deux boys sortis du trou découvrent la nature,
Éblouis par la lumière et les commentaires fusionnels.
Ils sont intimidés par tous ces regards de colonels
Passant en revue une troupe de jeunes recrus,
Prêts, au moindre écart, à les dévorer tout crus.
RISETTE après ces jours d’absence pour maternité
Qui lui parurent longs comme l’éternité,
A retrouvé sa chère liberté fantasque.
La vadrouille de toute petite lui colle aux basques.
Au retour d’un inventaire de son clan
C’est alors qu’elle entendit les pans pans pans
D’un tambour résonnant de fous rires
À l’annonce d’un Mardi-Gras. Quel délire !
Pressée d’annoncer la nouvelle à sa Cour
Elle en oublie de vous présenter ses deux amours.
Deux petits noirauds déjà bien turbulents
Dont les querelles agacent leur maman.
Pas de nourrice … allaiter est une belle chose.
Durant les tétées RISETTE se repose !
Comme vous pouvez la voir flashée à son insu
Ses tétines sont les meilleures suçues.
La Cour de RISETTE pour Mardi Gras s’affaire.
Comment se déguiser quand ce n’est pas nécessaire ?
Et vogue, vogue la galère en attendant Mardi-Gras !
Alléchantes festivités … pas de viande sans gras !

 

 44878588_10212292648653213_6473169838591180800_n 42881035_249620779077966_2130717126468567040_o

6 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers Danielle Liska
Danielle le Grand sur Facebook

GlOOGO et le calmar

51708297_776614769365399_8124884934872530944_o

À Pont de Gau
Le flamand GLOOGO
Dans la boue camarguaise
Se trouva mal à l’aise.

D’un nouveau rôle
Pour une marque de pétrole
Il ne trouva pas drôle
Cette polluante colle.

À son imprésario,
En vacances à Rio,
Du Pont de Gau
Il l’injuria tout de go.

«Fourrer dans vos affaires
Mon bec de prolétaire,
Ma mine confiante
Est salie de vos fientes.
Me voilà la goutte au nez,
Éclaboussé et malmené,
Sauvé in extrémis
De ce mortel tatami !».

Seule, une goutte noire,
Témoin de cette histoire,
À son bec perla, gouttant,
Ce qui le réveilla brusquement.
Il était dans la vase
L’œil en extase
Un croissant au chocolat
Dans son bec, fourré là !

Son bec affamé avait remplacé
Les fantasmes de ses pensées.
D’une gourde juteuse,
À l’âme voyageuse,
Il drainait les fonds
De Gau et son Pont.

Du rêve au cauchemar
Ètouffé par un calmar
GLOOGO le flamand
Ne put finir son roman.

Dérangé dans sa rêverie
Par une mousseuse obvie
Qui mourrait d’envie
De lui voler sa vie …

Depuis à Pont de Gau
À tire larigot
Des curieux cherchent à voir
Ce flamand encensoir …

 

5 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook 

 

 

 

N’oublie pas

51582942_2260452474001445_3613763355182891008_o

En ce 6 février …

N’oublie pas que j’étais belle demoiselle
Jusqu’à cette décevante passerelle
Où d’un grand coup d’ailes naïves
Je me suis retrouvée abandonnée sur la rive.

Remplacée par une renommée cochonne
Qui m’a déchue d’un trône dont la couronne,
Au milieu des gravats et de la ruine,
Avait pour moi meilleure combine.

En cette journée de cuisants souvenirs
D’un intérieur tout à rebâtir …
De ce passé douloureux, cramoisi,
J’ai rencontré la surprenante poésie
Aussi rêveuse et bohème que moi,
Envahissante par temps de froid,
Passant du rire aux larmes explosives
Aux caresses si douces et si vives.

En attendant la porte de sortie,
Elle me distrait des horribles orties
Dont la routine n’oublie pas
Que j’ai été cette demoiselle là.

Démolir pour reconstruire afin que ce phœnix,
Passionné sans doute du petit monde d’Astérix,
Ravive les braises incandescentes de mon enfance
Restée dans les oubliettes de leurs fragrances.

 

6 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

Asymétrie camarguaise

51419541_775388802821329_551880615813709824_o

Pont de Gau
Couleur menthe à l’eau
Pas de bécots
Au moindre écho.

D’une asymétrie camarguaise
Couleur fraise
Pour cette fuite à l’anglaise
D’une mise en parenthèse.

Pas de javanaise
Couleur véronèse
Mais un grand malaise
Pour une ascèse.

À Pont de Gau
Couleur marengo
L’éconduit vexé
N’a pu se pacser.

«Quelle mégère !
Couleur verte claire
Une huitre sèche !
Quelle pimbêche !»

Pont de Gau
Les aléas de l’égo
Passent et repassent …
Deux becs de glace.

Asymétrie camarguaise
D’une suite anglaise
Pour deux boudeuses
Aux couleurs crémeuses.

 

3 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

 

Le temps d’une traversée …

51047909_2184041985179735_8615416959384682496_n

Est-ce un lever ?
Est-ce un coucher ?
Je ne saurais dire.
Est-ce l’Est ?
Est-ce l’Ouest ?
En ce beau délire.

Un roi légendaire
Sorti de l’astre solaire
Regagne la pénombre
De la nuit sombre.
Fauvisme existenciel
Entre la terre et le ciel.

Est-ce un koudou 
Bossu et jaloux ?
De cet astre il s’empare,
Largue les amarres
De ce monde décevant
Pour un soleil levant.

D’un chaudron magique
A jailli ce cliché fantastique
Dans un parfum de caramel
De prodigieux professionnels.
Le temps d’une traversée,
Les astres se sont éclipsés.

1 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz Jackson Naurori Tembomasaimara Safaris sur Facebook

 

 

Faire le beau à Pont de Gau

50632769_774819019544974_2381800884527955968_o

Faire le beau
À Pont de Gau
Devant ces dames
Dont les flammes
Imbibées d’eau
Ignorent ces gigolos.

À Pont de Gau
Ces cinq beaux,
Cinq Narcisse
Aux roses cuisses
Sont décontenancés
Par ces fiancées.

À Pont de Gau
Le bec dans l’eau,
Ces belles n’ont cure
De ces hautes figures
Aux cous démesurés
D’envies murées.

À Pont de Gau
De roucoulades à gogo
Cinq périscopes
N’ont que l’escorte
Pour ces belles ingénues
D’indésirables bienvenues.

 

2 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

Le rondeau du bord de l’eau

51169471_2675588255792643_6391103085262929920_o

Sur l’onde silencieuse
Une langue rose, râpeuse,
Dessine des ronds sur l’eau
Ridée d’un argenté halo.

De ce microsillon émane
Le dernier tube de la savane
Pour cette lionne musicienne
Belle comme l’obsidienne.

Chaque nuit sans lune
Elle vient sur l’eau brune
Admirer son reflet admiratif
Troublé d’un clapotis chétif.

En cette langoureuse extase
Elle oublie les métastases
Du cancer qui ronge le monde.
Il n’y a qu’elle et l’onde.

De noires et de blanches
Sa soif musicalement s’étanche.
Est-ce dimanche ou lundi ?
Qu’importe en ce paradis.

Sur l’onde silencieuse
Une langue rose, râpeuse,
De quelques gorgées d’eau
Se détend avec un rondeau.

 

2 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Nikon South Africa sur Facebook

 

 

 

12345...165

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus