Un esprit s’en va

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Un esprit s’en va
Qui l’habitera ?
Un esprit revient
Pour quel magicien ?

Un poète a disparu
Déjà au coin de rue
Il est apparu
Nouveau recru.

Des notes en deuil
Parties dans un cercueil.
Des paroles sur le seuil
Restées sur des recueils.

Hier encore il caressait le temps…
Il est désormais ses printemps,
Cette for me, formidable croisière
Du château de ses chimères.

Un coeur s’est envolé
Derrière des volets.
Ses amours, ses emmerdes,
À jamais se perdent.

Un esprit s’en va
Il vient, il va,
De mémoire, il court,
Libre, plein d’amours.

 

1 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : banque d’images internet

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 2 octobre, 2018 |Pas de Commentaires »

La clé de la liberté

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C’est une clé percée de secrets
Ouverte à des espoirs ancrés
Dans un idéal de salé sucré.
Une clé sortie de la rentrée.

Des oiseaux épris de liberté
D’une cage ont déserté
Pour le plaisir de minous alléchés
De liens, eux aussi, détachés.

La jolie reine Arlequin
À la vertigineuse chute de reins
S’est agenouillée devant l’oiseau
Charmée par un bec en ciseau.

Tous ces chats mistigri
Ont chassé la souris.
Un papillon s’est posé
Sur son décolleté osé.

La clé de la liberté
Ses perles a jeté.
De baisers vagabonds
Qu’être libre a du bond.

 

24 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Toile : Torrisi Anne Marie artiste peintre sur Facebook

Orphelinat « Les dents de lait »

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Effrayés par les échanges peu sympathiques de leurs ainées,
Surgissent et courent en tous sens des bébés derniers nés.
C’est dans cet affolement général occasionné par son entrée brutale
Que STORY ricane à s’en décrocher ses amygdales.
Comme un ange tombé du ciel sur un champ de bataille
STORY a semé la panique sur ces bébés qui braillent
Inquiets de leur avenir subitement mis en danger
Semblable à leur devise affichée :  » Mangé ou être mangé « .
Ces mots la rendent encore plus vindicative, hargneuse,
Son instinct matriarcal de bonne mère lutteuse, courageuse,
La transforme en héroïne sauvant d’un pirate une marmaille.
Décidée, elle se battra jusqu’au bout, vaille que vaille.
Mais PIRATE ainsi prénommée à cause de cette situation
Se replie entourée de petites têtes, fortifiée, en mur de lamentations.
« Comme c’est bizarre leur comportement envers cette furie ? …
Ils ont l’air de l’aimer … accrochés comme des chauve-souris,
Apaisées d’avoir trouver un plafond de salut de tout repos …
Où suis-je tombée ? Dans quel trafic ? Dans quel tripot ? »
PIRATE profite de cet arrêt de réflexion pour hurler :
« Vous êtes ici, ma chère, à l’orphelinat  » LES DENTS DE LAIT  » ! »
Son arrière train déjà abaissé, STORY s’assoie sur son cul fessé !
« Un orphelinat ?! » Jamais de sa vie elle n’aurait pensé
Trouver en ce Mara, truffé de découvertes surprenantes,
Une Institution de bébés hyènes abandonnés. Mécontente,
STORY se radoucit, montre patte blanche à toutes ces petites souris
Blessées que la vie n’a pas gâtées. « Oh ! mes pauvres chéris … »
Cette exclamation met tout le monde en état de compassion.
« Chienne de vie ! Tomber dans un Orphelinat après la Pension ! »
Curieux, tout ce petit monde, plus détendu, tout de même méfiant,
Quitte le manteau protecteur de ce monstre paru terrifiant
Qui n’est en vérité que leur mère de substitution.
« Je suis la fondatrice de cet orphelinat aux impossibles adoptions.»
« STORY ! … je porte bien mon nom … j’attire les histoires …
À peine venus au monde, déjà victimes de déboires …»
Tels des loups et louveteaux autour d’un feu de camp
Les voilà tous réunis, attendris de gestes réconfortants.
« Je suis seule pour l’instant à veiller sur ces chers petits.
Notre patrouille de bénévoles, en requête est partie
À la recherche de bébés égarés pour différentes raisons
Forçant les mères, bon gré, mal gré, à leurs abandons.
Nos bénévoles sont pour la plupart des hyènes stériles,
Des laissées pour contes aux chaleurs infantiles, …
Des ménauposées car décédées lors de mise-bas …
Je ne vais pas vous apprendre notre dur combat
Entre la vie et la mort pour donner jour à nos ébats.
Heureusement que notre matriarcale réputation attestée
Nous permet d’avoir des nourrices aux heures des tétées.»
STORY, émerveillée, généreuse, offre aussitôt ses services
Frustrée par ce manque de touchers, de bien-être complice,
Entre une mère et ces petites bouches novices
Qui se délectent du bon lait tiède et délicieux …
STORY, heureuse, sourit, remercie les cieux …

 

 

22 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Nathalie Anciaux sur Facebook

Une rencontre imprévue

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Grasse matinée ce matin pour RISETTE, pauvresse …
Faut dire qu’on est Samedi … rien ne presse.
Il n’y a pas de cours le week-end en Pension.
Ces deux jours sont réservés aux sorties avec permission,
Aux visites des parents et amis de la famille autorisés,
Engagés de prendre en charge les pensionnaires défavorisés.
Cette nuit n’a pas été de tout repos pour notre RISETTE.
 » Ne pas déranger  » comme à l’hôtel elle affiche son étiquette.
Ce qui incite et excite quelques esprits coquins de passage
De faire intentionnellent pour cette protégée du tapage.
Mais quand RISETTE dort, c’est pour de bon !
Qu’il soit d’un juste ou d’un sommeil de plomb.
À quelques lieues de là, STORY, sur le chemin du retour
L’âme en peine, se traîne … son chagrin est si lourd.
Sa RISETTE désormais devra apprendre à partager
Ce … SALUT ! qu’elle connaît pour l’avoir dévisagé.
Perdue, la tête dans les nuages elle avance avec courage
Dans ce monde animal construit sur des commérages
Qui ont fait de leurs espèces une réputation sournoise…
D’une repoussante laideur … la peur des bourgeoises.
« Notre lâcheté tenace confrontée à celle du lion
N’est qu’apparence d’un monde en perdition.
Que serait-il s’il possédait la force de nos mâchoires ?
Sa beauté faite d’artifice me ferait croire
Qu’ils ont plus de laideur que nous les hyènes
Pour défigurer autant dame nature à la chaîne …»
STORY, lasse, n’a pas envie d’écouter ses états d’âme.
Elle met au clou ces lèches-frites et leurs sempiternels programmes.
Elle préfère savourer la brise qui dissipe sa crinière,
Profiter de cet instant, l’heure où la faune digère,
S’octroie une sieste avec leurs favoris congénères.
La chaleur est si écrasante … Qu’il est bon de ne rien faire.
Opportuniste invétérée, elle ne s’inquiète pas de jeûner.
Il y aura bien quelques restes leurs goûts étrangers.
C’est l’avantage de pouvoir croquer à belles dents
Des os si durs … pas besoin de cure-dents !
Elle ne sait si elle va retrouver son clan dispersé.
C’est alors que des cris plaintifs troublent ses pensées.
Assise à l’entrée d’une tanière, une hyène menaçante
Entourée de bébés dont la frayeur est apparente
Provoque STORY prise au dépourvu et qui s’interroge 
Sur les bons sentiments de cette hyène en cette loge …

 

 

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21 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean Luc Reunival Marie Helene Lallouette sur Facebook

 

 

Le dortoir des Margoulettes

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RISETTE vire, tourne … pas moyen de dormir …
Dans ce dortoir qu’elle partage avec déplaisir.
Elle a tiré au sort son groupe d’appartenance.
« J’ai l’impression que c’est pas gagné d’avance … »
Dans ce groupe Les Margoulettes, elles sont quatre …
Il y a les jumelles qui ne font que se battre …
Là, elles s’accusent d’avoir triché au jeu des osselets ..
Puis y a ALLUCHON, grincheuse et soupe au lait …
« Comment arrive-t-elle à dormir avec tout ce bruit
Que font ces deux pimbêches avec leurs cris ? …
Heureusement qu’elles n’ont pas voulu de moi
Pour jouer avec leurs osselets en os de chamois.
Ah ! Les voilà qui s’allongent sur leur couche …
NON ! je rêve ! Elles ont une sucu à la bouche !
Entre une ronchon ronflante et deux sucions,
Il va m’être pénible de résister dans cette Pension.»
RISETTE se sent si seule dans ce maudit dortoir !
« En plus la lune boude … il fait tout noir …»
Sa peine est immense, RISETTE éclate en sanglots.
Les tétines de sa maman lui manquent trop.
En se bouchant les oreilles elle quitte ce théâtre sonore.
Il est bien tard … pointent les faibles lueurs de l’aurore.
Les Hyénides sont assoupies dans le moindre espace.
RISETTE a froid, son entrain est de glace …
Puis brusquement elle reprend du poil de la bête …
Sa marraine KILA … tire la bobinette …
Hésitante, elle reste plantée devant son air contrarié …
« On dirait que je lui casse les pieds … c’était à parier …
Rien ne vaut l’amour d’une maman » dit-elle entre ses dents.
Elle s’apprête à regagner le dortoir et ses résidents…
Quand KILA, peu réjouie de ce brutal saut de lit,
Lui désigne d’un geste contraint sa descente de lit.
RISETTE garde avec peine ses yeux grands ouverts …
Et …  s’endort en laissant en suspens sa nuit de tonnerre.
Dans les bras de Mord-fée RISETTE enfin paisiblement dort.
Elle rêve … mais à quoi rêve-t-elle ce cher petit trésor ? …

 

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19 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions Michel Andrieux sur Facebook

 

 

Je vous aime

 

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Comme il a été dit … RISETTE devait faire un poème et nous dire pourquoi elle nous aime.

Je vous aime
Vagabonds comme moi
Qui sèment, sèment,
Tristesses et joies.

Je vous aime
Pour nos rires fous
Supplices ou emblèmes
De nos rendez-vous.

Je vous aime
Pour nos dents de loup
Qui n’ont de flegme
Que repues de crocs jaloux.

Je vous aime
Pour nos laideurs
Nos vies de bohème
Aux taches de rousseur.

Je vous aime
Dans la tempête
Des jours de carême
Des nuits de défaite.

Je vous aime
Renifleurs d’âmes
Posées en diadème
Sur ce monde infâme.

Je vous aime
Le cul dans ma piscine
Même si, même
ON nous débine.

Je vous aimerai
Vrai de vrai,
Si l’ivraie
Ne nous ressemblerait.

JE, VOUS, AIME,
Séparés même
Réunis de même
Quand bien même …

JE VOUS AIME !

 

19 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Olivier Gonnet sur Facebook

 

 

Le lionceau et la tortue

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Un lionceau jeunet, point sot, encore puceau,
Futur monarque à l’abri du ruisseau,
D’une tortue sans queue ni tête apparente
Ce despote fit d’elle une indispensable servante.
Tantôt repose-tête, tantôt repose-pied,
Il se lia d’amitié pour cet utile marche-pied.
Sans cesse sous le couperet de la guillotine
Dès qu’elle tentait de montrer un bout de ses bottines,
Entièrement esclave des caprices de ce beau tyran,
Par peur d’être retournée ou de finir comme un hareng,
Cette docile balle de jeu, solitaire par nature,
Peu encline à partager une serviable aventure,
D’autant plus que les oeufs d’un même panier
N’étaient pas envisageables avec cet allié …
Cet imposant lionceau soit dit un peu excessif
N’était pas pour déplaire à ce pouf décoratif,
Dernier gadget de plaisir à la Cour de ce Sire
Dont les poils lui servaient de brosse à reluire.
C’est ainsi que cette tortue léopard prise au piège
Devait se contenter de charognes pour tenir son siège.
Dès qu’elle manifestait quelque petite rébellion
Se formait autour d’elle tout un menaçant bataillon
Dont l’amitié avait un drôle de comportement
Et la plongeait dans d’humiliants sentiments.
«Parader, profiter sur ma bosse, quel vilain gosse,
C’est ma seule richesse ce précieux carrosse.
Placide, délicate certes, mais de leurs tartes à la crème
Ma carapace au dôme décoré d’écailles jaune crème,
Par mes éperons, pressens leurs stratagèmes,
Leurs diarrhées fourrées de Je t’aime ! …
Parquée sans pouvoir brouter avec sérénité,
Sans eau ni cachette nécessaires à ma santé…
M’offrir un terrarium en pleine savane,
Ce lionceau me prend vraiment pour un âne !
Vivre en terrarium pour épater sa galerie non mais !»
 La tortue s’en creusa une et disparut à jamais.
À son retour de chasse le lionceau ne la chercha pas …
Il avait sommeil après un excellent repas.
Il trouva d’autre confort à son sort
En rugissant à la vie à la mort !

 

Entre regret et remord le tort tue d’un saut de lion

 

9 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

Terres Africaines

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Il y a des matins
D’un nouvel ciel serein,
Aux soleils flamboyants,
D’espoirs tourbillonnants
Sur ces terres Africaines
Si belles à perdre haleine,
Si vastes et dévastées
D’atteintes à sa chasteté.

Comme ses levers de soleil
Ses couchers n’ont pas leur pareil
Pour embraser les coeurs
De naturelles douceurs.
La corne d’abondances
De sombres souffrances
Tente encore sa chance.

Il y a des soirs
De rêves et d’espoirs,
De promesses ensoleillées
Racontées aux veillées
Sur d’envolées célestes
Sans la moindre peste
D’oraisons funestes.

Quelques pas de danse,
Les sourires de l’enfance,
Pour un monde vivant de paix.
Dans cette nature l’âme se repaît
Sur des pistes à perte de vue
Aux secrètes et sauvages bienvenues.
Terres Africaines aimées des nues.

 

18 Septembre 2018 – jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : I love Africa
 sur Facebook

Publié dans : Littérature et Poésie | le 25 septembre, 2018 |Pas de Commentaires »

KILA …

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Après sa nuit passée dans cet ergastule,
C’est à tâtons, dans le noir, comme une somnambule,
Que GRISETTE sort de ce trou froid et humide.
Ses membres raidis, le ventre creux, la tête vide,
Elle apprécie la chaleur amicale du soleil
Et se prépare à cette première journée d’éveil.
D’une humeur maussade elle prend connaissance
De l’emploi du temps prévu sous assistance.
KILA, une marraine va l’assister pour son adaptation,
Combler par sa présence les peines de la séparation.
Tout en restant dans l’ombre, elle doit faire en sorte
Que sa protégée s’habitue à vivre avec une escorte.
RISETTE très attentive écoute, obéissante, Prof KUKU.
Elle décide alors de laisser PANPAN aux faux-culs.
Rien de tel pour lui rendre sa bonne humeur …
Faire trempette pour chasser les odeurs !
Ce matin elle doit se contenter d’une piscine en collectivité
Ce qui n’est pas pour déplaire à ses invités.
Poursuites, gambades, GRISETTE patauge ivre de joie.
Elle en oublie la rigueur de l’horaire, ce rabat-joie.
Quand elle se présente pour réclamer son petit déjeuner
Elle doit se satisfaire, si elle ne veut pas jeûner,
D’une corne dont elle s’empare comme un instrument
Sous le regard mécontent de KILA sa pseudo-maman.
«L’heure n’est plus à l’amusement, ni à la musique !
Si tu veux bien te dépêcher avant que KUKU rapplique.
Hâte-toi de croquer cette corne d’abondance misérable.
Tu ne dois pas rater le départ du Jeu de la table. »
« C’est quoi ce jeu ? » « Tu verras bien, dépêche-toi …
Tu veux retourner au cachot encore une fois ? …»
À ce mot de cachot RISETTE la croque à toute vitesse.
Jouer … bye-bye la tristesse …

 

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17 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo :  Kilambo Abou
Photo : Virginie Liardat ( RISETTE après sa nuit au cachot)

Quand le silence

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Quand le silence respire profondément
Après le tumulte, les bruits assourdissants …
Inquiet, le calme si apaisant ne dure pas
Chassé par la vie qui craint le trépas.

Quand le silence bourdonne à mes oreilles
Du bruit il fait la sourde oreille.
Casqué à d’autres musiques il s’isole
Loin des démences bruyantes qui l’affolent.

Quand je ne retrouve plus son visage romantique
Fatiguée par la présence d’assoiffées tiques,
Noyée par la houle d’une foule infernale
La tempête m’emporte dans le fracas de ses râles.

Quand le silence m’enferme avec des mots
Des mots qui crissent sous leurs échos,
Le silence est rompu, attiré par le vide
D’une page qui se mourrait d’un mutisme morbide.

Quand le silence ne badine plus avec le vacarme,
Les battements de mon coeur ne baissent pas les armes.
Saturée de cet irrespectueux, envahissant tintamarre,
Détachée de tout, comme lui, je largue mes amarres.

Quand le silence respire profondément …
Loin des distractions du monde environnant
Le ciel m’aspire dans son immensité
Plus rien n’existe en cette céleste volupté.

7 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

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