Friandise

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Le Maître du mystère dévoila pleins feux,
Pleins spots et robots laborieux,
Un stade humanisé hermétiquement
Closed et scintillant.
Le rayon laser en cornet sur la trame
Noya mon drame,
Ondula sur les fumées,
Un spectre de haut calumet !
Le soleil et la lune étaient là,
Alternatifs voyants de l’au-delà,
Projetant les symboles actuels
D’un environnement irréel.
Génial, magistral, chapiteau nuancé
D’un avenir dynamiquement fiancé.
Magie de l’intangible submersion,
Que connurent les pulsions,
De ces Maîtres de la note contemporaine,
Au calme maintien du survol de la haine.
Vibrations colorées, ondes révélatrices,
Pèlerinage moderne de nos matrices.
Le cochon, l’horloge, l’avion, le chien,
Fumée noire dans un incendiaire moyen.
PINK FLOYD, messagers de mes mètres
Indicateurs. Votre fenêtre
A embrasé ce soir, un restant d’ardeur.
Thank you pour ces éternelles lueurs.

 

17 Juillet 1988

Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 21 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Wish you were here ?

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Il y laissa sa tête ne préférant rien voir,
Ainsi dans l’eau fit bougeoir.
Nul besoin d’une flamme pour éclairer
Cette eau qui depuis son origine l’a engendré.
Stalagmite d’un océan omniprésent,
Mythe, il fut absent.
On oublia sa tête et son corps.
Seuls les poissons découvrirent un trésor.
Laissez à ces terrestres le matériel.
Vos parties, en partie, iront extra au ciel.
La profondeur mesurée dominera. Enfouie
La connaissance d’une telle galaxie.
D’un pied communicatif peu équilibré,
Comment voulez-vous ainsi danser ?

 

Août 1986  - Inspiration d’après une chanson des Pink Floyd

 

Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 21 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Pizzicato

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Si j’étais virgule et toi pointillé,
A ma ponctuation tu suivrais.
Marque d’un temps d’arrêt nécessaire
Pour continuer ce très dur calvaire
Situé en dehors  de ce commun ménager,
Le don de voyager.

Si j’étais avion et toi coléoptère,
A vie, sans on, j’aurais aimé la terre
A la folle sagesse d’un ciel traversé
Que même avec amour tu as broyé.
Je n’aurais jamais pu t’apercevoir,
Toi, l’insecte d’un soir.

Si j’étais colchique et toi digamma,
Cette victoire réunie qui nous divisa,
Empoisonna mon automne fleuri,
Tua le chien de vieillotte chérie.
Une fleur dans un champ de mines
Où bronzent les contamines.

Si j’étais donation et toi Don Juan
Réponse à un fort décevant,
Je quitterais un tel Don Quichotte,
Qui sous la croix, chez moi, complote
Dans un monde qu’il me réserve
D’où les prophéties m’observent.

Si j’étais franc-jeu comme eux,
Rejet sur un certain milieu,
Qui redoute la parole de vérité ?
Moments perdus d’un profit débité.
La cure dans un french parler caniculaire
Se soigne avec l’imaginaire.

Si j’étais … mais déjà je suis
Ce fixe lorgnon qui suit,
Ce fraternel frazil qui me protège
Du raffiné plaisir de vos manèges,
En silence, dans la voie de Dieu
Je serai à mes adieux.

28 Juin 1989  -  Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 20 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Joies du bal

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Chacun parlant pour sa gouverne …
Je t’aime … balivernes …
Feriez-mieux d’aimer plus longtemps
Ce pseudo-amour qui vous sied tant.

Chacun projetant son intérieur manquant :
Manque à vos pseudo-repentants …
Au moins taisez-vous par pitié !
Goncourts de monts de piété.

Chacun écoutant ce qu’il y vit
Dans cette parole de la vie,
Quand vous serez de parole
Vous aurez droit à la parabole.

Ô certes de celle-ci point ne souhaitez,
Sauf quand le malheur vient vous visiter.
Le ciel est bien généreux d’écouter
Ces moulins moulinant de sainteté.

 

 

8 Août 1990

 Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

RAMIS

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Les maris à chi
Catharina tchitchi
Les maris chouchous
Font tchou-tchou …

Les maris atchoum
Font boum-boum
Les maris fidèles
Duo pour Adèle.

Les maris coureurs
Et les femmes docteur ?
Les maris marient …
Rime à Marie.

 

 25 Août 1990.
 
Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Adagietto

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A l’adagietto, la lune se montra,
Amoureuse de ce solitaire pas …
Mais très épris de la danse, ce solo
N’eut pas de complaisance à ses bravos.
Accompagnant la cinquième de Gustav Mahler,
Il finit seul, la lune en l’air.
Chaque soir il reproduit le pas
Pour une belle qu’un soleil délaissa.
Une chaise pour seul témoin figure
Sur cet adagietto nocturne.
A l’Oiseau de feu, la Chauve-souris vint,
Profitant d’un temps divin.
Des chorégraphes de renommée
Avaient point songé
Q’une chauve-souris puisse danser.
Elle resta dans l’ombre d’un autre ballet.
L’Oiseau de feu ne s’en consola pas.
La lune de nouveau se camoufla.

Chateauvallon

Jeannine Castel

Publié dans : Danse | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

FLOUS

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A l’image du temps s’écoulent les pensées
Dans un monde où demeure l’insensé.
A l’image du temps l’espace son ami
N’a plus que lui.

A l’histoire du temps qui conte et reconte,
La poule ponte-émissaire de cette fonte
Sur l’histoire du temps fit un oeuf souverain
Que continue demain.

A l’amour du temps d’un royaume mystérieux
Où je voudrais, où je suis, d’un air joyeux,
L’amour du temps m’oblige et me presse
De sa divine messe.

Au plaisir de flâner dans ce monde vide
Où tout bascule d’une cadence rapide,
Laissez-moi respirer, je n’ai point hâte,
J’ai déjà l’écarlate !

A l’idée d’un éternel qui serait toi,
Choix de mon Roi,
La permanence s’est offert des vacances.
Immortelle éternité où toi tu danses !

Difficile accès à ce monde nouveau.
L’homme, seul, se remplit de mes mots,
Se vide des siens, vidange des cerveaux,
Simple question de niveaux.

Après une résurrection placée entre tes mains
Me voilà élevée du monde souterrain.
Où vont-ils pousser si on savait tout
Vous, de mon miroir flou.

 

31 Janvier 1990  -  Jeannine Castel

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

En mémoire

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Ma grand-mère Pauline, durant des nuits,
Piquait des capotes … hé oui …
C’était la guerre des tranchées,
Elle piquait pour ces valeureux retranchés.
Pour quelques sous à sa robe de veuve,
Malgré sa vue marquée par les épreuves,
Malgré ses souffrances révélées à qui ?
Elle fut sourde, en fin, aux bruits.
Toi qui me chantait l’absence de ma mère,
Avec toi je couchais, malgré mes colères,
Je devais partager ce lit de ferraille …
Autre que des médailles …
Non seulement je suis venue au cimetière,
Mais tu vois je passe des nuits entières
A travailler mon jardin intérieur
Pour éloigner ces vies de laideurs.
Certes, il te fallait bien du courage,
Vivre en vos temps, aux dits avantages.
Le temps retrace en ma mémoire
Ces moments de ta vie sans gloire.
Tu lisais Dely, Confidences, romances à deux sous
En blouse grise sans autre frou-frou.
Nous avons traversé ensemble quelques misères,
D’un chemin où je connus la guerre.
Pardon pour ce que je n’ai pas su faire
Pas assez ou guère.
Mais tu m’aimais.
Le monde n’a pas changé
La garce tient toujours l’inchangé.

Et tu n’es pas venu me tirer les pieds la nuit
Comme tu me l’avais si gentiment dit …

 

17 Avril 1990 - Jeannine Castel

Publié dans : biographie | le 18 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

DIRES-DESIR

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Le désir avant l’étreinte
N’est pas toujours l’empreinte
Du désir attendu …
Désir déçu.

Le désir rêvant à l’étreinte,
Quand il connait l’empreinte
Du désir désiré …
Désir fêté !

Le désir après l’étreinte,
Naissance de complainte,
Désire ou ne désire plus
Désir foutu …

Le désir à son étreinte
Consola ses regrets et plaintes
D’un désir nouveau …
Désir accro !

Le désir et l’étreinte comblés
Quand ils sont rassasiés
Désir Parfait !

 
 

Juin 1990
 
Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 17 juin, 2015 |1 Commentaire »

Un deux juin

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Te souviens-tu du temps où nous allions, heureux,
Sur ce petit chemin, par un soleil radieux,
Ombragé d’une haie de platanes,
Sentier caillouteux, souffre douleur des ânes.
Les rayons par intermittence filtraient
A travers les branches qui dansaient
Sous le souffle du vent léger, caresseur,
Nous flirtions avec eux, jouisseurs.
Mon coeur rempli d’amour, semblable au tien,
Cognait gentiment pour un plaisir prochain.
L’herbe haute, fleurie, nous attendait
Complice de nos petits secrets dénudés.
Ainsi allongés, isolés d’un monde curieux,
Nous cherchions dans la prunelle de nos yeux
La profondeur retrouvée de nos deux êtres,
D’un amour qui nous fit naître.
Ta main câline caressant ma peau,
Moi, rêveuse, blottie contre toi, mon héros.
Hors-d’oeuvre d’un met délicieux,
Nous finissions dans les hauts lieux.
Les platanes depuis n’existent plus,
L’herbe jaunie a la berlue,
Le ruisseau n’abreuve plus la bergeronnette,
Les ronces ont envahi notre couchette.
Seul le soleil, ce deux Juin, me rappelle,
En regardant un vol d’hirondelles,
Que passe le rêve sur des amours inventés,
Passe le rêve sur ceux que j’ai aimés.
Libre d’aimer, de caresser à l’envie
Ce que la nature humaine m’a ravi. 

 

2 Juin 1986 - Jeannine Castel

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 16 juin, 2015 |Pas de Commentaires »
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