Archive pour la catégorie 'Safaris de plumes'

L’imposteur (fin)

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Réveilée brutalement par des rugissements rauques,
MONOEIL inspecte les recoins de la bicoque
Jusque dans les moindres courants d’air …
Ce gîte dont elle n’est pas la propriétaire.
« Il me semble que ce tapage vient de la prairie … »
MONOEIL comprit vite à la bestialité des cris
Qu’il devait s’agir d’une partie de lordose …
Un marathon de l’amour pas toujours en osmose !
Apparemment ce séducteur avait trouvé l’orifice
D’un passage épineux sans exiger de sacrifices.
MONOEIL jeta un dernier coup d’oeil vers les deux gueulards
Qui l’avaient réveillée et tirer de son plumard.
Elle descendit de l’arbre pour aller à la maraude.
Par chance elle rencontre une bichette assez lourdaude.
« Rien de tel qu’une chasse pour me mettre en train !
Un petit déjeuner royal par ce beau matin !
Ravitaillée, le garde-manger qui déborde …
Il est temps d’affronter la horde des miséricordes. »
MONOEIL, tout en marchant pense au rapport
Qu’elle doit faire à l’encontre de VIRMOY C.Color …
« À part le comportement de ce Me DUNOYER déroutant,
Contre BARBICAN PROMEPIC … rien à se mettre sous la dent.
La garde à vue va s’achever dans deux heures,
On ne peut le retenir, sans preuves, à demeure.
Ce n’est pourtant pas le manque d’espions sur le Mara !
Y a des yeux partout, comme ce planqué là-bas
Derrière son lopin de terre … il espionne qui ?
Et cet aigle huppard, il est connecté avec qui ? »
ACCI, après une plaidoirie d’une envolée spectaculaire
Demande des dommages et intérêts pour ce patibulaire
BARBICAN PROMEPIC lavé de tout soupçons sur le champ.
Sans demander son compte il prit la clé des champs,
Emportant avec lui des dossiers de comptes sous ses ailes,
Fier d’avoir rouler toute une Cour d’Appel.
« VIREMOY C.COLOR et mézigue c’est trachyphonus ! …
Hihihi, je ne m’habille qu’avec des virus ! »
MONOEIL, insatisfaite de ce verdict, prit en pitié
Me DUNOYER radié du barreau sans pitié.
Elle l’aperçut cherchant un équilibre dans le noir
Avec pour gouvernail un sursaut d’espoir …
« Changer d’horizons … peut-être la Camargue …
Tiens ? est-ce encore Mata-Hari qui me nargue ? … »
MONOEIL n’attendit pas pour savoir la suite.
« C’est pas faute, ici, de fuites et de poursuites ! »
Elle regagna avec hâte sa planque pour festoyer
À la santé de ce farfelu Me DUNOYER.

 

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20 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Safaris de plumes

 

 

L’imposteur (suite 2)

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MONOEIL, cachée, à l’affût dans un coin superbe
Est attirée, intriguée, par un petit génie de l’herbe
Dont les bras levés au ciel, tel un ravi de la crèche,
Masqué d’une tête de lion aux blondes mèches,
L’avertit qu’elle perd un temps précieux
Avec ce Me DUNOYER qui n’est pas sérieux.
MONEIL avait espéré vite boucler l’affaire.
Vite, elle consulte sa meilleure et fidèle conseillère.
Sa queue a le pouvoir de donner des réponses
À ses questions retenues, stockées par les ronces.
Ce qu’elle voit ne lui fait pas vraiment plaisir …
Me DUNOYER avec une anhinga s’offre du loisir !
« Regardez-le moi faire le beau ! Ma parole
Que ne ferait-il pas ce mauvais et stupide drôle
Pour s’attirer l’admiration d’une belle diablesse,
Un oiseau-serpent, une mielleuse traitresse
Envoyée probablement par Viremoy C.Color …
Quel naïf ! Ce pitre vaut son pesant d’or ! »
L’image disparut du miroir… songeuse,
MONOEIL remercia cette elfe un peu râpeuse
Comme ce désenchantement, cette révélation visqueuse
Dont elle porte à présent tout le poids
Face à un visionnaire et de son oie.
Avec prudence, pour un repos bien mérité
MONOEIL regagne son gite pour mieux méditer,
Distraite un instant par une lionne solitaire
Qui soulage sa vessie sur ce parterre
Foulé par tant de pattes, de sabots …
Le sommeil sur ces mots eut le dernier mot …

 

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19 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Safaris de plumes

L’imposteur (suite 1)

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En voyage à venise, rappelé de toute urgence
Cet Accipitridé de l’ordre des Accipitriformes,
Avocat de ce BARBICAN PROMEPIC plein d’arrogance,
Eut juste le temps de passer un uniforme hors norme …
Courroucé, son client soupçonné de vols et d’espionnage
La crête hérissée, rouge de colère et de rage,
Sur un piquet, isolé, mis en quarantaine,
Son costume délavé par ces accusations soudaines
Maudissait cette hyène qui avait déclenché
Le détonateur de ce zéliste mal branché
Qui courait après de fantômes rocambolesques
Et se complaisait dans cette imaginaire fresque.
Pour plaider ce procès sans pareille d’un juge faussaire
Qui clamait sans arrêt : « je suis clean en cette affaire ! » 
De toutes les candidatures ce fut l’extravagant Juge BURETTE
Réputé pour ses plaidoiries, sa bellissime silhouette,
Toujours ganté de fines perles rouges, une gaie coquette.
Ne pouvant compter sur Me DUNOYER, cette girouette,
Obsédé par cette Mata-hari entêtée qui le pourchassait
Il monta la garde sur une souche d’un tronc harassé.
Aidé par MONOEIL, célèbre détective venue à la rescousse
Au flair imparable, fine sleuth des plus sombres brousses.
BURETTE face à ce caméléon oisifère de fortune,
Soulagé d’apprendre que son amie La Lune
N’était pas rancunière … fit appel sans tapage
À deux guêpiers carmin d’un service de contre espionnage
Spécialisés dans le détournement et trafic de photos
Par un système de virus qui mettaient H.S, K.O,
De nombreux albums entiers consacrés aux voyages
De touristes amoureux de leurs beaux reportages.
Discrets et silencieux comme de sournois virus,
Après avoir bouclé des shakers de papyrus,
Forts de leurs connaissances et savoir
Sur une musique de Carmina Burana, un soir
Ils se postèrent pour confronter de leur mirador
Les soupçons qui planaient, cousus de fils d’or.
Après enquête au sein du groupe Virmoy C.Color
Qui aurait envoyé BARBICAN PROMEPIC à la mort …
ACCI pour faire court, dans sa robe d’occase, de bure,
Déphasé, face à cette affaire de grande envergure,
Perdit le contrôle de ses gestes et paroles
Et d’un  : «Sire, par ce cas, êtes-vous certain … »
Fit un tolé de rires dans tous les gradins !
Des curieux venus assister à la première audience,
Tandis que des navigateurs bugaient sur des urgences …

 

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16 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh  sur Facebook

 

Lila et Lili (suite 2 La juge Sweet)

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Après les méchantes diluviennes pluies
La Mara a rerouvé son ancien lit
Plus favorable et accueillant
Par son miroir scintillant.
C’est ainsi que Lila et Lili avec joie
Se retrouvent pour papoter comme autrefois.
Elles viennent d’apprendre qu’une nouvelle Compagnie
« Quinze à la douzaine » arrivée de Birmanie
Allait donner un show après les Miss fanfreluches
Dont le succès encouragea quelques duduches
À réclamer au Comité des Loisirs Locaux,
En cette saison estivale, un nouveau show.
Vu la grandeur des Miss et de l’espace
Qu’il leur faut pour danser avec grâce …
Le CLL cherche un terrain accessible pour accueillir
Cette troupe qui découvre avec grand plaisir,
L’étendue à perte de vue, la beauté des immenses prés
Dont il n’est pas conseillé d’aller voir de près.
Pendant ce temps Lila et Lili dans leur lit favori,
Après un cours de plongée, aperçoivent cette Mata-Hari
Soupçonnée de hanter les lieux … plantée là
Dans un lit de jacinthes, en tenue de gala …
« Que vient-elle chercher dans ce décors ?
Il faudrait prévenir la Juge SWEET, mon trésor »
Dit Lili à Lila qui déjà ronfle fort …
« Non, mais t’as vu cet accoutrement ? …
Ce n’est pas la Mata-Hari d’antan ….
Dis donc si c’est cela la réincarnation …
Je signe tout de suite la pétition ! … »
Et de grands éclats de rire, nos deux dondons
Se moquent et louchent vers ce rejeton
Qui a du boire dans sa vie tant d’absinthe
Qu’il se retrouve dans ce lit noyé de jacinthes.
« Elle ne manquera pas de fleurs pour sa tombe !
T’as vu, à part son bec, c’est plus une bombe !
On dirait un espèce de fantôme oisifère
Étonné de se retrouver sur la Terre ! … »
Et riant de plus belle, en commentaires
Ces deux chouchoutes déblatèrent …

 

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8 Mai 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
chatnine.fr
photos : Farid Radjouh sur Facebook (hyppopotames et crabier)

Safaris de plumes

Bavardages

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« Vous êtes peu bavard, Rosenstar … »
«Estormino Rosado, no Rosenstar … »
« Étourneau Roselin, vous parle davantage ? »
« Oui ! nous pouvons émettre en français nos bavardages ! … »
« Ouf ! Il est bon de faire une pause !
À voler toujours vers d’autres choses,
Notre rose, grisé, devient pâle.
Vivement l’été et ses couleurs estivales ! 
J’arrive des Balkans ! Il y faisait frisquet …
J’ai migré avec un convoi de criquets ! »
« Vous n’avez pas dû mourir de faim ! »
« Certes … mais toujours du criquet … à la fin …
Les fruits m’ont manqué dans cette colonie. »
« Moi, après avoir quitté sur des falaises le nid,
J’ai obtenu un CDD en Chine pour participer
À l’élimination de sauterelles dissipées …
Ces parasites qui détruisent toutes les cultures !
À présent me voilà chômeur, faute de nourriture.
Nous étions si nombreux que les sauteuses
Ont été exterminées par nos becquées tapageuses.
Depuis, j’ai squaté des dortoirs communautaires,
Passé des nuits, blotti dans des roselières.
Jeunes et adultes nous avons nos réseaux de communications.
Les saisons animent notre passion pour la migration.»
« Je suis sur le point de voler vers la Côte d’Azur !
Me délecter de cerises, de nèfles, de beaux fruits mûrs.
Une petite halte migratoire de mon groupe d’adoption …
Vous pouvez vous joindre à notre bataillon !
Partout où nous passons, notre vie en rose
Met du baume au coeur sur les jours moroses. » …

 

4 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey / nomades du monde sur Facebook
Safaris de plumes

 

La Juge SWEET (13)

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La lune, après sa condamnation,
Décida de ralentir sa rotation.
À l’apogée, son orbite devint elliptique
Ce qui fut pour elle une révolution anomalistique.
Contrariée, ne pouvant changer d’atmosphère,
Elle s’enveloppa dans son manteau de poussière.
Pour cacher la régolithe de sa croûte lunaire,
Elle fit appel, demanda la grâce plénière.
Fille d’Hypérion et de Théia, sans rancune,
Elle invoqua la déesse romaine Lune
Qui prit en pitié cette Séléné, soeur d’Hélios,
Parcourant sur son char d’argent le cosmos.
Entre l’apogée et le périgée à des années-lumière
La Juge SWEET, au barreau, toujours solitaire,
Se souciait de cet ourson orphelin, selon l’enquête
Confiée à l’Assistante Sociale Mlle MINETTE
Dont les yeux et les oreilles n’avaient d’égal
Que ruses et aveux assurés devant un tribunal.
Tandis que Mlle MINETTE à l’affût de tout danger
Attendait patiemment la venue de son protégé,
La Juge SWEET perdue dans ses pensées, déçue,
N’avait pas trouvé, malgré l’élogieux courrier reçu,
De prétendant susceptible de tenter une approche.
« Ah !!! … que parfois la vie me semble moche …
Me voilà propulsée dans cette affaire d’un gavroche …
Abandonné par les siens, sans famille, dans les bois …
Adieu l’ivresse ! … Bonjour la gueule de bois ! …»
Au chaud dans sa cagoule en forme de cœur
Bordée de fine dentelle, offerte par un oiseleur,
Vêtue d’une capeline de plumetis, emmitouflée, sereine,
Dans ce nouveau décor pour une Marie Stuart souveraine,
C’est en Slovénie, au bord des Balkans de la Méditerranée,
Dans ce cœur vert de l’Europe, qu’enfin elle renaît.
« Ces bouffées d’air frais, ces immenses forêts de conifères !
J’hulule toute la journée de bonheur au risque de vous déplaire. 
Toujours célibataire, je m’adapte et m’inquiète
Pour la remplaçante qui aura fort à faire …
J’ai eu vent qu’un espion de virus pornographiques
Aurait contaminé les clichés de tam-tams touristiques …
Ici, sur ces sommets, pas de tam-tams à roulettes
Mais de grosses libellules au-dessus de nos têtes.
À part quelques curieux aux longues vues camouflées
Qui nous arrivent déguisés, transpirant, essoufflés …
Mais pardonnez-moi, je dois aller plaider tantôt
Je dois relire et consulter une pile de documents et photos … »

 

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 8 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine 

Photos : Anthony Migeon Photography – « Nature Sauvage » sur Facebook

Safaris de plumes

La Juge SWEET … (12) L’Imposteur

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Après le départ subit de MMe SWEET, la Juge,
Le Masaï Mara, envahi par les eaux du déluge,
Tint la Lune responsable des forces gravitationnelles
Qui sévirent sous des pluies torrentielles.
Emporté par les eaux, Me DUNOYER, de la noyade,
Échappa de justesse grâce à une salvatrice estrade
Qui flottait sur la rivière Mara déchainée.
Trempé comme une soupe il se mit à tourbillonner
Sur ce radeau de salut agité dans tous les sens.
Il crut sa dernière heure arriver … sans encens …
Débarrassée de la Juge, Mata-Hari, en habit de fête,
Amusée, prit l’apparence d’une grande coquette.
Elle fit un grand festin pour célébrer la mutation
De cette Juge  qui la pourchassait avec dévotion.
Puis prenant l’allure d’une invitée de la dernière heure,
Elle troqua son smoking pour arriver à l’heure …
Elle voulait assister à l’arrivée de la nouvelle Juge,
Redoutant à son égard de nouveaux grabuges.
Me DUNOYER, remis de ses émotions dernières,
Fit la plus grosse bêtise de toute sa carrière …
Il accueillit révérentieusement ce BARBICAN PROMEPIC
Qui venait tout juste de terminer son pique-nique.
Il affirmait être Juge et nouvelle recrue
Pour juger et condamner tous les malotrus.
Comme les nouvelles vont vite, de nombreux curieux
Cherchèrent à voir ce nouveau Juge ambitieux …
Une inquiétude mêlée de fous rires se propagea
Quand un bonobo admiratif ses couleurs lui suggéra …
Comme d’habitude, les hyppopos hilares éclatèrent
À la vue de cette palette de couleurs oisifères.
Un éléphant, suspicieux, huma ce colporteur emplumé
Intrigué de savoir qui se cachait derrière cet allumé.
« Ha, ha, se moqua la hyène, pour une blague, elle est de taille !
Se faire passer pour le fruit de nos entrailles ! »
Ces mots mirent la puce à l’oreille de Me DUNOYER
Troublé par le flash qu’il venait d’octroyer…
Il n’était pas possible que ce soit Mata-Hari
Qu’il venait d’entrevoir vêtue d’un sahri.
C’est alors que venant du ciel, un circaète majestueux
Porteur d’un masque bleu se dirigeait vers eux …

 

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9 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

La Juge SWEET (11)

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Ce jour tant attendu arriva …
Ou plutôt la nuit où déserta
La lune condamnée à paraître
Devant la Cour, ici champêtre,
Face à une Juge aigrie, dépressive,
Cachée derrière une pile de missives
Envoyées par le Courrier du coeur.
Un succès digne d’une Cour d’honneur !
Absente, la lune envoya un avocat
Qui tira la langue à ce scélérat
Témoin agrippé à la barre, muet,
Tant injurieuses furent les huées.
Si bien qu’il ne put placer un mot
Dans ce tribunal pris à l’assaut
Par une bande de pique-boeufs menaçants
Venus sur un tapis volant, dansant
Au-dessus des têtes des juges agacés
Par ces intrus qui semblaient les menacer.
SWEET, la Juge, perdit tout contrôle
Dans cette cacophonie obscure et drôle.
Foudroyant du regard ces perturbateurs,
Elle condamna la lune pour ses sauts d’humeurs,
Ses capricieuses apparitions dans des quartiers
À la vue et à la barbe de tout un monde entier.
                                               Son courrier sous l’aile, elle quitta la salle,                                                
Songeuse, avec l’envie de se faire la malle.
Déjà le petit jour et ses nuages roses,
Un coin de ciel bleu, d’une vie en rose,
Lui promirent de délicieux instants à venir.
« Lequel de ces prétendants vais-je choisir ? »
Assaillie par de soudains cuisants souvenirs
Elle poussa un long soupir avant de s’endormir …

La lune condamnée à sourire sans extravagances
Fit un pied de nez à SWEET la Juge sans alliance.

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4 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Safaris de plumes

 

 

La Juge SWEET (10)

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Retransmis en direct par un barde aquatique, voici la complainte de la Juge SWEET, suite à son chagrin amoureux … :

« Djobi, Djoba,
Sur un air de samba,
En boîte je m’éclate,
Je slow avec des patates
Sur un hit parade
D’une mielleuse sérénade.
Au creux de mes rêves,
Sur cette aventure si brève,
Madame chante le blues
Pour oublier la bouse
De ce bel indifférent
Qui a brisé ses serments.
Désormais sous les chrysanthèmes
Est enterré ce banal « Je t’aime « .
Together n’a plus de sens !
Évaporé avec l’encens
D’un ignoble chat puant,
Une purge en guise de remontant !
Comme un voleur, d’une bafouille
Il a soulagé ses rimes en ouilles,
Le temps d’une croisière
De nuits passées en montgolfière.
Bonsoir, mes amours, mes amis !
Envoyez la boisson et le salami !
Ce soir je fête la dragée haute
L’arnaque du siècle par ma faute.
L’euphorique Juge SWEET transgresse
L’austérité de sa toque de noblesse.
La tôle voilà ce qu’ils méritent
Tous ces profiteurs d’eau bénite !
Ces Don Juan ambitieux, immoraux !
Croyez-moi, bande de berlingots
Je suis la Juge SWEET dont le héros
D’un virus m’a refilé sur ce boléro
Une fureur de vivre inouïe
En dépit de leurs patins évanouis.
Djobi, Djoba, je m’en balance ! …
Dégouttée d’avoir fait confiance
Le temps d’une chanson,
De poétiques frissons,
Pour finir dans l’abandon
D’un désert fleuri de chardons.
Quand les amants entendront
Ce barde, la belle, de tendrons,
Désormais sous l’édredon
Plumera tous ces cupidons ! »

Attirés par cette nouvelle stupéfiante
Les strigidés, paniqués, de grosses fientes
Tapissèrent leurs nombreux abris
Redoutant le retour de cette égérie …

 

27 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

LA JUGE SWEET (9) … ALLO Le Juge

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Ce Grand-duc Ecomuseum, sérieux comme un pape
Sauf en amour où souvent il dérape …
Retrouva avec joie sa forêt canadienne favorite
Ainsi qu’une concubine logeant dans sa guérite.
Tomber amoureux pour lui, ce grand classique,
Lui est naturel, sa préférée gymnastique,
Avant qu’il ne vit débarquer la Sweetesse …
Il se doit de lui avouer cette pénible indélicatesse.
D’un soupir, agacé, il prit la plume,
Abrité chez sa belle qui souffre d’un rhume :

Très chère,
Il pleut des cordes
Le ciel est en discorde.
Le soleil a le cafard,
Perdu dans le brouillard
D’une météo capricieuse
Aux humeurs voyageuses.
Le coeur peu réjoui
Je regarde tomber la pluie.

Mon âme élevée vers le ciel
Attend la venue de l’arc-en-ciel.
Mais le tonnerre manifeste.
La pluie éprise de vitesse
Déverse avec ardeur
Ces eaux du bonheur.

Bonheur que je ne peux,
Contrairement à vos voeux,
Vous offrir à l’avenir.
Vous faire souffrir,
Languir davantage,
Ne serait pas bel adage.
Vous méritez mieux, divine,
Que partager le lit de mes concubines.

Je garderai de vous, très chère,
Cette douceur dans ma vie austère,
En dépit des apparences tapageuses
À propos de mes dérives amoureuses.
De mon ciel canadien en sanglots
Je vous imagine versant des eaux.
Mais vous rendre malheureuse …
Vous n’en serez que plus heureuse.

Ne regrettez rien de ce qui fut.
Nous reprocher ce sauveur refus
Aurait durant nos vies de regrets
De ne pas avoir sauter le gué.
Ainsi nous ne connaîtrons pas
La routine qui mène au trépas,
L’ennui des vieux amours usagés.
D’amours nous allons voyager …

Posant sa plume, le Juge ALLO, nostalgique,
Eut soudainement envie, bucolique,
D’une séance de gymnastique …
Butiné par une nouvelle tique …

 

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22 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Luc Durocher sur Facebook

 

 

 

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