Archive pour la catégorie 'Risette'

TRISTOUNETTE

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Non, ce n’est pas RISETTE ! …
Elle s’appelle TRISTOUNETTE !
Cette malheureuse attend sa maman.
Tuée sur le coup par un buffle méchant
Ou dévorée par des lions peut-être …
Elle ne sait … triste de ne la voir apparaître.
Le soleil déjà bien haut la réconforte.
«Tous ces vilains monstres… le diable les emporte !
D’une mère célibataire rejetée par son clan
Me voilà par sa faute orpheline, sans parents ?
Quelle chance a ce baby d’être avec sa maman.
Vraiment la vie sur terre n’est que tourments.
Ce chacal planqué là-bas me dit rien de bon …
Il est seul apparemment et reluque mes jambons.
Ma cachette dans ces herbes n’est plus sûre.
Comment déguerpir sans qu’il s’en assure?
Partir ? Rester ? L’attendre encore ? Quel désespoir !
Je suis condamnée à mourir d’ici ce soir.
Et si maman revient et ne me voit plus ici ?
Me cherchera-t-elle ? Bon sang quel souci !
J’ai pas envie d’être saignée comme une bête
Sans étrenner mes quenottes toutes jeunettes. …»
Ainsi TRISTOUNETTE gémit sur son sort
Est-ce un dernier regard avant sa mort ?
Sevrée, survivra-t-elle en ce monde féroce ?
La vie vous invite dans son somptueux carrosse
Et subitement sans trop savoir pourquoi
De bosses vous endosse … mais a-t-on le choix ?…

 

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13 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Claude Brahamcha

 

 

 

Un cours d’éducation sexuelle

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«Où y a de la gêne
Y a pas de plaisir !
Crois-moi, question gène,
C’est un vrai martyr !
Chez nous l’accouplement
C’est un vrai labyrinthe !
Faut serrer les dents
Ou boire de l’absinthe.
La nature ne nous a pas gâtés !
Un vrai réseau de voie ferrée !
Dès l’aiguillage faut se hâter …
De quoi partir du béret !
Tu vois de l’extérieur …
Ce n’est qu’une banale position …
Mais c’est à l’intérieur
Que sont les complications.
Des experts ont analysé nos ébats …»

«Ouais … c’est pas eux qui mettent bas !
Si faire l’amour est un combat
Autant sucer une barre de nougat ! …»

«Mais non, faut pas t’en faire !
Juste prendre le temps nécessaire …
Aimer, n’est pas petite affaire …
Faut déminer et laisser braire …»

«Je vais vous tenir la chandelle longtemps,
Tandis que vous passez du bon temps ?
Ce cours particulier d’obstétrique
À part une séance de gymnastique
Ne m’a pas appris grand chose …
C’est comment avec la ménaupose ? …»

 Se mettre à la place d’une hyène
Faut un sacré acte de courage,
De l’audace, du cran, de l’oxygène,
Et l’animal sort de sa cage …

 

12 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Jo Begood sur facebook

 

RISETTE est inquiète …

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D’un joli portrait
Aussitôt RISETTE apparaît …
«Ce n’est pas un lionceau,
De plus encore puceau,
Qui va me détrôner de ma gloire,
Me ravir le succès de mon histoire !».

Cette comédienne supplie l’auditoire
De rester fidèle à ses déboires,
Ses joies, ses rêves, ses rires contagieux,
Ses rebondissements de propos élogieux.
«Je suis dépitée, inquiète que ma photo
Soit mise au rancard comme un ex-voto …»

RISETTE, si jolie, si joliette,
Sur chaque tablette
De nuit ou de console
Tu es l’idole
D’un futur livret.
Mais chut … secret !

Même en noir et blanc
Nos cœurs fervents
Marmonnent entre les dents
À un invisible confident …
« Tiens ! une RISETTE ! »
Indélébile étiquette.

Sacrée RISETTE !!!

 

9 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Eric Dussaux sur Facebook

 

RISETTE maman

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Aux premiers roulements de tambour
RISETTE accourt, s’empresse d’informer sa Cour
Occupée depuis cet attendu évènement
Où RISETTE a affiché sa joie d’être maman.
Flairés, inspectés sous toutes les coutures,
Deux boys sortis du trou découvrent la nature,
Éblouis par la lumière et les commentaires fusionnels.
Ils sont intimidés par tous ces regards de colonels
Passant en revue une troupe de jeunes recrus,
Prêts, au moindre écart, à les dévorer tout crus.
RISETTE après ces jours d’absence pour maternité
Qui lui parurent longs comme l’éternité,
A retrouvé sa chère liberté fantasque.
La vadrouille de toute petite lui colle aux basques.
Au retour d’un inventaire de son clan
C’est alors qu’elle entendit les pans pans pans
D’un tambour résonnant de fous rires
À l’annonce d’un Mardi-Gras. Quel délire !
Pressée d’annoncer la nouvelle à sa Cour
Elle en oublie de vous présenter ses deux amours.
Deux petits noirauds déjà bien turbulents
Dont les querelles agacent leur maman.
Pas de nourrice … allaiter est une belle chose.
Durant les tétées RISETTE se repose !
Comme vous pouvez la voir flashée à son insu
Ses tétines sont les meilleures suçues.
La Cour de RISETTE pour Mardi Gras s’affaire.
Comment se déguiser quand ce n’est pas nécessaire ?
Et vogue, vogue la galère en attendant Mardi-Gras !
Alléchantes festivités … pas de viande sans gras !

 

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6 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers Danielle Liska
Danielle le Grand sur Facebook

Pauvre CACAHUETE !

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«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

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28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

Les trois soeurs

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Tout n’est pas gagné pour RISETTE.
L’anoxie, la dystocie la guette.
RISETTE, mère phallique, connaît le combat
De ses jumeaux en cette mise bas.
À peine sortis du sac amniotique,
La loi du plus fort problématique
D’un remake de Caïn et Abel va assouvir
Leur hargne en attendant de grandir.
Dans ce terrier où règne déjà la haine
Arrivera-t-elle à sauver sans peine
Ses deux jumeaux jusqu’aux présentations ?
Le premier né ne va-t-il pas planter sa dentition
Dans l’échine de son jumeau qui répliquera …
Sitôt nés, ils sèment déjà la panique ces scélérats !
C’est ainsi dans cette atmosphère incertaine
Qui peut entraîner aussi la mort de cette Reine
Que le clan de RISETTE voit arriver Les Trois Sœurs
Surnommées « Les terreurs », trois pestes, trois horreurs,
Chassées pour leur férocité par d’autres clans.
Errantes, elles cherchent à s’intégrer dans un clan.
Face à cet évènement inattendu à l’étrange sérénade
C’est le sauve qui peut dans une débandade !
Toute la Cour de RISETTE prend la poudre d’escampette
Profitant de l’occase pour faire leurs emplettes.
Les trois sœurs après un rapide tour du propriétaire,
Déçues, ne font que traverser leurs terres
En pestant, grognant d’une mauvaise haleine.
Elles ignorent qu’au fond d’une galerie, une Reine
Mène un combat pour sa première mise bas
Dans une mise à mort pour un éphémère célibat …

 

25 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

STORY

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Pendant que les hyènes arpentent la savane
Sèment l’inquiétude, dispersent les caravanes …
STORY, très affligée, abattue, attend d’un fol espoir
Le retour de son bébé d’amour en ce roman noir.
Elle a jugé bon de rester près de ce nouveau terrier
Au cas où RISETTE retrouverait ce coin familier.
Elles avaient quitté leur ancien abri devenu un mouroir
Depuis cette tragique nuit de grand désespoir.
STORY essaie chaque fois de chasser ce cruel souvenir
Qui revient sans cesse, assombrit son avenir,
Plus collant que jamais en cette attente angoissante.
« Je n’aurais jamais dû faire confiance à mes vieilles tantes …
Déjà la lune, blanche de peur, m’avait avertie …
Je n’avais pas su voir ni écouter son ressenti.
Partie chasser, mes petiots à l’abri comme à l’accoutumée,
Mes tantes âgées étaient restées, fortement enrhumées,
Pour monter la garde et défendre nos progénitures
En notre absence. Il faut bien fair le plein en nourriture !
Cette nuit là, une bande de lions et de lionnes encanaillées,
Attirés par mes derniers nés qui se mirent à brailler,
Attaquèrent par surprise notre aire de repos.
Mes tantes handicapées par leur gros rhume de cerveau
N’avaient pas flairé leur approche sournoise.
Ce fut un carnage qui ne laissa aucun crédit d’ardoise.
À mon retour je vous laisse imaginer ce champ de bataille …
Le terrier éventré, sans aucune traces de mes ouailles.
J’ai hurlé à la mort contre ces vils croque-morts
Qui avaient emporté pour l’éternité mes petits trésors. 
Je suis restée là des heures, prostrée, sur ces restes funéraires,
Maudissant ces félins, ces lâches prédateurs mercenaires.
Et ces pauvres tantes … mortes, dévorées toutes les trois.
D’horreurs je frissonnais, perdue comme un royaume sans roi.
Jamais de mémoire attaque pareille au sein des hyènes se fit.
Pour mon grand malheur, une seule a suffi.
Puis, croyant rêver, craintive d’un chimérique espoir, c’est alors
Que m’apparut mon adorable RISETTE dans un rayon d’or !
Elle s’était réfugiée, terrorisée, dans d’épaisses broussailes.
Hésitante, rampant sous la menace d’invisibles représailles,
Je saisis d’un bond ma princesse miraculée et l’emportait
Vers un abri discret … rassurée, ma rescapée se mit à téter.
J’entends encore ses petits bruits de succion, quelle goulue …
Si par bonheur elle me revien,t je ne la lâcherai plus !
De jour comme de nuit, de chasses à la ronde
Car nous sommes ainsi, désignées par le monde
De terribles et têtues fidèles vagabondes » …

 

27 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

 

 

CACAHUETE

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De retour vers son territoire RISETTE s’arrêta, intriguée …
« Pourquoi l’herbe est agitée de l’autre côté de ce gué ?»
Elle sauta allègrement le maigre petit ruisseau, attentive.
Ne voyant plus rien, elle activa ses ondes auditives
Qui prirent le relai tandis que son flair par saccades
Humait, fouillait dans toutes les odeurs en salades.
C’est ainsi qu’elle dénicha, sans surprise, CACAHUETE
Qui ne l’avait pas attendue pour rentrer sa tête.
De ses pattes, elle toucha à plusieurs reprises celle boule
Qui lui cria : « Arrête ! Tu vas me rendre maboule
À cogner de la sorte sur ma carapace toute astiquée !
Fiche moi la paix ! Va jouer plutôt avec les criquets ! »
Bien que RISETTE fut encore jeunette, CACAHUETE
N’avait pas envie, à cette heure, de faire des galipettes.
« Imaginez que prise au jeu, elle aiguise ses quenottes …
Comment ferai-je pour survivre sans ma grotte ?! »
Voyant que RISETTE avait un tempérament déjà bien trempé
Elle lui demanda de jurer, pour le jeu, d’un traité de paix.
« Je veux bien jouer à cache-cache avec toi à condition
Que tu promettes de mettre en veilleuse ta dentition. »
Juste le temps d’un Hihi en hochant la tête, RISETTE
De petits sauts bondit tout autour de CACAHUETE,
Méfiante, qui déambulait cahin-caha, à l’aveuglette.
Ne la voyant pas revenir, STORY, très inquiète
Ameuta la harde pour partir à la recherche de RISETTE.
STORY de plus en plus angoissée ne prévoyait rien de bon
Avec cet afflux de lions, de lionnes et leurs rejetons.
« Auraient-elles déterrer la hache de guerre ?
Non vraiment ce coin n’est plus pépère … c’est galère …
RISETTE ! NON ! ce n’est pas possible … revivre encor …
Où es-tu mon bébé … mon seul dernier trésor … »
Les hôtes des alentours se mirent sur le qui vive …
Pourquoi tout à coup ces hyènes d’allures vives
Arpentaient ce coin de prairie et tous ses alentours ?
« Ça ne présage pas un dessert aux petits fours … »
Se dit le zèbre, les nerfs calmés, reprenant ses esprits.
« Que mijotent-elles ? Barrons nous loin de leurs cris ! » …

 

 

26 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

RISETTE

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Il y a beaucoup d’effervescence ce midi sur la prairie …
Un grand nombre de ses hôtes ont entendu le cri
Du Tchitrec, tout excité d’annoncer une incroyable nouvelle,
Montrant à tous ces aventureux d’un mouvement d’aile
L’endroit où la jeune Princesse RISETTE, devait enfin
Apparaître, montrer le bout de son nez enfantin.
Il faut savoir que la première sortie d’un baby
Est toujours un évènement chargé de phobies.
Cette fois l’apparition est de taille … un bébé hyène !
Femelle qui plus est, désignée pour être Reine !
Les chocottes troublent les parents pour leurs chers trésors.
« Cette souveraine possèdera t-elle le dentier de la mort ? »
Une vague rumeur de rives inconnues était arrivée jusqu’ici
Qu’un lion, appelé Simba, avait eu quelques soucis
Avec des hyènes enragées, diaboliques, à ses trousses …
Et c’est depuis cela que les hyènes, du lion, auraient la frousse.
Mais RISETTE est bien loin de s’inquiéter de tout ceci,
Trop occupée à ses découvertes dans l’herbe, sans soucis.
C’est la première fois qu’elle ose s’aventurer
Un peu loin de sa mère, flairant comme un furet,
Allant de-ci, de-là, un peu effarouchée au moindre bruit,
Faisant déjà face à l’ennemi d’un dominant appui.
Ni féline, ni canine, RISETTE cherche une odeur affective,
Fière de sa famille de Hyénidés, de renommée auditive.
Selon le choix de sa mère, approuvé par la harde du territoire
Son nom de RISETTE est lié à ce rire notoire
Que seules les hyènes nées tachetées ont reçu.
Un privilège jalousé par les hyènes rayées, déçues.
« Encore une hyène de plus ! ce sont des petites pestes ! »
Les quatre pattes en l’air un zèbre en colère manifeste.
Contente d’être déjà une star, RISETTE impressionnée,
Ne s’attendait pas de voir pour elle un zèbre s’abandonner !
Encouragée par tous ces visiteurs non invités
Elle décide, prudence oblige, de regagner sa cité …

 

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5 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

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