Archive pour la catégorie 'Photographes divers groupe MPS'

RISOTTO

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Après une minutieuse inspection et reniflages poussés
ROUDOUDOU vexé, excédé, finit par la repousser.
«Cette insolente se prend pour la reine de Saba.
Va-t-elle organiser comme elle une orgie ? Bien bas,
Bien bas, mon ROUDOUDOU te voilà bien bas …
Je n’ai pas envie d’attirer la colère de mes aïeux …
Ni de continuer à me battre pour défendre un pieu !»
Mais RISETTE ne l’entend pas de cette oreille !
Elle le cajole avec des yeux à bader aux corneilles.
Comme s’il était la nième merveille du monde.»
«Aaah me perdre avec toi même quelques secondes !
Tu es mon ROUDOUDOU, mon gros nounours à moi.»
ROUDOUDOU s’écarte de cette colle en émois,
Car sitôt l’affaire conclue il décampera laissant,
Reine ou pas, RISETTE et son amour envahissant.
«Pénétrer dans une suite princière à l’âme si guerrière,
Est-ce un piège ou un cadeau à mon plan de carrière ?
Elle me bade, me porte aux nues pour m’exploiter,
Arriver à ses fins, me charme et me fait miroiter
La vie à deux qui m’encombre et m’ennuie …
La voilà, qui me fredonne Retiens la nuit !
J’ai plutôt envie de la conduire à l’école !
Comment me dépéguer de cet agité pot de colle ?»
C’est à ce moment précis qu’un reporter aventureux
Sur « L’ECHO de la Savane » a publié ce cliché d’amoureux
Que l’on pourrait croire en voyage de noces
Sur la route de l’Amour et de ses négoces.

……….
Pendant ce temps aux « Mandibules » STORY
A des bouffées de perturbantes calories à cause
De l’arrivée inattendue du top-model RISOTTO
Au rire renommé à décrocher des ex-votos.
Blasé de fredaines débraillées, de frivolités mondaines,
Il a postulé et le voilà promu par le Conseil des hyènes.
Il va remplacer RIKAÏ  qui vient de mettre bas
Dans des douleurs atroces dignes d’un combat.
On ne sait pour l’instant, terrée dans son terrier,
Combien de nouveaux-nés viennent d’arriver.
C’est ainsi que STORY, prise au dépourvu
Accueille RISOTTO comme si elle n’avait rien vu
D’aussi …Ô si … un trésor sorti de la caverne d’Ali baba
Qui laisse STORY sans voix, ravie de son célibat.
Une beauté tombée de quelque baobab immense 
Que l’on voudrait avoir au moins le temps d’une danse
Un boa soyeux, chatouilleux de plumes douces
À vous faire frissonner de bonheur la frimousse
Vous faire oublier tous vos petits malheurs …
«Suis-je à l’heure ?» …

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14 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Léa Rnkwsksur Facebook

Les rubis de la couronne

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Piétiné, saccagé, pris d’assaut par les gnous surexcités,
Le Pensionnat « Les Hyénides » n’a plus droit de cité.
Les pensionnaires dans un sauve qui peut, affolés,
Quittent l’établissement encadrés par KUKUPANPAN désolée,
Ulcérée de voir la sauvagerie dévastatrice de ces immigrés.
« Tout ça pour franchir un cours d’eau qui les agrée !»
C’est un va et vient trépignant d’entrées et de sorties
De toutes sortes d’animaux venus piller le moindre rôti.
Du moins ce qu’il reste après les jours d’état de siège,
Réjouissant des curieux amusés par leur manège
Comme ce Jaribu qui n’en perd pas une, jubilant …
Il pense à RISETTE, à ses prémonitions des jours précédents.
«Encore heureux qu’avec tout ce bétail sur le bush
Les ventres sont bien pleins, à part ceux des trucmuches.
Ainsi les occupants purent se défiler sans crainte
Sous la vigilance et le sang froid de KUKU la feinte.»
Quand JADOR, après témoignages, comprit que s’en était fini
Pour la triplée disparue … au retour, intrigué par ces embrouillaminis
Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, inquiet, des « Hyénides »
Ce fut un choc… assommé par cette atmosphère morbide.
«Plus aucune trace de survivant … quel malheur, c’est terrible !
Ma RISETTE ! Quelle horreur ! Non, ce n’est pas possible …»
Accablé de chagrin il erra comme une âme en peine
Cherchant le moindre indice, le coeur plein de haine
Contre ces cruels envahisseurs qui n’avaient que faire
D’un Pensionnat peuplé à leurs yeux d’adversaires.
Dans ses pensées il ne vit pas BRUNETTE qui le hélait
De mouvements de tête agités à vous faire tourner le lait.
Et pendant que tous deux cherchent le moindre indice …
À des kilomètres à vol d’oiseau RISETTE, pourchassée par la milice,
S’évertue à brouiller les pistes secourue par Jaribu
Tout fier d’aider une Princesse aux troublants attributs.
Il profite d’une pause pour clamer sans toucher terre :
« Votre Majesté, j’ai tout vu … patatras ! Misère de peuchère !
Votre couronne a été volée par un jeune lionceau …
Il l’a dérobée discrètement pendant la panique de l’assaut.»
Effondrée RISETTE voit son règne achevé …
«Maudits, maudits lions quelles bandes de navets !
Comment vai-je faire pour mon couronnement ?
J’avais bien dit à maman qu’il était imprudent
De laisser à la Pension un joyau de cette valeur.
La hache de guerre est déterrée ! Maudits voleurs !
Une couronne de rubis héritée de mon arrière grand-mère !
Je m’en vais sans tarder enquêter sur cette affaire.»
À des lieues de là, YO, un adorable petit lionceau
S’apprête à offrir à sa maman son premier cadeau …

 

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19 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Corlette Wessels Virginie Liardat

 

 

RAMICHE ou RIKAÏ ?

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Pendant ce temps à l’orphelinat  » Les Mandibules »
STORY, débordée, aimerait bien coincer la bulle :

«Le résultat du vote n’est pas à mon avantage …
Il va falloir voter pour RAMICHE ou RIKAÏ en ballotage.
Votez, votez braves gens ! Aux urnes sans frissons ! 
Tant que la Directrice ne prendra pas ses fonctions
Je ne peux rendre visite à ma fille RISETTE en pension.
Des nourrices bénévoles allaitent les nombreux nourrissons.
Je n’ai plus de lait mais de l’affection à revendre.
Comment ne pas craquer face à tous ces petits coeurs tendres.
Ces adorables petits chenapans tètent, jouent de cesse.
Ils dévorent votre vie pleine de tendresse.
Encore que les plus grands sont engagés, braves gosses.
Bientôt la saison des pluies ne va pas arranger la sauce.
Le kaskazi de sa douceur souffle, amène la tranquillité.
Des singes sautent de branche en branche avec agilité.
Encore une journée qui va sombrer dans le sommeil.
Il est bien audacieux ce marabout à becqueter le soleil !
Cet astre n’a-t-il donc jamais sommeil ?»
Sous ce ciel rougeoillant à nul autre pareil
STORY s’endort …

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9 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle le Grand Didier Coupeau
Michel Andrieux

 

 

L’enquête de RISETTE (2)

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L’oeil vif, les oreilles en stéréo, figée comme une statuette,
Sous un soleil de plomb que fait notre RISETTE ?
Assise parmi les herbes sèches qui la chatouillent,
Elle observe un groupe de hyènes du clan « Les Pistrouilles ».
Pendant que trois d’entre eux font le guet, angoissés,
Deux autres finissent de désosser une carcasse délaissée.
Ils ont flairé une présence au loin sur la prairie …
« C’est qui là-bas ? … tu la connais cette souris ?
On dirait une des nôtres ? Encore une pique-assiette !»
«Dépêchons-nous avant que n’arrive les gendarmettes !
Faut pas moisir ici, « Les Quenottes » font des rondes
Et l’odeur de cette eau mêlée au sang va attirer du monde.»
Il faut savoir que « Les Pistrouilles » sont des loubards,
Des pillards, souillards d’arrières-cuisines, des fêtards
D’une lâcheté extrême, recherchés pour escroqueries.
Leurs têtes sont souvent à l’affiche pour mise à prix.
Les rencontrer, même une fois, fait de vous un être en péril.
Mieux vaut les éviter et remercier le ciel d’un « ainsi soit-il ».
« Allons, tirons-nous d’ici ! Vous avez assez bâfré !
Je n’ai pas envie de finir cette journée au frais.»
Sitôt partis, RISETTE, tenaillée d’une grande faim,
Part promptement chaparder un morceau de leur butin.
« Un vrai régal chaussé encore de son sabot !»
Le repas avalé en vitesse, RISETTE trouve une baignoire sabot …
Cachée dans les herbes, juste à sa taille, sa tête à ras du sol …
La voilà à Venise voguant sur une gondole ! D’un bémol
Elle oublie « Les Hyénides » qu’il faudra bien regagner …
Ses règles, son cachot, sa disciplie, ses toiles d’araignées …
Sur le chemin du retour alors qu’elle longe la rivière,
Un monstre piqué de mauvais poils éclairé de petits luminaires
Jaillit brutalement de la flotte dans des mugissements saccadés,
Hénissant comme un cheval, espiègle comme un farfadet.
« On dirait un rhino déguisé pour une soirée folklorique ?»
RISETTE se tord de rires en échos à une barrique.
Vexé cet esprit follet sorti des eaux de la Mara
Invoque les feux follets nichés dans les trous à rats.
Sauvée par une invasion d’autos-tamponneuses, RISETTE
Fait ainsi connaissance avec les tam-tams à roulettes.
Repérée, poursuivie par le bataillon des « Aspirants », inquiète,
RISETTE peste contre ces intrus qui l’ont distraite.
Va-t-elle échapper, troubler leur piste ? …
Il lui revient en mémoire l’image de l’exhibitionniste …

 

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10 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Virginie Liardat
Jean-Louis Godard Eric Dussaux Helene Jacques
 

 

 

L’enquête de RISETTE (1)

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RISETTE a donc profité du désordre qui règne aux « Hyénides »
Pour aller faire son enquête sur ce troublant homicide.
Dans ce capharnaüm d’un pensionnat bouleversé
Avec des dirigeants inquiets, complètement dépassés,
Son absence passera inaperçue, pense-t-elle …
C’est compter sans JADOR qui d’un oeil veille sur elle.
Il vient juste de retrouver un reste de mâchoire
Trop grande, porteuse d’espoir pour chanter victoire …
 Il arpente, renifle le sol de cet immense tapis vert.
De son côté RISETTE, imprudente, s’est mise à découvert,
Intriguée par un vautour oricou babillard, d’allure excentrique,
Accompagné de sa femelle au regard éteint, famélique.
Théâtral, sur son rocher, planté d’un pied ferme
Il vient de rabrouer sa compagne d’un « Tu la fermes ! »
« C’est quoi cet exibitioniste dans son grand manteau ? »
« Ah ! te voilà ! Et bien c’est pas trop tôt !
Celle que tu cherches pour ton roman-photos …
Elle n’est plus de ce monde ! Partie subito …
D’un bon osso bucco elle a rempli la gamelle
D’une hyène  … Ouais une satanée femelle !
Comme tu peux le constater … j’ai rien sous le paletot !
Depuis hier … trop tard pour un safari-photos ! …
Approche pour voir … Ne crains rien, approche !» 
À ce moment précis serres en poches,
Du ciel un gigantesque ange noir couleur bison fûté,
Dans un grand battement d’ailes déployées vient chapechuter
Sur RISETTE morte de frayeur qui roule en cabriole,
Échappe de justesse à ce piège tendu par ces mauvais drôles.
Toute retournée, essoufflée par sa subite course de vitesse
RISETTE voit planer ce démon prêt à recommencer ses prouesses.
Elle vient d’offrir un spectacle à une famille de mangoustes
Sur le qui vive qui lui crient : « Va-t-en, du balai, allez oust !
Il faut pas se balader toute seule sans un proche abri !
Tu n’es pas faite pour sauter comme un cabri !
Nous n’avons pas vu par ici celle que tu recherches.
Les vautours t’ont menti pour te tendre une perche.
Retourne d’où tu viens, ce n’est pas dans tes compétences
De chercher, à ton âge, une malheureuse perdue d’avance. »
« Merci pour les conseils ! Mais que faites-vous ainsi exposés ?
Ce que j’ai eu peur … j’ai vu en ce lieu mon corps reposer.»
Les mangoustes frustrées de connaître la suite de l’aventure
D’un salut encouragent RISETTE et la rassurent.
Heureusement un petit bois est là pour la couvrir.
Mais le temps lui presse, son absence ne peut languir.
Cachée dans les broussailles RISETTE aperçoit deux éléphanteaux
Qui se vautrent dans la gadoue, crottés verso-recto.
« On t’a vu ! Viens avec nous prendre un bain chocolaté !
Sors de ta cachette, ne crains rien, offre toi un petit gâté !»
Cette invite cérémonieuse tente notre RISETTE … un bain !
Elle hésite entre ce plaisir et poursuivre son chemin.
La chaleur et les insectes sont de plus en plus insupportables.
« Ces deux petits fous me paraissent trop aimables …»
RISETTE quitte sa cachette, hésite, fait quelques pas …
« Ne fais pas ta mijaurée ! En avant marche ! Viens là !
Une, deux … Garde à vous ! Repos ! Amène toi là !»
« Haha … Je vois que le bataillon est passé par là ! »
« Oui, regarde gràce à leur passage ils ont remis en état
Ce therme dont nous profitons ma soeur et moi, 
Ils sont repartis bredouilles après tout ce charroi.
Face à cette invasion, nos parents les ont chargés.
C’était un bataillon de hyènes drôlement enragées !
Mais … dis-nous, que fais-tu ici, isolée des tiens ? »
« Votre boue manque d’eau ! C’est mauvais pour mon maintien !»
Et laissant en plan ces deux curieux sur leur soif juvénile
RISETTE s’esquive… trop parler amène des tuiles …

 

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8 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos :  Jacques Montanari Arnaud Gonzalez
Lise Perreault 

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Les poèmes de Chatnine

 

Brumes autour d’une brune

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Un samedi semblable aux autres.
Sur mon passé mes pensées se vautrent.
Cette conne épousée … allez donc savoir
Ce que cache l’autre face du miroir.
Tantôt conne, tantôt moineau,
Il a picoré mon coeur jusqu’au noyau.
Pris de passion pour des lauriers,
Il m’a congédiée d’une mise à pied.
Démunie de tous biens fut difficile
La remontée pour une fin de vie facile.
Tout à rebâtir, à reconstruire sous des frachas
Dissimulés dans une fosse de crachats.
J’ai repris par la force des choses
Le train de ma vie recouverte d’ecchymoses.
De divorces et de prises de conscience
Dans mon malheur, mes déchéances,
Sans avoir choisi, condamnée d’avance,
j’ai comblé par des mots cette leçon de vie
Qui me conte, au fil des jours, sans préavis,
Les états d’âme, de tout en chacun,
De-ci, de-là, qui font risette à l’inopportun.
Telle cette rencontre entre un balai swiffer
Réputé depuis les poussières du pays de l’enfer
D’avoir eu la peau dans un dernier soupir
D’une proie victime de quelques loisirs.
Comme une peau de chagrin la vie efface
Ce que les hyènes ont subi en dédicaces.
C’est peut-être la raison pour laquelle
RISETTE et moi signons ces nouvelles …
Quand l’image vient réparer les dégâts d’un lien …
Yahvé de son humour y met du sien …
Le chacal à présent derrière moi tremblote
« Toujours vivante cette hyène et sa parlotte ! »
Quant au moineau, à présent, il picore les miettes
Dans une retraite hantée par les vers des tombeaux.

 

6 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Photo :Les poèmes de Chatnine
Photo : Corlette Wessels sur Facebook

 

Chassez le naturel …

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La nuit parut interminable aux soeurs de la disparue.
N’était-ce pas atteler les boeufs à une imaginaire charrue ?
« Sœurette crois-tu que nous allons la revoir ? »
« J’ai bien peur que non … j’appréhende de savoir … »
« Je luis avais pourtant dit après la récré de nous suivre …
De ne pas traîner avec les grands dans ce bateau ivre.
Sans surveillance, en ce dimanche, jour de relâche,
On ne pouvait compter sur la protection de ces potaches.»
RISETTE, à l’écart, surveille l’effervescence matinale.
Songeuse, elle pense qu’elle aurait pu dans ses cavales
Disparaître tout de bon… il suffit d’une mauvaise rencontre,
Du temps qui ne veut plus de votre existence à sa montre.
Cet évènement lui fait entrevoir la fragile existence
D’une vie interrompue sans votre avis, sans remontrances.
Elle aperçoit JADOR qui court comme un dératé …
« Est-ce un reste de cette pauvrette ? Complètement déshydratée !»
Elle vit passer le bataillon des jeunes et intrépides « Aspirants » …
«Tiens … c’est qui ce Chef qui ferme les rangs ?
Leurs recherches ça va durer des plombes au moins ! …
Autant chercher une aiguille dans une meule de foin !
Des hectares de prairie ! C’est pas quelques bleus
Qui vont nous faire voir un ciel plus bleu !
Manger des pissenlits par la racine sans le savoir …
Ce que je vois me dit que c’est tout rose ou tout noir !
Certainement, les cours aujourd’hui n’auront pas lieu.
Je vais pas rester à me morfondre dans mon pieu.
Je vais enquêter discrètement, ni vu ni connu je t’embrouille,
Me faufiler tout doucement, mettre au clair cette dépouille.»
Et voilà notre RISETTE gonflée à bloc, de plus belle,
Sous prétexte d’une enquête qui se fait la belle !
Cheminant dans cette haie d’honneur d’herbes caressantes
RISETTE de nouveau vers une geôle … mais pour l’heure buissonnante …

 

 

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4 Octobre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle Liska  Joanne Matson Photography sur Facebook 

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Citation

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« Lui, il s’appelle Citation, c’est mon grand frère.
Si t’as Sion, qu’il me dit, dans cet amosphère
Tu es sure d’avoir un repos éternel,
Y a pas mieux que ce paternel !
Non mais regardez-le dormir comme un loir …
Pas étonnant avec son grand savoir !
Il est l’intello de la famille !
Toujours perché, badé par les filles
Qu’il endort avec des grandes lectures …
Une tronche ! un rébus pour notre nature.
Par contre faut pas trop lui en demander …
À la chasse, il fait que glander, toujours à court d’idées !
Toujours la tête dans les nuages !
Ouais ! avec lui ça déménage ! on est dans le cirage !
Ça déménage si bien qu’il a le chic
Pour nous fabriquer un fichu traffic !
Ah ! les proies sont contentes de le voir …
Elles respirent ! malgré notre bon vouloir.
Il est zen hein ? dans les bras de Morphée !
Ou chez les anges, au royaume des fées …
Même Clochette n’a rien pu faire !
Il prenait sa baguette pour enseigner la Terre !
Maman n’a jamais vu ça dans la famille, qu’elle dit :
« J’ai dû le concevoir au paradis … 
Et cette idée de faire de l’équitation ! …
Entre hésitation et lui je ne m’ennuie pas …
Il n’y a que pour l’heure du repas …
Que voulez-vous ça vous creuse les méninges
De dire que l’homme descend du singe …
Ça me fait une belle jambe à moi,
Qu’il descende plutot de son toit !
Je suis certaine comme vous le voyez
Qu’il est un héros à la proue d’un vaisseau
Entouré de noyés ! Hihi ! les malheureux sots …
Seul capitaine aventurier à bord !
Ou Robinson sur son île aux trésors.
En attendant le garde-manger est vide,
Je vais devoir encore réveiller Tarzan l’intrépide.
À remettre cent fois son coeur à l’ouvrage … »
« Maman, c’est de qui déjà ce langage ? »
« Tais-toi Hésitation s’il entend ta question
Nous sommes bonnes pour Questions pour un champion !
Allons réveiller ce courageux mousquetaire ..
Il est fichu de me réclamer une mousticaire ! … »

 

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Joelle Minoff sur facebook
Contes de la prairie

Découvertes

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Après avoir partagé le repas,
Une sieste s’impose sur ce matelas
Peu confortable certes mais d’un sommier
Conçu pour eux en bois de figuier.
« Allons faire un tour au jardin !
Profitons de cette accalmie, galopins ! »
Peu d’enfants jouent et pour cause
La présence de deux éléphants indispose.
Des mangoustes venues en famille décampent …
« T’as vu maman, l’éléphant a une crampe ! »
« Non, il est agacé, prêt à charger … 
Vite, éloignons-nous, regagnons notre potager.
Profitons que les lions sont distraits
Par ces deux pachydermes peu discrets. »
« Je veux voir ! je veux voir ! … tais-toi
Arrête de couiner comme un putois !
Je suis fatiguée de te trimballer comme un bébé…»
« Mangou est un bébé … Mangou est un bébé ! »
« Attends ! tu vas voir ! … je vais te montrer … »
« Mangou est un bébé … pff ! cours-moi après ! »
« Assez ! Cessez vos chamailleries par pitié !
Quelle déception ce jardin d’amitiés ! … »
Rembo observe en particulier un mâle
Prêt à charger sa fureur animale …
« T’as vu Fifi, il a une deuxième trompe !
Un éléphant ça trompe, ça trompe ! … »
« Mais non ! nigaud ! c’est pour aller au pot ! »
« Mais son trou sous la queue ? … au pot ? … »
« C’est une autre queue … si tu veux …
Un zizi … pour présenter ses voeux … 
Ses voeux pour une belle de son choix …»
« Pouah !! tout le monde le voit ! »
« Ce que je vois mes loulous pour l’instant
C’est qu’il vient vers nous, cet indécent.
Pendant que je vais essayer de le distraire,
Toi et ton frère regagnez le logis !
Nous reviendrons quand il se sera assagi. »
Plus tard, Joli coeur, pensif, saisit la queue de sa mère …
« C’est dégueu … la leur traîne à terre dans la poussière …»
« Tu viens jouer ?! … essaie de m’attraper ! … »
« Vite qu’ils grandissent, que je sois en paix
Les hyènes ne sont pas bien loin …
Elles flairent notre garde-manger plein …
Comme ils sont beaux mes deux trésors !
Je ne pourrais pas revivre encor …
Il va nous falloir changer de décor …
Quitter Grand Esprit … ou alors … »

 

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12 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta et Philippe Lebartz sur Facebook
Contes de la prairie

 

Le portrait

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« Non mais c’est qui ce Philibert
Pour me mettre une tête à l’envers ?!
Qu’est-ce qu’il combine ?
Qu’a-t-il à reluquer ma trombine ?
J’ai beau m’aplatir un max,
Que j’en ai mal à mon thorax …
Il est là avec sa longue vue
À surveiller l’eau que j’ai bue !
Plus moyen de boire en cachette !
Sans cesse il active sa gachette !
C’est qui ce gringo de la Pampa
Qui vient troubler l’eau de ma mara ?!
Il me prend pour Ophélie ?!
Ou narcisse sur sa descente de lit ?!
Tirons lui la langue, un peu de rose
Avec tout ce vert rendra moins morose
Ce portrait qu’il attend de moi.
Non, mais il s’imagine qu’un Roi
Dans son intimité est différent 
Quand le besoin devient pressant ?
Voilà que mon visage sur l’eau
Est déjà tout ridé … moi si beau ! …
A-t-il compris que ce miroir,
Sous l’aspect d’un abreuvoir,
Me conte pour passer le temps
Ses souvenirs de mes défunts parents,
Des histoires de la prairie croustillantes,
Mon avenir en sa mire scintillante,
Ce Dagobert qui remet sans cesse
À l’endroit étourderies et maladresses.
Me voilà sur Facebook en Roi fainéant
Qui boit face à tout leur néant !
Même Chatnine de sa griffe de poète
Avec ma photo se la pète !
Tout ça pour épater quelques cacahuètes !
Bon, je vais plus bouger de peur que ma célébrité
N’atteigne par ma faute l’Eternité …
Avouez que ce Philibert a réussi
À me tirer ce portrait digne d’un Léonard de Vinci !

 

8 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philibert Barelli sur facebook

 

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