Archive pour la catégorie 'Photographes divers groupe MPS'

GUÉPA

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Maman guépard est en colère
Contre Guépa et son petit frère
Intimidé qui se fait tout petit
Face à sa maman et ses cris.
Son frère Guépa, ce culotté, effronté,
Soutient le regard de maman-bonté.
Il essaie de lui donner un coup de patte
Certes timide, mais sa patience il tâte.
Il n’en fait quà sa tête ce polisson !
Depuis sa naissance de leçons, sans façon,
Malgré les fessées, il n’aime pas recevoir, 
Des ordres … c’est une maman en désespoir …
Il lui tient tête, arrogant, s’est mis debout
Pour être à la hauteur de maman-courroux.
Celle-ci, excédée, grogne,  montre les dents
À son enfant, cet insolent qui se prend pour un grand.
Habitué à ces querelles fréquentes, P’titgué
Attend sagement que s’adoucisse maman-fatiguée
Qu’il bade des yeux, au bord des larmes,
Triste de voir ainsi sa maman-gendarme. 
Il en veut à ce frère rebelle, désobéissant,
Mais qu’il admire. Il se sent impuissant
Pour affronter tout seul les affrontements
De sa vie de guépard … mais pour l’instant,
Il est témoin, observe en silence
Ce que lui promet la sortie de l’enfance.
Il s’appuie contre ce frère bien-aimé
Qu’il espère ne quitter jamais.
Guépa pour calmer le jeu, soudain,
Joue de son charme, mime un chagrin …
D’un geste, il demande une fois de plus
Pardon à cette mère qui lui postillonne dessus.

6 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Iris Braun sur Facebook

D’un

Dites Ah !!!

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Une jeune hyène rieuse,
Moqueuse, montre joyeuse
Sa dentition de croquemitaine
Pour sa jolie bedaine.
Un nez tout plissé, complice
De cet éclat de rire factice,
Des mâchoires envieuses,
Témoignent une hargne dévoreuse.
On dit qu’elle ricane
De ses nombreuses chicanes.
Là, elle pète de rire
Sur tout ce que l’on peut dire.
Ses oreilles de chauve-souris,
Sourdes à ses proies aigries,
Dressées de cruels défis,
Fol est celui qui s’y fie.
Sous la blonde lumière,
D’un accueillant sourire
Aux fines dents hospitalières,
Cette hyène est en délire …
Furie ou maternelle, dites Ah !!!
Elle s’éclate en tout cas !

 

18 février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Michel Carrel

 

 

Et dire …

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Tant de choses entr’aperçues ne pourront jamais être vues.
(Victor Segalen)

L’obscurité n’a pas encore regagné la nuit.
Le ciel d’un jaune orangé est ébloui
Par tout ce traffic qui circule sur la savane
Alors que la nuit finit sa course, plane,
S’attarde, retardant cet astre solaire.
Sa luminosité va dévoiler son parterre.
Un éléphant surveille deux éléphanteaux
Éloignés, momentanément, du troupeau.
Un réveil-matin à la barbe noire ameute
Les insouciants qui n’ont pas rejoint leur meute,
Endormis par l’apparence d’un ciel de rêve
Leur faisant oublier l’existante vie brève.
Un horizon à vous déclencher de folles envies
D’arrêter là, sur cette beauté, une fin de vie.
Mais le ciel a d’autres nuages en tête,
D’autres courses pour célébrer sa quête.
Ce n’est qu’un échantillon de ses levers d’aurore
D’aubes offertes encore et encore … Et dire …
Rendre grâce devant un si beau sourire …

 

13 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Laurent Allio sur Facebook

Points et pois

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Deux pintades noiraudes
Partirent à la maraude
Dans un champ de pois
Du fin à l’extra fin choix.
De points et d’embonpoint
De plumes et duvet fin.

Deux pintades grassouillettes
Décorèrent leur toilette
De pois moyens à très fins
Pour un mardi-gras serein
Sur des rochers en chocolat.
Crêtes de dentelles et falbalas.

Une émeraude en percing
Ajoute à leur looking
Ce brin de verdure
Manquant aux pois de leur parure.
Deux jolies pintades
Prêtes pour la parade. 

Ces poules de Numidie ayant picoré les écrits de Rome
En poules d’Inde le Moyen-âge les renomme.
La déesse Artémis voyant sur ce char ces deux pintades
Transformées en pintades du pharaon pour la parade,
Les renvoya vivre à l’état sauvage en Afrique.
Être chassées ou sauvées … Pois ou point ?

 

1 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Véronique Morel

 

Détente

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Garder du temps pour soi.
Dans un cocon tisser pour soi
De suaves douceurs de vivre.
L’urgence ivre nous délivre.

Connectés, sollicités sans cesse,
Les heures fuient à toute vitesse
Dans un tourbillon d’activités
Qui rongent, brûlent nos avidités.

En ce monde d’accélération perpétuelle,
La distance a raccourci les ficelles
Qui agitent, animent la pantomime
D’un monde qui court après ses rimes.

Pourtant le temps a gagné ses libertés.
La détente son burn-out médite.
Le nécessaire, malade, est en invalidité.
Au ralenti vivons cet accélérite.

 

18 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Nicolas Deledicq sur Facebook

 

Un caprice de lionceau

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« Arrête tes caprices,
C’est un vrai supplice
De t’entendre ainsi hurler !
Capricieux ! Soupe au lait !
Arrête s’il te plait ta comédie !
Même pas en rêve … du poisson le vendredi !
Mais d’où il sort celui là ? »
Se demande la mère dans tous ses états.
« Va rejoindre tes frères et plus vite que ça !»
« Tu es vilaine, je vais le dire à Papa ! »
« Ah ! elle est bien bonne celle-là ! »
S’exclame le père d’entendre cela.
« Fiston, inutile de me passer la brosse,
Le poisson c’est pas pour les félins féroces.
Mais d’où vient ce gosse ?
Chez nous on ne pêche pas, on chasse ! »
Le père céda de guerre lasse.
« Cette nuit, à l’abri des regards, tu viendras
Nous irons pêcher dans les eaux du Mara. »
« Tu es le meilleur des papas … vrai, on ira ? »
« Mais surtout ne le dis à personne à cause
De toute la Communauté et d’une psychose … »
« Psychose ?… c’est qui Dad cet animal ? »
« T’inquiète fiston, c’est pas un truc génial. »
À la nuit tombée, sous les yeux de quelques hippopos,
Le père et le fils pêchèrent du bord de l’eau
Quelques poissons endormis surpris de voir des crocs
Dans des becs d’aussi féroces oiseaux.
Le lionceau s’amusa du frétillement
De ce poisson gluant, craquant et puant.
La gueule pleine d’écailles et d’arêtes
Il vomit… « Pouah ! c’est dégeu ! arrête !
Vite que je me rince, que je me débarrasse
De ces épines qui me piquent, m’agacent ! »
« Il te faut manger de la viande en boulettes
Pour faire passer ces vilaines arêtes … »
Le père, amusé, ramena son fiston agacé
Qui n’arrivait pas à se débarrasser
De ces maudites arêtes qui l’embarrassaient.
Notre capricieux lionceau de vive allure
Se garda bien de raconter cette aventure.
Pressé de rentrer le voilà qu’il galope
À l’idée d’un bon steak d’antilope.
Quelques bavards hippopos ébruitèrent
Cette partie de pêche peu ordinaire.
Notre lionceau fut baptisé FISHER
Par ces amphibiens moqueurs.

On dit que des safaristes auraient vu un lion
Porter un pendentif avec une grosse arête de poisson …

 

9 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Lucy Johnson sur Facebook

 

 

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