Archive pour la catégorie 'Photographe Virginie Liardat'

KDO ou QUEQUETTE ?

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YO pensait faire plaisir à sa maman …
Au lieu de cela il ne reçoit que châtiment.
Et d’une fessée propre au langage des lions,
Sa mère le corrige pour ce vol sans autorisation.
YO est puni de jeux tandis que frère et soeur
S’en donnent à coeur joie sous le regard admirateur
De leur maman soucieuse des conséquences à venir.
YO vexé et malheureux boude … il cherche à attendrir
Sa mère qui d’un coup de langue fait claquer
La levée de la punition par peur de voir débarquer
Les « QUENOTTES » alertés en guise de représailles.
Elle n’a pas envie que sa petite marmaille
Assiste à des combats qui risquent d’être violents.
Il faut qu’elle trouve une planque à l’abri du vent.
Le vent, cet ennemi cachotier qui titille le flair
De ces redoutables croqueuses aux rires si vulgaires.
Pendant ce temps, RISETTE reprend courage.
Elle décide tout de même d’en savoir davantage.
Et la voilà partie sur les traces de sa couronne.
«Il me faut trouver le repaire de cette famille de lionnes.»
Survient brusquement KDO, délinquant comme elle …
« Salut ! J’ai profité du capharnaüm pour me faire la belle !
Où vas-tu ainsi toute seule, jolie demoiselle ?»
RISETTE sur ses gardes n’a pas envie de confier
À cet intrus qui se met aussitôt à la léchouiller,
Lui chuchoter à l’oreille des mots doux polissons.
«Veux-tu arrêter ton baratin vilain garçon !
Je ne t’ai pas demandé l’heure qu’il est ! …
Avec tes roucoulades… fiche moi la paix !
Ce n’est pas parce qu’autrefois nous avons partagé un bain
Que c’est dans la poche ! D’ailleurs t’envoyer au bain
Tombe fort à propos … Je suis en pleine mission …
Inutile d’insister, c’est sans concession !
Maintenant si tu veux m’assister pour trouver les lionnes
Je serais ravie de t’avoir pour que tu les espionnes
De ton côté, moi du mien … ce qu’elles ont fait de ma couronne.»
RISETTE n’a pas eu le temps de finir sa phrase …
KDO au mot lionne … c’était plus l’extase !
«Sorti de la bagatelle, c’est pas l’entraide ! …
Puis allez donc savoir ce qu’exprime toujours raide
Notre sexe ? Était-ce KDO ou QUEQUETTE ?»
Détendue, sur un soupir de sous-entendu RISETTE
Plus décidée que jamais reprend son enquête …

 

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22 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Virginie Liardat Sophie Topsy sur Facebook

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Les rubis de la couronne

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Piétiné, saccagé, pris d’assaut par les gnous surexcités,
Le Pensionnat « Les Hyénides » n’a plus droit de cité.
Les pensionnaires dans un sauve qui peut, affolés,
Quittent l’établissement encadrés par KUKUPANPAN désolée,
Ulcérée de voir la sauvagerie dévastatrice de ces immigrés.
« Tout ça pour franchir un cours d’eau qui les agrée !»
C’est un va et vient trépignant d’entrées et de sorties
De toutes sortes d’animaux venus piller le moindre rôti.
Du moins ce qu’il reste après les jours d’état de siège,
Réjouissant des curieux amusés par leur manège
Comme ce Jaribu qui n’en perd pas une, jubilant …
Il pense à RISETTE, à ses prémonitions des jours précédents.
«Encore heureux qu’avec tout ce bétail sur le bush
Les ventres sont bien pleins, à part ceux des trucmuches.
Ainsi les occupants purent se défiler sans crainte
Sous la vigilance et le sang froid de KUKU la feinte.»
Quand JADOR, après témoignages, comprit que s’en était fini
Pour la triplée disparue … au retour, intrigué par ces embrouillaminis
Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, inquiet, des « Hyénides »
Ce fut un choc… assommé par cette atmosphère morbide.
«Plus aucune trace de survivant … quel malheur, c’est terrible !
Ma RISETTE ! Quelle horreur ! Non, ce n’est pas possible …»
Accablé de chagrin il erra comme une âme en peine
Cherchant le moindre indice, le coeur plein de haine
Contre ces cruels envahisseurs qui n’avaient que faire
D’un Pensionnat peuplé à leurs yeux d’adversaires.
Dans ses pensées il ne vit pas BRUNETTE qui le hélait
De mouvements de tête agités à vous faire tourner le lait.
Et pendant que tous deux cherchent le moindre indice …
À des kilomètres à vol d’oiseau RISETTE, pourchassée par la milice,
S’évertue à brouiller les pistes secourue par Jaribu
Tout fier d’aider une Princesse aux troublants attributs.
Il profite d’une pause pour clamer sans toucher terre :
« Votre Majesté, j’ai tout vu … patatras ! Misère de peuchère !
Votre couronne a été volée par un jeune lionceau …
Il l’a dérobée discrètement pendant la panique de l’assaut.»
Effondrée RISETTE voit son règne achevé …
«Maudits, maudits lions quelles bandes de navets !
Comment vai-je faire pour mon couronnement ?
J’avais bien dit à maman qu’il était imprudent
De laisser à la Pension un joyau de cette valeur.
La hache de guerre est déterrée ! Maudits voleurs !
Une couronne de rubis héritée de mon arrière grand-mère !
Je m’en vais sans tarder enquêter sur cette affaire.»
À des lieues de là, YO, un adorable petit lionceau
S’apprête à offrir à sa maman son premier cadeau …

 

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19 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Corlette Wessels Virginie Liardat

 

 

KILA …

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Après sa nuit passée dans cet ergastule,
C’est à tâtons, dans le noir, comme une somnambule,
Que GRISETTE sort de ce trou froid et humide.
Ses membres raidis, le ventre creux, la tête vide,
Elle apprécie la chaleur amicale du soleil
Et se prépare à cette première journée d’éveil.
D’une humeur maussade elle prend connaissance
De l’emploi du temps prévu sous assistance.
KILA, une marraine va l’assister pour son adaptation,
Combler par sa présence les peines de la séparation.
Tout en restant dans l’ombre, elle doit faire en sorte
Que sa protégée s’habitue à vivre avec une escorte.
RISETTE très attentive écoute, obéissante, Prof KUKU.
Elle décide alors de laisser PANPAN aux faux-culs.
Rien de tel pour lui rendre sa bonne humeur …
Faire trempette pour chasser les odeurs !
Ce matin elle doit se contenter d’une piscine en collectivité
Ce qui n’est pas pour déplaire à ses invités.
Poursuites, gambades, GRISETTE patauge ivre de joie.
Elle en oublie la rigueur de l’horaire, ce rabat-joie.
Quand elle se présente pour réclamer son petit déjeuner
Elle doit se satisfaire, si elle ne veut pas jeûner,
D’une corne dont elle s’empare comme un instrument
Sous le regard mécontent de KILA sa pseudo-maman.
«L’heure n’est plus à l’amusement, ni à la musique !
Si tu veux bien te dépêcher avant que KUKU rapplique.
Hâte-toi de croquer cette corne d’abondance misérable.
Tu ne dois pas rater le départ du Jeu de la table. »
« C’est quoi ce jeu ? » « Tu verras bien, dépêche-toi …
Tu veux retourner au cachot encore une fois ? …»
À ce mot de cachot RISETTE la croque à toute vitesse.
Jouer … bye-bye la tristesse …

 

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17 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo :  Kilambo Abou
Photo : Virginie Liardat ( RISETTE après sa nuit au cachot)

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