Archive pour la catégorie 'Photographe Sophie Topsy'

KDO ou QUEQUETTE ?

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YO pensait faire plaisir à sa maman …
Au lieu de cela il ne reçoit que châtiment.
Et d’une fessée propre au langage des lions,
Sa mère le corrige pour ce vol sans autorisation.
YO est puni de jeux tandis que frère et soeur
S’en donnent à coeur joie sous le regard admirateur
De leur maman soucieuse des conséquences à venir.
YO vexé et malheureux boude … il cherche à attendrir
Sa mère qui d’un coup de langue fait claquer
La levée de la punition par peur de voir débarquer
Les « QUENOTTES » alertés en guise de représailles.
Elle n’a pas envie que sa petite marmaille
Assiste à des combats qui risquent d’être violents.
Il faut qu’elle trouve une planque à l’abri du vent.
Le vent, cet ennemi cachotier qui titille le flair
De ces redoutables croqueuses aux rires si vulgaires.
Pendant ce temps, RISETTE reprend courage.
Elle décide tout de même d’en savoir davantage.
Et la voilà partie sur les traces de sa couronne.
«Il me faut trouver le repaire de cette famille de lionnes.»
Survient brusquement KDO, délinquant comme elle …
« Salut ! J’ai profité du capharnaüm pour me faire la belle !
Où vas-tu ainsi toute seule, jolie demoiselle ?»
RISETTE sur ses gardes n’a pas envie de confier
À cet intrus qui se met aussitôt à la léchouiller,
Lui chuchoter à l’oreille des mots doux polissons.
«Veux-tu arrêter ton baratin vilain garçon !
Je ne t’ai pas demandé l’heure qu’il est ! …
Avec tes roucoulades… fiche moi la paix !
Ce n’est pas parce qu’autrefois nous avons partagé un bain
Que c’est dans la poche ! D’ailleurs t’envoyer au bain
Tombe fort à propos … Je suis en pleine mission …
Inutile d’insister, c’est sans concession !
Maintenant si tu veux m’assister pour trouver les lionnes
Je serais ravie de t’avoir pour que tu les espionnes
De ton côté, moi du mien … ce qu’elles ont fait de ma couronne.»
RISETTE n’a pas eu le temps de finir sa phrase …
KDO au mot lionne … c’était plus l’extase !
«Sorti de la bagatelle, c’est pas l’entraide ! …
Puis allez donc savoir ce qu’exprime toujours raide
Notre sexe ? Était-ce KDO ou QUEQUETTE ?»
Détendue, sur un soupir de sous-entendu RISETTE
Plus décidée que jamais reprend son enquête …

 

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22 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Virginie Liardat Sophie Topsy sur Facebook

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La juge SWEET (suite 1)

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C’est à huis-clos le lendemain
Que la Juge SWEET de bon matin
Reçut Maître HAUNID et un témoin
POEME aux vers contemporains,
Afin de défendre l’accusée LUNAIRE,
Ce merveilleux lustre de la Terre,
Condamnée pour être lunatique
Alors qu’elle n’est que romantique.
La Juge SWEET de plus en plus sceptique
Écouta distraitement leur supplique :

« Cette nuit la lune rousse
M’attendait de sa jolie frimousse
Grignottée en partie par la nuit,
Ce qui lui donnait quelque ennui.

Dans le bleu de la nuit profonde
J’admirais pendant quelques secondes
Cette amie qui me surprit par sa rousseur
Dont je ne pus voir ses taches de rousseur.

Je suis resté là, si loin d’elle,
Content d’avoir répondu à cette demoiselle
Venue me voir secrètement en douceur
En ce monde plongé dans la noirceur.

Belle, ronde, rayonnante, fidèle,
Elle est repartie … en vain je l’appelle …
Un gros nuage est venu la cacher,
Tantôt le ciel risque d’être bâché.

Il ne me reste plus que son image
Qui va m’accompagner en voyage,
Dans mes rêves qui attendent en baillant
Que je les rejoigne dans leurs atours scintillants.

Cette nuit la lune était rousse
J’ai en moi sa jolie frimousse
Gravée dans le souvenir d’une douce
Lune qui dort sous ma housse. »

Après cette lecture insolite, décontenancée
La juge SWEET ne sut que penser :
« Ce Maître HAUNID, poète sur les bords
A monté de toute pièce les abords
D’une lune qui serait rousse selon lui
Et aurait fini, le bouquet, dans son lit …
Bien m’en a pris de recevoir en huis-clos
Ce one man show à la clo-clo …
Qu’en pensera le Juge DUNOYER absent …
Classons cette plaidoirie puant l’encens … »

 

7 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sophie Topsy sur Facebook
Safaris de plumes

La Juge SWEET

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Après le départ du vieux juge BUBO
Sous les huées, les bravos, de tous les beaux
Postulants à un appel à candidature …
C’est dans un nouveau cadre de verdure
Que l’on vit arriver, désignée à sa place,
Madame la Juge SWEET au regard de glace.
Contrairement à cette prétendue douceur nominative
Madame la Juge est d’une rigueur administrative …
À tel point que cherchant la moindre petite bête
Les dossiers s’empilent et les avocats font recette.
Il n’y a que pour les mises en demeure qui n’ont pas
Le beurre et l’argent du beurre, de leurres las.
Madame la Juge SWEET, donc, a de la suite dans les idées.
La douceur, chez elle, n’est pas inée mais codée.
À peine arrivée, c’est une affaire fracassante
Qui fait déjà la Une sur le journal La Bien Pensante.
Un procès qui met le ciel dans tous ses états …
Voir sa lune accusée d’être lunatique, quel débat !
Madame la Juge SWEET de nature très suspicieuse
Suspecte la malheureuse d’être trop amoureuse
De stars, de voies nébuleuses, qui l’ont conduite,
Pour luire sur la place, à des tas de poursuites .
«Il est vrai qu’une nuit sans lune ne changerait rien …»
Songe la juge dans un soupir draconien.
Perchée sur sa branche préférée de son tribunal
À ciel ouvert, et d’une salle libre d’accès,
Elle redoute ce hard et premier procès
Confronté aux arguments de la défense
Un certain Maitre HAUNID …« quoi qu’il en pense …
Il n’a pas de preuves suffisantes »… après délibération,
Madame la Juge SWEET s’est vue dans l’obligation
De relâcher l’accusée LUNAIRE  plus connue sous La Lune
À charge de rejoindre le firmament et ses quartiers de lune,
En attente de nouveaux indices plaidant en cette affaire
Qui n’est pas pour cette juge-douceur lui déplaire.
De ses grands yeux noirs, perchée sur son mirador
Elle se dit que le temps du veau d’or
Dans ces buissons verdoyants où elle se réfugie
Rien n’a changé .. ce sont mêmes hémorragies …
« Mettre LUNAIRE sous tutelle, la Presse déjà
S’empresserait avec leurs micros dans un macro-Mara
Où l’on a pu apercevoir, lors d’un safari,
Cette étrange personne soupçonnée d’être Mata-Hari… »
Le juge BUBO de sa maison de repos
N’en croit pas ses oreilles ! Il martelle les barreaux
De sa cellule, condamné à une vieillesse abandonnée
Après tant d’années passées à condamner.
Il clame à qui veut l’entendre d’une folle rage :
« Cette danseuse de twist nous met dans le cirage ! »
Alertée la Cour de l’Univers décide d’envoyer
Un célèbre enquêteur venu d’ailleurs, le Juge DUNOYER.
« Rien n’annonçait dans l’horoscope un tel charivari …
Ce serait donc la réincarnation de Mata-Hari ?»
Cette affaire ébruitée jusque dans le plus petit trou de souris ,
De rebondissements en mystères, sera jugée à Paris.
Pour l’heure il est bien trop tôt de conclure
Ce que Madame la Juge SWEET va mettre en devanture …
«Si la lune condamnée disparaissait
Ce serait pour le moindre une gigantesque fessée …
Mais là aussi il y a condamnation …»
Madame la Juge SWEET craque, trop de précipitations.
Les sirènes de Police appelées en urgence rappliquent illico.
« L’été sera chaud pour cette bande d’asticots … »
Et c’est avec une choucroute royale, estivale,
Que le Juge DUNOYER trinque à sa rivale …

 

7 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Sophie Topsy sur Facebook
Safaris de plumes

Douce nostalgie

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J’ai rêvé d’herbes blondes,
De guépards sauvés en ce monde.
Monde rescapé de fièvres colériques
En ce Masaï Mara, au coeur de l’Afrique.

J’ai rêvé devant cette oasis dorée,
En compagnie de mes guépards adorés,
Que ma vie ne pouvait être que là.
Est-ce un mirage ou déjà l’au-delà ?

De ces moissons nostalgiques de la vie,
Je contemple ces deux guépards assis
Sur les derniers vestiges calcinés
De la bête inhumaine des brûlantes années.

J’ai attendu longtemps ce divin moment
Dans les yeux de ce guépard guettant
L’avenir prometteur caché dans les vapeurs
D’un horizon débarrassé de la noirceur.

Seuls en ce Paradis offert par les cieux,
Libres comme l’air, je partage avec eux
Ce petit monticule des gens heureux,
Loin d’eux mon coeur est si malheureux.

J’ai rêvé d’herbes blondes
Avec mes amis les guépards
Mes pensées vagabondent …
Vilain petit cafard.

Vision prophétique
D’un Avent de l’Au-delà
Ou un souvenir nostalgique
Après mon trépas ?

Ne baissons pas les bras,
Le guépard survivra.

 

15 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Sophie Topsy sur Facebook

 

Publié dans:animaux, Photographe Sophie Topsy |on 20 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

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