Archive pour la catégorie 'photographe Sébastien Majerowicz'

Le fantôme des sous-bois

26232863_945746868910131_6561531869569622046_o

C’est un fantôme des sous-bois
Tout petit
Tout mimi
Doux comme la soie
Qui se prend pour une montgolfière
Toute verte
Alerte
Ennuyée d’être toujours à terre.

C’est un fantôme des sous-bois
Lumineux
Joyeux
Qui nous offre des émois
Pour toi
Pour moi
Quand nos coeurs ont trop froid.

C’est un fantôme des sous-bois
Un génie
De la belle nuit
Féérique
Cosmique
De Noël qui brille pour toi.

C’est un fantôme des sous-bois.

4 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facbook

 

Publié dans:Nature, photographe Sébastien Majerowicz |on 26 janvier, 2018 |2 Commentaires »

SEREIN

26850649_953591911458960_215821608206728589_o

Serein, Isolé et lointain,
Sur la mousse d’un paradis
De plus en plus éteint
De sa lumière il resplendit.

Entouré d’un obscur sous-bois,
Il manifeste sa joie éclatante.
Solitaire parmi les cris aux abois
D’âmes égarées sur les sentes.

Il a poussé comme un champignon
Serein, sans crêpage de chignon,
À l’abri des nombreux gnons
Qui font pleurer les oignons.

La nature, secrète, camoufle
Ses biens les plus précieux.
Sous ce luminaire elle s’emmitoufle
De rais de bonheurs délicieux.

Serein, oubliant le tumulte
En ce bois propice aux culbutes,
Sur sa butte de douce mousse
De sa fraîcheur il m’éclabousse.

Serein, serein, petit mousse.

18 janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facebook

 

Ange ou démon

26063724_941718935979591_3183647675168935220_o

Ange ou démon … qui sonne au portillon ?
Quel fil d’Ariane ou de cet oisillon
Me brode un parchemin d’une continue présence
Qui interpelle mes interrogatives ignorances ?
Là c’est un choucas, ange noir de superstitions
Qui répond à l’enfant aux nombreuses questions.
Un choucas publié sans souci de prémonitions.
Un simple titre curieux de mes créations.
C’est un méli-mélo de démons aux ailes célestes
Accrochés à mes pensées rescapées de la peste
Qui sévit dans ce monde éloigné du ciel.
Pauvre mésange isolée, noyée dans ce fiel.
Quelle batterie nourrit mes électrodes
Chargées, mêlées à tant d’esprits qui rodent !
Est-ce Dieu ou le diable, poète ou conteur,
Venu d’un enfer paradisiaque pour menteurs ?
Les ténèbres, géniteurs de la lumière floue,
De mon chou cas cache un génial filou
Qui s’amuse, me conduit, me trouble,
M’émerveille de leurs voies qui me doublent.
Une voie lactée dont les étoiles à mon obscurité
Illuminent cette inconditionnelle vérité.
Inquiet, le choucas épie le moindre signe
Qui surgira à l’improviste avec un cygne
Auréolé d’une blancheur immaculée d’enfant
Dont l’âme n’a pas quitté le firmament.

 

27 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facebook

Levons les yeux

29028218926_ce2b1a0738_b

Quel est ce crapaud
Qui envahit le ciel ?
Que fait-il là-haut ?
A t-il peur de Garfield ?

Que fait ce génie ventriloque
Évadé de sa lampe magique ?
Cherche t-il une belle époque
Perdue dans ces cieux numériques ?

Que fait ce dragon reptilien
Aux yeux globuleux d’un chihuahua ?
Attend-il un des siens
Dans les vapeurs des brouhahas ?

Quel est ce prophète inconnu,
Cette éclaircie tombée des nues 
En costume de gala à l’approche des fêtes ?
Il m’a séduite et me conte fleurette.

Un ciel bien étrange, grandiose, mystérieux,
Vers lequel nous levons les yeux.
Un ciel habillé de nos rêves les plus fous
 Coiffés de chevelure d’anges rêvant sur nous.

Quel est ce ciel d’un Paradis lointain ?
Envoie-t-il des messages en images ?
Une étoile avait guidé les Rois Mages …
Le ciel sur nos têtes en sait bien davantage.

 

20 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo :  Sébastien Majerowicz  sur Facebook

 

 

à la Parade

IMG_2417

Lors d’une promenade
Sous une lumière fade,
Je me balade
En vue d’une régalade.

Regardez-moi ces ânes !
Ces chasseurs qui flânent !
Un écriteau les condamnent,
Et moi je me pavane …

Je les nargue de mille feux
Que mes plumes dans leurs yeux
Aguichent sans leur gâchette.
Ah ! mes amis je me la pète !

Pas la moindre poule faisane
Pour danser avec moi à Lausanne.
D’ailleurs je dois m’éclipser en Suisse,
Cette herbe me chatouille les cuisses.

Un dernier coup d’oeil aux alentours,
Je vais donc parader à la Cour.
J’ai sorti mon costume à queue de pie
Et mes cocardes de Premiers Prix.

Une sérénade chantée par des canards
Me fait escorte pour mon départ.
M’attend-elle là-bas, ma belle Azar …

 À la Parade  …
Que de monde sur l’estrade ! …

 

28 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photographie de Sébastien Majerowicz sur Facebook

 

 

 

Je me sens observé

IMG_0895

Trois adorables oisillons
Perchés dans des buissons
Surveillent de leur balcon
La venue d’hôtes polissons.

« Je me sens observé » gazouille
À ses frères jumeaux ce suspicieux
À la bavette couleur citrouille
Complice de repas délicieux.

Ces triplés d’un oeuf artificiel,
Admirés comme un arc-en-ciel,
Ont donné le vertige à des gratte-ciel
Entre le singulier et le pluriel.

Trois petits rouges-gorges mignons
N’ont pas besoin de lorgnon
Mais de votre défilé d’admiration
Ils attendent leurs rations …

 
25 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Sébastien Majerowicz Nature Photographer sur Facebook

Le martin des bois

IMG_0873

Le martin des bois
Est tout en émoi …
Il attend sa belle
Pour une ritournelle.

Caché dans les buissons
Le corps tout en frissons,
Après avoir bien pêché,
Il attend ainsi juché.

Mais voilà qu’un étranger
Vient, en curieux, déranger
Ce rendez-vous si attendu,
Gourmandise d’un fruit défendu.

D’un oeil furieux il foudroie
Cet intrus des bois
Qui flashe ce moment intime
Allongé de quelques rimes !

Encore un rendez-vous raté !
Je vais donc démâter,
Rechercher une autre cachette …
Me trouvera t-elle ma martinette ?

 

23 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Sébastien Majerowicz Nature Photographer sur Facebook

Comme un ange

15003267_719747588176728_4135526287741751587_o

L’air ombrageux, tout charbonneux,
La mésange, comme un ange malheureux,
Est venue de quelques étamines
Fleurir le souvenir des victimes de la mine,
Ecrire par le biais de mon porte mine
La sombre histoire des hommes de la Mine.
Elle porte encore le deuil
De tous ces mineurs de fond en cercueils.
Tous ces hommes durant des décennies
Ont chauffé pour quelques calories
Ces touristes qui viennent à présent
Visiter les bas-fonds de charbons ardents.
Leurs tranchées étaient des galeries
Certes avec ascenseur, un luxe pour l’embellie …
Leur ennemi, ce gagne pain, d’un grisou
Les laissaient au fond du trou.
Certes ce n’était pas la même guerre,
Les mêmes défenses pour des frigidaires
Qui à l’abri grelottaient de froid …
Oh mes aïeux, quelle sainte foi !
Si encore de nos jours les mines étaient resplendissantes
Combien seraient pour eux mes pensées ferventes.
Je ne peux qu’à titre personnel, en ce jour,
Je ne peux que vous rendre cet amour
Qu’il vous a fallu donner, offrir,
Pour un monde au si triste avenir.
Merci petite mésange charbonnière d’être venue
Comme un ange … merci pour ces chers disparus.

 

11 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Sébastien Majerowicz Nature Photographer sur Facebook

 

 

 

Petit merle noir

15003424_717792665038887_9030733236786002760_o

Un merle tout noir
Alerte le parloir
Du haut de son perchoir :
Des tuiles vont pleuvoir !

Un merle qui crie
Sa rage et sa furie
Contre ce monde aigri
Qui se suicide avec lui.

Un merle sans la grive
Dénonce la dérive
Les piqures de vives
L’asphyxie de ses rives.

Un merle tout noir
Repousse l’aigle noir
Qui plane de désespoir
Sur tout cet espace noir.

Petit merle noir
Si j’avais pouvoir
De te donner l’espoir
En ce monde si noir …

Merle, serrons nous la patte
Avant que n’éclatent
Les plombs de ces pirates,
Les bombes sur nos stigmates.

9 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Sébastien Majerowicz Nature Photographer sur Facebook 

Couleurs d’automne

14917290_717746268376860_4231026155835546369_o

L’automne et sa palette de couleurs …
La nature s’embrase avant la rigueur
De l’hiver qui ne saurait tarder,
Encore quelques heures à musarder.
Le vent va se charger de dénuder les arbres,
L’étang va retrouver son masque de marbre.
Derniers reflets sur ses eaux paisibles, 
Son miroir engloutit vers les fonds invisibles
La chaleur automnale qui le réchauffera
De la froide saison qu’il sait déjà.
Le ciel au bleu prometteur, sans un nuage,
Sourit à la splendeur de ce flamboyant paysage.
S’étendre sur le pré avant que la grisaille
Envahisse mon corps de ses broussailles.
Puisqu’il me faut quitter ce lieu enchanté,
Je reviens rêver sur ces rives de sérénité,
Hanter tel un fantôme en son château,
Je reviens sur ces douceurs … magie de la photo.
L’automne et sa palette de couleurs …
Je m’emmitoufle ivre de ses couleurs.

 

9 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Sébastien Majerowicz Nature Photographer sur Facebook 

 

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus