Archive pour la catégorie 'Photographe Philippe FREY'

Les casse-pieds

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Ils ne savent comment,
Ne comprennent pas pouquoi,
De mauvais moments
Ils sont les quiquempois.

Invités surprises,
De leçons apprises
Ils frisent et défrisent
Notre patience en bises.

Narrateurs ambulants,
Vent en poupe;
Ils viennent, postulants,
Troubler notre soupe.

De foudre d’escampette
Ils portent l’étiquette
De casse à toutes les quêtes
Des bonbons à la noisette.

On a beau les éviter
Ils tombent toujours à pic
Quand leur vient la nécessité
De raser un porc épic.

Amourachés d’une sellette,
Ils tètent et répètent,
Accumulés dans notre tête,
Les ossements de leur squelette.

Ces casse-pieds
Qui nous font tant scier
Du bois pour un monde châtié
Aux veines épuisées de sons viciés.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

 

RISETTE et ROUDOUDOU

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«RIKAÏ toujours occupée par sa petite personne
Ne va pas tarder à mettre bas … et sonne
STORY pour l’informer de son congé de maternité.
«Oui, j’ai compris … jusqu’à Pâques ou à la Trinité !»
«Je vais sans tarder faire un brin de toilette,
Je suis dans un état ! … lamentable pour une coquette.»
STORY n’attend pas la fin de son désuet baratin.
Elle retourne à ses occupations avec entrain.
Elle a fait appel à une nouvelle candidature
Afin de remplacer cette Dirlo «un poids sans mesure !»
…………
Chassez le naturel, il revient au galop  !
La hyène était trop sage ! RISETTE au grand galop,
Fugueuse de nature, s’est sentie délaissée,
Détrônée par une princesse au siège matelassé,
Et d’un futur Roi favori TNT au succès explosif.
Irritée, elle profita et sauta sur ce bon motif.
C’est au cours d’une de mes visites chez un célèbre nomade
Que je découvris, stupéfaite, sous cette mascarade,
RISETTE et un inconnu dégoulinant de marmelade.
Côté hyène, j’en oublie la RISETTE de mes parades.
La voir déjà en couple je trouve cela fort de café !
Je ne suis plus dans le monde enchanté des fées.
Non seulement elle était partie courir la gueuse
Mais elle me revenait déjà en veuve joyeuse.
Ce n’était pas possible de voir un tel changement …
Était-elle sous l’emprise de ce garnement ?
Aussitôt je pensais à PACHYCROCUTA ce vampire
Dont RISETTE avait rêvé lors d’une nuit de délire.
Prise de remords pour l’avoir abandonnée
Ne fussent que quelques jours et par ma faute condamnée.
Elle avait préféré la protection d’un globe-trotter !
Avouez qu’elle ne manque pas de toupet ni d’experts !
Cette hyène folâtre me revient avec un emplâtre
Non pas de fraise ni de framboise … de pâtre !.
Démunie, perdue, impuissante à ce revirement
Il me faut accepter la présence de ces deux amants ?
Tout est allé si vite, sans sexe-control prématuré
J’ai oublié que les hyènes à maturité peuvent s’aventurer,
Parcourir de longues distances pour chasser le guilledou.
RISETTE, il est révolu le temps des doudous.
Voici le temps des amours avec ce premier ROUDOUDOU.
Le temps de rire pour bâtir ton propre territoire …
Mais sans couronne tu n’auras pas la gloire
Et tu devras à d’autres autorités te soumettre …
«Pas de couronne certes mais j’ai le sceptre !
Je l’ai gagné au grand tournoi des sorcières
Assistée de ROUDOUDOU en cette dure guerre.
Il m’a fallu chasser une indécrotable rombière
Qui détenait mon sceptre dans sa tanière.
ROUDOUDOU vainqueur ensuite a eu sa part de Roi
De tissu pourpre sa cape fait foi.
Pour fêter cette victoire il m’a offert
Non pas une couronne mais un diadème de vaire.
Ensuite nous avons festoyé d’où nos gueules
Marquées de nos bombances loin d’être veules.
Je vais donc régner avec mon ROUDOUDOU
Qui a su me charmer avec ses yeux doux …»
L’habit ne fait pas le moine ! es-tu sûre RISETTE
Que ROUDOUDOU a bien des coucougnettes ?
Aussitôt RISETTE ordonne «Que l’on m’apporte une lorgnette ! …»

 
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8 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde
Francoise Cabanel Isasca

 

 

 

 

 

Les rabat-joies

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Forts de démolir le rêve
D’une réalité ils achèvent,
Tranchent d’un coup de glaive
Un bonheur, une joie, un rêve.

Ils n’ont de la joie aucun sortilège.
Ils vous envoient d’un tour de manège
Vers l’ennui de leur tristesse en fouillis
Et vous voilà soudain peu réjouis.

Ils se font un malin plaisir,
À vos propos auréolés d’avenir,
D’interrompre votre verve hypothétique,
Casse-noix de paroles hystériques.

Comme des chasseurs, leurs esprits mitraillent
Beaux projets, ingénieuses trouvailles.
Ils freinent et tuent, imbus de leur science,
Par amour, sans grande éloquence.

Trouble-fêtes en bonnet de nuit
À votre midi ils mutilent minuit.
Éteignoirs de vos lumières solaires
Sur d’agréables évènements ils déblatèrent.

Ils jouent avec ce penchant jaloux
Qui parfois dévore ces filous.
De fermer mon bec, foi de Leucomède
Je me réserve pour d’autres intermèdes.

 

7 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Photo : Toucan leucomède

Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

L’attirance

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L’attirance
Met en balance
Un cœur en vacances,
Un désir vers l’insouciance.

Des abysses qui s’ouvrent
D’un coup de foudre.
Du grain à moudre
Aux portes du Louvres.

Du mystère sur oreiller
D’espérances ensoleillées.
Un aveuglement ensommeillé
Pour des contes aux veillées.

Une négligence organisée
Sur des soupirs anisés.
Histoire de s’amuser
L’attirance s’est névrosée.

Délire en promotion
Pour d’amnésiques passions.
Hypothétique caution
Du destin en hybernation.

Prête à être dégustée
L’attirance va booster
Les richesses d’une Société
Attirée vers la nouveauté.

 

15 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Traversées

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Poussée par les ailes du vent
S’en sont allés au fil des courants
Mes espoirs, mes amours, mes soucis,
Feuilles mortes d’automnes roussis.

Escortée par des gestes de générosité
J’ai appris tout ce bonheur à revisiter
De déceptions, d’échecs, de larmes,
Qui tambourinent et me désarment.

Aimée sans trop savoir pourquoi
Puisque l’abandon de ces quiquandquoi
D’interludes, de festins, de sentiers,
Me laissent un maigre sentiment d’amitié.

Bercée par les remous des tempêtes,
Ma tête, ma misérable petite tête
S’enflamme, émotive petite allumette
Aussitôt éteinte d’étreintes malhonnêtes.

Poussée, escortée, aimée, bercée,
Je me laisse guider sereine
Sur ces aventureuses traversées.
La vie d’envies me draine …

 

25 Octobre 2018 – Jeannine Castel
photo  : Death valley – Californie

Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Quand le silence

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Quand le silence respire profondément
Après le tumulte, les bruits assourdissants …
Inquiet, le calme si apaisant ne dure pas
Chassé par la vie qui craint le trépas.

Quand le silence bourdonne à mes oreilles
Du bruit il fait la sourde oreille.
Casqué à d’autres musiques il s’isole
Loin des démences bruyantes qui l’affolent.

Quand je ne retrouve plus son visage romantique
Fatiguée par la présence d’assoiffées tiques,
Noyée par la houle d’une foule infernale
La tempête m’emporte dans le fracas de ses râles.

Quand le silence m’enferme avec des mots
Des mots qui crissent sous leurs échos,
Le silence est rompu, attiré par le vide
D’une page qui se mourrait d’un mutisme morbide.

Quand le silence ne badine plus avec le vacarme,
Les battements de mon coeur ne baissent pas les armes.
Saturée de cet irrespectueux, envahissant tintamarre,
Détachée de tout, comme lui, je largue mes amarres.

Quand le silence respire profondément …
Loin des distractions du monde environnant
Le ciel m’aspire dans son immensité
Plus rien n’existe en cette céleste volupté.

7 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Errances

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Mon âme aventureuse
De ma misère
S’approprie comme une voleuse
Les quatre coins de la terre.

Tantôt sur des déserts
Volant dans les airs
Ou sur l’immensité des mers,
Mon âme est un globe-trotter.

Jamais rassasiée de mots,
Elle va par monts et par vaux
Au trop et au galop
Sur des rires et des sanglots.

Parfois mon âme se pose
Sur des nuages roses, moroses…
D’overdoses se nécrose
Sur des pétales de roses.

Fidèle ou infidèle, mon âme
De vos âmes s’enflamment.
Enrichie ou appauvrie elle déclame
Un amalgame de programmes.

Mon âme solitaire, à l’abandon,
Avec son seul ami, son crayon,
Parfois de nausées de dégoût
Vomirait sur de vampires atouts.

Mon âme désargentée
D’une fin de vie patentée
Ne peut que parlementer
Avec le rêve d’une âme hantée.

 

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12 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

RISETTE, poète ?

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RISETTE rêve à ces hautes herbes blondes.
Nostalgique, elle revoit son ancien monde
Qui l’entourait depuis le jour de sa naissance.
Elle regrette amèrement ses désobéissances …
Mais le vent, d’une amicale caresse la rassure …
De studieuses études sont aussi une aventure 
Qu’une reine doit accomplir pour son règne,
Sans s’apitoyer sur son sort qui saigne.
Cajoleur, il chatouille de plumes complices
Le museau de cette inconsolable actrice
Qui trouve ce pensionnat austère à son goût
Et provoque à chaque oeillade une envie de dégoût.
D’un doux oreiller elle voudrait dans ce cachot …
Punie pour avoir chapardé de succulents chiens-chauds
Destinés aux membres bienfaiteurs de la pension  » Les Hyénides « 
Invités pour accueillir les nouveaux pensionnaires intrépides.
Grâce à ses plumes, les hyènes si souvent détestées
Avec RISETTE ont remplumé un royaume dévasté.
En guise d’agent correcteur ni bâton, ni raclée, ni martinet
Mais des plumes pour changer des coeurs contaminés.
RISETTE attend du ciel une aide providentielle.
L’oiseau sur la branche par ses deux plumes d’ailes
Réveille son instinct de chasseresse en déprime
Vite découragée quand elle perd ses rimes.
Attentive elle guette le moindre petit bruit
Qui fera craquer ses quenottes de poétiques cris
Car demain RISETTE devra d’un poème
Face à tous prouver qu’elle les aime …

Est-ce le ciel qui se mire
Dans le bleu de ses yeux qu’on admire ? …

 

15 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Chaud, chocolat …

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Sculpté par la Nature
En ce désert d’Arizona,
Le pirate Mésaventure
Avait un perroquet Nona.
Ils avaient fait naufrage,
Seuls rescapés de l’orage.
Avec son perroquet en gage,
Pour quelques bavardages,
Déshydratés par le soleil,
Momifiés d’un éternel sommeil,
Sous forme d’une pâte feuilletée
Ils ont expiré dans cette promiscuité.
Leur rêve américain clandestin
Les a figés sur ce petit lopin
Brûlé par tant de canicules
Au terrain jonché de mandibules.
Ce conquistador espagnol inconnu
A trouvé ici la mort, hostile bienvenue.
Vestige archéologique de mémoire,
Avec son perroquet, de son histoire,
Il raconte au visiteur attentif
Sa gloire échouée sur des récifs.
Phoenix qui renaît de ses cendres,
Dans la tourmente de cette rocheuse antre,
Sur l’épaule de son fidèle capitaine,
Nona se dit qu’ils ont pas eu de veine.
Un bout du mât et de la proue agonisent,
Chapeautent Vermillon Cliffs cette insoumise
Aux falaises érodées, argileuses,
Dominent les canyons aux pentes vertigineuses.
Nona dans un silence réputé par la mort
Contemple pygargues, faucons et condors.
Explorateurs de circonstances leur destin
S’est immortalisé sur ce délicieux festin
Où un coyote, gourmand sans aucun doute,
Avec un hibou ont jalonné leur route.
Ces joyeux lurons invisibles aux touristes
S’amusent de les voir chercher des trésors sur ces pistes …

 

21 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Appel de fonds

à Philippe Frey pour cette belle photo parmi tant d’autres …

 

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C’est l’heure où la prairie
Peut retrouver, entendre ses cris,
Où l’âme peut croire encore
À de nouvelles et belles aurores.

Dans la pénombre du passé
Deux vautours, vestiges cadenassés,
Jusqu’à la prochaine proie,
Trônent sur un arbre calciné par la foi.

C’est l’heure du lever et du coucher,
Les dernières et premières bouchées
Servies, gagnées sur l’étal de bouchers.
La vie à l’état sauvage et ses débouchés.

Une image d’un monde ancien
Ou le paradis d’un monde terrien
L’un et l’autre, après les choux plantés,
Sans un radis en poche ont désertés.

Buffles et zèbres broutent tranquillement
Cette résurrection d’un nouveau firmament
Q’un soleil réchauffe de ses feux ardents
Enfin débarrassé de ces cruelles dents.

Qu’à mon heure dernière, accompagnée,
Je puisse en beauté finir de saigner
Sur tant d’outrages faites à la terre
Qui m’a aimée comme aime une mère.

Est-il possible qu’un Dieu miséricordieux
Puisse pardonner à tous ses bons dieux ?
Que mon âme dégagée de tous leurs sortilèges
Feront avec eux quelques tours de manège ?

Combien de temps, combien de jours
Pour apprendre et connaître l’amour ?
S’il faut être mort pour voir ses atours
Sans huile de palme embaumez mes feux jours !

Pleurer sur un tel monde qui se détruit,
Dans la boue et la merde de mes ennuis,
Qu’emporterai-je dans mon éternelle nuit ?
Mon lobe temporal droit malaxe cette pâte de fruits …

 

7 Juillet 2018 – Jeannine Castel
photo : Les poèmes de Chatnine
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

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