Archive pour la catégorie 'Photographe Philippe FREY'

L’attirance

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L’attirance
Met en balance
Un cœur en vacances,
Un désir vers l’insouciance.

Des abysses qui s’ouvrent
D’un coup de foudre.
Du grain à moudre
Aux portes du Louvres.

Du mystère sur oreiller
D’espérances ensoleillées.
Un aveuglement ensommeillé
Pour des contes aux veillées.

Une négligence organisée
Sur des soupirs anisés.
Histoire de s’amuser
L’attirance s’est névrosée.

Délire en promotion
Pour d’amnésiques passions.
Hypothétique caution
Du destin en hybernation.

Prête à être dégustée
L’attirance va booster
Les richesses d’une Société
Attirée vers la nouveauté.

 

15 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Traversées

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Poussée par les ailes du vent
S’en sont allés au fil des courants
Mes espoirs, mes amours, mes soucis,
Feuilles mortes d’automnes roussis.

Escortée par des gestes de générosité
J’ai appris tout ce bonheur à revisiter
De déceptions, d’échecs, de larmes,
Qui tambourinent et me désarment.

Aimée sans trop savoir pourquoi
Puisque l’abandon de ces quiquandquoi
D’interludes, de festins, de sentiers,
Me laissent un maigre sentiment d’amitié.

Bercée par les remous des tempêtes,
Ma tête, ma misérable petite tête
S’enflamme, émotive petite allumette
Aussitôt éteinte d’étreintes malhonnêtes.

Poussée, escortée, aimée, bercée,
Je me laisse guider sereine
Sur ces aventureuses traversées.
La vie d’envies me draine …

 

25 Octobre 2018 – Jeannine Castel
photo  : Death valley – Californie

Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Quand le silence

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Quand le silence respire profondément
Après le tumulte, les bruits assourdissants …
Inquiet, le calme si apaisant ne dure pas
Chassé par la vie qui craint le trépas.

Quand le silence bourdonne à mes oreilles
Du bruit il fait la sourde oreille.
Casqué à d’autres musiques il s’isole
Loin des démences bruyantes qui l’affolent.

Quand je ne retrouve plus son visage romantique
Fatiguée par la présence d’assoiffées tiques,
Noyée par la houle d’une foule infernale
La tempête m’emporte dans le fracas de ses râles.

Quand le silence m’enferme avec des mots
Des mots qui crissent sous leurs échos,
Le silence est rompu, attiré par le vide
D’une page qui se mourrait d’un mutisme morbide.

Quand le silence ne badine plus avec le vacarme,
Les battements de mon coeur ne baissent pas les armes.
Saturée de cet irrespectueux, envahissant tintamarre,
Détachée de tout, comme lui, je largue mes amarres.

Quand le silence respire profondément …
Loin des distractions du monde environnant
Le ciel m’aspire dans son immensité
Plus rien n’existe en cette céleste volupté.

7 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Errances

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Mon âme aventureuse
De ma misère
S’approprie comme une voleuse
Les quatre coins de la terre.

Tantôt sur des déserts
Volant dans les airs
Ou sur l’immensité des mers,
Mon âme est un globe-trotter.

Jamais rassasiée de mots,
Elle va par monts et par vaux
Au trop et au galop
Sur des rires et des sanglots.

Parfois mon âme se pose
Sur des nuages roses, moroses…
D’overdoses se nécrose
Sur des pétales de roses.

Fidèle ou infidèle, mon âme
De vos âmes s’enflamment.
Enrichie ou appauvrie elle déclame
Un amalgame de programmes.

Mon âme solitaire, à l’abandon,
Avec son seul ami, son crayon,
Parfois de nausées de dégoût
Vomirait sur de vampires atouts.

Mon âme désargentée
D’une fin de vie patentée
Ne peut que parlementer
Avec le rêve d’une âme hantée.

 

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12 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

RISETTE, poète ?

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RISETTE rêve à ces hautes herbes blondes.
Nostalgique, elle revoit son ancien monde
Qui l’entourait depuis le jour de sa naissance.
Elle regrette amèrement ses désobéissances …
Mais le vent, d’une amicale caresse la rassure …
De studieuses études sont aussi une aventure 
Qu’une reine doit accomplir pour son règne,
Sans s’apitoyer sur son sort qui saigne.
Cajoleur, il chatouille de plumes complices
Le museau de cette inconsolable actrice
Qui trouve ce pensionnat austère à son goût
Et provoque à chaque oeillade une envie de dégoût.
D’un doux oreiller elle voudrait dans ce cachot …
Punie pour avoir chapardé de succulents chiens-chauds
Destinés aux membres bienfaiteurs de la pension  » Les Hyénides « 
Invités pour accueillir les nouveaux pensionnaires intrépides.
Grâce à ses plumes, les hyènes si souvent détestées
Avec RISETTE ont remplumé un royaume dévasté.
En guise d’agent correcteur ni bâton, ni raclée, ni martinet
Mais des plumes pour changer des coeurs contaminés.
RISETTE attend du ciel une aide providentielle.
L’oiseau sur la branche par ses deux plumes d’ailes
Réveille son instinct de chasseresse en déprime
Vite découragée quand elle perd ses rimes.
Attentive elle guette le moindre petit bruit
Qui fera craquer ses quenottes de poétiques cris
Car demain RISETTE devra d’un poème
Face à tous prouver qu’elle les aime …

Est-ce le ciel qui se mire
Dans le bleu de ses yeux qu’on admire ? …

 

15 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Chaud, chocolat …

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Sculpté par la Nature
En ce désert d’Arizona,
Le pirate Mésaventure
Avait un perroquet Nona.
Ils avaient fait naufrage,
Seuls rescapés de l’orage.
Avec son perroquet en gage,
Pour quelques bavardages,
Déshydratés par le soleil,
Momifiés d’un éternel sommeil,
Sous forme d’une pâte feuilletée
Ils ont expiré dans cette promiscuité.
Leur rêve américain clandestin
Les a figés sur ce petit lopin
Brûlé par tant de canicules
Au terrain jonché de mandibules.
Ce conquistador espagnol inconnu
A trouvé ici la mort, hostile bienvenue.
Vestige archéologique de mémoire,
Avec son perroquet, de son histoire,
Il raconte au visiteur attentif
Sa gloire échouée sur des récifs.
Phoenix qui renaît de ses cendres,
Dans la tourmente de cette rocheuse antre,
Sur l’épaule de son fidèle capitaine,
Nona se dit qu’ils ont pas eu de veine.
Un bout du mât et de la proue agonisent,
Chapeautent Vermillon Cliffs cette insoumise
Aux falaises érodées, argileuses,
Dominent les canyons aux pentes vertigineuses.
Nona dans un silence réputé par la mort
Contemple pygargues, faucons et condors.
Explorateurs de circonstances leur destin
S’est immortalisé sur ce délicieux festin
Où un coyote, gourmand sans aucun doute,
Avec un hibou ont jalonné leur route.
Ces joyeux lurons invisibles aux touristes
S’amusent de les voir chercher des trésors sur ces pistes …

 

21 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Appel de fonds

à Philippe Frey pour cette belle photo parmi tant d’autres …

 

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C’est l’heure où la prairie
Peut retrouver, entendre ses cris,
Où l’âme peut croire encore
À de nouvelles et belles aurores.

Dans la pénombre du passé
Deux vautours, vestiges cadenassés,
Jusqu’à la prochaine proie,
Trônent sur un arbre calciné par la foi.

C’est l’heure du lever et du coucher,
Les dernières et premières bouchées
Servies, gagnées sur l’étal de bouchers.
La vie à l’état sauvage et ses débouchés.

Une image d’un monde ancien
Ou le paradis d’un monde terrien
L’un et l’autre, après les choux plantés,
Sans un radis en poche ont désertés.

Buffles et zèbres broutent tranquillement
Cette résurrection d’un nouveau firmament
Q’un soleil réchauffe de ses feux ardents
Enfin débarrassé de ces cruelles dents.

Qu’à mon heure dernière, accompagnée,
Je puisse en beauté finir de saigner
Sur tant d’outrages faites à la terre
Qui m’a aimée comme aime une mère.

Est-il possible qu’un Dieu miséricordieux
Puisse pardonner à tous ses bons dieux ?
Que mon âme dégagée de tous leurs sortilèges
Feront avec eux quelques tours de manège ?

Combien de temps, combien de jours
Pour apprendre et connaître l’amour ?
S’il faut être mort pour voir ses atours
Sans huile de palme embaumez mes feux jours !

Pleurer sur un tel monde qui se détruit,
Dans la boue et la merde de mes ennuis,
Qu’emporterai-je dans mon éternelle nuit ?
Mon lobe temporal droit malaxe cette pâte de fruits …

 

7 Juillet 2018 – Jeannine Castel
photo : Les poèmes de Chatnine
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

Envolée vers l’imaginaire

La métaphysique rationnelle enseigne que l’homme devient comme les choses en les comprenant ; la métaphysique imaginative montre que l’homme devient comme les choses en ne les comprenant pas, car lorsqu’il ne les comprend pas, il se transforme en elles …

VICO, New Science

 

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Ses ailes irisées de nacre
C’est un rollier et non un sacre
Qui ce soir éclaire ma nuit.
Deux anges pour un seul aujourd’hui.

La transparence de ses ailes,
Seule envolée pour demoiselle,
D’un abat-jour de plumes éteint
Ne facilite pas ce soir le quatrin.

Il laisse espérer une lumière.
Cet oiseau libre sans volière
De sa présence m’est fidèle.
Ses ailes sont de plus en plus belles.

J’écoute son doux murmure
Dans un coquillage qui transfigure
Une résurrection d’un vol de nuit
À mon corps noir qui toujours fuit.

La nuit, ma compagne bien-aimée,
Avec cet ange m’a accompagnée
Vers cette imaginaire obscurité
Où l’on y trouve l’éternité.

Il est tard ou trop tôt
Mon ange, mon bel oiseau,
La beauté de ta psyché métamorphosée
Quitte son corps nécrosé.

Vers l’underworld tu t’envoles,
Loin de cet enfer de nécropoles,
Pour cet univers des ombres
Qui nous accueille sans encombre.

 

14 Juin  2018 – Jeannine Castel
photo : Les poèmes de Chatnine
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook 

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Chipouette

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Bonjour, Chipouette !
Tes papillottes de rubans fins
Ont ficelé tes fines couettes
Par de roses petits lutins
Aux tresses fleuries et sages.
Le rouge de ton corsage
Reflète sur ton visage
La candeur de ton jeune âge.

Bonjour, jolie fillette
Aux boucles d’or, coquette.
Finement parée, ta tête
D’un bouquet de printemps
A mis mon coeur en fête,
D’une vive envie en tête
De te dire, bonjour Chipouette !

Ta petite bouche en coeur,
Tes yeux en forme d’amande,
Tes pommettes de bisous rieurs
Que je dépose, gourmande,
Sur ton petit air sérieux
En ce bon jour radieux !
Bonjour, Chipouette !

 

7 Juin 2018 – Jeannine Castel
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

NAMIB

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Sur cette houle sableuse
Mon âme s’évade, aventureuse,
Se perd sur ces dunes sinueuses
Sans la moindre nébuleuse.
Cratères d’un désert aride,
Erg du Namib sans rides.
Juste quelques froissures assoiffées,
D’un livre autrefois feuilleté par les fées.
Des dunes mobiles, vagabondes,
Où l’aventure, parfois le monde,
Troublent les crêtes de leurs ondes,
De leurs solitudes fécondes.
Espace dunaire de mes inspirations
Dénudé d’une rare végétation.
Cette mer de sable ondulée, chaude,
Où la mort en cette fournaise rode,
Masquée par des brouillards fréquents
Incités par des courants marins délinquants.
Oueds, rivières asséchées, dunes mythiques,
Splendeur de ces côtes désertiques
Au sable rouge d’horizons infinis
D’une impossible vie en ces lieux bénis.
Désert et courants froids du bout du monde,
D’une Afrique secrète où la vie abonde
Dans un désert riche par son vide sidéral
Hanté d’un immense mirage colossal
Qui m’entraîne dans son vertigineux songe,
M’attire, telle une insatiable éponge,
Vers ces dunes où je pourrais enfouir
Ces années dont je n’ai pu jouir
Du bonheur d’un paradis perdu,
Ici retrouvé, d’amours éperdus.

 

7 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photos :  Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

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