Archive pour la catégorie 'Photographe Philippe FREY'

Le trophée

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Depuis tout ce temps, il s’avère après enquête,
Par les espionnes de la Cour de RISETTE,
Que les charniers funestes des « Mandibules »,
Sous la Direction de ROYALE, crédule,
N’incombent pas à sa malveillance.
Incarcérée, libérée après ses confidences,
On conclut à une affaire d’un génocide bestial.
Tenu au secret jusqu’à la page d’un journal
Qui publia la photo, la Une de ce jour,
Et donna des frissons à toutes les Cours.
Seule STORY avait trouvé louche
L’extinction collective de toutes ces petites bouches.
Elle diligenta un détective des Nomades du monde
Venu du Botswana, un chasseur de tête.
Il vint, incognito, pour ne pas troubler les Risettes,
Pista une tueuse en série qui sévissait
Depuis des mois et de ses crocs assassinaient
Les risettes en bas âge des institutions
Faisant un carton plein à chaque intervention.
Donnant du fil à retordre à ses poursuivants,
Toujours camouflés derrière des paravents
Pour ne pas mettre la puce à l’oreille
À cette perverse, une sanguinaire sans pareille.
STORY, libre de toute attache d’ailleurs,
Aida dans cette course aux gendrames et aux voleurs,
Ce célèbre, superbe et fin limier ERYF
Qui joua sans trembler le rôle du shérif.
Et comme au temps de la guillotine,
Sans la moindre lame ni tir de carabine,
Il exhiba à la grande stupéfaction
Son trophée comparée parfois à une tête de lion.
On pouvait voir encore le sourire narquois
De cette lionne se moquant jusqu’au bout des lois.
Dans les moindres recoins au-delà des frontières
On commenta en chuchotant cette grande première
Par peur que ressuscite ce monstre des clairières.
On s’assura qu’il ne resta plus aucune trace
De cette dévoreuse d’enfants à part sa tignasse
Que l’on offrit à ERYF pour le dédommager
De les avoir sauver et libérer d’un grand danger.
Il reste cette photo d’ERYF baladant son trophée
Non répertorié dans les contes de fées.
STORY durant toutes les péripéties avec ce justicier
Depuis a disparu … mais qui va s’en soucier ? …

 

10 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

Un élan de tendresse

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«Mettons nous à l’abri !»
Une mère en silence prie
Afin que ce vilain rôdeur
Épargne ses deux jolis cœurs.

Surpris par un violent orage,
Ses deux petits en bas âge,
Elle a juste eu le temps
De trouver ce toit inquiétant.

Du coin de l’œil elle guette
Car peu sûre est cette cachette.
Elle craint d’indigestes tripettes
Pour ces adorables petites têtes.

À cette intrusion encore floue
De craquements et de remous
Intrigués par cette menace
Courageux ils font face.

«Maman, nous avons peur !
Cet orage de malheur
Dans votre affolement
Nous donne du tourment.»

Ils n’ont pas vu l’énorme serpent
Qui se moque du mauvais temps
Et se régale d’avance
D’enlacer cette chance.

«Mes agneaux, vite fuyons !»
D’un frénétique tourbillon
Les suricates disparaissent
Emportés par un élan de tendresse.

 

28 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vive Mardi-Gras !

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Samba, samba,
Branlebas !
Bouquet floral
Pour Carnaval !

Olé ! Olé !
Pour ce défilé
Dans un flamenco
Africano. 

Vive Mardi-Gras
Et ses falbalas !
De passion et de lumière
Mes jupons s’aèrent.

D’ocre rouge et de poussière
Pour pigmenter j’espère
Pouvoir mettre en liesse
Le public dans leur forteresse.

Dansons la carioca
Oublions les tracas
Admirez mes claquettes
COOL ! C’est la fête !

Samba, samba !
C’est la fiesta !
De folie douce
Me voilà rousse ! 

 

2 Mars 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Au creux des dunes

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Fuir, fuir,
Sans cesse
Enfouir
La détresse
D’un présent
Impatient
Souvent absent
Du conscient.

Partir, partir,
Sans reposer tête
Vers l’avenir …
D’un tête à tête
Toujours en quête
De fêtes et de défaites.
Aux retours indigestes
Fuir la peste.

Courir, courir,
Vers l’inéductable.
S’ensevelir, s’ensevelir
Dans un désert de sable.
Fouler, s’enfoncer
Dans ce brasier poussiéreux
Qui s’égraine, défoncé
Par la course des gueux.

Fuir, fuir,
Le temps s’en amuse.
Partir, partir,
Vers de nouvelles muses.
Courir, courir,
Vers la lumière diffuse
Et s’évanouir
Sous la voute confuse.

 

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11 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

Vive 2019 !

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Comprenne qui pourra !

Vive 2019 !
Un an teuf-teuf
Pour mon panier neuf.
De gober l’œuf
À part ce neuf
D’un ancien bœuf
Et de sa meuf …
D’un sou neuf
Je fêterai 2019
Avec Risette
Et les cacahuètes
Et conter fleurette
Aux quelques miettes
Sauvées de la disette.

2019 la corde au cou
Un pantin en courroux
Étouffé suffoque
D’une épidémie d’époques
De folies permanentes
De descentes insultantes.
2019, un vrai merdier !
M’annonce un guépier bombardier.
Tensions et déprimes
La France on réanime.
Gonflée à bloc elle repart
Sous les insultes et les pétards.
Il y aura toujours un coin de ciel bleu
Dans mon castle aux volets bleus.

Vive 2019 ! Haut les cœurs !
Écoutons d’un air moqueur
La romance de ces élucubrations
De mystérieuses vibrations.
En un jour tout bascule
Pour de nouvelles tentacules
Hercule et ses travaux
Est ce chômeur nouveau.
Go, Go ! pour 2019
12 pour le Pont neuf
3 pour la trinité
Passe, impair et manque revisité.

 

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31 Décembre 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

 

Vagues et dunes

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Des vagues de sable
Assoiffées d’eau.
Splendeur admirable
D’un squelette d’os.

Houle céleste
D’un bonheur perdu
Dont il ne reste
Que cris éperdus.
Lames couchées
Sous des rayons d’or,
Avides bouchées
D’un tel trésor.

Désert distant
De copeaux effrités
Dont le sable gourmand
A hérité.

Sable du désert
De silencieux concerts
Aux dunes en transfert
Fuyant Lucifer.

Des vagues de sable
Si peu charitables
D’un désert friable,
Mouvant, considérable,
Qui revêt l’Eternité
D’invités déshérités
Aux solitudes sableuses
Pour âmes voyageuses.

Vagues et dunes
De mes clairs de lune
Sur ces vagues de sable
Incommensurables.

 

6 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Photo : désert du Nabib

Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Manif …

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«Quoi ?! Chez vous il y a les gilets jaunes …
Ici on bloque les pistes avec nous,les lionnes.
Chacun, à sa façon, a droit de manifeste.
Comme vous pouvez le voir sur cette sieste.
Pas de crinière à l’horizon pour nous soutenir !
Invoquer sœur Anne… on ne voit rien venir !
À part ces tam-tams à roulettes habituels
Qui sont un peu nos fidèles arcs-en-ciel.
Nous défendons nos mâles en voie d’extinction.
Des chasses rituelles, nous demandons protection,
Itou contre le braconnage, la taxe d’abattage,
La diminution de nos terres sauvages.
Nous réclamons une révision de leur diversité génétique
Pour améliorer leur santé en l’état dramatique.
Nos lions sont devenus une espèce vulnérable,
Maltraités,pourchassés par des âmes peu charitables.
Les hommes et leurs conflits sont leurs prédateurs.
Il est temps d’un vrai dialogue … stop à vos moteurs !
Où est-il ce temps des lions à tête humaine ?
Mihos, fils de Bastet à tête de lion sereine?
Des Saints sauvés par des lions dans les arènes ?
La jungle humaine les a jetés aux lions …
« Qui n’a point d’armes, porte un lion »
Par pitié, sauvez, sauvez nos pigmalions.
Vous voir sourire sur nos insolites roupillons …
Nous désole comme ce monde de couillons.»

 

13 Décembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

L’arbre aux guépards

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Sur mon tronc d’écorce craquelée,
Malgré mon vieux corps mutilé,
Trois guépardeaux hardis, endiablés,
S’agrippent à mes noeuds troublés.
Troublés par ces trois diablotins
Qui montent, descendent avec entrain,
Jugeant ce perchoir dénudé extravagant
Aux moignons dépourvus de gants.
L’un d’eux me serre très fort …
Au creux de mon épaule il s’endort.
Il s’endort après avoir essayé de déloger
Ma locataire, une belle chouette outragée
Par le culot de ces trois garnements
Qui squattent tous les logements.
Quand leur mère s’en va à la chasse
Je suis leur nounou, leur grande échasse.
Ils s’accrochent à mes parois abruptes 
Pour se protéger des prédateurs, ces brutes.
Tantôt alpinistes, tantôt équilibristes, 
Je suis leur tour de vigie des pistes ! 
J’ai abrité tant de fauves et d’oiseaux !
J’ai eu même un croco tué dans les eaux,
Hissé à mon mât de cocagne !…
Comme on dit : que le meilleur gagne !
Ravi dans mon dépouillement ultime
De servir à ces acrobates attirés par mes cîmes.
De leurs petites pattes ils me chatouillent … 
Il y a bien quelques coups de griffes sur ma bouille…
Que dire ? Ai-je droit au chapitre en ces lieux 
Face à tous ces squatteurs, grimpeurs malicieux
Qui ont fait de moi une auberge espagnole ?
Après leurs premiers pas ces adorables petits drôles
Me tiennent compagnie, le temps d’un souffle,
D’une étreinte … mais point ne les camoufle …
Mon feuillage s’est envolé avec les bourrasques,
Les décennies qui ont vécu diverses frasques.
Aujourd’hui me vient un regain de vitalité
Grâce à ces trois lascards et leur frivolités.
Si heureux de pouvoir sauvegarder leur liberté,
De les protéger le temps de leur puberté.
Quant à moi la foudre, peut-être un jour,
Viendra à son tour me conter ses amours.

 

28 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

 

 

 

 

 

 

 

 

Les casse-pieds

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Ils ne savent comment,
Ne comprennent pas pouquoi,
De mauvais moments
Ils sont les quiquempois.

Invités surprises,
De leçons apprises
Ils frisent et défrisent
Notre patience en bises.

Narrateurs ambulants,
Vent en poupe;
Ils viennent, postulants,
Troubler notre soupe.

De foudre d’escampette
Ils portent l’étiquette
De casse à toutes les quêtes
Des bonbons à la noisette.

On a beau les éviter
Ils tombent toujours à pic
Quand leur vient la nécessité
De raser un porc épic.

Amourachés d’une sellette,
Ils tètent et répètent,
Accumulés dans notre tête,
Les ossements de leur squelette.

Ces casse-pieds
Qui nous font tant scier
Du bois pour un monde châtié
Aux veines épuisées de sons viciés.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

 

RISETTE et ROUDOUDOU

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«RIKAÏ toujours occupée par sa petite personne
Ne va pas tarder à mettre bas … et sonne
STORY pour l’informer de son congé de maternité.
«Oui, j’ai compris … jusqu’à Pâques ou à la Trinité !»
«Je vais sans tarder faire un brin de toilette,
Je suis dans un état ! … lamentable pour une coquette.»
STORY n’attend pas la fin de son désuet baratin.
Elle retourne à ses occupations avec entrain.
Elle a fait appel à une nouvelle candidature
Afin de remplacer cette Dirlo «un poids sans mesure !»
…………
Chassez le naturel, il revient au galop  !
La hyène était trop sage ! RISETTE au grand galop,
Fugueuse de nature, s’est sentie délaissée,
Détrônée par une princesse au siège matelassé,
Et d’un futur Roi favori TNT au succès explosif.
Irritée, elle profita et sauta sur ce bon motif.
C’est au cours d’une de mes visites chez un célèbre nomade
Que je découvris, stupéfaite, sous cette mascarade,
RISETTE et un inconnu dégoulinant de marmelade.
Côté hyène, j’en oublie la RISETTE de mes parades.
La voir déjà en couple je trouve cela fort de café !
Je ne suis plus dans le monde enchanté des fées.
Non seulement elle était partie courir la gueuse
Mais elle me revenait déjà en veuve joyeuse.
Ce n’était pas possible de voir un tel changement …
Était-elle sous l’emprise de ce garnement ?
Aussitôt je pensais à PACHYCROCUTA ce vampire
Dont RISETTE avait rêvé lors d’une nuit de délire.
Prise de remords pour l’avoir abandonnée
Ne fussent que quelques jours et par ma faute condamnée.
Elle avait préféré la protection d’un globe-trotter !
Avouez qu’elle ne manque pas de toupet ni d’experts !
Cette hyène folâtre me revient avec un emplâtre
Non pas de fraise ni de framboise … de pâtre !.
Démunie, perdue, impuissante à ce revirement
Il me faut accepter la présence de ces deux amants ?
Tout est allé si vite, sans sexe-control prématuré
J’ai oublié que les hyènes à maturité peuvent s’aventurer,
Parcourir de longues distances pour chasser le guilledou.
RISETTE, il est révolu le temps des doudous.
Voici le temps des amours avec ce premier ROUDOUDOU.
Le temps de rire pour bâtir ton propre territoire …
Mais sans couronne tu n’auras pas la gloire
Et tu devras à d’autres autorités te soumettre …
«Pas de couronne certes mais j’ai le sceptre !
Je l’ai gagné au grand tournoi des sorcières
Assistée de ROUDOUDOU en cette dure guerre.
Il m’a fallu chasser une indécrotable rombière
Qui détenait mon sceptre dans sa tanière.
ROUDOUDOU vainqueur ensuite a eu sa part de Roi
De tissu pourpre sa cape fait foi.
Pour fêter cette victoire il m’a offert
Non pas une couronne mais un diadème de vaire.
Ensuite nous avons festoyé d’où nos gueules
Marquées de nos bombances loin d’être veules.
Je vais donc régner avec mon ROUDOUDOU
Qui a su me charmer avec ses yeux doux …»
L’habit ne fait pas le moine ! es-tu sûre RISETTE
Que ROUDOUDOU a bien des coucougnettes ?
Aussitôt RISETTE ordonne «Que l’on m’apporte une lorgnette ! …»

 
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8 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde
Francoise Cabanel Isasca

 

 

 

 

 

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