Archive pour la catégorie 'Photographe Philippe Cabanel'

PACHYCROCUTA BREVIROSTRIS

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Il est pas loin de midi, RISETTE, dort toujours …
Quand un rire sardonique résonne jusque dans la cour.
Mais à cette heure là, aux Hyénides, il n’y a pas grand monde…
C’est l’heure de la chasse, des plaisirs de l’onde.
Tout le corps enseignant est parti en week-end !
Seule la cuisinière se débat avec des dindes.
Les chasses de nuit sont interdites. En conséquence
Il faut que ces jeunes, ce soir, se remplissent la panse.
RISETTE d’un sommeil très agité se tortille …
La descente de lit, sous elle, s’est mise en vrille.
Transformée par un sorcier en amulette, RISETTE
Est poursuivie par des mangoustes et des civettes.
Elles veulent s’emparer au lasso de ce gri-gri
À l’aide de leurs longues queues rayées de gris.
Au même instant, une mangouste venue de l’Oligocène
Vient à son secours avec ses ancêtres les hyènes.
Mais le sorcier, chevauchant Plioviverrops, sauvagement,
S’empare des pouvoirs magiques du précieux ornement,
La met dans un sachet en poil arraché à Ratapoil, choqué.
Soumise à la volonté du sorcier RISETTE se voit disséquée
Dans un énorme chaudron magique tout en ébullition,
Tandis que des mains hideuses tournent ce bruyant bouillon.
Un aveugle, heureusement, avait suivi à la trace
Ce sorcier monstrueux transformé en bloc de glace,
Car seule la nuit lui accordait les magiques pouvoirs.
C’est à sa truffe, à présent, en tâtonnant, plongé dans le noir
Que ce non-voyant s’en prend. Ne dit-on pas que le museau des hyènes
Guérit la cécité, vous redonne une vue neuve et sereine.
Les pouvoirs de ce joyau le conduiront sur le bon chemin …
Le chemin de la Sagesse et de la connaisssance du divin.
Mais dans sa précipitation l’amulette tombe du sachet …
À la mort, dans ce rendez-vous magique, RISETTE est arrachée !
Soudain, d’une brutale éruption volcanique de l’inférieur Miocène
Des mâchoires armées pour animaux douillets de féroces hyènes
Ne peuvent croquer l’amulette trop dure pour leurs dents.
S’installe un court instant suspendu dans un silence de repentants.
Elles font appel à Adorocuta Eximia elle seule capable de broyer
Les os les plus indigestes mis à part les poils souillés.
Surgit à ce moment du Pléistocène moyen, tel un vampire,
PACHYCROCUTA BREVIROSTRIS dans une huée de fous rires.
RISETTE à cette apparition amplifie ses plaintes et grognements
Jusqu’à ce cri délirant entendu qui la réveille brutalement.
RISETTE est soulagée d’avoir échappé à cette langue gourmande !
Ni une, ni deux, elle l’aurait croquée comme une délicieuse amande !
RISETTE se lève, pressée de retrouver KILA pour lui raconter
Ce rêve étrange venu d’insondables obscurités avares de bontés.
Un rêve fantasque comme des histoires à dormir de bout
Cachées dans la poche gulaire des majestueux marabouts.
Cet oiseau n’aime-t-il pas planer sans de ses ailes battre ?
Emporter avec lui les rêves des jeunes hyènes folâtres ? …

 

23 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Cabanel sur Facebook

 

 

 

Promenade en famille

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C’est jour de fête aujourd’hui
Pouic et sa soeur Sophie
Ont retrouvé leur jeune cousine
Li Lou cette adorable benjamine
Haute de quelques pouces.
Dans les futaies de la brousse,
Accompagnés de leurs mères
Dans cette verdoyante zone forestière,
Ils sont venus en promenade
Découvrir ce coin, sans bousculade.
Déçue de ne point y trouver de piscine
Ni la moindre petite bassine
Li Lou, à la traîne, boude, s’ennuie …
« Ces cousin-cousine sont d’un ennui !
Ils ne pensent qu’à s’empiffrer …
Si au moins j’étais au frais …
Même Pouic me délaisse pour elle …
Quelle sortie ! Zazou verra-t-elle
Si je me cache histoire de les embêter ?
Hihi ! je vais gâcher leur goûter ! …»
« 2,4,6, … tiens il en manque une ? »
Zazou s’affole … sans réponse aucune,
Elle cherche partout dans les broussailles
Sa Li Lou si chère et si canaille.
Pouic s’enfonce dans les ronces …
« Toujours pas la plus petite réponse …
Pourtant elle était là derrière nous …
Certes peu enjouée, faisant la moue …
Encore un mauvais tour de Li Lou … »
« Même pas en rêve je la loue ! » dit la tante.
Vexée par ce commentaire Zazou est mécontente.
La promenade vire à la tourmente …
Quand Zazou voit apparaitre là-bas,
Li Lou en compagnie de son papa
Qui avait entendu les appels des mamas.
« Au moins avec lui elle marche au pas … »
« Bien fait pour elles … » marmonne Li Lou
« Moi je voulais jouer au loup. »
Personne ne pipe mot si ce n’est la tante
Qui fière des siens commente et commente,
N’arrête pas de louer leur conduite
De ces perles qui ont pris la fuite
Profitant du divertissement salutaire
Pour échapper à cette garde-chiourme autoritaire.
E c’est ainsi qu’à son tour, la tata
Cherche, appelle avec Zazou, l’autre tata,
Ces drôles cachées dans les buissons
Qui pouffent de rire des frissons
Que leur mère doit avoir
De peur de ne plus les revoir.
Quand tout ce petit monde enfin
S’apprête à rebrousser chemin
Il fait nuit, trop tard pour aller au bain.
Cousin cousines d’un pied de nez 
Se séparent amusés de leur journée.

 

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22 Avril 2018 – Jeannine Castel

Photos : Nathalie Léopold – Philippe Cabanel sur Facebook
Contes de la prairie

 

Chipouette, la girafe

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« Que c’est horrible, ces pauvres petits …
Ces bad-boys et leurs redoutables appétits !
Paraît que Rembo l’a mis KO …
Aplati, il était ! Il faisait plus le beau !
Comme elle s’est défendue cette lionne !
C’est elle à présent la patronne !
Soumis comme un toutou il était !
La queue basse, il est parti sans rouspéter !
Comment va-t-il vivre cette humiliation ?
Tenons-nous sur nos gardes … Attention,
Vigilance … où sont passés ces lions ? »
« J’ai peur maman, tu crois qu’ils vont revenir ? »
« N’aies crainte, nous allons déguerpir …
Nous cacher, prendre de la distance …
Cette forêt, là-bas, de ses essences
Va nous confondre … pas besoin de jumelles ! »
« Vite maman que je devienne une demoiselle … »
« Ça viendra, ça viendra Li Lou, ma pépite,
Allons ! quittons ce lieu bien vite !
Il paraît qu’Imani a bien du malheur …
Quand aurons-nous la paix mon coeur ? »
« Chante-moi Il est où le bonheur ! … »
« Tu veux nous faire repérer ?! Allez ! haut les coeurs !
Quel monde d’enfants de choeur ! … »

 

14 Avril 2018 – Jeannine Castel
photo : Philippe Cabanel sur Facebook
Les Contes de la prairie

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