Archive pour la catégorie 'Photographe Peter Chebon'

La belle SIRI

45631615_1175058545980346_7329368751550234624_o

« J’ai l’impression de dominer la Terre !
Allongée sur mon arbre comme moi solitaire.
Solidaire pour me prêter son appui
Même quand il pleut … faute de parapluie !
La panse bien remplie, j’aime cet instant favori.
J’aime ce moment de détente, observer la prairie,
Tous ses hôtes, sans les voir, pouvoir deviner leurs cris
En leur compagnie sous les ardentes calories
D’un soleil de feu qui enflamme de ses rayons
Ma belle savane blonde agitée de leurs passions.
Je peux rester ainsi des heures tout en sommeillant,
Oublier quelques secondes ce danger malveillant.
Le corps alangui sur ce sofa de fortune
Je peux même y passer mes nuits sous la lune.
Cette amie complice de mes chasses nocturnes
M’apparaît quelquefois voilée et taciturne.
Parfois une girafe étourdie ou inconsciente
Ose s’aventurer, mais telle une étoile filante
Décampe aussitôt à grandes enjambées salvatrices
Vers un lieu plus sûr d’espérances factices.
Quand j’ai le ventre plein, la réserve assurée,
Je n’ai pas ce vice de tuer, ce plaisir de torturer.
En tant que prédatrice d’une chaîne alimentaire
Je n’ai rien d’une ogresse sanguinaire.
Je dispose de plusieurs tours de garde en faction
Où je transporte mes rêves et mes petits champions.
En espérant que l’année nouvelle 2019
Nous verra aussi brillants qu’un sou neuf.
J’espère vous revoir nombreux à nos safaris
Malgré ce monde en désordre et en charivari.
À ce monde qui essaie de remonter la pente
Souhaitons lui une ère plus rayonnante.
Ensemble construisons pour le bien de notre planète
Ce monde de demain le cœur en fête.
Enchantée de formuler pour vous mes vœux
Honorée de tous vos like et clins d’oeil amoureux.

VIVE 2019 ! »

 

37228094_2036256636445185_7241447554070609920_n 23621687_1656838794386973_7950981266416228394_n

31 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon Abupet safari ventures limited

Steack haché

 

47375766_1191294704356730_6867797571255926784_o

«Qu’avez-vous Sire ?
Je ne vous vois point sourire …
Avez-vous du tracas ?
Vous faut-il un petit encas ?
Êtes-vous inquiet ?
Parlez-moi, par pitié !
Comme la prairie est belle !
Admirez ces sauts de gazelles !
Toute cette tendre verdure
Met en valeur votre coiffure.
Votre crête de monarque …
Est semblable à la voile d’une barque.
Elle me fait naviguer vers des horizons …
J’en perds la raison !
Pas grand monde ce matin, hein ?
À part cette bande de chiens peints …
Vous voyez ce que je vois ?! …
C’est le ciel qui nous l’envoie …
Un vieux buffle solitaire, esseulé …
Trop dur pour des dents de lait !
Sire, contre moi êtes vous fâché ?»
«Si je pouvais me l’arracher …»
«Quoi donc Sire ?» «Ma dent !»
«Mon pauvre ami ! Vous souffrez des dents ?»
«C’est horrible ! je ne peux plus mâcher …»
«Je vois … Il vous faudrait du steack haché …»
«Vous en avez de bonnes, baronne !
Occupez-vous donc de vos hormones ! …
Entendre de telles niaiseries de la sorte …
Je vous prie de quitter mon escorte.
J’ai assez de ma rage de dents
Pour m’encombrer en plus de vos boniments …»
«Quelle soupe de brègues mes amis …
Je vais me consoler sur ce doux tatami…
Laisser la brise caresser mon corps,
Calmer les pulsions de mon diable au corps.
Et si je changeais de partenaire ?
Pour un petit bobo, le voilà déjà grabataire !
STEACK HACHE ! Sa renommée est faite !
Ça lui apprendra à bouder, à se payer ma tête !»
«Ouais, dégage … va charmer d’autres olivettes …
J’aurais préféré TARTARE … Quelle vieille chouette …

 3 Décembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

 

Fin de l’enquête pour RISETTE

26756408_1387872481341864_5405470755246845174_o

Poursuivie par le bataillon des « Aspirants », RISETTE
Dans une course folle, en vain, cherche une cachette.
Soudain arrive à la charge dans un nuage poussiéreux
Un troupeau d’éléphants pressés, envoyés par les cieux
Ou poursuivant leur marche … qui pourrait le dire …
En tout cas ils ont freiné sec ses poursuivants en délire.
Ce qui a permis à RISETTE de prendre de la distance.
C’est peut-être SHOW, le bienfaiteur de cette chance.
SHOW ! Vous l’avez oublié … lui surement pas les amis !
Lors de ses adieux d’une dernière traversée il avait promis
Au fur et à mesure que pousseraient ses défenses, qu’il espérait
Nous revoir ainsi que MUSE sa jolie cousine préférée.
Mais RISETTE ignore les antécédents de sa naissance.
À part CACAHUETE la tortue … pfff quelle importance ?
« L’essentiel est de sauver ma peau et regagner les « Hyénides ».
« C’est pas demain la veille !» lui becque un Jabiru d’un ton moqueur.
«Tu vois ce que je vois ?» «Oui tu n’as pas de pitié pour ce bébé-nageur»
« Tend le cou … regarde au loin … Que vois-tu ? Hein gamine ?
Les gnous ont envahi, encerclé les « Hyénides »… c’est la famine !
Impossible de rentrer ou de sortir de la Pension assiégée !
De te savoir en dehors de ce siège, tu dois être soulagée !?
En plus « Quenottes » et « Aspirants » sont partis aux trousses
De cette mignonnette disparue sans espoir dans la brousse.»
«Sans espoir ?» «Les grandes échasses ont tout vu …»
«Merci Jabiru ! Je vais leur demander un compte rendu …»
Méfiantes et hautaines à l’approche de la reine RISETTE
Aussitôt ces cinq girafes s’apprêtent à lui tenir tête …
RISETTE impressionnée par la hauteur de leurs talons-aiguilles
Avance avec suspicion vers ces camélopards, se tortille …
Discrètes et impassibles leurs ondes sont inaudibles.
C’est finalement un girafon plus loquace et sensible
Qui veut répèter ce qu’il a entendu dire par ses grandes soeurs.
Mais à ce souvenir si cruel, bafouille, pleure, agité par la peur.
« Décidément pas moyen de clôturer mon enquête !»
« C’est CROCUTA ! C’est CROCUTA la méchante, vilaine bête !»
RISETTE voit surgir d’une souche de bois mort une mangouste naine.
Des yeux pétillants, un bout de nez rose la snifant avec aubaine …
« La sale bête féroce ! Je l’ai vue du haut de mon domaine !
C’est CROCUTA, CROCUTA la méchante bête vilaine !»
« Ma parole, le microsillon est enrayé ! … Crocuta c’est moi !»
Prise de panique la mangouste se réfugie sous son toit.
«Non ! Tu mens ! c’es le lion ainsi surnommé par nous !
Il se régale et tue les nourrissons de chez vous.
Dès qu’il y en a un qui s’égare de vos clans
Hop ! … il lui fait à sa façon cucul panpan  !
Il n’a fait qu’une bouchée de ta petite protégée.
Si j’étais toi je traînerais pas ici, tu cours un grand danger.
Les lieux sont comme un terrain miné, infesté de lionnes.»
Sans dire merci ni au revoir RISETTE s’enfuit, se confectionne
Une tannière car le soleil ne va pas tarder à se coucher.
RISETTE après cette dure journée est suffisamment douchée.
Un peu de feuillage sec pour adoucir sa couche …
« Miam miam ce Swarft Mongoose ! J’en ai l’eau à la bouche …

 

44031533_926770777521012_4117885407838863360_o

15 Octobre 2018 – Jeannine Castel

Pour visionner davantage de photos merci de se rendre sur ma page de poésie :

 Les poèmes de Chatnine

  photos : Peter Chebon Eric Dussaux 

Plaidoirie pour un monde meilleur

31577114_1906752822728901_6256597173547302912_n

S’abreuver à l’eau de rose
Sans peur au ventre ni sinistrose
Pour boire une eau peut-être empoisonnée …
Apercevoir sans fin la vie en rose.
Pouvoir garder sa vie durant
Nos défenses d’éléphants en blanc.
Ne pas porter de placebo colorant
Qu’il soit de couleur fraise ou éloquent.
Y en a marre de ces hypocondriaques vicieux,
Marre de tous ces impuissants superstitieux
Qui cherchent un remède dans nos cornes
Pour des jouissances aux limites sans bornes.
Au diable ces anges noirs toxiques !
Leurs lois, leurs trafics, leurs corruptions maléfiques …
Ils chassent, tuent, persécutent nos compagnons,
Rasent d’immenses forêts pour le Roi Pognon.
Faute de fées, de magiques citrouilles et baguettes,
Face à ce monde qui part en coucougnettes
Amis luttons, luttons contre cette vile magouille.
Plus que jamais unissons nous, formons des patrouilles
Pour sauver ce qui peut être encore sauvé
Jusqu’au dernier Ave.
Sans mettre un tigre dans nos moteurs …
Lui aussi a besoin de soutiens, de faveurs,
À l’eau de rose boire
Pour de plus belles histoires …
Faire revivre notre Terre !
À l’écoute de ses misères,
Sauvons notre Planète Terre
Et tous ses habitants
Pour un avenir plus rassurant.
Celui de nos enfants !

25 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

 

 

LITTLE RED

37344149_2034744076596441_4568205058012872704_n 

LITTLE RED est vexée, mécontente,
Son entourage, déçu, se lamente.
Son playboy favori se moque d’elle …
Bredouille, elle est de retour, peu fière d’elle.
Seule la plaie sanguinolente plaide
Qu’elle n’a reçu aucune entraide
De ce macho, compagnon des clairs de lune
Qu’elle adore malgré cette humiliante infortune.
De loin, le rescapé, ce zèbre vainqueur
Lui donne la nausée, des battements de coeur.
Rester sur une défaite, c’est impossible …
Il lui faut à tout prix une nouvelle cible.
Ramener un butin pour ne plus entendre
Les sarcasmes de son cher et féroce tendre.
LITTLE RED est une rêveuse aux pensées sauvages
Parfumées d’odeurs, d’espaces aux beaux rivages.
Cela lui joue des tours quand elle chasse …
Elle est distraite par le moindre vol d’une échasse,
Le petit sifflement d’un oiseau nouveau-né …
Elle a besoin LITTLE RED d’embellir sa journée.
La tâche est difficile, les attaches sont fragiles.
Comment ne pas craquer sous cette foutue bile …
Rêver lui fait oublier le temps d’un réveil
Autre chose que lui dicte son sommeil
Qui n’est jamais de plomb comme ce soleil
Et ces mouches qui voudraient bien du miel.
Perdue dans sa rêverie, elle n’entend plus,
Ne voit plus que cet arc-en-ciel
Tendu dans le ciel tandis qu’un éléphant
Surveille, serre de près son petit enfant.
Tout est possible, le temps est suspendu, serein,
LITTLE RED, ensemble allons vers demain …

 

17 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

La Juge SWEET (10)

31946487_1889938974410286_5572158727219314688_n

Retransmis en direct par un barde aquatique, voici la complainte de la Juge SWEET, suite à son chagrin amoureux … :

« Djobi, Djoba,
Sur un air de samba,
En boîte je m’éclate,
Je slow avec des patates
Sur un hit parade
D’une mielleuse sérénade.
Au creux de mes rêves,
Sur cette aventure si brève,
Madame chante le blues
Pour oublier la bouse
De ce bel indifférent
Qui a brisé ses serments.
Désormais sous les chrysanthèmes
Est enterré ce banal « Je t’aime « .
Together n’a plus de sens !
Évaporé avec l’encens
D’un ignoble chat puant,
Une purge en guise de remontant !
Comme un voleur, d’une bafouille
Il a soulagé ses rimes en ouilles,
Le temps d’une croisière
De nuits passées en montgolfière.
Bonsoir, mes amours, mes amis !
Envoyez la boisson et le salami !
Ce soir je fête la dragée haute
L’arnaque du siècle par ma faute.
L’euphorique Juge SWEET transgresse
L’austérité de sa toque de noblesse.
La tôle voilà ce qu’ils méritent
Tous ces profiteurs d’eau bénite !
Ces Don Juan ambitieux, immoraux !
Croyez-moi, bande de berlingots
Je suis la Juge SWEET dont le héros
D’un virus m’a refilé sur ce boléro
Une fureur de vivre inouïe
En dépit de leurs patins évanouis.
Djobi, Djoba, je m’en balance ! …
Dégouttée d’avoir fait confiance
Le temps d’une chanson,
De poétiques frissons,
Pour finir dans l’abandon
D’un désert fleuri de chardons.
Quand les amants entendront
Ce barde, la belle, de tendrons,
Désormais sous l’édredon
Plumera tous ces cupidons ! »

Attirés par cette nouvelle stupéfiante
Les strigidés, paniqués, de grosses fientes
Tapissèrent leurs nombreux abris
Redoutant le retour de cette égérie …

 

27 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

La juge SWEET (suite 3)

31914152_1889942311076619_1527236009056534528_n

Informée par les deux dondons, la juge SWEET
Envoya par un jet de la Cie African Darter
Une fine équipe de huit profilers
Spécialisés pour des enquêtes de hauteur.
Du Northem Red Bishop au Beautiful Sunbird,
Elle ne lésina pas sur les moyens pour pister cette girl.
Équipés de feux rouges, de nombreux espions
Butinèrent des infos, déguisés sous d’élégants papilllons,
Ainsi s’installa, incognito sur le place, tout un bataillon.
Arrivé en douce, Maître DUNOYER, sous le nom patronymique
De Striated Heron, vit en effet cette silhouette amphigourique
Hagarde, stationnée, sur un étang de verdure.
« Tiens, se dit-il, cela ne mérite pas une aventure !
À supposer que ce soit le spectre de Mata-Hari
Je ne vais pas m’éterniser ici …
Cette SWEET, à se méfier de tout le monde,
Bientôt à ce train là, elle verra la Joconde ! …»
Un télégraphiste flaira le scoop à la seconde …
Qu’un certain Striated Heron, sur des vertes ondes
Parlait d’y avoir aperçu la belle Joconde …
À cet instant Le Grand Cormoran déboucha une bonde,
En sortit une longue-vue pour mieux voir de plus près
Cette énigme nouvelle de procès en excès.
Toute la prairie les heures qui suivirent, haletantes,
Informée par la presse La Bien Pensante,
Fut encombrée de badauds intrigués,
Tandis que Madame la Juge SWEET voguait
Installée sur le pont d’un cargo, libre pour juger
Ces affaires qui poussaient à voyager …

 

31925072_1889937894410394_2037276363437637632_n

8 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook
Mes safaris de plumes

REMBO

30656314_1859016060835911_3166109891857219584_n

« Maman déteste les machos 
Qui se la pètent avec leurs berlingots !
Ceux de la March Pride en particulier
Qui roulent leurs mécaniques viciées.
Le monstre ! C’est qu’il nous aurait dévorés ! »
« Quelle peur bleue ! … Ces deux malheureux … »
« Ah ?! Tu étais là Choucador ? » « Heuh … »
« Tu aurais pu venir à notre secours,
Appeler de l’aide pour notre maman d’amour. »
« Excuse-moi, mais votre père à quoi sert-il ?
Et votre Grand Esprit … d’ailleurs où est-il ? »
« Tais-toi, tu n’es plus mon copain ! »
« Oui enchère Fifi, oust ! dégage ! tu n’es qu’un vilain ! »
« Ils ont eu si peur commente Rosine
Tais-toi, va-t-en ! tu nous bassines !»
« Oh, Rosine nous avons eu grande frayeur,
On a cru que c’était notre dernière heure. »
« Vous avez une mère courageuse face à cette faune
Siffle avec ardeur l’euplecte à croupion jaune. »
« Moi, je ne risque rien de la sorte !
S’écrie le tisserin gendarme devant sa porte. »
« Pfff ! et si ton nid tombe à terre ! »
« À part la foudre … Allez-vous vous taire !
Mon nid en plus est une oeuvre d’art,
Et mes oisillons y sont bien peinards ! »
« Merci les amis mais je vous rappelle,
Désolé, nous étions seuls face à la querelle
Que ce bad-boy à grande gueule pour ménage …
Grâce à notre mère et à son beau courage
Nous sommes encore là à écouter vos papotages.
Une pensée pour Chatnine et ses pleurs …
Pour nous c’est vraiment un honneur.
Il y a tant de vies plus importantes … 
De clics en clacs elle est devenue parente … »
« Quelle tente ? où ça, du parapente ? »
« Tê le Martin huppé … sourd comme un pot ! »
« Meltingpot ? On dit que chez eux ça ronfle plein pot ?! »
« Allez, assez de roucoulades, viens Joli coeur
Allons serrer maman sur nos petits coeurs. »

 

30652910_1859015720835945_2017277174641328128_n 30711104_1859015777502606_6057285316346118144_n

14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tisserin gendarme et Choucador de Peter Chebon  sur Facebook
Contes de la prairie

 

Fumées noires

IMG_3395

Le ciel est en feu.
Un maître de Forges heureux
retrouve toutes les valeurs
Incinérées par les voleurs.
Il souffle avec puissance,
Enflamme avec prestance
Les folies du monde
Pour une résurrection féconde.
L’horizon laisse entrevoir
la jaunisse du désespoir.
Une lionne défend son territoire,
Son lionceau est en pleurs
En cette brûlante chandeleur.
Fumées noires d’un crématoire
Du purgatoire de la mémoire.
Dans ce gigantesque chaudron,
Tous les malheurs fondront
Pour de nouveaux horizons
Apercevoir leurs guérisons.

 

9 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

Au jardin d’enfants

30127646_1849262705144580_4244919674187284480_n

Le tisserin à lunettes est mécontent.
Il peste après ce vent turbulent
Qui agite les tiges des grands épis.
Malgré son mal au coeur, il épie
Le gardien du parc Jabiru au bec tricolore
Qui va et vient, sans cesse picore
Tout en surveillant les jeux des enfants
Venus avec leur nounou ou leurs parents.
Inauguré récemment, ce grand jardin d’enfants
Est fréquenté rarement par les éléphants
Trop fidèles à leurs traditions familiales.
Un puissant Kob, intrigué par cette géniale
Idée, surveille sa femelle de loin.
Son dernier né criait comme un babouin,
Prétextant un manque de copain pour jouer.
En dépit de sa voix fortement enrouée
Il aperçoit Fifi qui les espionne …
« Tu vois … elle est déjà en affut cette lionne
Tandis que son frère allongé de tout son corps
Veut nous faire croire qu’il dort …
Non, ce n’est pas possible mon petit chéri
De rester en ce jardin … Nous y risquons nos vies.
D’ailleurs leur mère les a rejoint …
Non, ça sent trop ici le tocsin.
Filons vite d’ici, papa avait raison.
Ce jardin d’enfants c’est l’antre des lions. »
« Je l’avais bien dit ! » jubile le tisserin
S’accrochant de plus belle à son brin.
Le garde n’ayant pas envie d’une prise de bec,
Reste muet et s’en va aussi sec …
Fifi et Joli coeur attristés par leur départ,
À l’oreille de ce vieux figuier du hasard
Chuchotent et confient leurs petits secrets.
Ils narguent ces collants badauds indiscrets
Qui ne sauront jamais ce qu’ils ont dit
À cette vieille souche du Grand Esprit.
Blottis tendrement dans ce vieux patriarche
Ils s’interrogent en observant ce monde en marche.

 

29791042_1849262375144613_620011570361008128_n 29695444_1849262561811261_7909378353725964288_n

8 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

 

12

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus