Archive pour la catégorie 'Photographe Peter Chebon'

Joli coeur (suite 2)

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Allez maman, bouge toi un peu …
Nous sommes encore tous les deux !
Tu donnes la frousse
À notre amie l’alouette rousse !
Elle accuse la sentinelle à gorge jaune
D’avoir été trop poltronne.
Non, joli coeur, elle y est pour rien.
Face à cette attaque de vauriens,
Plutôt que de vous perdre tous les trois …
L’obscurité … ce réveil aux abois …
Lourde est ma peine, Joli coeur.
Va, va rejoindre et consoler ta soeur.
La perte que nous subissons,
Nous aussi quand nous chassons
Nous mettons le coeur en peine
De nombreuses mères … bonjour Jabiru !
Merci de vos condoléances, ce deuil qui l’eut cru …
Moi, avant qu’on m’attrape, perché si haut,
Dit le Martin pêcheur huppé de son échafaud.
Le couperet est tombé ! … veux-tu te taire !
De ta tête grise Martin, chasse ce commentaire.
Les Léo de loin assistent par sympathie
À ces condoléances qui virent à la cacophonie,
Heureux d’être encore tous les trois …
C’était un vrai cheval de Troyes …
Quel piège ! … les guépards compatissants
Surveillent l’horizon, bondissant
L’un d’eux en guise de représailles
Saute sur tout ce qui bouge … bande de canailles !
Rosine de tristesse n’a plus ouvert son bec.
La grue cendrée en a le gosier sec.
Il me manque tant ce petit chenapan …
Pas plus tard qu’hier il était là, sur ce tronc, grimpant
Avec mes deux autres, insouciants, heureux …
Joli coeur, je t’aimerai pour deux
Nous voilà enchaînés maintenant, malheureux.
Blottissons nous là dans ce petit creux
Et pensons à notre cher disparu. Est-il heureux
Dans cette autre vie tant annoncée ?
Dans cette histoire, il nous a devancés…
Ces deux commères n’en perdent pas une !
Des lions espèrent le voir marcher sur la lune …

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28 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur

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Trois petits garnements,
Donnent bien du tourment
À cette lionne au coeur aimant
Qui ne sait plus comment
Calmer ses turbulents enfants.
Sitôt le dos tourné, pour une virée,
Malgré les promesses, les conseils administrés,
Ils quittent leur abri dare-dare
Pour contempler, renifler, sans crier gare,
Cette prairie interdite pour l’aventure.
Bouillants de désirs, sans couverture,
Chacun leur tour, ces insouciants
S’entraînent au parcours du combattant
Sur des troncs foudroyés, ils vont complotant.
En secret ils chuchotent quelques manigances
Pour affronter ces premières difficultés d’enfance.
Ils ont laissé au moins dégourdi le soin
De faire le guet pour un indésirable témoin.
La truffe de ce dernier trahit sa désobéissance
Et lui promet, de maman, une future sentence
Qui ne tarde pas d’ailleurs à se manifester …
Maman, cette coquine avisée, les a pistés.
Punis, ils resteront au cachot ces drôles !
C’est papa qui chassera, maman pot-de-colle
Restera tant qu’il faudra pour ces testards,
Proies irrésistibles pour les vils charognards.
C’est ainsi, en conseil de famille sur le pré
Que Peter a pu voir ces joyeux drilles de près …
Toujours surveillé par le filou guetteur
Nommé par la prairie Joli Coeur.

 

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20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

 

Voici le temps

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Voici le temps des papouilles, des mamours,
Des cabrioles, des bisous d’amour,
Où l’on oublie les envieux vautours
Qui louchent, vous pendraient haut et court.

Voici le temps des jeux, enfance heureuse
Cajolée par la tendresse chérie, savoureuse,
D’une mère qui connaît les nébuleuses
Cachées par une vie stupide, monstrueuse.

Voici le temps du lâcher prise,
Des chatouilles sous les bises
Où plus rien n’a d’emprise,
Loin des humeurs, des mines grises.

Voici le temps des liens, des préférences,
Des bienaimés qui ont eu la chance
De connaître ces souvenirs d’enfance
D’une mère débordant d’amours immenses.

Voici le temps de l’abandon maternel,
Des corps enlacés, de plaisirs charnels,
D’étreintes vouées à l’Éternel,
Ce temps des premiers baisers du ciel.

 

12 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

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