Archive pour la catégorie 'Photographe Patrick Kientz'

Le temps d’une traversée …

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Est-ce un lever ?
Est-ce un coucher ?
Je ne saurais dire.
Est-ce l’Est ?
Est-ce l’Ouest ?
En ce beau délire.

Un roi légendaire
Sorti de l’astre solaire
Regagne la pénombre
De la nuit sombre.
Fauvisme existenciel
Entre la terre et le ciel.

Est-ce un koudou 
Bossu et jaloux ?
De cet astre il s’empare,
Largue les amarres
De ce monde décevant
Pour un soleil levant.

D’un chaudron magique
A jailli ce cliché fantastique
Dans un parfum de caramel
De prodigieux professionnels.
Le temps d’une traversée,
Les astres se sont éclipsés.

1 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz Jackson Naurori Tembomasaimara Safaris sur Facebook

 

 

Un succulent pot-au-feu

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D’un pot-au-feu sans poireaux
Dans le bouillon d’un marigot …
Des hyènes intriguées par un flotteur
Vite alléchées par une forte odeur …
Effrayèrent un phacochère dérangé
Dans sa sieste par des bruits étrangers
Autour d’une baudruche gonflée à bloc
Qu’il prit d’abord pour un roc.
Un rocher pris d’assaut par des fofolles.
Elles s’acharnaient sur une masse molle
D’un reste d’un énorme hippopotame
Qui mijotait depuis qu’il rendit l’âme.
Agacé par tous leurs ricanements
Il tourna les talons promptement
Laissant à leur festin ces chipies querelleuses
Dans cette ragougnasse de chairs boueuses.
«Pour une fois que le ventre est plus gros que les yeux …
Elles se comportent encore en crocs-gneugneux !»
Le pot-au-feu mit le feu aux poudres
À ces chicaneuses disruptives comme la foudre.

Ainsi la mort remplit de vie les autres,
Elle est ce moteur qui cale entre autres
Transporte de la vie à la mort
Un moribond à son sponsor.
La vie vit de la mort …

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29 Janvier 2019 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

La Grande Parade 2019 en poésie (fin)

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Les mères, prudentes, restent à l’écart
De cette Parade qui vire au cauchemar.
Témoin ce bébé léopard blotti contre maman
Qui observe un régiment de zèbres imprudents.
Ils traversent la rivière tout près des crocodiles …
Ces derniers, affamés, ne respectent pas le dile.
«Il faut bien manger» proteste ce lion.
«Cette Parade pour la paix est contre l’accélération
D’espèces animales qui désertent nos chemins.
Le braconnage, vos marchés aux poudres de perlimpinpin …
Quand on s’entretue, c’est que nous avons faim.
Que feriez-vous sans vos armes dans les mains ?»
«Il est vrai» atteste ce serpent tout vert de peur.
«Arriverai-je à déglutiner cette proie avant qu’un voleur
Me chipe cette grenouille aussi grosse que la fable ?
De quoi passer des heures à digérer à table !»
«Ces zèbres avaient trop chaud sans un coin d’ombre.
Quelle idée aussi de venir troubler sans encombre
Le lit de notre espace favori en grande longueur !
Ce pauvre chéri a péri pour la paix en toute honneur !»
Une lionne belle et mystérieuse, sage comme une image,
Rêve de l’herbe grasse et fraîche des Alpages,
Somnole tandis que deux superbes frimousses,
Peu rassurées par l’horizon, ont un peu la frousse,
Soulagées de ne pas participer à la Grande Parade
D’une Paix animée par des gueules pour accolades.

Grande Parade ou pas il en serait de même
En cette chaîne créée, entrecoupée de carêmes
Dont la paix intérieure a subi dans ses engrenages
Une évolution qui patine avec l’embrayage.
Spectacle permanent que cette Grande Parade 2019
Dont la marche arrière a écrasé quelques œufs
Dans une gigantesque bousculade qui sue et transpire.
Un ciel surchargé, s’enflamme d’esprits en délire.

 

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19 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

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On dit …

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On dit que j’ai les dents en avant …
 Je trouve ces propos bien décevants !
J’essaie de les cacher en souriant …
Le résultat n’est pas brillant !
Me comparer à cet illustre Fernandel …
À sa mémoire, je me vois immortel.
Trouver que j’ai une tronchouille …
 Celle, peut-être d’une citrouille ?
C’est extra toutes ces bafouilles
Autour de mon portrait ! Quelles andouilles !
Chico, chico, par-ci, chico, chico, par-là,
Sincèrement je n’en reviens pas …
Je compte sur mes doigts mes amis …
Ils m’ont refilé un échantillon de leurs sales amis
Qui m’est resté coincé entre les dents …
Vous n’auriez pas aussi un cure-dent ?
En cette trilogie d’une série comique
De Charpin à Raimu, je suis unique.
Je vous remercie de vos critiques généreuses
Mes mimiques n’en seront que plus fameuses.
Dans cette ascension vertigineuse,
Merci pour cette poésie élogieuse !
Photographe ou photographié …
Je me pose la question … à qui se fier ? …

 

2 Décembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz sur facebook

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« L’Afrique sinon rien …
Moi, je veux bien !
S’il n’en tenait qu’à moi …
Après tout, je suis chez moi !
Vous nous avez volé et réduit nos terres,
Mis en danger la vie de mes frères.
Tels ces parasites qui sucent ma poire
Vous êtes les prédateurs de notre Mémoire.
Nous mettre en boîtes de conserves …
Depuis des lustres que je vous observe
Jamais le bouchon n’a frôlé l’inimaginable !
L’humain n’est pas digne de notre table !
Ces quelques jours, mois, années, qui sait ? …
M’obsèdent pour tant de nos vies offensées.
Je n’ai que pitié et dégoût pour ces tacticiens
L’Afrique sinon rien …
Au diable ces vauriens !
L’Afrique sinon rien 
Vaincra tous ces acariens. »

 

28 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz

 

 

Pain au chocolat

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Ils commencent à réfléchir ? …
Ça devient bon ? … Non mais quel tapir
Ferait encore confiance à cette fourmilière ?
Ils nous parquent en fourrière !
Quand je verrai disparaitre les pates à tartiner
Et tous les dérivés de cette palme contaminée
Je commencerai à reprendre un léger espoir !
Jusqu’au prochain dingue atteint de pouvoirs.
Tout ça pour fabriquer une société d’obèses
Qui se goinfrent et font de leurs malaises
Le malheur de pauvres innocentes victimes.
Quel monde de vendus pour quelques centimes !
Non ! Les capitaux, de capitales en majuscules,
De dirigeants en marche ont mêmes testicules.
Renverser la vapeur … mon rêve ! De quelle hauteur
Tomberaient ces illustres personnages co-rédempeurs ?
Et tous ces mendiants à leurs passages applaudissent …
Que ne feraient-ils pas pour une saucisse !
Ça devient bon pour une épidémie de jaunisse !
Comme dit Mado, monte, monte la bouilladisse !
Rira bien qui rira le dernier … ouais …
Et en plus, fair-play, je vous dis, à vos souhaits !
Retranchés par force dans nos petites garnisons
Nous subissons les moissons de vos saisons.
Comme chantait tonton Georges les cons passent
Et nous laissent dans la mélasse !
Le temps qu’ils trouvent des solutions
Nous disparaissons dans vos potions.
Sourire dédramatise.
Je vous bise.

 

23 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz

 

Pain d’épices

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Tout voir, tout entendre, ne rien dire …
Ce n’est plus possible … le mal empire !
Les hommes ne respectent plus rien ici-bas.
Ça sent le roussi ! Façon d’exprimer tout bas
Ce harcèlement qui nous poursuit infatigable
Pour les loisirs, le bien être de ces notables.
Ils se moquent bien de nos règles à connaître !
Les leurs sont spoliées, corrompues par le bien être.
Bien être ! Qu’ils disent … ces arpenteurs de fortune.
Ils sont capables de voyager jusque sur la lune …
Incapables de sauver l’avenir de leurs enfants.
À tant peser sur la branche, elle craque forcément !
Les nids de fourmis et termites certes nous pillons
Mais ce n’est pas comme eux … pour leur foutu pognon !
Nos richesses à nous sont nos belles forêts.
Contemplez ce qu’ils en ont fait ces gorets !
Nous qui savons reconnaître les plantes toxiques,
Les fruits de l’humain à coups de trique
Nous tombent dessus comme des bombes
Et nous envoient sans pitié à la tombe.
Comme peau de chagrin notre avenir se meurt …
Qu’ont-ils fait de l’apprentissage des jours meilleurs ?
Tout voir, tout entendre, ne rien dire …
De voir … j’en ai le coeur qui chavire.
D’entendre … je ne sais plus sourire.
De dire … MERCI ! à tous ceux qui pour nous transpirent.
Ce lien fort qui nous reconstruit, nous unit,
A la même saveur qu’un pain béni.

 

23 Novembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz

L’Afrique sinon rien

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à Patrick Kientz et Jackson Naurori

L’Afrique sinon rien
Les amours de magiciens
Ont semé dans mon coeur
De divins bonheurs.

Terre d’hypnoses
D’incroyables poses
De courses effrénées
La vie renaît.

De paix et de violence
Des rêves de l’enfance
L’Afrique est la mère
D’une histoire légendaire.

Ses soleils m’enflamment
Brûlent les ailes de mon âme.
Des cieux à me damner
À ce rien abonnée.

L’impossible voyage
D’un tardif appareillage.
L’Afrique par images
M’offre un généreux partage.

Au milieu de cet Univers
De mon froid hiver
Ses hôtes en silence
Me comblent d’abondances.

L’Afrique sinon rien
Je suis dans ce rien
Qui me retient
En ce va et vient.

 

 

26 Septembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo : Patrick Kientz

 

Aubaine et bedaine

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Un crocodile, étalé de tout son long
Sur un bout de plage, s’offre un roupillon.
Gueule ouverte, mâchoires inertes, ce géant,
Le ventre plein, somnole en digérant
Un pantagruélique festin englouti avec tapage,
Arrosé par les eaux de la Mara troublées par la rage
De ce crocodile du Nil, hôte de ses rivages
Où viennent s’abreuver des d’animaux sauvages
Assoiffés par les chasses, la chaleur suffocante
Sous l’étendue d’un ciel de beautés apparentes.
C’est alors que surgit des broussailles,
Une jeune femelle léopard qui de la canaille
N’avait pas encore payé de facture
Des dangers pour le goût de l’aventure.
Méfiante tout de même, flairant de loin
Cette imposante chose en forme de boudin,
Ne bougeant pas d’un moindre iota,
À part un oeil globuleux, un hublot d’apparat,
Qui semblait ne fixer aucun mouvement
De ses approches. « Quel étrange rampant …
Est-il mort ? Est-il vivant ? Empaillé ? »
Tout près de cet ogre menaçant, ensommeillé,
La voilà qui s’accroupit pour mieux flairer
Cette amicale bête difficile à blairer …
Voyant que cette étrange créature sans réaction
N’avait, à son encontre, aucune rebellion,
Elle se contenta de boire quelques gorgées d’eau.
Chanceuse innocente qui présentait de dos
Une queue réjouie, battant la juste mesure,
D’une rencontre insolite, unique, sans armure.
Elle fit une courte sieste à ses côtés, pensive,
À cette étrange monstre allongé sur la rive,
Baillant en souriant sans jamais refermer
Sa gueule …  Elle essaya de le mimer,
S’amusa de ce nouveau jeu appelé la flemme
Puis lassée d’aucune réaction à part ce vitrail blême …
Elle en conclut que ce devait être un épouvantail.
Elle quitta cet îlot rocailleux sans ambages
Et continua en rêvant de cet inconnu du voyage.
Cette rencontre, éventée par la force des vents, 
Fut diffuser par des tours de moulins à vent.
On raconta des contrées des plus lointaines
Cette belle histoire entre une aubaine et une bedaine.

 

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23 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Patrick Kientz sur Facebook

 

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Publié dans:animaux, Photographe Patrick Kientz |on 1 février, 2018 |2 Commentaires »

Fantasme, le lion du Père Noël

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Et ce qui devait arriver, arriva ! Pensez, une Miss Kenya !
Une lionne qu’il ne connaissait pas … Miya …
Fantasme ne se consolait pas de la perte de Siena,
Morte, empoisonnée dans ce lâche assassinat
D’éleveurs de vaches sans foi ni loi
Qui violent son territoire, s’octroient tous les droits.
Depuis, le coeur en lambeaux, malgré toutes ces femelles,
Il n’avait pas trouvé une lionne irrésistiblement belle,
Encore pucelle …  ce coup de foudre qui vous frise les moustaches,
Vous cloue sur place, de coups de cravache
Vous incite, vous transporte, vous rend intrépide,
Parfois ridicule, à se jeter au cou de la belle, avide
D’enlacer, fou de désirs, la belle conquise
Qui résiste, minaude, sur le dégel de sa banquise.
Ah ! Il les connaît bien ces lionnes du Mara …
Mais avec cette nouvelle … de quel apparat 
Va t-il déguiser, sans affolement, son feu ardent ?…
Lui, Fantasme, ce Roi confirmé, réputé de bel amant.
Il entendit à l’Écho des Savanes, par hasard,
Que cette convoitise passait par le chemin des charognards.
Plutôt que d’imposer aux morfales une défaite,
Il décida d’aller à la rencontre de cette pépette.
Et c’est ainsi que scrutant sans relâche l’horizon,
Il eut le temps de fantasmer sur cette future liaison
Qui n’était pas gagnée, certes, mais après tout
N’était t-il pas ce Roi, ce beau loulou roux,
Dont la blancheur de sa petite barbichette
Promettait nuits blanches, jours de fête ? Saperlipopette !
Sans perdre de vue ces alléchantes images,
Ses yeux l’aperçurent déjà dans un mirage !
Déjà il en oublia la défunte concubine Siena.
Il espérait régner avec Miya au moins un quinquennat !
Surtout ne pas s’assoupir sur ces élucubrations …
Je dois être prêt à son apparition …

 

17 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Patrick Kientz sur Facebook

 

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Patrick Kientz |on 20 décembre, 2017 |2 Commentaires »
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