Archive pour la catégorie 'Photographe Namata'

Secrets

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Cieux de Novembre
Ensevelis de cendres
D’alcoves et de chambres
Aux secrets tendres.

Au coin d’un feu éteint
D’un miroir sans tain
De cachoteries et de potins
Les âmes vont bon train.

D’une éternité ils ont
La liberté de nos prisons
D’éthers et de tisons
Ils nous caressent de frissons.

Les cieux de Novembre
Accueillent nos membres
Aveugles, sourds, ignorants,
Sous leurs feux ardents.

De noces éternelles
D’un ultime départ
L’une des jumelles
Est restée là, sans fard.

Le vent et ses tourments
A balayé les serments.
D’aventures secrètement,
Ils diffusent les sentiments
Ces cieux de Novembre
Quand dans l’antichambre
Je cherchais la chambre
Des yeux de Novembre.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Namata Photos – Nathalie Y.

 

Publié dans:Littérature et Poésie, Photographe Namata |on 30 novembre, 2018 |2 Commentaires »

SILENTLY

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Ce n’est pas toujours sur le moment.
Il faut laisser à l’âme le temps
De dire, d’écrire, de peindre, de transnmettre,
Par l’ouverture d’une nouvelle fenêtre,
Ce qu’elle continue dans sa vie d’Esprit,
Après que la mort dans un dernier cri,
Lui a ravi l’infini dont elle a hérité,
Seule gardienne de toute Éternité.

Ce n’est pas toujours sur l’instant.
Il faut à cette compagne du temps,
Voire des siècles, pour se manifester
Sur les ondes d’un monde infesté,
Fermé, aveugle, à côté de la plaque,
Ignorant tout dans des têtes à claques,
Qui ne croit plus à grand chose
Sauf en ses propos à l’eau de rose.

Un monde qui se veut rajeunir, sans cesse allonger
Sa vie d’ici-bas fortement endommagée.
La faucheuse, elle, se moque bien, indifférente,
Qu’il soit celui, ce rien, une telle rente …
Elle laboure son champ de bataille d’agonies
Où chacun espère être oublié par cette félonie
Incomprise, souhaitée, haïe, diablesse,
Que l’on rencontre souvent en serrant les fesses.

Un dialogue de sourd entre le corps et l’âme
Cache d’un paravent l’épilogue du drame.
Des ondes revêtues de corps entourés de mystères
Comme ces rameurs d’anciennes galères
Sous le fouet d’un bourreau qui forçait l’avancée
Jusqu’à ce quai en grève par nos pensées.

Ce matin dès mon réveil, je n’ai soupçonné
D’écrire ces lignes désormais poinçonnées
Pour divulguer ou pas ce qu’une âme de passage
Avait à coucher sur cette blanche page.
Les mots m’arrivent quand la pressante INSPIRATION
Déverse sa coulée de mots en éruption.

Ce n’est pas toujours dans le présent
Que je reçois le cadeau des absents.
Tant d’appels anonymes masqués s’infiltrent.
Seigneur, donne moi de bons filtres ! …

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Namata photographies sur Facebook

 

Still back to the moonlight

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Le noir, toujours le noir …
Jusqu’à la lumière apercevoir
À travers les murs de cet isoloir
La flamme de l’éternel espoir.

Le noir, troublé par la lune
Est au rendez-vous ce soir.
Il ne tient qu’à ce bougeoir
Pour éteindre ou enflammer mon désespoir.

Dévoiler ce noir de mon miroir …
Le noir sur mes pleurs si noirs.
Dans ma solitude d’un vieux manoir
J’ai cru, un soir vous apercevoir.

L’ombre dissimule ce conte noir
Dont la fin, impatiente de vous revoir,
D’un ostensoir m’a rendu le pouvoir
De surmonter avec toi et surseoir
Ce noir qui m’attend à l’au revoir.

À chaque retour de lune, plus forte,
Avec ce noir assidu qui m’escorte,
Je traverse les murs sans escorte
Consolée par la lumière qui me porte.

Still back to the moonlight, ce soir
La lune remplace ce bougeoir
Et je vous vois d’un mouchoir
Faire des signes, perdus dans le noir.

 

19 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Namata Photos (Nathalie Namata)

 

Memories

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Franchir le dernier mur
Connectée à l’Univers.
Contempler encore l’azur
Sur ces quelques vers
Faits de souvenirs évanouis
D’une mémoire inouïe
Loin du monde enfoui.

Passer la dernière porte,
S’éloigner de la cohorte
D’une histoire qui transporte
La mémoire des cloportes.
Être définitivement morte.
Histoire d’une feuille morte
Que chaque saison exporte.

Accoudée au parapet
De ce monde oublié, en paix,
Elle contemple son histoire
Qui tient lieu de mémoire
Restée sur les vieux grimoires
Recouverts de poussière noire.
Vestiges séculaires de victoires.

In memories, d’hier à demain,
La mémoire encombrée de destins
Laisse à l’histoire son chemin
Où vivent d’articulés pantins.
Ils vont à la rencontre sans fin
D’un vie qui ne jamais s’éteint.
Ces ruines ont fleuri mon matin.

 

13 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Namata photos sur Facebook

 

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