Archive pour la catégorie 'Photographe Michel Andrieux'

RAMICHE ou RIKAÏ ?

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Pendant ce temps à l’orphelinat  » Les Mandibules »
STORY, débordée, aimerait bien coincer la bulle :

«Le résultat du vote n’est pas à mon avantage …
Il va falloir voter pour RAMICHE ou RIKAÏ en ballotage.
Votez, votez braves gens ! Aux urnes sans frissons ! 
Tant que la Directrice ne prendra pas ses fonctions
Je ne peux rendre visite à ma fille RISETTE en pension.
Des nourrices bénévoles allaitent les nombreux nourrissons.
Je n’ai plus de lait mais de l’affection à revendre.
Comment ne pas craquer face à tous ces petits coeurs tendres.
Ces adorables petits chenapans tètent, jouent de cesse.
Ils dévorent votre vie pleine de tendresse.
Encore que les plus grands sont engagés, braves gosses.
Bientôt la saison des pluies ne va pas arranger la sauce.
Le kaskazi de sa douceur souffle, amène la tranquillité.
Des singes sautent de branche en branche avec agilité.
Encore une journée qui va sombrer dans le sommeil.
Il est bien audacieux ce marabout à becqueter le soleil !
Cet astre n’a-t-il donc jamais sommeil ?»
Sous ce ciel rougeoillant à nul autre pareil
STORY s’endort …

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9 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle le Grand Didier Coupeau
Michel Andrieux

 

 

Le dortoir des Margoulettes

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RISETTE vire, tourne … pas moyen de dormir …
Dans ce dortoir qu’elle partage avec déplaisir.
Elle a tiré au sort son groupe d’appartenance.
« J’ai l’impression que c’est pas gagné d’avance … »
Dans ce groupe Les Margoulettes, elles sont quatre …
Il y a les jumelles qui ne font que se battre …
Là, elles s’accusent d’avoir triché au jeu des osselets ..
Puis y a ALLUCHON, grincheuse et soupe au lait …
« Comment arrive-t-elle à dormir avec tout ce bruit
Que font ces deux pimbêches avec leurs cris ? …
Heureusement qu’elles n’ont pas voulu de moi
Pour jouer avec leurs osselets en os de chamois.
Ah ! Les voilà qui s’allongent sur leur couche …
NON ! je rêve ! Elles ont une sucu à la bouche !
Entre une ronchon ronflante et deux sucions,
Il va m’être pénible de résister dans cette Pension.»
RISETTE se sent si seule dans ce maudit dortoir !
« En plus la lune boude … il fait tout noir …»
Sa peine est immense, RISETTE éclate en sanglots.
Les tétines de sa maman lui manquent trop.
En se bouchant les oreilles elle quitte ce théâtre sonore.
Il est bien tard … pointent les faibles lueurs de l’aurore.
Les Hyénides sont assoupies dans le moindre espace.
RISETTE a froid, son entrain est de glace …
Puis brusquement elle reprend du poil de la bête …
Sa marraine KILA … tire la bobinette …
Hésitante, elle reste plantée devant son air contrarié …
« On dirait que je lui casse les pieds … c’était à parier …
Rien ne vaut l’amour d’une maman » dit-elle entre ses dents.
Elle s’apprête à regagner le dortoir et ses résidents…
Quand KILA, peu réjouie de ce brutal saut de lit,
Lui désigne d’un geste contraint sa descente de lit.
RISETTE garde avec peine ses yeux grands ouverts …
Et …  s’endort en laissant en suspens sa nuit de tonnerre.
Dans les bras de Mord-fée RISETTE enfin paisiblement dort.
Elle rêve … mais à quoi rêve-t-elle ce cher petit trésor ? …

 

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19 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions Michel Andrieux sur Facebook

 

 

Un rêve d’ange

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Un rêve d’ange dans la profonde nuit,
Alors que tambourinait la coléreuse grêle,
M’est apparu chassant tous mes ennuis
Dont j’oubliais le vacarme, tant fut belle
         Sa venue en ce monde plongé dans les ténèbres
Essayant de résoudre d’impossibles équations d’algèbre.

Il planait près d’un frêle arbuste mort.
Des faisceaux lumineux sur ce sombre décor
Agitaient mes pensées qui cherchaient un écho
Sur ses éventails aux silencieux flamencos.
Ces feux de lumière dans mon obscurité,
D’un lustre éclairaient mon chemin de l’éternité.

Des coups de tronçonneuse, ont hachuré mon rêve,
Mon âme égarée, tant fut si belle et brève
Cette apparition, une de plus encore, certaine
Qu’un au-delà trouve toujours l’aubaine
De me rappeler, dans le froid glacial de la nuit,
Qu’un astre, ange divin, m’aime et me suit.

J’entendis les ricanements des grêlons
Aussi douloureux que des piqures de frelons.
Mais qu’importe s’ils martèlent à ma porte,
Sur ses ailes, accrochée, l’ange me porte.
De mes maux il chasse toute une escorte
De morts vivants, d’arapèdes pour eaux mortes.

Le corps plongé dns le noir
Seules les ailes de l’espoir,
De leur fidèle miroir
M’isolent de tout ce noir
Dans lequel le monde avance,
Avance ou recule, quelle importance …

À l’heure de ma dernière danse
D’un rêve aussi beau, qu’immense,
Je suis assurée qu’il m’attend
Cet ange de lumière si patient …
Qu’importe alors le monde et sa nuit,
La grêle, l’oiseau, l’esprit … pour moi un ange a lui.

11 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

 

Cure et sinécure

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« Moi je n’ai pas besoin
D’aller à Dax pour mes douleurs !
Regardez ! je reviens d’un soin !
La boue c’est ce qu’il y a de meilleur !
Actuellement nous n’en manquons pas …
Y a qu’à voir la couleur de la Mara !
C’est un des bassins de nos cures thermales,
Le plus réputé pour les douleurs abdominales.
Nous avons nos curistes permanents, les hypos …
Ils tolèrent la présence des paresseux crocos. »
« La boue ! Mes écailles en ont horreur !
Heureusement que je peux m’enrouler en hauteur …
Avec ce qu’il a plu, c’était plus facile d’avaler
Les proies enrobées que nos habituels galets !
Je vois qu’il y a du personnel compétent dans cet établissement. »
« Oui, que voulez-vous toujours le problème des sans-dents !
Pour des loisirs de confort ils viennent en cure
Et nous laissent quelques souvenirs de leurs sinécures. »
« Oui, c’est bien pour vos douleurs … mais pour la notre …
Avec ce lion là-bas étendu qui se vautre …
Et maman qui ne revient pas … nous sommes abandonnés !
Nous craignons que notre dernier heure soit sonnée …
Nous ne ferons peut-être pas la fin du conte …
Quel suspens ! Vous ne faites rien … n’avez-vous pas honte
De regarder notre détresse ? … On a faim ! »
« Ouais Fifi … nous sommes de pauvres victimes d’assassins …
Même si c’est la vie, même si c’est la dure loi de la prairie
Pour nous sont gratuites les douleurs des safaris. »
« Joli coeur qu’allons nous devenir ? »
« Sœurette luttons jusqu’au bout même si nous devons mourir. »
« Maman … pourquoi … »
« Économise tes forces, fais comme moi … »

 

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17 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Les poèmes de Chatnine
Photos : Michel Andrieux Tony Crocetta
Contes de la prairie

 

 

La pluie était au rendez-vous

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La pluie était au rendez-vous
En ce séjour auprès de vous.
Sur les rives inondées de l’étang
Le martin pêcheur attend le printemps.

la pluie ce matin est au rendez-vous
Ni Robin, plus d’étang, sans vous …
Juste la pluie pour me souvenir
De ce séjour pluvieux sans soupirs.

La pluie était au rendez-vous
Sur les prés, dans les bois, avec vous.
Je n’ai pas vu un tel décor
Tant il pleuvait fort dehors.

La pluie était au rendez-vous
Avec ce chocolat chaud bu avec vous.
De nouveau seule, sans vous,
La Dordogne a conservé sa couleur de boue.

La pluie était au rendez-vous.
Solitude que chacun d’entre nous
Noie dans la joie d’un rendez-vous
Que j’ai avec Robin ce jour avec vous.

 

4 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

 

 

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