Archive pour la catégorie 'Photographe Marie Hélène Lallouette'

Une rencontre imprévue

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Grasse matinée ce matin pour RISETTE, pauvresse …
Faut dire qu’on est Samedi … rien ne presse.
Il n’y a pas de cours le week-end en Pension.
Ces deux jours sont réservés aux sorties avec permission,
Aux visites des parents et amis de la famille autorisés,
Engagés de prendre en charge les pensionnaires défavorisés.
Cette nuit n’a pas été de tout repos pour notre RISETTE.
 » Ne pas déranger  » comme à l’hôtel elle affiche son étiquette.
Ce qui incite et excite quelques esprits coquins de passage
De faire intentionnellent pour cette protégée du tapage.
Mais quand RISETTE dort, c’est pour de bon !
Qu’il soit d’un juste ou d’un sommeil de plomb.
À quelques lieues de là, STORY, sur le chemin du retour
L’âme en peine, se traîne … son chagrin est si lourd.
Sa RISETTE désormais devra apprendre à partager
Ce … SALUT ! qu’elle connaît pour l’avoir dévisagé.
Perdue, la tête dans les nuages elle avance avec courage
Dans ce monde animal construit sur des commérages
Qui ont fait de leurs espèces une réputation sournoise…
D’une repoussante laideur … la peur des bourgeoises.
« Notre lâcheté tenace confrontée à celle du lion
N’est qu’apparence d’un monde en perdition.
Que serait-il s’il possédait la force de nos mâchoires ?
Sa beauté faite d’artifice me ferait croire
Qu’ils ont plus de laideur que nous les hyènes
Pour défigurer autant dame nature à la chaîne …»
STORY, lasse, n’a pas envie d’écouter ses états d’âme.
Elle met au clou ces lèches-frites et leurs sempiternels programmes.
Elle préfère savourer la brise qui dissipe sa crinière,
Profiter de cet instant, l’heure où la faune digère,
S’octroie une sieste avec leurs favoris congénères.
La chaleur est si écrasante … Qu’il est bon de ne rien faire.
Opportuniste invétérée, elle ne s’inquiète pas de jeûner.
Il y aura bien quelques restes leurs goûts étrangers.
C’est l’avantage de pouvoir croquer à belles dents
Des os si durs … pas besoin de cure-dents !
Elle ne sait si elle va retrouver son clan dispersé.
C’est alors que des cris plaintifs troublent ses pensées.
Assise à l’entrée d’une tanière, une hyène menaçante
Entourée de bébés dont la frayeur est apparente
Provoque STORY prise au dépourvu et qui s’interroge 
Sur les bons sentiments de cette hyène en cette loge …

 

 

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21 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean Luc Reunival Marie Helene Lallouette sur Facebook

 

 

Squelettes d’arbres

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Des mâts d’anciens vaisseaux
Aux voiles depuis longtemps déchirées
Émergent des courants d’eau
Sur cette lagune de flibuste éplorée.
Sur tous ces naufrages mystérieux,
Un arbre flegmatique garde ce lieu.
Il a poussé, là, en ce cimetière marin
Entouré d’une flottille de lamantins
Gonflés par les dérives d’esprits
De pirates poursuivis par leur sauvagerie.
Ils ont fait naufrage dans ce lac paisible
Où cris, fureur, de ces êtres insensibles
Retentissent encore d’abordages sonores
Parfois quand se pointe l’aurore.
Ce que vous apercevez, gens du voyage,
Ce ne sont que mirages d’arbrisseaux
De bateaux qui gisent au fond des eaux.
Ce lac Baringo berce ces épaves
Qu’après leur mort plus rien n’entrave.
Ces mâts flottants dénudés de tous âges
Font la splendeur de ces beaux rivages.
Ce dernier butin offert, au pied marin,
Scintille de tout l’or sur ce lac africain.
Mouvance nautique et non de marbre
Dansée par ces squelettes d’arbres.
Marionnettes, pantins désossés, mâture
Recyclée pour la beauté de dame nature.

 

1 février 2018 – Jeannine Castel
photo : Marie Hélène Lallouette

 

 

 

 

Dans le ciel de Madame Lallouette

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En cette sombre histoire de l’avenir,
Je n’ose croire à ces divins soupirs
Sur les Terres du Masaï encore endormies
Au terme d’une année d’orages et d’accalmies.
Il semblerait que mon projet de safari de ce jour
Figure déjà à l’horizon de leurs amours …
Amours de chérubins bouclés sous le regard
Attendri d’un Père qui écoute, peinard,
Les rêves enfouis de ce petit prince blond
Couché sur les nuages qui font un roupillon.
En attendant ce décollage annoncé …
Il me faudra des nuits, des poèmes, des énoncés,
Car malgré toutes les richesses que m’offre le ciel
L’argent, toujours l’argent, ce traite artificiel,
Mobilise mes envies, calme et freine mes délires
On sait que le poète … mais que dire ? …
Dire que ce ciel chargé de mes nuages
N’est pas celui d’un autre à travers mon visage ?
Des vols sont programmés pour la nouvelle année,
Le ciel veille sur ces terres violées, condamnées.
L’un regarde le passé, l’autre broute l’avenir …
La beauté de ce ciel ne peut être qu’espérances.
L’ange gardien des lions est serein, en somnolence.
Des dames en hénin viennent en procession
Offrir un éléphanteau admiratif devant tant de dévotions.
Méli-Mélo de génies dans tous les sens, retournés,
Porteurs de leurs voeux pour la nouvelle année.
La tête dans les nuages avec mon ciel je voyage,
Troublée par le méli-mélo de ce rapt en image.
Encore une fois est-ce bien un présage ?
Et toujours la colombe de la Paix en message.
Voyage, voyage… dans le ciel de Madame Lallouette
Je n’y ai pas vu de serpent à sonnettes …

 

30 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Marie Hélène Lallouette

Recto-verso

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Un masque recto-verso
Pour ce ténébreux hippopo.
Quatre mamelles en devanture,
Deux fesses d’une vision obscure.
Une bien étrange sculpture
Exposée sur ce museau sans éraflures.
Une chute de reins céleste
D’une cambrure incitant au geste.
Une œuvre d’art contemporain
Brille sur ce masque de carton peint
Affublé d’un regard en coin.
Des bourses aux bajoues d’extra-terrestre
Sur ce moulage d’une allure équestre.
Notre hippopo pause d’un air peu réjoui
Pour n’avoir, de cette mascarade, joui
De toute cette sensualité débordante …
D’où cette mine peu avenante …

 

14 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Marie Hélène Lallouette sur Facebook

Boule de neige, le léopard

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La queue en suspens, interrogative,
La patte attendant le signal du départ,
Des crocs dégoulinant d’une discrète salive,
Je vous présente Boule de neige, le léopard.
Je l’ai rencontré un jour de Mars, à la volette,
En marche vers une proie qu’il convoitait,
Ses flancs creux, depuis peu à la diète,
Dans les herbes folles, subitement il a déboîté.
N’osant respirer, ni faire le moindre mouvement,
Je l’observais, cachée derrière un imaginaire écran.
Deux belles citrines serties sur des yeux gourmands,
Une élégante selle de rosettes lui donnaient un look flambant.
Il me tendit sa patte en guise de bienvenue,
Tandis qu’une reporter du nom de Lallouette
Prenait en flagrant délit notre entrevue,
N’ayant pour matos que mon flash de poète.
Ce solitaire félin, grimpeur de première,
De blanc et de marron chamois au jaune pâle,
Venait de quitter l’arbre abritant sa garçonnière,
Poussé par une furtive et opportune fringale.
À l’ouïe et à l’œil,
Bon pied, bon œil,
D’un son rauque et grinçant, Boule de neige,
Son pompon en tire-bouchon, que sais-je,
A traversé mon rêve, léger flocon de neige
Qui voltige sous le souffle timide des perce-neige.
Quand j’ai la nostalgie de ce rêve éveillé,
Lui perché sur son arbre, moi nichée dans mon oreiller,
Je viens le retrouver, complices émerveillés,
Pour un festin d’un étrange partage animalier.

 

6 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Marie-Hélène Lallouette sur Facebook

 

 

 

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