Archive pour la catégorie 'Photographe Luc Durocher'

LA JUGE SWEET (9) … ALLO Le Juge

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Ce Grand-duc Ecomuseum, sérieux comme un pape
Sauf en amour où souvent il dérape …
Retrouva avec joie sa forêt canadienne favorite
Ainsi qu’une concubine logeant dans sa guérite.
Tomber amoureux pour lui, ce grand classique,
Lui est naturel, sa préférée gymnastique,
Avant qu’il ne vit débarquer la Sweetesse …
Il se doit de lui avouer cette pénible indélicatesse.
D’un soupir, agacé, il prit la plume,
Abrité chez sa belle qui souffre d’un rhume :

Très chère,
Il pleut des cordes
Le ciel est en discorde.
Le soleil a le cafard,
Perdu dans le brouillard
D’une météo capricieuse
Aux humeurs voyageuses.
Le coeur peu réjoui
Je regarde tomber la pluie.

Mon âme élevée vers le ciel
Attend la venue de l’arc-en-ciel.
Mais le tonnerre manifeste.
La pluie éprise de vitesse
Déverse avec ardeur
Ces eaux du bonheur.

Bonheur que je ne peux,
Contrairement à vos voeux,
Vous offrir à l’avenir.
Vous faire souffrir,
Languir davantage,
Ne serait pas bel adage.
Vous méritez mieux, divine,
Que partager le lit de mes concubines.

Je garderai de vous, très chère,
Cette douceur dans ma vie austère,
En dépit des apparences tapageuses
À propos de mes dérives amoureuses.
De mon ciel canadien en sanglots
Je vous imagine versant des eaux.
Mais vous rendre malheureuse …
Vous n’en serez que plus heureuse.

Ne regrettez rien de ce qui fut.
Nous reprocher ce sauveur refus
Aurait durant nos vies de regrets
De ne pas avoir sauter le gué.
Ainsi nous ne connaîtrons pas
La routine qui mène au trépas,
L’ennui des vieux amours usagés.
D’amours nous allons voyager …

Posant sa plume, le Juge ALLO, nostalgique,
Eut soudainement envie, bucolique,
D’une séance de gymnastique …
Butiné par une nouvelle tique …

 

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22 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Luc Durocher sur Facebook

 

 

 

La Juge Sweet ( suite 4 )

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Madame la Juge SWEET laissa dériver ses pensées …
« Après toutes ces crtiques qui m’ont offensée …
Toute la bêtise qui amplifia, anima la rumeur …
Mais il faut bien admettre de ces crève-coeurs
Qu’il n’y a pas de fumée sans feu …
Cette croisière tombe à pic pour y voir mieux.
Un feu sans fumée avec du recul, me donnera plus d’indices.
Je contemple de ce cargo cette lune sans malice …»

Rêveuse, la Juge SWEET se mit à chantonner
Pour cet escargot surpris de se retrouver sous son nez …

« Laisse cargo voguer
Mais de cornes
Mais de cornes
Laisse cargo voguer
Nous franchirons le gué.
Laisse cargo … vogue !
Sur le pont
Sur le pont
De vagues éclaboussée
Moussaillon
Moussaillon.
Ce n’est pas un limaçon
Polisson
Polisson
Qui aura ma coquille
En guenille
En guenille
Laisse cargo voguer
Ma fille
Ma fille
Comme cet escargot,
Ce mollusque au corps mou
Pas si fou
Pas si fou
De ma langue râpeuse,
De mes tentacules nombreuses,
Mon mucus
Mon mucus
Suit la trace de leurs anus.
Vogue, vogue cargo
Qu’attends-je ? joli escargot !
Demain, il fera beau …»

9 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Luc Durocher sur Facebook 
Safaris de plumes

Le dur hiver

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Le froid, la bise
Et les canards.
Le Père Fouettard
A changé de chemise.

Pluies, orages nocturnes,
Grêlons taciturnes.
Mistralades diurnes
D’un climat de Saturne.

Mistral, Daudet,
Et les moulins à vent.
Jouons aux dés
Ou au grand cerf-volant.

Tonnerre de Brest ou de Toulon
Voici l’hiver en pantalon.
Voici les vagues et leurs moutons
Typhons, tornades et tourbillons.

La pluie, la neige,
Sans les sept nains.
La chaumière de Blanche-neige
Réchauffera nos froides mains.

Il pleut, il mouille,
Belle grenouille
D’une quenouille
L’hiver nous dépouille.

La pluie, le froid,
Le dur hiver.
Chaussettes et cols étroits,
Petit canard abrites-toi.

 

4 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Luc Durocher sur Facebook

Rêve de pivoine

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Le rêve m’emporte, m’aliène,
De ses nostalgies terriennes,
De rêves inassouvis, collants,
À  mon quotidien déjà pesant.
Il voudrait plus de voyages,
Porter bagages pour d’autres paysages,
Passer les frontières de mes désirs
Qui essaient de calmer ses loisirs.
Entêté, il revient à la charge.
Poussé par des vagabonds en marge
Épris de bougeotte permanente,
ils attisent d’évasions aguichantes
Ce rêve friand de limites hospitalières.
Il m’isole, m’étourdit de ses rimes familières.
Il me propulse sur ses rêves fous,
Sur des fantasmes sans rendez-vous.
Il excite mon quotidien agité,
Stoïque devant la réalité.
Il sape mes déceptions
Qui zappent son volcan en éruption.
Funambule, au-dessus du vide,
Je tiens ce rêve parfois sordide
En équilibre pour ne pas tomber.
Avec son besoin de combler
Encore, encore et toujours
Ce gouffre existentiel, il épuise mes retours.
Luc m’a offert une belle pivoine blanche,
Un rêve de pivoine pour mon dimanche.

7 Juin  2017 – Jeannine Castel
photo : Luc Durocher sur Facebook

 

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