Archive pour la catégorie 'Photographe Kilambo Abou'

JOLI COEUR (suite 3)

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Rembo la lionne remercia ces amis
Venus de leurs condoléances témoigner
Leurs amitiés. Après une nuit d’accalmie 
Elle pensa que la meilleure façon de soigner 
Sa grande tristesse, ce vide insistant, cuisant, 
Cette scène d’horreur de cris et de sang
Était de quitter rapidement ce lieu peu reluisant.
Elle devait changer de décor sur le champ
Où tout lui rappelait cette cruelle mort
Qui avait emporté sur un coup du sort 
Son enfant, son cher petit trésor.
La querelle de ses lionceaux lui donna du ressort.
Elle se remémora cette attaque surprise,
Son affolement. Qui sauver dans l’urgence ?
Dans ce malheur elle avait eu la maîtrise,
Malgré ce regrettable manque de vigilance,
De lutter contre ces assaillants furieux 
Sans le moindre secours de curieux 
Ni une aide providentielle des Cieux.
Allons quittons mes chéris ce funeste lieu !
Joli cœur, en tête, tout heureux
De voir sa maman sourire d’un air compatissant
Pataugea dans la boue de ces jours pluvieux.
Il se soulagea d’un besoin pressant …
Il retrouva gambadant avec amusement 
Les chatouilles de cette herbe complice,
Pas assez haute pour d’un déguisement 
Camoufler leur présence aux milices.
Sous maman, rien de plus sûre cachette face aux imprévus …
Ce lion est trop occupé à boire ?!
Chut… Filons en vitesse sans être vus …
Après une séance de manucure notoire, Rembo la lionne
Fit grande toilette à ses petits polissons
Blottis contre elle sur ce vert et frais paillasson.
Joli cœur ronronna sous les caresses gloutonnes 
Prodiguées par maman de tout son coeur.
Il quémanda à sa mère au cœur meurtri 
Toute l’affection pour conjurer la peur 
Qu’en silence, tous les trois sans un cri
Essayaient de surmonter, chagrins.
Marqués à vie dans leur vie commune
Ils profitent de ces inassouvis câlins 
Déposés tendrement sur leur tête brune.
N’osant pas penser à demain, Joli cœur
Avec elles ne fit qu’un seul chœur.
Il se promit de vite devenir fort
Pour protéger ces deux amours de la mort.
Rembo, le regard tourné vers l’avenir 
Lâcha prise sans le moindre soupir.

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30 Mars 2018 – Jeannine CASTEL
Photo : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur ( suite 1)

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Maman tu avais promis qu’aujourd’hui …
Quoi à la fin … tu m’ennuies !
C’est vrai, tu avais promis maman …
Arrête de me coller, je suis pas un talisman !
C’est quoi un talisman … oui bon, on y va ! …
Ouais, Hourra ! maman tu es … ça va,  ça va …
En route !  Suivez-moi ! Où il est joli coeur ?
Tu te caches ! … petit farceur …
Mais non maman, je me gratte le dos !
Qu’est-ce que ça pique cet arbrisseau …
Allons ! Nous t’attendons ! Tu lambines !
Attendez-moi ! Il faut que je m’étire l’échine !
Je laisse quelques griffures, au cas où …
On ne retrouverait plus notre chez nous.
Allez, assez perdu de temps ! 
Allons faire ce parcours du combattant !
Tambour battant, suivez-moi !
 Tu n’es pas seul, joli coeur, attends moi !
Waou ! Ce beau tronc, c’est pour moi !
Bande de trouillards ! Regardez-moi !
Arrête de me pousser … je vais glisser !
Déjà que j’ai envie de pisser …
Ouf ! Nous sommes dans la gueule du serpent …
Maman ! … quels peureux ! Il n’a pas de dents !
Il pourrait nous avaler tous crus …
Et hop, une poutre ! Où il a disparu ?
Joli coeur, c’est pas du jeu ! …
Il est bientôt l’heure du goûter ? J’ai un creux …
Ce tronc calciné, comme terrain y a mieux …
Déjà ?!  Rosine siffle l’heure du départ …
Broutons tranquillement, c’est peinard …
Ouais … dit le phacochère … ce sera pour plus tard …
Mes enfants chéris, je vous félicite ! C’était super !
Nous reviendrons demain si le ciel est clair.
L’oiseau bleu survola avec eux la route,
Plus question de se perdre … qui en doute ?

 

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22 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Vous m’en direz tant

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Follement gaies, deux grues cendrées,
Sur le pré encore vert, font le pied de grue.
Arrivées on ne sait d’où, de quelle contrée,
Ces deux folasses battant de l’aile ont cru
Pouvoir faire affaire à la saison des crues …

L’une, de son aile, incite à la débauche, harangue
La clientèle discrète se mordant la langue,
Étant peu habituée à ce genre de démonstration
Pour prendre un plaisir comme une attraction.
Vivre avec son temps, certes, mais une telle fraction …

L’autre de ses grandes ailes déploie
Toute la panoplie innocente des filles de joie.
« Que voulez-vous cette perverse déviation
A mis une houppette sur notre réputation.
Alors ne soyez pas choqué de notre évolution. »

Aussitôt quelques clients de première heure,
Amateurs du beurre et de l’argent du beurre,
Après réflexion et conciliabule, s’aventurent,
Hésitant toutefois sur ces cas de figure
D’un choix, deux poids, deux mesures.

Mais, voilà qu’au premier client, ces furies
Se battent, s’arrachent ce précieux épris
Qui se barre de ses folles furieuses en bataille
Chassant ainsi tout espoir de fiançailles …
Sous l’oeil amusé d’un buffle venant de Cornouailles.

Depuis, commérages et ragots vont bon train.
Abou, toujours Abou, ce fidèle témoin,
N’en croit pas ses oreilles et vers l’otocyon,
Qu’il cherche en vain, pour une radio-station …
Ne sait comment arrêter ces rumeurs de plumes en chaleur …

 

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14 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photographies : Abou Kilambo sur Facebook

 

 

Série noire

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Un chtroumpf  accourt
À la tombée de ce jour
Alors que disparaît le soleil
Pour une nuit de sommeil.
Le ciel est encore bleu
Pour ce chtroumpf amoureux
Qui voulait dérober la lune
Pour éclairer son infortune.
Avertie par les étoiles, ses amies,
Absentes elles aussi face à l’ennemi,
Une nuit étrange se prépare
Surveillée par un gardien de phare
Amené par les nuages jusque là.
Cet ancien agent du FBI dévoila
Aux étoiles le complot organisé
Par ce chtroumpf à l’haleine anisée.
Abou, témoin, sans connaître l’histoire,
Prit un cliché de cette série noire,
Une fiction écrite par le célèbre soleil
Dont l’imagination n’a pas son pareil.
Cette scène d’un tournage nocturne
A répandu une humeur taciturne,
Entre chien et loup, d’un jour sans fin,
Tout ça parce qu’un chtroumpf plaisantin,
Jovial, vedette d’un court métrage crapuleux
Voulait voler la lune quand le ciel est encore bleu.
Les hôtes du Masaï Mara, aux premières loges, purent
Assister à cette Première en grandeur nature.

 

21 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Abou Kilambo sur Facebook

 

 

Encombrement

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Les pluies, les diluviennes pluies
Ont charrié, déposé tous leurs tracas
Dans les nombreux et sinueux lits
De la rivière Mara, navrée des dégâts
Occasionnés par leurs capricieuses chutes.
Elles avaient décidé d’aider les passagers,
Malgré les sauts pour éviter les culbutes
Dans les dents de la Mara enragées,
De mettre plein de repose-pieds rassurants
Pour les aventuriers des grands espaces.
Cette Mara, secrète, aux imprévisibles courants,
Pour la franchir il faut beaucoup d’audace.
Mais voilà que les hippopotames mécontents
N’apprécient pas cette soudaine invasion
En trompe-oeil pour les crédules du Continent,
Ces illustres migrateurs remplis d’illusions.
Quant à eux, les crocodiles, ces soupe-au-lait,
Devront s’en contenter par prudence,
Car se casser les dents sur d’appétissants galets,
Mieux vaut profiter des rives aux cornes d’abondance.
Les pluies dans leurs averses irréfléchies,
N’avaient pas, dans leur précipitation, assez réfléchi
Sur tous les problèmes de ces panpan-chichis …
Un pont aérien aurait pu pour ces affranchis
Offrir une traversée sans risque, chacun à son aise.
Les pluies diluviennes avaient cru bien faire
Pour ces cours d’eau aux rives de terre glaise.
Dépitées, à court d’idées, elles convoquèrent
Sur le champ, tous les pachydermes en danger.
Ceux-ci protestèrent, ne voulurent pas les lits vidanger
De cet encombrement qu’elles provoquèrent.
Abou, témoin appelé en renfort par ces petits fripons,
Vit certains d’entre-eux franchir au jeu de saute-mouton
Ce lit infesté d’imaginaires et vrais gloutons
D’apparence paisible sans personne à l’horizon.

 

15 février 2018 – Jeannine Castel
photo : Kilambo Abou Maringa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les coutumes

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« Qu’est-ce que je suis balloté ! Boudiou !
Épinglé comme un malfrat par la peau du cou !
Tout ça à cause d’un buffle menaçant !
C’est lâche d’attaquer de jeunes enfants.
Maman a dû faire des va-et-vient
Pour nous mettre à l’abri … vilain vaurien !
Vous avez vu comme elle pose sa patte ?
Sur la pointe ! sans chaussons ! ça m’épate !
Evidemment, Papa devait encore roupiller …
Comme il dit : faut apprendre à vous débrouiller !
Puis c’est quoi cette coutume de nos aïeux
De nous porter ainsi comme des vieux ?
Pourquoi ne nous porte-t-elle pas sur son dos ?
Ça lui éviterait ce ballet pour badauds !
Assis sur son dos nous pourrions avec elle
Déguerpir, galoper, bien vite nous enfuir !
Au lieu de ces tours de manège où l’on peut mourir.
Ouais ! sur notre père se serait encore mieux !
On pourrait à sa crinière se cramponner … Dieu
Que ce serait chouette ! Demain je vais essayer !
De nous voir, ils vont tous en bégayer !
Fini la peur au ventre quand on lambine
Ou qu’on reste seul, le temps que s’acheminent
Les allers-retours de notre mère inquiète
Tant que nous n’avons pas atteint notre cachette.
Oui … mais où prendre des cours d’équitation ?
Je ne vois que sur le dos des lions !
Ils savent bien le faire pour tuer leurs grosses proies !
C’est à tester…choisir le meilleur choix.
En attendant franchissons le cours d’eau !
J’en parlerai à maman tantôt …
L’homme nous aiderait-il à révolutionner
Ce mode de transport conditionné ?
Nous vous attendons pour un entrainement ! »
« Mais c’est à toi de grimper sur mon dos mon enfant. »
« Alors tu veux bien ? Je t’aime maman »
« Arrête de pleurnicher …
Allons, viens te percher ! … »

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24 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta et Kilambo Abou

Top of the top

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Ciel de feux
Félins aux griffes de feu
Le volcan céleste
Brûle la peste
Qui règne en ce monde.

Beauté féconde
D’un lever volcanique
Sur YAYA et la clique.
Une odeur de caramel brûlé,
D’incendies, de braises accumulées
S’oublient, magique instant,
Sur ce soleil levant.

Béates solitudes réunies
Face à ce top infini.
Un embrasement délirant se déchaîne
Sur un camp de soupirants en haleine
Après une nuit de veille languissante.
Pour ne pas rater cette passante
Gourmandise sans pareille,
Des contemplatifs silencieux s’émerveillent.

Il était une fois
YAYA et le Roi des rois …

 

23 janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Kilambo Abou sur Facebook

 

 

Ce qui est juste pour eux

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Pauvre buffle, vieux, las, traînard …
Il a fallu cinq puissants lions
Pour t’achever de leurs cruels poignards,
Sous le regard avide de la rébellion,
À coups de griffes, de morsures, de bestialité.
                      Comme chaque être face à sa vie alitée,                     
 Qui attend son heure pour le passage,
Ton adieu dans tes beuglements douloureux
A versé du baume au coeur en ce carnage.
Mourir en héros dans un cirque silencieux
Ou dans un lit, terrassé par la maladie,
L’acharnement n’a pas la même faim de vie.
Finie ta jouissance tant applaudie.
Elle a viré de bord pour d’autres survies.
On dit que c’est la vie, sobre résumé
Qu’il est Inutile d’embaumer ni de parfumer.
Ce corps destiné à partir en fumée
Ou enseveli dans des ténèbres inanimées,
J’ai beau savoir que la vie est faite ainsi
Une question me colle … sans la souffrance c’est l’ennui ?
Dévoré et sans remords ce pauvre vieux !
À ce qu’a voulu la mort, la vie t’a dit à Dieu !

 

16 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Kilambo Abou sur Facebook  

 

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Kilambo Abou |on 27 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Selon le jour

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Selon le jour
Le menu varie
Libre cours
Sans les avaries.
Une jeune gazelle, 
Tout juste née,
Épaisse comme une ficelle
Fit le déjeuner
De cette lionne affamée.
Premières soldes acclamées !

Là, c’est Queen of Kabozo
Qui ramène Damoiseau,
Jeune Seigneur phacochère,
Tandis que sa mère
Dans une course éperdue
Sait son enfant perdu.

Pendant ce temps Narcisse
Devant son miroir
De quelque saucisse
Jouira de ses pleins pouvoirs.
S’affûtant les griffes
Pour un prochain festin,
La lionne se rebiffe …
Elle tient à son butin.

Une course à l’échalote,
De giclées de sang, de calottes,
Dure, cruelle, ce n’est qu’un reflet
Qui passe et trépasse
De vies, de morts, face à face.
Selon le jour,
Comme l’amour,
Une proie entre les dents
D’une seule bouchée
Billet gagnant.

 

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11 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : Kilambo Abou et Tony Crocetta sur Facebook

KILAMBO ABOU MARINGA

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Le jour se prépare à mourir.
La nuit peut enfin venir.
Les rêves illuminent l’horizon
L’obscurité ouvre sa garnison.

Mille oiseaux aux yeux de lumière,
Tels des phares de côtes animalières,
Jouent avec l’ombre qui s’ennuie
Dans l’immense solitude de la nuit.

Profitant de cette clarté bénévole,
Certains chasseurs sans fusil à l’épaule,
Vont ripailler avec des invités surprises
Sans bonnet de nuit ni longue chemise.

Des rugissements répondent aux ricanements
De hyènes dévoreuses de leurs propres enfants.
La terreur se réfugie dans des abris sûrs
Indifférente à la beauté de l’azur.

Le jour réveillera les somnambules.
L’ombre vagabonde sur les vols de libellules.
De lever en coucher toujours émerveillé
Un feu de bois réjouira les veillées.

La nuit se prépare à mourir.
Le jour appelle à son souvenir.
En vol de nuit les nuages voyagent.
Kilambo Abou Maringa, un roi de l’image.

 

20 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Kilambo Abou Maringa sur Facebook

 

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