Archive pour la catégorie 'Photographe Kilambo Abou'

UNTIDINESS

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« Quand on est une vedette de la Saga
Des Aventures de RISETTE, mes petits bélougas
Vos radars sont à l’affût du moindre racontar.
Rien ne vous résiste sinon c’est le cafard !
Vous trouveriez cette fameuse aiguille piquante
Pour un foin qui fait la Une plus bandante…
Bien que peu de personnes se sont inquiétées
De ma disparition tenue au grand secret.
C’est ce guide talentueux prénommé ABOU
Qui a découvert pourquoi j’avais mis les bouts …
Ah ! Vous n’imaginez pas ce qu’est la célébrité !
Foi d’un zèbre ! On a beau en galère s’abriter
Y a toujours un papa-raz-zizi qui va découvrir
Ce coin d’un paradis pour nos envies de loisirs.
OUI ! C’est bien moi ! STORY ! … qui batifole …
Cette STORY, mère de RISETTE, directrice d’école !
J’ai tout lâché pour filer le parfait amour
Avec ERYF ce shérif voyageur au long cours.
Il est beau, fort comme un dieu, je l’adore !
Je suis dingue de lui, je l’aime, il me dévore !
Midi, minuit, peu importe les heures, les jours, 
En cette station balnéaire tout baigne ! C’est l’amour !…
Inespéré, que peu connaissent parmi vous de la sorte
Avec vos dents longues, vos rateliers de vies mortes.
Tant d’amour donné pour se retrouver seule,
Tant de coups reçus pour ma vilaine gueule …
Je me soucie guère de cet enquiquineur lendemain.
Je m’éclate ! … Et tant pis pour le pétrin !
Je savoure ma lune de miel avec ERYF !
Ah ! Je vois d’ici se hérisser d’envieux tifs !
Le bonheur n’attend pas le nombre des années.
Vous m’avez de vos sarcasmes assez condamnée.
UNTIDINESS dans votre bordel actuel
Occupez-vous de vos fesses aux désordres ponctuels.
Pour vivre heureux, vivons cachés …
ABOU ! pour cet entretien … combien je vais toucher ?
Sans doute vous me direz avec humour : la peau des fesses !
Qu’importe l’avenir pourvu qu’on est l’ivresse !
Ah ! ERYF et ses douces caresses … »
«Viens par ici mon brin de folie, ma jolie tigresse … »

 

20 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa sur facebook

A titre amical sans aucun engagement … en cliquant sur le lien ci-dessous vous pourrez feuilleter mon premier album des
Aventures de RISETTE

Merci de votre soutien tout au long de mes publications.

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Ite missa est

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Et la vie continue …
Malgré les drames.
Ce cruel et sanguinaire menu,
Sans cesse de ses trames,
Vient déplorer les rares joies,
Les moments de plaisir
De bourgeois et villageois
Qui viennent de mourir
Dans de lâches attentats,
Victimes innocentes sans ébats.

Et la vie continuerait …
Sans ce mal tenace et féroce.
Que deviendrait la mort ?
La vie se suffirait …
Mais tant de fardeaux, de bosses,
Conjureraient-ils le sort
D’une Création incompréhensible
Qui voit sur sa cible
Tomber les bombes d’une guerre
Entre le bien et le mal, ces tortionnaires ?

Et l’on reste pantois, affectés,
Chaque fois que le mal sournois
Tombe brutalement d’une nouvelle,
Enveloppe les deuils désaffectés
Qui nous laissent vides et sans voix …
Juste quelques rais de vie éternelle,
Seul esprit de consolation,
En ce monde de redoutées explosions
De rongeurs venus de la corrosion
D’un enfer sempiternellement en fusion.

Pax animabus illorum.

 

16 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Kilambo Abou Maringa sur Facebook

 

 

 

SALVATOR, le buffle

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Dans cet immense parc d’Amboséli en toile de fond
Le Kilimandjaro et les neiges d’Ernest Hemingway, moribond,
Les espaces verdoyants décorés d’arbustes et d’acacias
M’offrent les richesses d’un des trésors du Kénya.
Sanctuaire animalier légendaire foulé par des bergers
Il restera pour moi toujours un écosystème étranger
De scènes quotidiennes hors du commun, inégalées,
Que grâce à vous tous je peux à distance explorer.
En ce premier safari de l’année nouvellement fêtée
C’est par un buffle que je vais le commenter … :

«Avec mes moustaches rendues célèbres par Dali
Ce matin je paresse couché dans mon lit …
Un lit d’herbes me chatouillent les narines
Surmontées de deux serpents qui ont gobé la vermine.
Les oiseaux ont déserté les enjolivures de mon museau
Pour des cornes d’abondances de damoiseaux.
Je profite de ce moment de pause mérité
Pour observer les alentours et les activités
Des locataires d’une savane inondée de soleils
Bon pied, bon oœil, toujours en éveil.
J’observe le manège de ce guépard solitaire
Qui passe et repasse sur le sentier de guerre
Tandis qu’une lionne d’un air intrigué
Couchée, comme moi camouflée, fait le guet.
Elle fantasme sur un lion de belle parure …
Un lion d’une beauté prisée par les couvertures
De magazines de la boutique de son barbier …
Un pacha sensas pour les planches d’un herbier !
L’imaginer tout aplati la fait discrètement sourire
Mais le voir si hautain son coeur en pensant soupire :
« Telle une star célèbre de cinéma sous les caméras
On dirait le Roi Soleil perruqué de queues de rats ! »
SALVATOR, pour en revenir à nos moutons, s’interroge,
Ravi de cet affût placé aux premières loges …
Il observe cette autruche immensurable sur la défensive
Alors que sa nombreuse marmaille, jeunesse inoffensive,
Piaille et sautille dans toutes les directions,
Profite de la sieste de ces paisibles troufions…

SALVATOR apprécie l’absence de Risette qui doit cuver
Ou peut-être roupiller sur un quelconque duvet …
Enchanté d’avoir pris, avec la nouvelle année assise,
Un peu de sa renommée au final jamais acquise.
Il s’allonge de plus belle réconforté par cette idée
En attente de son succès à valider …

Déjà les sirènes sur la ville toulonnaise
Diffuse la rivalité à attendre de ces punaises …
Comme quoi même si je ne vais pas en safari
Je suis bien reliée en ce charivari de marais taris.

 

 

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2 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos: Kilambo Abou Maringa Abupet safari ventures limited

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J’ai si peur !!!

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Une troupe d’éléphants
Piétinent, piétinant,
Un pique bœuf piaffant
Sur ces beaux monuments.

Où vont-ils ainsi, mystérieux ?
Toujours vers de nouveaux cieux
Qu’il pleuve, qu’il vente,
Sur les différentes sentes.

Caravane sans désert
L’été comme l’hiver
Ils franchissent les étapes
De leurs puissantes pattes.

En bande organisée
D’espérances brisées
Ils affrontent l’avenir
TENIR, tenir …

De balles et de lances
Sur leur fragile corpulence
Des rêves de mon enfance
Je n’y vois ressemblance.

Sur les pistes de la Terre
Ils errent, ils errent,
Fuyant l’homme ce conquérant
Tueur de leurs géants.

Une troupe d’éléphants
Sans tulipe ni fanfan
Cachés au fond de mon cœur
Pour les sauver du malheur.

J’ai si peur ! 

 

30 Octobre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo :  Kilambo Abou Maringa sur Facebook

 

 

Médée …

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«Petit ! Petit ! J’en ai le poil tout hérissé !
Voilà qu’un lion avec ses envies de pisser
Cherche à coup sur à me voler la vedette,
À détourner de nous les tam-tams à roulettes !
Petit ! Petit ! À cause de ce Manneken-pis, RISETTE
Depuis qu’elle l’a aperçu s’embrouille les canettes !
La voilà qui fait des entrechats de ballerine,
Euphorique ! après avoir reniflé son urine !
Non mais ! il se prend pour qui cet incontinent
Qui fait pipi à la barbe des ribambelles de passants ?
C’est pas en dansant la java que cette jeune Reine
Va retrouver sa couronne … elle était si sereine …»
«Tais-toi petit ! Tu sais pas de quoi tu causes !
Tes paroles en l’air me troublent et m’indisposent !
Accablée de chagrin, je ne danse pas, je chaloupe !
Car suite à ma découverte je n’ai plus le vent en poupe !
Ce n’est pas un Menneken-pis qui va m’oter mon public !
Et nous n’allons pas émerger du paquebot Titanic !
Il suffit de trouver, d’imaginer une nouvelle attraction
Pour s’attirer des clac-clac, scotchés, ébahis d’admiration.
Tu vois rien que ces pas croisés d’un tango argentin
Les fera rire en dépit de tout mon immense chagrin.»
«Petit ! Petit ! N’ai-je pas hérité de la toison d’or ?
Au fait, on dirait que tes ailes n’ont plus de ressort !?»
«Ouais ! Englouties par le veau d’or lors de funérailles …
Découpées en morceaux par une bande de canailles.
Rien que d’y penser, je m’emmêle les pinceaux …
Nous aurions pu faire un pont d’or sans ces sots …»
«Médée ! Médée !» «C’est quoi cet appel ? Une alerte ?»
«Non, c’est maman qui me cherche ! Petit ! mais sa fille certes.
Moi aussi ma toison est gardée par des hommes armés
Contre tous ces dragons qui veulent nous décimer.»
«Tu as raison, petite… ma couronne en a fait les frais !
Ce n’est pas accrochée à un chêne ou à un cyprès
Que je l’ai retrouvée … dans quel état ! C’est horrible !
Tout ça pour un cadeau qu’un garnement impossible
Voulut offrir à sa mère, à la barbe des « Quenottes » !
Ma couronne de rubis ! Par Parkinson, j’en ai la tremblote !
Je swingue, twiste, ivre d’un abus de pouvoir …
Oui petite, tu peux chanter noir c’est noir ! …
Le bambin après s’être amusé de ce nouveau gadjget
L’a abandonné, vite lassé … il l’a refilé aux geais !
Ceux-ci n’ont pu de leur bec dégriffer les pierres précieuses,
Ils ont laissé tomber ma couronne dans la terre sableuse.»
«Oh … comment vas-tu faire sans ta couronne alors ?»
«À la danse du balai je confie mon triste sort.»
«Médée ! Médée !» «Je dois partir maman s’impatiente.»
«Oui, petite … il faut décoder ce que cachent les fientes.
Prends soin de ta toison d’or ébouriffée par les caprices du vent.
File avant que le Menneken-pis te croque à belles dents.»
Sur le lac de flamants roses, histoire de changer de décor,
RISETTE a bouclé son enquête avec regrets et remords.
«Elle était si belle ! Qui me la remettra en état …
Ma couronne et ses volumineux carats ?» Sur un air de samba
Sorti de nulle part, RISETTE face à son destin
Se surprend de penser à ce pisseur pour bottins.
«Je ferais bien quelques pas de lambada …
Me frotter à ce chacal  qui rigole comme un fada !»
«Et c’est reparti ! … emboitons le pas à RISETTE !
Dommage… elle ne joue pas des castagnettes
Observe YO … Ici, tout se répète …!
La preuve ? c’est moi qui referme son enquête …

 

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27 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos :  Kilambo Abou Maringa Lise Perreault

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Il pleut …

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Il pleut toute la misère du monde
Fécondes et furibondes ondes.
Il pleut comme vache qui pisse
De son fouet la pluie sur nos pelisses
Nous fouette selon ses caprices,
Nous soulage de nos collantes milices.
La pluie et ses sauts d’humeur
De flaques et de boue d’honneurs
Font cortège à notre existence
Notre bergère est en vacances.

Il pleut, il mouille c’est la fête !
La grenouille sort faire ses emplettes.
La pluie fait des claquettes
Goutte à goutte pour la planète.
Il pleut des cordes dirait-on
Sur ces vieux gnous, tontaine, mironton,
Trempés comme une soupe
Débordent, débordent nos coupes.
Que d’eau, que d’eau,
En ce monde de corniauds.

Du beau, rien que du beau
La croix, la bannière et le fardeau.
Il pleut toute la misère du monde
Bien trop tard pour sauver le monde.
Fécondes et furibondes ondes
D’errances moribondes.

 

30 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Kilambo Abou Maringa

RIKAÏ

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STORY va enfin pouvoir rendre visite à RISETTE !
L’orphelinat « Les Mandibules » ce jour est en fête !
On attend avec impatience l’arrivée de la Directrice
Obligée d’interrompre sa cure … elle souffrirait de varices …
Du coup son humeur ne rassure pas les orphelins,
Hésitants ils se contentent de la regarder de loin.
Mais un bébé ose s’approcher pour lui manifester
Dans un élan de tendresse, et qui sait d’une tétée,
Son amour et sa joie, tout simplement, sans tralala.
RIKAÏ, car c’est bien d’elle qu’il s’agit, sans falbalas
Oublie sa mauvaise humeur … un si mignon petit coeur !
Encouragés, d’autres nourrissons s’approchent de cette grande soeur.
Tout ce petit monde est invité au repas de fête succulent
Offert aux plus grands, sevrés, et à quelques vautours ambulants,
Orphelins comme eux … ils profitent de l’aimable hospitalité
De ces résidents qui ont le sens du partage et de la charité.
RIKAÏ ne perd pas de temps … elle convoque tout le personnel
Afin d’établir un emploi du temps, prévoir les risques des casuels.
Elle demande le maintien d’un peloton des « Quenottes ».
Ceux-ci, justement, font relâche, se défoulent dans la flotte.
Ils profitent que JADOR est parti oeuvrer sur le terrain
Pour parlementer avec des charognards, une bande d’argousins,
Venus piller une des réserves de provisions des troupes.
Comme gardiens ils sont champions de l’entourloupe !
RIKAÏ propose à STORY la place de Sous-Directrice …
STORY s’est attachée, durant son séjour, à ces jeunes novices.
C’est avec plaisir qu’elle accepte cette offre qui va lui permettre
De combler sa solitude auprès de ces touts petits êtres.
RISETTE à sa sortie des « Hyénides » courra le guilledou …
En restant aux « Mandibules » STORY aura toujours des doudous,
Petites peluches vivantes qui réclament tant d’affection.
Entourée de ces mal-aimés d’une vie incomprise
STORY, plus forte que jamais, ne va pas lâcher prise.
Désormais elle laisse le soin à JADOR de veiller sur RISETTE.
Ira-t-elle tout de même rendre visite à sa fillette ?
Il est l’heure de pouponner … elle est attendue en couchette !
Elle ignore le grand danger qui plane sur le pensionnat …
De l’imprudence de RISETTE qui la met dans le caca …

 

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13 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Photos : Lise Perreault  Kilambo Abou

Les poèmes de Chatnine

KILA …

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Après sa nuit passée dans cet ergastule,
C’est à tâtons, dans le noir, comme une somnambule,
Que GRISETTE sort de ce trou froid et humide.
Ses membres raidis, le ventre creux, la tête vide,
Elle apprécie la chaleur amicale du soleil
Et se prépare à cette première journée d’éveil.
D’une humeur maussade elle prend connaissance
De l’emploi du temps prévu sous assistance.
KILA, une marraine va l’assister pour son adaptation,
Combler par sa présence les peines de la séparation.
Tout en restant dans l’ombre, elle doit faire en sorte
Que sa protégée s’habitue à vivre avec une escorte.
RISETTE très attentive écoute, obéissante, Prof KUKU.
Elle décide alors de laisser PANPAN aux faux-culs.
Rien de tel pour lui rendre sa bonne humeur …
Faire trempette pour chasser les odeurs !
Ce matin elle doit se contenter d’une piscine en collectivité
Ce qui n’est pas pour déplaire à ses invités.
Poursuites, gambades, GRISETTE patauge ivre de joie.
Elle en oublie la rigueur de l’horaire, ce rabat-joie.
Quand elle se présente pour réclamer son petit déjeuner
Elle doit se satisfaire, si elle ne veut pas jeûner,
D’une corne dont elle s’empare comme un instrument
Sous le regard mécontent de KILA sa pseudo-maman.
«L’heure n’est plus à l’amusement, ni à la musique !
Si tu veux bien te dépêcher avant que KUKU rapplique.
Hâte-toi de croquer cette corne d’abondance misérable.
Tu ne dois pas rater le départ du Jeu de la table. »
« C’est quoi ce jeu ? » « Tu verras bien, dépêche-toi …
Tu veux retourner au cachot encore une fois ? …»
À ce mot de cachot RISETTE la croque à toute vitesse.
Jouer … bye-bye la tristesse …

 

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17 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo :  Kilambo Abou
Photo : Virginie Liardat ( RISETTE après sa nuit au cachot)

Ce ciel d’Abou

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Ce ciel d’Abou
De multiples rendez-vous
Posés pour nous
Est d’un talent fou,
D’un tomber à genoux.

Est-ce le ciel ?
Est-ce la Terre ?
Un mirage providentiel ?
Une apocalypse crépusculaire ?
Une vision incendiaire ?

L’arbre n’est plus vert
Pour des unijambistes nocturnes
Dans cette descente aux enfers.
L’Âge d’Or de Saturne
Est enfumé par Jupiter.

Les cieux d’Abou
N’ont pas de verrou.
De liberté, de flammes,
Brûlants de mots doux
Les cieux d’Abou
Nous enflamment.

5 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photo : Abou Kilambo sur Facebook

REMBO racontée par Chouette, l’autruche

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« La mort du héros … ça vous parle mes cocos ?
Comment finir un conte sans fin ? …
Le scénario introduit un assassin ! …
C’est ce qu’a fait la lionne Rembo !
Elle a profité de la nuit sans témoins
Pour enlever ses lionceaux et mettre fin
À ce conte qui n’en finissait plus.
Elle les a enlevés de la revue !
On dit que … chacun croira ce qu’il a vu !
Même moi, l’autruche, je n’ai rien vu !
Elle a fait appel, rien que çà, à Cannibal
Pour orchestrer l’Oscar de ce festival,
Afin de retrouver l’intimité, l’amour filial,
Sa liberté dans ce monde animal.
Comme dans tous contes et séries
Les héros disparaissent comme Fifi et Riffifi
Ou Joli Coeur, accompagnés des pleurs
Des assidus et passionnés lecteurs.
Depuis les trois lionceaux à l’abri
Folâtrent sur des sauts de cabri,
Heureux de quitter enfin cet essaim
Et céder la place à un autre conte sans fin.
Rembo, ainsi, en contemplant ces hippopotames,
Qui se marrent bien de ce méli-mélo drame,
A mis fin par une nuit sans lune, seul témoin,
Pour protéger ses trois célèbres galopins
D’une horde chassant des lendemains
Qui collaient trop à leur sauvage destin.
Dans les belles histoires, on ne voudrait jamais
Que la dernière page se referme à jamais.
Depuis ces lionceaux courent quelque part
Dans leur savane et ses oasis des grands boulevards.
On dit que des guépards auraient vu ce trio
Serrés l’un contre l’autre, tournant les pages d’un album-photos … »

 

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21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh -  Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie 

 

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