Archive pour la catégorie 'Photographe Kilambo Abou'

Ce ciel d’Abou

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Ce ciel d’Abou
De multiples rendez-vous
Posés pour nous
Est d’un talent fou,
D’un tomber à genoux.

Est-ce le ciel ?
Est-ce la Terre ?
Un mirage providentiel ?
Une apocalypse crépusculaire ?
Une vision incendiaire ?

L’arbre n’est plus vert
Pour des unijambistes nocturnes
Dans cette descente aux enfers.
L’Âge d’Or de Saturne
Est enfumé par Jupiter.

Les cieux d’Abou
N’ont pas de verrou.
De liberté, de flammes,
Brûlants de mots doux
Les cieux d’Abou
Nous enflamment.

5 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photo : Abou Kilambo sur Facebook

REMBO racontée par Chouette, l’autruche

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« La mort du héros … ça vous parle mes cocos ?
Comment finir un conte sans fin ? …
Le scénario introduit un assassin ! …
C’est ce qu’a fait la lionne Rembo !
Elle a profité de la nuit sans témoins
Pour enlever ses lionceaux et mettre fin
À ce conte qui n’en finissait plus.
Elle les a enlevés de la revue !
On dit que … chacun croira ce qu’il a vu !
Même moi, l’autruche, je n’ai rien vu !
Elle a fait appel, rien que çà, à Cannibal
Pour orchestrer l’Oscar de ce festival,
Afin de retrouver l’intimité, l’amour filial,
Sa liberté dans ce monde animal.
Comme dans tous contes et séries
Les héros disparaissent comme Fifi et Riffifi
Ou Joli Coeur, accompagnés des pleurs
Des assidus et passionnés lecteurs.
Depuis les trois lionceaux à l’abri
Folâtrent sur des sauts de cabri,
Heureux de quitter enfin cet essaim
Et céder la place à un autre conte sans fin.
Rembo, ainsi, en contemplant ces hippopotames,
Qui se marrent bien de ce méli-mélo drame,
A mis fin par une nuit sans lune, seul témoin,
Pour protéger ses trois célèbres galopins
D’une horde chassant des lendemains
Qui collaient trop à leur sauvage destin.
Dans les belles histoires, on ne voudrait jamais
Que la dernière page se referme à jamais.
Depuis ces lionceaux courent quelque part
Dans leur savane et ses oasis des grands boulevards.
On dit que des guépards auraient vu ce trio
Serrés l’un contre l’autre, tournant les pages d’un album-photos … »

 

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21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh -  Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie 

 

Joli Coeur (suite 4 et fin)

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Ils arrivèrent au cirque recouverts de vase
Ce qui divertit la galerie en extase
De les voir revêtus de bas verts dégoulinants
Pour trouver leurs places Ils mirent un certain temps.
Finalement c’est dans la fosse du parterre
Réservée aux personnalités des Pachydermes
Qu’en invités d’honneurs ils s’installèrent.
Les Léo, en famille, durent se séparer,
Impossible de trouver trois places à côté…
Ainsi sans maman, déçus, désemparés,
Le spectacle perdit de son charme et beauté.
La troupe des Impaluche, célèbres acrobates,
Fit une entrée fracassante à l’épate.
Des sauts ! À vous faire oublier vos pattes !
Athlétiques, avec grâce ces chevaliers de l’espace
Franchissant avec agilité les buissons
De sauts en hauteur plein d’audace
Explosèrent le mur du son.
Leurs longues pattes fines et légères 
Timidement frôlaient le sol.
Le 111, la ligne de leurs arrières 
Transporta tout le monde sur leurs envols.
Courant comme des dératés en zigzaguant,
De gauche à droite, ils impressionnèrent 
Fifi qui les trouva très élégants.
Amusé par ce ballet de haute voltige,
Ces vaisseaux spatials explosifs,
Enthousiasmé par ces Vénus ailées callipyges
Qui lui hérissèrent les tifs,
Joli cœur ne put s’empêcher de rire,
Ne sachant plus où donner de la tête.
Les éléphants dans ce grand délire
Essayaient de soulever leurs popotins des banquettes.
Quand vint la parade finale sous les applaudissements 
Chacun se sentit des ailes d’oiseaux.
Au milieu des barrissements et rugissements 
Ils sortirent pêle-mêle en troupeau.
Puis chacun regagna ses pénates,
Souriants, enthousiastes et ravis
Sans penser que de misérables savates
Alourdissaient le poids de leur vie.

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2 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa

Contes de la prairie

Joli Coeur ( suite 4 – 1ère partie)

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La venue du cirque de plein air Les Impaluche
Annoncée la veille aux quatre coins des pôles 
Par un mégaphone à tête d’autruche
Fut entendue dans toutes les écoles.
Les écoliers tout excités par l’annonce 
À la sortie en parlèrent à leurs parents …
Et sans attendre leurs réponses 
Prirent la direction du cirque ambulant.
Il est encore trop tôt dit maman Rembo
Allez jouer en attendant l’heure !
Inutile vous deux de faire le beau,
Finissez sagement votre quatre-heure.
D’abord allez prendre votre bain mes babar
Pas question d’aller au spectacle ainsi !
Dociles les éléphanteaux comme des canards 
Barbotèrent sous la surveillance de Sissi.
Quant aux Léo par peur d’être en retard 
Ils se mirent en route avec leur mère 
Qui pestait après son autre lascar
Parti loin devant dans la clairière.
Arrivés les premiers Fifi et Joli cœur
Prirent place au premier rang.
Rembo préféra s’asseoir en hauteur,
Prête à intervenir au moindre incident.
Lavés, astiqués, reluisants, en ribambelle,
Sissi en tête suivie de ses boute-en-train 
Évitèrent d’emprunter la fragile passerelle,
Ce qui les obligea à traverser un bassin… ( à suivre )

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1 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie

Six, cinq, quatre, deux, un

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« Il est l’heure de partir ? »
«Non … inutile de courir ! 
Prenons un bon petit casse-croûte
Avant de nous mettre en route.
Papa surveille les Olololos boys.
Ils ont détaché deux cow-boys
Qui n’ont pas eu leur part de butin,
Une hyène assassine dévore avec entrain
Ce qui devait être leur festin.»
Rassasiés, quatre Olololos, en spectateurs,
Assistent au jeûne d’un des leurs
Qui manifeste, esseulé, son mécontentement
Du manque de soutien de son clan.
L’autre, à l’écart, du départ s’inquiète
De cette pique-assiette qui le met à la diète.
Repus ou trop occupés malgré leur famine
Ils boudent ce champ de mines
Foulé par cette famille de girafes,
Parfois maladroites comme Gaston Lagaffe.
Sous l’oeil vigilant du Père, ils assistent
Au défilé de ces silencieuses cachotières en piste.
« Un girafon ! » s’exclame Olololo junior enhardi.
Mais déjà folâtrant sur les boutons d’or
Cousin et cousine se chamaillent
Tandis que les parents, craintifs de représailles
Surveillent les alentours trop calmes à leur avis,
Car rare sur le Masaï sont les moments de répit.
Quatre daltons, cinq gangsters, six mercenaires,
Quel guignolo de gigolos ces Olololos ! Quel parterre !

 

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4 Avril 2018 – Jeannine Castel 
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

JOLI COEUR (suite 3)

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Rembo la lionne remercia ces amis
Venus de leurs condoléances témoigner
Leurs amitiés. Après une nuit d’accalmie 
Elle pensa que la meilleure façon de soigner 
Sa grande tristesse, ce vide insistant, cuisant, 
Cette scène d’horreur de cris et de sang
Était de quitter rapidement ce lieu peu reluisant.
Elle devait changer de décor sur le champ
Où tout lui rappelait cette cruelle mort
Qui avait emporté sur un coup du sort 
Son enfant, son cher petit trésor.
La querelle de ses lionceaux lui donna du ressort.
Elle se remémora cette attaque surprise,
Son affolement. Qui sauver dans l’urgence ?
Dans ce malheur elle avait eu la maîtrise,
Malgré ce regrettable manque de vigilance,
De lutter contre ces assaillants furieux 
Sans le moindre secours de curieux 
Ni une aide providentielle des Cieux.
Allons quittons mes chéris ce funeste lieu !
Joli cœur, en tête, tout heureux
De voir sa maman sourire d’un air compatissant
Pataugea dans la boue de ces jours pluvieux.
Il se soulagea d’un besoin pressant …
Il retrouva gambadant avec amusement 
Les chatouilles de cette herbe complice,
Pas assez haute pour d’un déguisement 
Camoufler leur présence aux milices.
Sous maman, rien de plus sûre cachette face aux imprévus …
Ce lion est trop occupé à boire ?!
Chut… Filons en vitesse sans être vus …
Après une séance de manucure notoire, Rembo la lionne
Fit grande toilette à ses petits polissons
Blottis contre elle sur ce vert et frais paillasson.
Joli cœur ronronna sous les caresses gloutonnes 
Prodiguées par maman de tout son coeur.
Il quémanda à sa mère au cœur meurtri 
Toute l’affection pour conjurer la peur 
Qu’en silence, tous les trois sans un cri
Essayaient de surmonter, chagrins.
Marqués à vie dans leur vie commune
Ils profitent de ces inassouvis câlins 
Déposés tendrement sur leur tête brune.
N’osant pas penser à demain, Joli cœur
Avec elles ne fit qu’un seul chœur.
Il se promit de vite devenir fort
Pour protéger ces deux amours de la mort.
Rembo, le regard tourné vers l’avenir 
Lâcha prise sans le moindre soupir.

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30 Mars 2018 – Jeannine CASTEL
Photo : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur ( suite 1)

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Maman tu avais promis qu’aujourd’hui …
Quoi à la fin … tu m’ennuies !
C’est vrai, tu avais promis maman …
Arrête de me coller, je suis pas un talisman !
C’est quoi un talisman … oui bon, on y va ! …
Ouais, Hourra ! maman tu es … ça va,  ça va …
En route !  Suivez-moi ! Où il est joli coeur ?
Tu te caches ! … petit farceur …
Mais non maman, je me gratte le dos !
Qu’est-ce que ça pique cet arbrisseau …
Allons ! Nous t’attendons ! Tu lambines !
Attendez-moi ! Il faut que je m’étire l’échine !
Je laisse quelques griffures, au cas où …
On ne retrouverait plus notre chez nous.
Allez, assez perdu de temps ! 
Allons faire ce parcours du combattant !
Tambour battant, suivez-moi !
 Tu n’es pas seul, joli coeur, attends moi !
Waou ! Ce beau tronc, c’est pour moi !
Bande de trouillards ! Regardez-moi !
Arrête de me pousser … je vais glisser !
Déjà que j’ai envie de pisser …
Ouf ! Nous sommes dans la gueule du serpent …
Maman ! … quels peureux ! Il n’a pas de dents !
Il pourrait nous avaler tous crus …
Et hop, une poutre ! Où il a disparu ?
Joli coeur, c’est pas du jeu ! …
Il est bientôt l’heure du goûter ? J’ai un creux …
Ce tronc calciné, comme terrain y a mieux …
Déjà ?!  Rosine siffle l’heure du départ …
Broutons tranquillement, c’est peinard …
Ouais … dit le phacochère … ce sera pour plus tard …
Mes enfants chéris, je vous félicite ! C’était super !
Nous reviendrons demain si le ciel est clair.
L’oiseau bleu survola avec eux la route,
Plus question de se perdre … qui en doute ?

 

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22 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Vous m’en direz tant

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Follement gaies, deux grues cendrées,
Sur le pré encore vert, font le pied de grue.
Arrivées on ne sait d’où, de quelle contrée,
Ces deux folasses battant de l’aile ont cru
Pouvoir faire affaire à la saison des crues …

L’une, de son aile, incite à la débauche, harangue
La clientèle discrète se mordant la langue,
Étant peu habituée à ce genre de démonstration
Pour prendre un plaisir comme une attraction.
Vivre avec son temps, certes, mais une telle fraction …

L’autre de ses grandes ailes déploie
Toute la panoplie innocente des filles de joie.
« Que voulez-vous cette perverse déviation
A mis une houppette sur notre réputation.
Alors ne soyez pas choqué de notre évolution. »

Aussitôt quelques clients de première heure,
Amateurs du beurre et de l’argent du beurre,
Après réflexion et conciliabule, s’aventurent,
Hésitant toutefois sur ces cas de figure
D’un choix, deux poids, deux mesures.

Mais, voilà qu’au premier client, ces furies
Se battent, s’arrachent ce précieux épris
Qui se barre de ses folles furieuses en bataille
Chassant ainsi tout espoir de fiançailles …
Sous l’oeil amusé d’un buffle venant de Cornouailles.

Depuis, commérages et ragots vont bon train.
Abou, toujours Abou, ce fidèle témoin,
N’en croit pas ses oreilles et vers l’otocyon,
Qu’il cherche en vain, pour une radio-station …
Ne sait comment arrêter ces rumeurs de plumes en chaleur …

 

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14 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photographies : Abou Kilambo sur Facebook

 

 

Série noire

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Un chtroumpf  accourt
À la tombée de ce jour
Alors que disparaît le soleil
Pour une nuit de sommeil.
Le ciel est encore bleu
Pour ce chtroumpf amoureux
Qui voulait dérober la lune
Pour éclairer son infortune.
Avertie par les étoiles, ses amies,
Absentes elles aussi face à l’ennemi,
Une nuit étrange se prépare
Surveillée par un gardien de phare
Amené par les nuages jusque là.
Cet ancien agent du FBI dévoila
Aux étoiles le complot organisé
Par ce chtroumpf à l’haleine anisée.
Abou, témoin, sans connaître l’histoire,
Prit un cliché de cette série noire,
Une fiction écrite par le célèbre soleil
Dont l’imagination n’a pas son pareil.
Cette scène d’un tournage nocturne
A répandu une humeur taciturne,
Entre chien et loup, d’un jour sans fin,
Tout ça parce qu’un chtroumpf plaisantin,
Jovial, vedette d’un court métrage crapuleux
Voulait voler la lune quand le ciel est encore bleu.
Les hôtes du Masaï Mara, aux premières loges, purent
Assister à cette Première en grandeur nature.

 

21 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Abou Kilambo sur Facebook

 

 

Encombrement

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Les pluies, les diluviennes pluies
Ont charrié, déposé tous leurs tracas
Dans les nombreux et sinueux lits
De la rivière Mara, navrée des dégâts
Occasionnés par leurs capricieuses chutes.
Elles avaient décidé d’aider les passagers,
Malgré les sauts pour éviter les culbutes
Dans les dents de la Mara enragées,
De mettre plein de repose-pieds rassurants
Pour les aventuriers des grands espaces.
Cette Mara, secrète, aux imprévisibles courants,
Pour la franchir il faut beaucoup d’audace.
Mais voilà que les hippopotames mécontents
N’apprécient pas cette soudaine invasion
En trompe-oeil pour les crédules du Continent,
Ces illustres migrateurs remplis d’illusions.
Quant à eux, les crocodiles, ces soupe-au-lait,
Devront s’en contenter par prudence,
Car se casser les dents sur d’appétissants galets,
Mieux vaut profiter des rives aux cornes d’abondance.
Les pluies dans leurs averses irréfléchies,
N’avaient pas, dans leur précipitation, assez réfléchi
Sur tous les problèmes de ces panpan-chichis …
Un pont aérien aurait pu pour ces affranchis
Offrir une traversée sans risque, chacun à son aise.
Les pluies diluviennes avaient cru bien faire
Pour ces cours d’eau aux rives de terre glaise.
Dépitées, à court d’idées, elles convoquèrent
Sur le champ, tous les pachydermes en danger.
Ceux-ci protestèrent, ne voulurent pas les lits vidanger
De cet encombrement qu’elles provoquèrent.
Abou, témoin appelé en renfort par ces petits fripons,
Vit certains d’entre-eux franchir au jeu de saute-mouton
Ce lit infesté d’imaginaires et vrais gloutons
D’apparence paisible sans personne à l’horizon.

 

15 février 2018 – Jeannine Castel
photo : Kilambo Abou Maringa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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