Archive pour la catégorie 'Photographe Jean-Louis Godard'

Retour au bercail

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Le chemin du retour se transforma en parloir …
Tandis que MUSE de sa trompe essayait de savoir
Ce qu’avait bien pu dire HOYAPO à son cousin …
Les deux copines pensaient que SHOW était zinzin,
 « si on avait pas dévoilé cette histoire à dormir debout,
Ignorant tout, SHOW n’aurait rien vu du tout.»
Elles avaient hâte, fatiguées, de rejoindre le troupeau
Avec l’intention, tout de même, d’en souffler quelques mots.
La Mère Supérieure, baby-sitter depuis la nuit des temps
Souffrait de boulimie depuis plusieurs printemps …
La sècheresse actuelle qui sévissait n’arrangeait pas
Ses angoisses, sa hantise d’être privée de plusieurs encas.
De soupirs bruyants répétitifs elle fit resserrer le rang
À ses protégés qu’elle avait hâte de laisser à leurs parents.
Satisfaite de cette journée bien remplie depuis le matin
Elle avait envie de se délasser dans un bon bain.
SHOW, toujours pensif sur cette apparition figée, irréelle,
Se sentait dépassé … il n’était pas encore en maternelle !
MUSE, tenace, de sa trompe lui faisait des papouilles.
SHOW fut las tout à coup de cette journée en vadrouille.
Il se concentra sur son instinct, confiant en ses pas alertes,
Ce sont bien eux qui l’amèneraient à d’autres découvertes.
De ses petits neurones de la communication mis à l’épreuve
Il pensa, pour se rassurer, que la photo était bien une preuve …
Enfin, il aperçut sa mère qui l’accueillit de tendres caresses.
Pour SHOW cette journée avait manqué un peu de tendresse …
Sa mère l’entraîna avant la tombée de la nuit pour un souper
Au magnifique coucher de soleil avec quelques amis.
SHOW comme les touts petits avant d’aller dormir 
Se racontera l’histoire de cette journée de loisirs.
«Demain il faudra reprendre la longue route de l’errance …
Mais pour l’heure faisons bombance !»

 

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23 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

Les adieux

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Ce matin c’est le jour des adieux. SHOW est tristounet.
Sa maman, la matriarche, a décidé de retourner
Au Parc d’Amboseli, ce réservoir d’eau en permanence.
Ses marais sont alimentés par les sources d’abondances
Venues du Kilimandjaro où l’on peut, aux heures matinales,
Boire, brouter, se baigner sans compter dans leurs eaux estivales.
Pouvoir se mettre à l’ombre aux heures brûlantes, quelle veine !
Avec en toile de fond le Mont qui a si souvent la migraine.
« Loin de ce carrousel de zèbres, de gnous, de crocodiles,
Ce marais toujours vert nous rendra la vie plus facile.
Terre des écrivains célèbres aux neiges éternelles
Cette montagne veille sur nous de sa haute nacelle.
Nous devons à l’un deux ce Big Five pour trophées
Heureusement remplacé par les tirs à photographier.»
« Des jours et des jours de marche en perspective … »
« Nous prendrons notre temps, sans vitesse excessive !
Bien … nous pourrons échanger tout au long du chemin.
Allons faire nos adieux à ce bataillon de popotins !
Ils montent la garde en alterné …  une tactique guerrière …
Ainsi ils ont un oeil sur l’avant et l’arrière.
Tes deux copines en sentinelles du même côté …»
« Adieu MUSE ! » Tous deux se mirent à sangloter.
Avant que les grandes eaux noient leur chagrin,
Quelques parents, sans bouger, boudèrent du popotin.
SHOW fit d’amicaux signes d’adieux à perte de vue
Jusqu’à ce que MUSE soit toute menue, menue.
« Les vacances sont bien finies ! Reviendrons-nous ici ? »
« Nous avons une grande famille à l’Ambolesi aussi ! »
Suivi de ses tantes, SHOW traversa sans frayeur
La rivière, cherchant en vain des yeux le maître-nageur.
Il revit MUSE sur le plongeoir … le coeur gros
Il confia à l’eau son chagrin … lui ce héros
Qui pas plus tard qu’hier, fier et heureux,
Avait fait sa première traversée en ce lieu.
Il préféra garder pour lui la joie de ces souvenirs.
Il resta silencieux comme cet imprévisible avenir.
Quelle fée, quel magicien de sa boîte à images magiques
Accueillera SHOW pour d’autres histoires poétiques ?

 

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24 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook.

HOYAPO

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Après toutes ces émotions, SHOW reprit la route.
À cause de cette rencontre, la pause du casse-croûte
Lui avait passé sous le nez … il osa, minaudant, manifester
Son mécontentement à la Mère Supérieure …
« Vous l’avez bien pris, vous, votre quatre-heures ! »
Prétextant qu’ils avaient pris du retard elle le rabroua,
Fit la sourde oreille en barrissant « Tu goûteras plus tard !
Nous devons passer à l’institut de  » L’ensablage « 
Après nos folles galipettes et nos abondants arrosages
Il est très important de nous pomponner comme une reine
Si nous ne voulons pas avoir l’écorce d’un vieux chêne.
Notre épiderme dur et cailleux, crevassé, ridé,
Exige de grands et sérieux soins, tu n’as pas idée !
Vois MUSE qui se poudre généreusement de sa trompe … »
« Son amie a l’air d’avoir plutôt envie du château la pompe !
Dis donc MUSE quelle poussière tu soulèves !
MUSE, regarde moi ! Je suis un bon élève ?
C’est chouette tout ce que j’ai appris en votre compagnie !
Dommage que les vacances sont bientôt finies … »
« Allez ! la séance est terminée ! rejoignons le troupeau !»
« Avant que la nuit tombe et apparaisse HOYAPO …»
« HOYAPO ? C’est qui MUSE ? »  «Taisez-vous garnements
Arrêtez vos sornettes, avancez en silence calmement ! »
« J’ai peur MUSE … HOYAPO … je voudrais ma maman … »
« On dit que HOYAPO se montre qu’en noir et blanc …
C’est pour que l’on se souvienne des vilains hommes blancs.
De sauvages braconniers qui l’ont tuée pour voler ses défenses
Sous les yeux de son éléphanteau orphelin sans défense.»
SHOW courageusement ouvrit grand ses yeux …
«Je crois que je la vois ! Elle est immense !  par mes aïeux …
J’ai jamais vu un fantôme aussi géant et vivant !
Comme c’est bizarre, elle a de nouveau des dents ! »
« Tu l’as vue ? Elle faisait quoi ? raconte nous ! 
Pourquoi pour toi ? c’est pas du jeu ! et nous ? »
« Allez-vous finir c’est quoi tout ce vacarme infernal ?
Les fantômes n’existent pas sauf pour le carnaval ! »
« J’ai pas rêvé, je l’ai bien vue HOYAPO devant nous …
Je n’en crois pas mes yeux, ma parole un tel rendez-vous …
Je lui ai rappelé son petit éléphanteau peut-être … »
Rêveur, abasourdi, SHOW flotta de tout son petit être …

 

 

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20 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

Rencontre amicale

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Sur le chemin du retour, nous avons rencontré Li.
On raconte qu’un de ses ancêtres a inspiré Dali …
Vieux mâle solitaire, farouche, il s’est pris d’amitié
Pour MUSE qui ne sait jamais de quel pied
Ce grand-père redoutable, jaloux de son territoire,
S’est réveillé après toute une nuit exploratoire.
Certainement averti par son odorat de détective
Il avait attendu, habité d’une curiosité maladive,
Pour savoir qui tenait compagnie à son amie Muse.
Sous son air pataud, plutôt débonnaire, masqué de ruses,
Il accueillit ces baigneurs carapacés contre les parasites,
Recouverts de masques boueux qui parasitent leurs visites.
Étonnée de le voir sans pique-boeufs, ses doudous,
Il raconta que ces drôles s’étaient enlisés dans la gadoue.
Qu’en ce moment une équipe de hérons garde-boeufs
Était en train de les astiquer comme un sou neuf.
 » Que veux-tu, à force de faire la fine bouche
J’ai envoyé valser ces syndiqués sous la douche ! « 
SHOW, admiratif, face à ce gros bovidé dangereux
Resta à l’écart, impressionné par ce monstre douteux.
Il avait entendu dire qu’il encornait les lionnes,
Bagarreur, il empoignait même les personnes !
Qu’il ne fallait pas approcher ce Syncerus de près.
Peu rassuré, il se camoufla dans les herbes hautes
En pensant que MUSE était naïve et sotte
De faire confiance à cet irascible cornu imprévisible.
Encore tout petit, ll n’avait pas envie de lui servir de cible.
Inquiètes, les deux copines alertèrent la Mère Supérieure
Qui s’était attardée pour son petit quatre-heures.
Li réalisa encore que la confiance ne régnait pas.
Il aima cette MUSE qui avait oser faire les premiers pas.
D’un dernier regard amical, il beugla un au revoir.
MUSE le regarda disparaître dans le bois, son isoloir.
SHOW, soudain, envia cette amitié envers une autre espèce …
Quand un pique-boeuf vint gentiment se poser sur ses fesses …

 

19 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

La première traversée de SHOW

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Toujours sous vidéo-surveillance à distances
D’une partie de ma famille réunie pour ces vacances …
MUSE, ma cousine préférée et ses deux copines
Me proposèrent d’aller jusqu’à la grande piscine …
Je fus rassuré quand je vis ce costaud pachyderme.
Et sous l’oeil vigilant de ce Maître Nageur PÉPÈRE,
Qui testait avec sa queue la température de l’eau,
Avec délices nous avons barboté, fais les idiots,
Tandis que PÉPÈRE de grandes lampées s’arrosait
Près des hippos dont les jets d’eau endiablés fusaient,
MUSE prit d’assaut un petit plongeoir …
Peu rassuré par les courants, leurs tourbillons en entonnoir,
PÉPÈRE me proposa une leçon de natation particulère
Pour me mettre en confiance loin des berges hospitalières.
Sous les encouragements de MUSE, j’ai traversé la Mara !
J’ai bu la tasse, coulé mon radeau, encouragé sous les hourras,
J’ai appris la difficile nage du sous-marin.
Mon périscope ne perdait pas de vie l’arrière-train
De PÉPÈRE qui traçait la route devant moi, tranquille,
En me criant :  » N’oublie pas de fermer tes écoutilles « 
Tout fier et tout content de mes performances,
Tout seul,  j’ai retraversé la Mara et ses turbulences.
Montrer à MUSE mes exploits de nageur talentueux …
Que n’aurai-je pas fait pour la beauté de ses yeux !
Ce qui fait que j’ai oublié la présence des deux copines !
Les voir sur un banc de sable grillées comme des sardines,
Me fit éclater de rire et dans un bain de boue
Je les entraînais dans un délire fou.
Nos pattes en l’air, en roulades et glissades
Ainsi finirent les joies de la baignade.
J’avais bien mérité ce moment de récréation !
La Mère Supérieure toujours en faction
Me remit mes idées en place … finit le jeu !
Au retour j’ai médité sur ce bonheur dangereux …

 

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18 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook.

 

 

SHOW !

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SHOW … ainsi on me nomme
Face à cette fascination des hommes.
Amuser la galerie en dépit des circonstances
Tourmente les ténèbres de mon existence.
Faut dire que j’aime bien provoquer
De théatrales mises en scène sophistiquées,
Jouées en troupe, en solo, sans le moindre hoquet.
Comme vous pouvez voir sur ma photo non truquée.
Agacé par le va et vient des tam-tams à roulettes,
De tous ces hypnotisés serpents à lunettes,
Excité par ces témoins oculaires atomisés de dettes …
Mon instinct m’a assuré de futures requêtes.
J’ai montré ma hardiesse à ces chars d’assauts.
J’ai même tiré ma langue à cette tribu de rigolos.
D’ailleurs c’est suite à cette intrusion non préméditée
Que les miens m’ont nommé SHOW pour mes capacités.
Me voilà prisonnier d’une réputation à défendre …
Moi ce géant de la terre au coeur tendre.
Ce n’est qu’un échantillon des jalons de ma route,
 D’une aventure pour l’instant dans les soutes
De mon incroyable talent énorme
Diffusé depuis une invisible plate-forme. 
Sur les pistes de l’enfance à mon adolescence
Avec les miens, à mesure que pousseront mes défenses,
Timing et shows sur la fuite du temps. 
J’espère vous revoir longtemps …
 

16 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

Le chef de file (suite 1)

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Hier, chef de file …
Aujourd’hui, médiateur !
Les adultes c’est pas facile …
Ce sont de sacrés acteurs !
Je sers d’auto-tamponneuse !
Vous remarquerez la distance
Qui sépare ces amoureuses …
Nous revenons de vacances !
Je suis exténué par leurs jérémiades,
Par leurs querelles de femelles
 Pour des pannes sèches de mamelles,
Au cours de ces kilomètres de balade. 
Cette eau me fait un bien fou !
Par chance sont absents ces vicieux filous.
Ils ont préféré les zèbres et les gnous.
Mais je jette un oeil malgré tout …
Nous avons rendu visite à un tonton.
Il vit en ermite, un vieux ronchon …
Il postillonne à tout commentaire !
Mieux vaut se placer sur ses arrières !
Maman dit que c’est un éléphant bi-polaire ?!
Un ours mal léché … pouah ce gros derrière …
Après un temps de pause frugale à ses côtés
Nous ne nous sommes pas attardés.
J’avais hâte de retrouver ma cousine
Qui nous attendait avec deux copines.
Je fus illico sous le charme de ces belles !
Ah ! leurs yeux doux … je ne vis qu’elles !
L’émail pur comme un diamant de leurs défenses
Me fit retomber sur le champ dans mon enfance …
Une envie soudaine de grandir me prit.
Je n’étais qu’un bébé auquel on sourit …
Instant magique rattrapé par la réalité !
Mais c’était mieux que ce tonton qui pétait …

 

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15 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

La Côte sauvage

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Les sables d’Olonne, la Côte sauvage …
Un coucher de soleil enflamme le paysage.
Dans un cratère d’un volcan en fusion
Il agite l’horizon d’une solaire explosion.
Dans les fumées, un troupeau nuageux suffoque,
Piétine des corps calcinés, boursouflés de cloques.
Ce sont des ruées de bêtes sauvages affolées
Par la fournaise d’une Terre de feux follets.
Un raz de marée de lave aux ardentes brûlures
A recouvert la Terre désertée par ses créatures.
Incendie gigantesque des démons de l’enfer,
La planète se consume dans les bras de Lucifer.
L’Apocalypse envoie contre cette artillerie démoniaque
Ses chars d’assauts commandés par d’insomniaques
Visionnaires depuis des siècles de boniments.
La tempête fait rage dans ce ciel en furie.
C’est un enchevêtrement de pays en ce brasier,
De continents qu’on ne peut plus rassasier.
Une fonderie céleste de fourneaux ingérables.
Apparaîssent alors pour fouler la langueur du sable
Des gnous …  lassés de ces cruels crocodiles, ils ont décidé
De changer le parcours de leur exode débridée.
Une tortue fatiguée des filets de pêche meurtriers,
Du plastique de tous ces êtres mis à l’étrier,
Nage dans les eaux célestes d’un ciel devenu limpide
Tandis qu’une lionne fuit ce monde cupide.
Un naufragé, tel Robinson, implore le dieu Poséidon
Qui peut d’une déferlante noyer tout cet escadron.
Les sables d’Olonne étrangers à ces élucubrations
Attendent la nuit pour rêver, assouvir leurs passions.

 

27 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

 

Les trois garçonnes

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« Nous, on a une préférence pour la Série MPS.
Les princes, les contes, les princesses …
Nous n’y croyons plus … il nous faut de l’intense,
Des proies qui nous provoquent du suspens.
À note look sympa, il ne faut pas s’y fier,
Ce côté gros nounours de trois greffiers
Nous conviendrait bien histoire de justifier
La rigueur et la précision d’une scène de chasse
Dont nous sommes les garantes sur la place.
Là nous sommes en introspection sérieuse
Pour planifier le déroulement de cette aventureuse 
Course à la gazelle de Thomson ou l’impala
Après ce jugement dont nous parlerons plus bas.
Tout voir, tout entendre, ne rien dire,
Il faudrait d’abord pouvoir nous interdire
De dresser l’oreille au moindre bruit étranger,
De fermer notre gueule quand il faut vidanger,
Du sommeil du juste dormir tout le temps …
On nous surnomme les “ trois garçonnes utérins ”
À cause du masculin qui toise notre féminin.
Nous sommes trois loubardes allégées des coucougnettes
Qui menons marmots et partenaires à la baguette.
Nous maîtrisons la moindre défaillance
Face à ces détracteurs qui déblatèrent sans élégance
Sur nos manières de garçons manqués, rebelles,
Mais soumises à notre devoir par instinct de femelle.
Nous sommes à votre écoute pour tout contrat,
Nous ne faisons pas crédit pour ces faces de rat.
Pas vu, pas pris, avec nous c’est difficile,
Notre vicitme se joue à face ou pile.
Nos plans d’action se dévoilent qu’en terrain,
Nous sommes des tueuses pour des bandes d’assassins.
Hier nous étions face à ce tribunal d’inquisition
Attendant la redoutée sentence avec attention.
Condamnées pour avoir laissé sans surveillance
Nos lionceaux sans aucun moyen de défense,
Dévorés par ces chiennes de hyènes qui vous collent aux basques
Et dont nous mijotons de vengeances fantasques.
Avec leur mâchoire d’acier elles vous déchiquètent,
Vous enlèvent férocement votre triomphale étiquette.
Après la rançon payée par nos amis les lions
Nous essaierons d’améliorer notre collaboration.
Peut-être l’attachement d’un lion à résidence …
À part nous sauter … quand on y pense …
Mais garçonnes ou pas …
On aime bien ça même si c’est à la papa ! … »

 

30 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Jean-Louis Godard sur Facebook
Série MPS

Parchemin

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Une chute de reins
À faire pâmer d’amour divin
Les voyageurs sur son chemin
Admirateurs de ce parchemin
Déroulé pour l’écrivain.

Une pause étudiée
Par ce léopard initié.
Un top-model animalier
D’une splendeur à scier.
L’envie de le supplier …

Le supplier de demeurer encore
Du coucher du soleil à l’aurore.
Respirer à travers tous ses pores
Cette sauvage beauté qui s’ignore.
Ô combien, je vous adore !

De dos, de face, de profil,
Vous êtes mon roi de la wifi,
Mes livres d’enfant en ce rififi.
Élégance, grâce, purifient
La laideur de la cacographie.

Pelisse sans guêpière
Spots de lumières
Amourachées de cette héritière,
Sauvageonne des clairières
En croisière.

 

26 janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Jean-Louis Godard sur Facebook

 

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