Archive pour la catégorie 'Photographe Jacques Montanari'

JULIO et le profil haut

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«Vous trouvez que je roule les mécaniques ?
Pas faux mon pote … après ma séance de gymnastique
Maman me dit : « Fiston allons faire un petit tour,
Histoire de voir sur place ce qui agite les vautours. »
À peine étions nous sur le chemin qu’un tam-tam à roulettes
Vient au-devant de nous bondé d’idoles et starlettes.
Vous auriez vu leurs exitations en nous voyant …
En les fixant des yeux nous avons montré des crocs discrets,
L’air mystérieux et menaçant  de deux escrocs. Topct
C’est notre langage secret quand nous sommes satisfaits.
Nous avons dû rabattre nos écoutilles Position élan …
C’est une sécurité quand y a trop de boucan.
Comme il n’y avait pas de hyènes, fait étrange,
Nous avons revêtu nos masques d’innocents anges
Pour mieux surprendre et semer la panique
Et offrir à tous un spectacle à mille briques.
Maman était en forme, d’humeur badine.
Et moi tout heureux de cette nouvelle copine.»
«Allez moussaillon fonçons, semons la pagaille
Histoire de s’entraîner et d’embêter ces grosses volailles !»
«Cet inédit offert gratuitement à nos hôtesses
Ce fut la plus belle récré de ma jeunesse !
Des plumes voltigeaient partout ! Ctcool ! Grandiose !
Ça sifflait, ça grognait … une sinistrose pas morose !
Comme des avions de chasse ces nécrophages rebelles
Me fonçaient dessus, me frôlaient de leurs grandes ailes.
Un éNORME oricou aux éNORMES pattes de poulet
Me fit une sacrée peur essayant de me tirer tel un boulet.
Il avait des ailes gigantesques ! Un vrai bolide !
Il ignorait que je suis fort, malicieux et intrépide.
En jouant … je travaille mes réflexes, ma hardiesse.
Maman est là pour m’apprendre et corriger mes faiblesses.
Pour finir nous avons piqué une pointe de vitesse.
Topct … en laissant ces charognards soulagés…
Ils n’ont aucun respect pour leurs congénères plus âgés.»
«Soldat, ces manœuvres t’enseignent le combat.
Les lions ont un profil haut ! pas de profil bas …
Je suis très fière de toi JULIO, tu progresses»
«Poussé par cette vitesse S je lui fis quelques caresses
Tout en marchant à ses côtés et celui des boitiers
Positionnés sur ce petit Roi de la Savane. Cttoppied !»

 

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18 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Jacques Montanari sur facebook

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La grande parade 2019 en poésie (suite)

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Le majestueux aigle ravisseur
D’un vol a pris de la hauteur
Suite aux nombreuses bousculades
Des participants à la Grande Parade.

Un très beau et élégant léopard
Aux moustaches antibrouillard
De son pompon blanc éclaire
Ce noir et blanc crépusculaire.

Vêtu de son costume noir
Un crocodile paresseux comme un loir
Voudrait bien être invité …
Il attend l’accord des Autorités.

Les zèbres en conseil se sont réunis.
Vociférant : « C’est nous ou c’est lui !
Nous n’avons pas confiance !
S’il vient … bonjour l’ambiance ! »

Un petit guépard adorable
Trouve ces zèbres peu charitables.
« Ils prétendent défiler pour la paix
Et rejètent ce crocodile … quel toupet ! »

Mettant tout le monde d’accord
LE CHOUCHOU à la voix d’or
Met tout le monde au diapason
Histoire de commémorer son blason.

Au final les zèbres acceptent à distance
Ce gros visqueux à la grosse panse
Tandis que par voie maritime
Les éléphants pour Jacques s’animent.

Imaginez cette Grande Parade
 De jérémiades, de ruades de nomades
Qui pour la Paix vont se réunir
Pour un meilleur et fabuleux avenir.

 

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8 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Jacques Montanari sur facebook

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Alouette, gentille alouette

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Alouette, gentille alouette,
Je te plumerai !
C’est déjà chose faite
De vos belles forêts !
Mes belles plumes rousses,
Sous ma queue de pie,
Rient sous cape, se trémoussent
Devant votre pépie.

Alouette, gentille alouette,
De tant me plumer
Vous a fait tourner la tête,
Tant de poussières à vos plumets.
À louer ne vous regrette.
D’un gilet jaune remplumée
Je résiste et je tiens tête
Dans cette épaisse fumée.

Alouette, gentille alouette,
Tout un corps est passé.
Envolées mes plumettes
Pour nourrir jamais assez.
Si petite et bien faite
Je ne dirai jamais assez
Que gentille alouette
Toujours sera déplumée.

 

29 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari

L’offre et la demande

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YO et HIHAH sont fascinés par cette couronne
D’un patchwork reluisant incrusté d’émail…
Épatés par la beauté de cette généreuse gorgone,
Ils sursautent par l’arrivée d’un imprévisible e mail
Venant d’un Grand Duc qui leur signe un arrêt de mort
S’ils acceptent l’offrande de ce vil sorcier retors.
Dégrisés, ils fuient vite, échappent de justesse
À ce monstre déguisé, caché par des eaux traitresses.
Ils remercient au passage ce Grand Duc, fier et satisfait,
Comme s’il détenait avec complicité une baguette de fée.
Et les voilà de nouveau en quête d’une couronne
Sous l’oeil amusé et attentif des lionnes …
Installées sur un tapis de mousse d’un vert gourmand.
Ces dernières trop occupées par leurs petits garnements,
N’ont pas vu ni flairé l’arrivée d’une célèbre espionne
Qui enquête et recherche le voleur de sa couronne.
N’ayant jamais vu de ses yeux le portrait de cet Arsène,
RISETTE se retire discrètement de cette ambiance malsaine.
Mais les deux lascars de loin l’ont aperçue !
«Vite ! Planquons-nous avant qu’elle nous tombe dessus !
Tant que nous n’avons aucun diadème à lui offrir
D’une bonne et sage distance il nous faut tenir.»
Ce qui amuse beaucoup ROSETTE, la belle léoparde,
Maquillée à l’extrême par de moustachus bardes.
«Ils n’ont vraiment rien à faire ces croquants !
Fort heureux ce n’étaient que rubis ! … du clinquant !
MOI la mienne est sertie de belles étoiles dorées …
Rien à voir avec la couronne de cette goret.»
« L’ÉCHO de la savane » ayant dispatché ce fait divers
Tout un peuple cherche dans le moindre courant d’air
Une couronne susceptible de contenter une Reine
Que l’on ne connaît ni du Père Noël ni de ses rennes.
MEDEE tourmentée par la peine, implore sa mère
D’aider cette malchanceuse RISETTE déçue, amère.
«Votre coeur de maman ne peut rester indifférent.
S’il vous plait mère, à la vente aux enchères des Os Errants
Vous pourriez acquérir pour trois fois rien du tout
Une couronne détrônée, volée par ce petit loup.
En échange je vous promets de ne plus approcher
Cette RISETTE au parcours semé de ricochets.»
Cédant à la demande pour avoir la paix, pressée,
Elle ramène une couronne de peau et poils tapissée.
«Bonne mère, que voulez-vous qu’elle fasse de cette relique !
Vraiment votre trouvaille ne casse pas des briques !
Les hyènes ont un dégoût pour le poil ! Non vraiment,
Votre couronne ne lui attirera aucun amant.»
Un délinquant du bataillon « Au Besoin », zélé,
Aperçoit RISETTE, l’interpelle un peu affolé :
«Vite, votre Majesté j’ai la couronne qu’il vous faut !»
RISETTE rapplique, inspecte les petits défauts …
«Encore des rubis ! j’aurais préféré des pierres de lune …»
«Mais votre majesté ! je n’ai pas assez de fortune !
La Lune est bien trop loin ! De jour je ne peux
Savoir où se cache cet astre aux rayons lumineux.
Faute de grive on mange du merle … de Bertrand
Apparamment mon cadeau ne satisfait pas vos ortolans !»
«Bertrand ? Ortolans ? … À quel zigoto, quelle pie-grièche
Avez-vous emprunté cette pièce revêche ?»
Vexé, le délinquant laisse cette reine et son déplaisir.
«Je ne sais si c’est de Bertrand, mais elle a de qui tenir !» …
 

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31 octobre 2018 – Jeannine Castel
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Photos : Jo Begood   Bri Lions Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

 

À l’école de la vie …

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Ce matin RISETTE est de mauvaise humeur.
« J’ai passé une nuit blanche avec ces lionnes de malheur !
Leur va et vient continuel, leur repas frugal près de ma tannière,
Je vous l’avoue plaquée contre les parois, j’étais pas fière !
J’avais peur que ces lionnes dressent la table sur ma cachette.
La prairie a fêté « La nuit de la chasse et des conquêtes. »
Les gnous inquiets et impatients de franchir la rivière
Ont fait un vacarme tonitruant auréolé de poussière.
Zèbres, buffles, gnous, sont un tableau de chasse pour les félins
Qui apprécient ce garde-manger à porter de leur faim.
Dur d’entendre ces carnassiers se goinfrer de leurs proies
Alors que moi, affamée, j’étouffais dans ce tunnel étroit.
Enfin cet abri de fortune m’a sauvée et j’espère
Qu’au petit matin les ventres pleins, mes adversaires
M’auront laissé la part du pauvre pour mon petit déjeuner.
Un geste attentionné ou indigeste pour ne pas jeûner.»
En attendant l’heure, dans son insomnie, RISETTE réfléchit …
« Ma situation est si précaire, mon acte est irréfléchi …
Des ailes ! Voilà ce qu’il me faudrait pour survoler,
Voir de là-haut où je pourrais paisiblement somnoler,
Batifoler, me baigner, sans avoir cette menace tenace
Au visage de mort si apprécié quand je le mords.»
Se secouant de la poussière accumulée dans ce trou sableux
RISETTE, depuis la veille, a comme un petit creux !
C’est la bouche tapissée de sang frais qu’elle réapparaît,
Satisfaite des bons steaks laissés par les convives sur le pré.
Est-ce un bien, est-ce un mal d’avoir quitté sa cachette,
Les « Aspirants » après de fausses pistes, de labyrinthes,
Ont retrouvé sa couche marquée de ses empreintes.
Pendant ce ce temps, RISETTE dans un bain moussant
Se délecte, se détend de ce stress si envahissant.
Propre comme un sou neuf, ravissante, elle repart
Songeuse, sans savoir ce que lui réserve le hasard.
Si l’inaccès aux « Hyénides » doit durer quelque temps
C’est l’asphyxie et le démantèlement de l’Etablissement.
«  À l’école du Masaï Mara » elle devra s’instruire.
Pour cette éprise de liberté ce n’est pas pour lui nuire.
« Pas si seule en cette compagnie, seule face à ma vie,
Je suis libre … au présent, de quoi donc ai-je envie ? …»

 

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17 Octobre 2018 – Jeannine Castel 

Les poèmes de Chatnine
Contes de la prairie

 Photos : Danielle Liska - Jacques Montanari sur Facebook

 

L’enquête de RISETTE (1)

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RISETTE a donc profité du désordre qui règne aux « Hyénides »
Pour aller faire son enquête sur ce troublant homicide.
Dans ce capharnaüm d’un pensionnat bouleversé
Avec des dirigeants inquiets, complètement dépassés,
Son absence passera inaperçue, pense-t-elle …
C’est compter sans JADOR qui d’un oeil veille sur elle.
Il vient juste de retrouver un reste de mâchoire
Trop grande, porteuse d’espoir pour chanter victoire …
 Il arpente, renifle le sol de cet immense tapis vert.
De son côté RISETTE, imprudente, s’est mise à découvert,
Intriguée par un vautour oricou babillard, d’allure excentrique,
Accompagné de sa femelle au regard éteint, famélique.
Théâtral, sur son rocher, planté d’un pied ferme
Il vient de rabrouer sa compagne d’un « Tu la fermes ! »
« C’est quoi cet exibitioniste dans son grand manteau ? »
« Ah ! te voilà ! Et bien c’est pas trop tôt !
Celle que tu cherches pour ton roman-photos …
Elle n’est plus de ce monde ! Partie subito …
D’un bon osso bucco elle a rempli la gamelle
D’une hyène  … Ouais une satanée femelle !
Comme tu peux le constater … j’ai rien sous le paletot !
Depuis hier … trop tard pour un safari-photos ! …
Approche pour voir … Ne crains rien, approche !» 
À ce moment précis serres en poches,
Du ciel un gigantesque ange noir couleur bison fûté,
Dans un grand battement d’ailes déployées vient chapechuter
Sur RISETTE morte de frayeur qui roule en cabriole,
Échappe de justesse à ce piège tendu par ces mauvais drôles.
Toute retournée, essoufflée par sa subite course de vitesse
RISETTE voit planer ce démon prêt à recommencer ses prouesses.
Elle vient d’offrir un spectacle à une famille de mangoustes
Sur le qui vive qui lui crient : « Va-t-en, du balai, allez oust !
Il faut pas se balader toute seule sans un proche abri !
Tu n’es pas faite pour sauter comme un cabri !
Nous n’avons pas vu par ici celle que tu recherches.
Les vautours t’ont menti pour te tendre une perche.
Retourne d’où tu viens, ce n’est pas dans tes compétences
De chercher, à ton âge, une malheureuse perdue d’avance. »
« Merci pour les conseils ! Mais que faites-vous ainsi exposés ?
Ce que j’ai eu peur … j’ai vu en ce lieu mon corps reposer.»
Les mangoustes frustrées de connaître la suite de l’aventure
D’un salut encouragent RISETTE et la rassurent.
Heureusement un petit bois est là pour la couvrir.
Mais le temps lui presse, son absence ne peut languir.
Cachée dans les broussailles RISETTE aperçoit deux éléphanteaux
Qui se vautrent dans la gadoue, crottés verso-recto.
« On t’a vu ! Viens avec nous prendre un bain chocolaté !
Sors de ta cachette, ne crains rien, offre toi un petit gâté !»
Cette invite cérémonieuse tente notre RISETTE … un bain !
Elle hésite entre ce plaisir et poursuivre son chemin.
La chaleur et les insectes sont de plus en plus insupportables.
« Ces deux petits fous me paraissent trop aimables …»
RISETTE quitte sa cachette, hésite, fait quelques pas …
« Ne fais pas ta mijaurée ! En avant marche ! Viens là !
Une, deux … Garde à vous ! Repos ! Amène toi là !»
« Haha … Je vois que le bataillon est passé par là ! »
« Oui, regarde gràce à leur passage ils ont remis en état
Ce therme dont nous profitons ma soeur et moi, 
Ils sont repartis bredouilles après tout ce charroi.
Face à cette invasion, nos parents les ont chargés.
C’était un bataillon de hyènes drôlement enragées !
Mais … dis-nous, que fais-tu ici, isolée des tiens ? »
« Votre boue manque d’eau ! C’est mauvais pour mon maintien !»
Et laissant en plan ces deux curieux sur leur soif juvénile
RISETTE s’esquive… trop parler amène des tuiles …

 

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8 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos :  Jacques Montanari Arnaud Gonzalez
Lise Perreault 

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Le lionceau et la tortue

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Un lionceau jeunet, point sot, encore puceau,
Futur monarque à l’abri du ruisseau,
D’une tortue sans queue ni tête apparente
Ce despote fit d’elle une indispensable servante.
Tantôt repose-tête, tantôt repose-pied,
Il se lia d’amitié pour cet utile marche-pied.
Sans cesse sous le couperet de la guillotine
Dès qu’elle tentait de montrer un bout de ses bottines,
Entièrement esclave des caprices de ce beau tyran,
Par peur d’être retournée ou de finir comme un hareng,
Cette docile balle de jeu, solitaire par nature,
Peu encline à partager une serviable aventure,
D’autant plus que les oeufs d’un même panier
N’étaient pas envisageables avec cet allié …
Cet imposant lionceau soit dit un peu excessif
N’était pas pour déplaire à ce pouf décoratif,
Dernier gadget de plaisir à la Cour de ce Sire
Dont les poils lui servaient de brosse à reluire.
C’est ainsi que cette tortue léopard prise au piège
Devait se contenter de charognes pour tenir son siège.
Dès qu’elle manifestait quelque petite rébellion
Se formait autour d’elle tout un menaçant bataillon
Dont l’amitié avait un drôle de comportement
Et la plongeait dans d’humiliants sentiments.
«Parader, profiter sur ma bosse, quel vilain gosse,
C’est ma seule richesse ce précieux carrosse.
Placide, délicate certes, mais de leurs tartes à la crème
Ma carapace au dôme décoré d’écailles jaune crème,
Par mes éperons, pressens leurs stratagèmes,
Leurs diarrhées fourrées de Je t’aime ! …
Parquée sans pouvoir brouter avec sérénité,
Sans eau ni cachette nécessaires à ma santé…
M’offrir un terrarium en pleine savane,
Ce lionceau me prend vraiment pour un âne !
Vivre en terrarium pour épater sa galerie non mais !»
 La tortue s’en creusa une et disparut à jamais.
À son retour de chasse le lionceau ne la chercha pas …
Il avait sommeil après un excellent repas.
Il trouva d’autre confort à son sort
En rugissant à la vie à la mort !

 

Entre regret et remord le tort tue d’un saut de lion

 

9 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

La lionne et les mouches

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Un froid polaire
Paralyse la Terre
D’une planète bleue
Au teint neigeux.
Tandis que des mouches
Autour de ma bouche
Grouillent et dépouillent,
Barbouillent et débarbouillent
Mon museau encore souillé
De victimes dépouillées.
Ces sangsues collantes,
D’une musique bruyante,
Sous la chaleur ardente
M’exaspèrent, agaçantes.
Coquetterie d’autrefois,
Ces mouches par ma foi
Trouvent une table de choix
Sur mon joli minois.
Ces dévergondées parasites
Excitées, visitent
Le moindre poil illicite
Qu’une fringale incite.
À des lieues de là
Froideur et verglas
Font mouche les tracas …

1 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo de Jacques Montanari sur Facebook

 

APPARITION

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Un jeune guépard,
Fils de star,
Est sorti du hasard,
Des couleurs de l’automne,
Invité par personne,
À l’heure où sonne
La rencontre.

Resplendissant de lumière,
Il reflétait cette animalière
Attirance de l’homme pour la bête.
Majestueux port de tête,
Distant, encore célibataire,
Il attendait pour vous plaire
Ce rendez-vous.

Des taches de rousseur
Ajoutaient à sa candeur
Une irréelle splendeur.
Deux petites oreilles arrondies
M’ont rappelé une peluche chérie.
Cet instant de bonheur
A figé ses pleurs.

Un jeune guépard
Grassouillet, pas bavard,
A comblé d’un silence
Toute l’errance
Dans une apparition
De la race des champions.
Féline admiration.

Comment ne pas tomber à genoux
Devant un tel rendez-vous !
Qu’il est fou d’être fou
Et même un peu jaloux
De partager si belle beauté
Que l’on voudrait pour soi garder
Toujours à ses côtés.

 

7 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

LA STAR

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Star parmi les stars,
Baignée de lumière,
D’un papier buvard
Elle a épongé les misères
En un seul regard
Par sa beauté éphémère.

De paille et d’oranger
Sur le Masaï Mara frangé
D’herbes sèches, d’étrangers,
Radieuse, auréolé de dangers,
Elle a survécu jusqu’à ce jour,
Caressée par les élans d’amours.

Des cieux ou Dieux peut-être,
Ont protégé son bien-être.
Ses yeux reflètent les incendies,
Les braises encore incandescentes.
La chaleur dans cette parodie
A fondu ses illusions galopantes.

De rouille et de safran,
D’ocre et de vanille,
Elle porte en ses flancs
Les espoirs en ce jeu de quilles.

D’or et de lumière,
De paix et de guerre,
Belle astre solaire
Venue pour nous plaire.

Mon petit canard
Ma star
Fuyons ce bavard
Monde de canulars.

 

6 Janvier 2017 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

 

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