Archive pour la catégorie 'Photographe Jacques Montanari'

À l’école de la vie …

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Ce matin RISETTE est de mauvaise humeur.
« J’ai passé une nuit blanche avec ces lionnes de malheur !
Leur va et vient continuel, leur repas frugal près de ma tannière,
Je vous l’avoue plaquée contre les parois, j’étais pas fière !
J’avais peur que ces lionnes dressent la table sur ma cachette.
La prairie a fêté « La nuit de la chasse et des conquêtes. »
Les gnous inquiets et impatients de franchir la rivière
Ont fait un vacarme tonitruant auréolé de poussière.
Zèbres, buffles, gnous, sont un tableau de chasse pour les félins
Qui apprécient ce garde-manger à porter de leur faim.
Dur d’entendre ces carnassiers se goinfrer de leurs proies
Alors que moi, affamée, j’étouffais dans ce tunnel étroit.
Enfin cet abri de fortune m’a sauvée et j’espère
Qu’au petit matin les ventres pleins, mes adversaires
M’auront laissé la part du pauvre pour mon petit déjeuner.
Un geste attentionné ou indigeste pour ne pas jeûner.»
En attendant l’heure, dans son insomnie, RISETTE réfléchit …
« Ma situation est si précaire, mon acte est irréfléchi …
Des ailes ! Voilà ce qu’il me faudrait pour survoler,
Voir de là-haut où je pourrais paisiblement somnoler,
Batifoler, me baigner, sans avoir cette menace tenace
Au visage de mort si apprécié quand je le mords.»
Se secouant de la poussière accumulée dans ce trou sableux
RISETTE, depuis la veille, a comme un petit creux !
C’est la bouche tapissée de sang frais qu’elle réapparaît,
Satisfaite des bons steaks laissés par les convives sur le pré.
Est-ce un bien, est-ce un mal d’avoir quitté sa cachette,
Les « Aspirants » après de fausses pistes, de labyrinthes,
Ont retrouvé sa couche marquée de ses empreintes.
Pendant ce ce temps, RISETTE dans un bain moussant
Se délecte, se détend de ce stress si envahissant.
Propre comme un sou neuf, ravissante, elle repart
Songeuse, sans savoir ce que lui réserve le hasard.
Si l’inaccès aux « Hyénides » doit durer quelque temps
C’est l’asphyxie et le démantèlement de l’Etablissement.
«  À l’école du Masaï Mara » elle devra s’instruire.
Pour cette éprise de liberté ce n’est pas pour lui nuire.
« Pas si seule en cette compagnie, seule face à ma vie,
Je suis libre … au présent, de quoi donc ai-je envie ? …»

 

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17 Octobre 2018 – Jeannine Castel 

Les poèmes de Chatnine
Contes de la prairie

 Photos : Danielle Liska - Jacques Montanari sur Facebook

 

L’enquête de RISETTE (1)

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RISETTE a donc profité du désordre qui règne aux « Hyénides »
Pour aller faire son enquête sur ce troublant homicide.
Dans ce capharnaüm d’un pensionnat bouleversé
Avec des dirigeants inquiets, complètement dépassés,
Son absence passera inaperçue, pense-t-elle …
C’est compter sans JADOR qui d’un oeil veille sur elle.
Il vient juste de retrouver un reste de mâchoire
Trop grande, porteuse d’espoir pour chanter victoire …
 Il arpente, renifle le sol de cet immense tapis vert.
De son côté RISETTE, imprudente, s’est mise à découvert,
Intriguée par un vautour oricou babillard, d’allure excentrique,
Accompagné de sa femelle au regard éteint, famélique.
Théâtral, sur son rocher, planté d’un pied ferme
Il vient de rabrouer sa compagne d’un « Tu la fermes ! »
« C’est quoi cet exibitioniste dans son grand manteau ? »
« Ah ! te voilà ! Et bien c’est pas trop tôt !
Celle que tu cherches pour ton roman-photos …
Elle n’est plus de ce monde ! Partie subito …
D’un bon osso bucco elle a rempli la gamelle
D’une hyène  … Ouais une satanée femelle !
Comme tu peux le constater … j’ai rien sous le paletot !
Depuis hier … trop tard pour un safari-photos ! …
Approche pour voir … Ne crains rien, approche !» 
À ce moment précis serres en poches,
Du ciel un gigantesque ange noir couleur bison fûté,
Dans un grand battement d’ailes déployées vient chapechuter
Sur RISETTE morte de frayeur qui roule en cabriole,
Échappe de justesse à ce piège tendu par ces mauvais drôles.
Toute retournée, essoufflée par sa subite course de vitesse
RISETTE voit planer ce démon prêt à recommencer ses prouesses.
Elle vient d’offrir un spectacle à une famille de mangoustes
Sur le qui vive qui lui crient : « Va-t-en, du balai, allez oust !
Il faut pas se balader toute seule sans un proche abri !
Tu n’es pas faite pour sauter comme un cabri !
Nous n’avons pas vu par ici celle que tu recherches.
Les vautours t’ont menti pour te tendre une perche.
Retourne d’où tu viens, ce n’est pas dans tes compétences
De chercher, à ton âge, une malheureuse perdue d’avance. »
« Merci pour les conseils ! Mais que faites-vous ainsi exposés ?
Ce que j’ai eu peur … j’ai vu en ce lieu mon corps reposer.»
Les mangoustes frustrées de connaître la suite de l’aventure
D’un salut encouragent RISETTE et la rassurent.
Heureusement un petit bois est là pour la couvrir.
Mais le temps lui presse, son absence ne peut languir.
Cachée dans les broussailles RISETTE aperçoit deux éléphanteaux
Qui se vautrent dans la gadoue, crottés verso-recto.
« On t’a vu ! Viens avec nous prendre un bain chocolaté !
Sors de ta cachette, ne crains rien, offre toi un petit gâté !»
Cette invite cérémonieuse tente notre RISETTE … un bain !
Elle hésite entre ce plaisir et poursuivre son chemin.
La chaleur et les insectes sont de plus en plus insupportables.
« Ces deux petits fous me paraissent trop aimables …»
RISETTE quitte sa cachette, hésite, fait quelques pas …
« Ne fais pas ta mijaurée ! En avant marche ! Viens là !
Une, deux … Garde à vous ! Repos ! Amène toi là !»
« Haha … Je vois que le bataillon est passé par là ! »
« Oui, regarde gràce à leur passage ils ont remis en état
Ce therme dont nous profitons ma soeur et moi, 
Ils sont repartis bredouilles après tout ce charroi.
Face à cette invasion, nos parents les ont chargés.
C’était un bataillon de hyènes drôlement enragées !
Mais … dis-nous, que fais-tu ici, isolée des tiens ? »
« Votre boue manque d’eau ! C’est mauvais pour mon maintien !»
Et laissant en plan ces deux curieux sur leur soif juvénile
RISETTE s’esquive… trop parler amène des tuiles …

 

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8 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos :  Jacques Montanari Arnaud Gonzalez
Lise Perreault 

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Les poèmes de Chatnine

 

Le lionceau et la tortue

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Un lionceau jeunet, point sot, encore puceau,
Futur monarque à l’abri du ruisseau,
D’une tortue sans queue ni tête apparente
Ce despote fit d’elle une indispensable servante.
Tantôt repose-tête, tantôt repose-pied,
Il se lia d’amitié pour cet utile marche-pied.
Sans cesse sous le couperet de la guillotine
Dès qu’elle tentait de montrer un bout de ses bottines,
Entièrement esclave des caprices de ce beau tyran,
Par peur d’être retournée ou de finir comme un hareng,
Cette docile balle de jeu, solitaire par nature,
Peu encline à partager une serviable aventure,
D’autant plus que les oeufs d’un même panier
N’étaient pas envisageables avec cet allié …
Cet imposant lionceau soit dit un peu excessif
N’était pas pour déplaire à ce pouf décoratif,
Dernier gadget de plaisir à la Cour de ce Sire
Dont les poils lui servaient de brosse à reluire.
C’est ainsi que cette tortue léopard prise au piège
Devait se contenter de charognes pour tenir son siège.
Dès qu’elle manifestait quelque petite rébellion
Se formait autour d’elle tout un menaçant bataillon
Dont l’amitié avait un drôle de comportement
Et la plongeait dans d’humiliants sentiments.
«Parader, profiter sur ma bosse, quel vilain gosse,
C’est ma seule richesse ce précieux carrosse.
Placide, délicate certes, mais de leurs tartes à la crème
Ma carapace au dôme décoré d’écailles jaune crème,
Par mes éperons, pressens leurs stratagèmes,
Leurs diarrhées fourrées de Je t’aime ! …
Parquée sans pouvoir brouter avec sérénité,
Sans eau ni cachette nécessaires à ma santé…
M’offrir un terrarium en pleine savane,
Ce lionceau me prend vraiment pour un âne !
Vivre en terrarium pour épater sa galerie non mais !»
 La tortue s’en creusa une et disparut à jamais.
À son retour de chasse le lionceau ne la chercha pas …
Il avait sommeil après un excellent repas.
Il trouva d’autre confort à son sort
En rugissant à la vie à la mort !

 

Entre regret et remord le tort tue d’un saut de lion

 

9 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

La lionne et les mouches

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Un froid polaire
Paralyse la Terre
D’une planète bleue
Au teint neigeux.
Tandis que des mouches
Autour de ma bouche
Grouillent et dépouillent,
Barbouillent et débarbouillent
Mon museau encore souillé
De victimes dépouillées.
Ces sangsues collantes,
D’une musique bruyante,
Sous la chaleur ardente
M’exaspèrent, agaçantes.
Coquetterie d’autrefois,
Ces mouches par ma foi
Trouvent une table de choix
Sur mon joli minois.
Ces dévergondées parasites
Excitées, visitent
Le moindre poil illicite
Qu’une fringale incite.
À des lieues de là
Froideur et verglas
Font mouche les tracas …

1 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo de Jacques Montanari sur Facebook

 

APPARITION

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Un jeune guépard,
Fils de star,
Est sorti du hasard,
Des couleurs de l’automne,
Invité par personne,
À l’heure où sonne
La rencontre.

Resplendissant de lumière,
Il reflétait cette animalière
Attirance de l’homme pour la bête.
Majestueux port de tête,
Distant, encore célibataire,
Il attendait pour vous plaire
Ce rendez-vous.

Des taches de rousseur
Ajoutaient à sa candeur
Une irréelle splendeur.
Deux petites oreilles arrondies
M’ont rappelé une peluche chérie.
Cet instant de bonheur
A figé ses pleurs.

Un jeune guépard
Grassouillet, pas bavard,
A comblé d’un silence
Toute l’errance
Dans une apparition
De la race des champions.
Féline admiration.

Comment ne pas tomber à genoux
Devant un tel rendez-vous !
Qu’il est fou d’être fou
Et même un peu jaloux
De partager si belle beauté
Que l’on voudrait pour soi garder
Toujours à ses côtés.

 

7 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

LA STAR

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Star parmi les stars,
Baignée de lumière,
D’un papier buvard
Elle a épongé les misères
En un seul regard
Par sa beauté éphémère.

De paille et d’oranger
Sur le Masaï Mara frangé
D’herbes sèches, d’étrangers,
Radieuse, auréolé de dangers,
Elle a survécu jusqu’à ce jour,
Caressée par les élans d’amours.

Des cieux ou Dieux peut-être,
Ont protégé son bien-être.
Ses yeux reflètent les incendies,
Les braises encore incandescentes.
La chaleur dans cette parodie
A fondu ses illusions galopantes.

De rouille et de safran,
D’ocre et de vanille,
Elle porte en ses flancs
Les espoirs en ce jeu de quilles.

D’or et de lumière,
De paix et de guerre,
Belle astre solaire
Venue pour nous plaire.

Mon petit canard
Ma star
Fuyons ce bavard
Monde de canulars.

 

6 Janvier 2017 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

 

Méli-Mélo (suite 3)

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Malgré le boucan fait par sa colonie,
Plumetis qui paressait au fond d’un nid,
Un nid vide, déserté, insalubre pour les nichées …
Mais notre adorable Plumetis de ce nid s’est entiché.

Accompagné des chuck,chuck et tchit,tchit bruyants
Il décide d’aller voir de plus près ces manifestants,
Cette masse mouvante de félins en colère,
De lionceaux inquiets, collés aux basques de leurs mères.

Ce Tisserin gendarme prêt à dresser contravention
Déploie toutes ses plumes pour une audition
Qu’il trouva auprès d’une lionne retardataire
Boitant, souffrant de blessures de ces mercenaires.

Outré de la façon d’agir de ces bergers,
Il propose son aide pour aller propager
Aux pays voisins, aux membres de MPS,
L’insécurité qui règne pour ces félins en détresse.

Il mobilisa les Tisserins de tous les arbres
Visionnant, pessimiste, le Mara recouvert de marbre,
Pollué par les bouses de vaches enrichies
Par le traffic, quel gâchis, d’inconscients affranchis..

Un oeil averti perçut le signe alarmant
Que ce messager, dégouté des promesses et serments,
De ses plumes allait divulguer auprès des dirigeants
Les retombées désastreuses provoquées par leurs gens.

Les hyènes heureuses de ce soutien providentiel
N’avaient jamais vu autant d’oiseaux dans ce ciel !
Ce ciel de leur Mara qu’aucun perroquet puisse comprendre
La rage de ces félins prêts à tout pour se défendre. …

(à suivre)

 

20 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Jacques Montanari |on 23 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Crête de Kêkou

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Non, je ne suis pas un canular !
Je suis le fils un peu roublard
De la belle et célèbre Malaïka,
Élue reine de beauté du Masaï mara.

J’ai pour surnom la Crête.
On redoute ma botte secrète.
Aucune provocation ne m’arrête,
Je suis aimé de la poudre d’escampette.

Je suis le play-boy de ces belles
Qui me collent en ribambelles.
Il me suffit d’un seul regard,
Je deviens leurs avatars.

On m’appelle aussi Kêkou.
Que de caresses sur mon cou
De ces servantes en chaleurs
Qui me chavirent le coeur.

Paraît même qu’une poétesse
M’a couché, cette diablesse, 
Sur des blanches feuilles de papier !
Non, mais voyez ces bans ! Quel pied !

Oui j’ai une allure de loubard …
Mais les cops sont restés au placard.
Un chef de bande en reconnaissance
Se doit d’entretenir sa descendance. 

En attendant, ici, c’est pas de tout repos.
Beau ou pas, le danger c’est plein pot
En cet immense et vivant entrepôt.
Mais longue vie à Melting Pot !

25 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Jacques Montanari sur Facebook

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Jacques Montanari |on 27 novembre, 2017 |2 Commentaires »

La belle Romi aux yeux lune de miel

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La belle Romi, belle comme une andalouse,
A préféré ce vieux tronc à la pelouse.
Au repos sur ce vieux tronc de bois vermoulu,
Après quelques mois d’absence, la voilà revenue 
D’un voyage d’agrément pour fêter les printemps
Passés en compagnie de tant de soupirants,
De paparazzi qui traquent son intimité …
Elle avait besoin de fuir cette oppressante promiscuité.
D’ailleurs, envoûtée encore par ce beau voyage,
Elle vogue toujours à l’ombre de majestueux feuillages
Vers cette île enchanteresse, ce paradis sans soucis
À l’abri de tout danger, mis à part ces coquines souris
Qui lui tiraient sans cesse ses longues moustaches
Jusqu’à ce que menaçante, agacée, elle se fâche.
Le regard dans le vide, sur ce retour au bercail,
Romi barre encore de sa queue le gouvernail,
Vers ces terres inconnues dont elle rêvait tant
Où elle songe à retourner tambour battant !
Sans doute le même engouement que ces planqués,
Ces clic et clac qui viennent, amoureux, la matraquer.
D’ailleurs c’est une des raisons de son retour,
Histoire de revoir tous ces bébés d’amour.
Mais pour l’heure, Romi est inquiète, songeuse,
Jusqu’à quand son âme de grande voyageuse
Pourra sans fil de fer barbelé, ni voie routière,
Courir, chasser, vivre enfin sur ces convoitées clairières ?
De ses beaux yeux couleur lune de miel,
Romi s’agrippe de toutes ses forces à ce coin de ciel.
Deux petits ailerons porteurs d’espérance
Invitent Romi à de nouvelles vacances.
Un dernier regard vers tout ce petit monde familier
De poils et de plumes non encore spoliés.
Et la belle Romi aux yeux couleur de lune
Est repartie, silencieuse, sous la clarté de son amie la lune.

 

16 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Jacques Montanari |on 18 novembre, 2017 |2 Commentaires »

Le juge Bubo

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Un vieux juge retraité, encore branché,
Dans sa cote de maille usagée,
Observe ce monde déhanché
De son perchoir sans viager.

Toujours à l’affût de quelque nouveauté,
Il écoute de sa hauteur les lamentations
De chasseurs pestant contre les propriétés privées
Où il a trouvé un gite en location.

Fatigué par de nombreuses plaidoiries,
Camouflé dans les maigres feuillages,
Il cache sous ses plumes la panoplie d’armoiries
Qui lui valurent le titre de Vieux Sage.

De ces années d’Assises, de renvois en Cassation,
Après avoir troqué son habit d’apparat,
Il préserve de leurs poursuites son croupion
Content de ne plus plaider pour les attentats.

Il passe des nuits blanches, espionnant
Les sorties nocturnes des hôtes de son bois.
De jour comme de nuit tous ces manants
Vont et viennent sans respect des lois.

Il s’accroche à cette barre hypothétique
Où tant de témoins, d’assassins, ont défilé.
Il songe écrire ses mémoires historiques
D’un As du barreau plaidant sans filet …

 

8 Octobre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

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