Archive pour la catégorie 'Photographe Gil STREC'

Majestueusement

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Construit sur un piton rocheux
Il a résisté à la violence
Ce château médiéval moyenâgeux
Partagé, divisé à outrance.
Entouré d’une forêt de châtaigniers
Il épouse la forme du rocher,
Il se berce du murmure à ses pieds
De l’Eltz, rivière encaissée pour ricochets.
Tourelles et logis foisonnent,
Coiffes de belles dames disparues.
Un porche vouté encore résonne
Des pas de chevaux aux lourdes charrues.
En ces collines, la vallée de la Moselle
D’une stratégie s’embellit de ce château-fort
À l’allure sévère, d’encorbellements, d’une chapelle,
De Princes électeurs héritiers de ce trésor.
Cette forteresse n’attend plus que les visiteurs …
Flâne encore le parfum de Dame Catherine.
Une lignée de grands Seigneurs, gouverneurs,
Ont bâti et rebâti jusqu’à cette divine
Photographie de Gil, majestueux chevalier,
Qui nous offre pour ce nouvel an
Une merveille d’un nid d’amour cachotier
Coiffé de chapeaux de fées d’antan.

1 Janvier 2017 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

Horoscopes

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Vers l’inconnu
D’une voie solitaire
Pour n’avoir connu
Qu’une vérité éphémère.

Vers l’inconnu,
Branché ou pas,
Quel inconnu
M’attend là-bas ?

On voudrait l’impossible
De cet inconnu possible,
D’une généalogie prévisible
Que nous enseigne la Bible.

Vers l’inconnu, chaque seconde
Creuse, démantèle le sens du monde.
L’esprit serait-il les ondes
Qui dans nos rencontres abondent ?

La lumière nous devance.
Avec nous elle joue et danse,
Nous conduit vers l’échéance
Jusqu’à cet inconnu de l’absence.

Comme la droiture d’une route,
La vérité rétrécirait le doute.
Nous rapprocherait de cet inconnu
D’un concept de bienvenue.

L’as-tu vu, l’as-tu vu,
Dis-moi bel inconnu ?
Et si j’avais vécu
Qu’avec de l’inconnu ?

29 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

Vers l’inconnu

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Vers l’inconnu, cette lumière
Qui éclairera mon lendemain,
Demeure au bout du chemin un mystère,
Mystère effacé d’automnes certains.

Monde inconnu peuplé et dépeuplé,
Nul n’est revenu depuis les temps anciens.
Qu’il nous plaise ou nous déplait,
Sans les croyances, on n’en sait rien.

Inconnu d’un quotidien qui déroule
Son parchemin de beaux temps, de tempêtes,
La bible de sa vie les jours de houle,
Son tapis de victoires et de défaites.

Cet inconnu inquiète, intrigue, paralyse …
Je suis seule face à lui.
La lumière m’encourage, la bise
Refroidit, gèle ma confiance en lui.

Vers lui je vais, conquérante d’un monde nouveau,
D’un long sommeil inviolable, sans mots.
Armée invisible d’une énigme impossible à élucider
Même Sherlock n’en aurait pas idée.

Vers l’inconnu, palais mental d’un disque dur,
Il est exclu d’affronter ce miroitant azur,
L’effroyable suspens où Castle, en ce monde vivant,
Dans l’inconnu doit attendre et pour longtemps …

 

27 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook 

Le monde d’Angéla

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à Jérôme Di Scala, souvenir …


Ce matin ma tête est encombrée
De rêves, de cauchemars exposés,
De fantasmes en délire délivrés
Sur des toiles visitées en Musée.

De Miro à Dali en passant par Picasso
Ce n’était pas le domaine de la photo.
Ce que l’oeil voit la tête prend diapo
Pour un inconscient amateur d’ex-voto.

Tous ces visiteurs inconnus qui hantent
Mes nuits jusqu’à d’intimes jouissances,
D’où viennent-ils, de quelles chambres ardentes ?
Sans passeport ils profitent de mon silence.

Des histoires à ne pas tenir debout,
Des illusions restées au fond du trou,
Des prémonitions pour des rendez-vous
Qui éclairent ou angoissent mes lendemains flous.

Des idylles resteraient bien endormies,
Des réveils oubliant déjà la nuit …
Un monde vivant sur tant de cris
Qui errent dans les décombres de mon esprit.

Château abandonné de mon enfance,
Manoir habité par les joies des vacances.
D’un hiver qui succède à l’automne,
Vite, vite, je rêve avant qu’il ne tonne.

 

16 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

Lumineusement

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Et toujours le bois de la croix
Seigneur quand je m’éloigne de toi.
Une croix glorieuse du ressuscité
Qui ranime toutes mes prières récitées.
Ce n’est qu’un reflet me direz-vous …
Mais il est toujours là au rendez-vous
Dans mes doutes, en cette Eglise si divisée,
Dans toutes ces vérités et contre vérités avisées.
Vérai-je ce Christ qui n’est plus en croix ?
La Résurrection resterait la seule voie
De tout cet enseignement qui trouble ma foi.
Cet ostensoir lumineusement m’est parvenu,
Le Saint Sacrement est resté aux nues …
Ta présence fidèle est toujours là 
Dans ce combat que je mène ici-bas.
Hosties d’un corps dont les membres
Communient dans cette antichambre,
Jetons ou boutons de tant de fornications…
Lumineux chemin à ma Rédemption.
Et toujours le bois de la croix
Quand s’égare ma foi …
Seigneur j’ai si froid … 
Merci pour cette lumineuse croix.
Oui, je sais … pas facile de partager sa foi.
Ce n’est qu’un effet de lumière …
Mais moi j’espère
En l’amour d’un Père.

 

11 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

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Qu’allons nous manger de bon
Dans cette cuisine en dépression ?
Surement des clopinettes
Pour les jours de grande fête
Ou alors des ortolans
Bougonne le four pas content.
Moi, je vous propose des cafards
Entrebaillent d’invisibles placards
Avec une gousse d’ail rose
Pimente le carrelage sous overdose.
Des souris rôties sur canapé
S’échauffe la cuisinière à cette idée,
Et des toiles d’araignées 
En guise de succulents beignets …
Mais qui frappe aux cloisons ?
Ce sont les gais lurons cotillons …
Mais qui frappe au portillon ?
Ce sont quelques vieux croutons
Accompagnés de fantômes en haillons.
Allumons un beau feu de joies !
Pétille la cheminée sans bois.
Brûlons chaises, paille, tables, 
Pendons la crémaillère de cette étable
Dont la cuisine renommée
Va attirer plein de gourmets.
Gil a laissé quelques provisions …
Marmitons venez avec la boisson …
Gil s’occupe des réservations,
Fantômes et croutons
Vous souhaitent un inoubliable réveillon !

Fromages en supplément
Souriant sur les murs … 

5 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

In fine

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Nudité ascensionnelle
Dans un temple étagé,
La psyché bat de l’aile
Assaillie par les dangers.
Seule, elle a bâti les degrés
Qui mènent vers la connaissance.
Elle ne peut sauter sans pedigree
Les étapes de son existence.
Comme un totem tatoué elle attend
L’esprit surnaturel qui la mène
Marche après marche vers l’enracinement
Que son obscur inconscient traîne.
Recueillie, le temps d’une prière
La lumière lui montre la voie
Tandis que l’ombre inhospitalière
L’enferme dans son désarroi.
L’âme dans cette escale s’endort,
La rampe manque de sponsors …
Lentement c’est un adieu au corps
Qui pourrira avec la mort.
Ascension solitaire
De l’être sur la Terre.

 

2 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

Près du tas de bois mort

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Près du tas de bois mort,
Dans un triste et sombre décor,
Un enfant affronte la mort
Sur les pas d’un invisible croque-mort.

Il traîne derrière lui son fardeau
Sur un chemin étroit et caillouteux.
Il tire pour les besoins son charriot
Pour ne pas finir dans le ruisseau.

Il va solitaire … Dieu seul le sait,
Là où la vie sur la mort le pousse …
D’un libre choix il a repoussé
Le monde que la mort détrousse.

C’est une journée sombre, sans artifices,
Sans le moindre vol de passereaux.
Sur cette terre d’exil, ce novice
Depuis les herbes hautes a franchi le rideau.

Près du tas de bois mort
L’enfant n’a plus son auréole.
Le halo des frissons de la mort
D’une aumône lui offre une obole.

Près du tas de bois mort
L’enfant passe son chemin.
Il poursuit son imprévisible destin
Tirant le chaos de sa puissante main.

 

29 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

 

L’enfant des herbes hautes

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Où Ça a bugué ?
Se demande l’enfant intrigué.
Comment suis-je arrivé dans ce piège à trou ?
Par quelle chimie suis-je là ? Là c’est où ?
Entre grain d’argent et pixel c’est bien mon image …
La lumière, douce amie, est encore du voyage.
Pas de chemin, un sac à dos trop lourd
Et ces misérables roues de secours …
Issu d’une famille numérique, orphelin sans papiers,
Je suis devant ce champ, peut-être épié
Par les faillites nombreuses d’une société engloutie.
L’enfant contemple la plaine jusqu’à l’infini
À la ligne d’horizon tellement grise …
Soudain la timide caresse d’une légère brise
Chantonne à ses oreilles abritées sous son chapeau.
Mains dans les poches il aperçoit autour de lui ce halo.
Il s’imagine sur un astre qui l’aurait déposé, là,
Dans ces herbes hautes avec ce grand cabas
À la découverte de la trajectoire de la vie qui va
Sous un ciel assombri sans agrégat.
Il décide de marcher tirant son caddie
Vers ces vieilles bâtisses abandonnées comme lui.
Seul sur une terre d’exil étrangement endormie
Qui lui offre un voyage, un voyage vers la vie.
Foulant dans une haie d’honneur ces herbes hautes,
Toujours dans ce halo, l’entant sanglote …

 

28 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

Une chambre pour deux

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Depuis quel Empire
Cette chambre en grand délire
A accueilli les ronflements
De deux amants ?

De ces abandons sous la couette
Quelques détritus jonchent sur la moquette.
Des matelas affaissés et crasseux
D’une odeur de moisi ont envahi les cieux.

Un astronaute en habit de scaphandre 
Sur la porte s’est consumé avec les cendres.
La tapisserie en grands tourments
A banni tous sentiments d’antan.

Vases pour incontinences nocturnes,
Une chambre pour deux sommiers taciturnes.
Les volants de dentelle des oreillers blancs
N’ont pas vu vieillir les cheveux blancs.

Une chambre pour deux
A subi les désordres amoureux …
Qu’ils soient femmes ou messieurs
Qui a bien pu dormir dans ces pieux ?

Passage d’une jeunesse à l’arrache,
La vieillesse a laissé quelques coups de hache.
Pour la vie qui naît et meurt parfois au lit
La chambre pour deux vous attend … mais oui ! …

26 Novembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

 

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