Archive pour la catégorie 'Photographe Gil STREC'

Le fauteuil à bascule

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Un fauteuil à bascule
Sur une paire de testicules
D’une pellicule
En canicule.

Des parties génitales
D’une tête de sioux ancestrale
A la plume phallique originale
En pierre sentimentale.

Une tête de chameau
Assoupie au creux d’un dos.
Ce n’est pas l’ami Pierrot
Mais la sexualité de la photo !

Je donne ma langue au chat,
Bougonne le lapin aux Incas.
Un aztèque en ébats
Sur des fesses de Shiva.

Un fauteuil à bascule
D’un énigmatique émule
Niché dans le ventricule
D’un noyau noctambule.

Conciliabule
D’un fauteuil à bascule
En préambule
D’une vision sous ma plume.

20 Février 2017 – Jeannine Castel
crédit photo : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

 

Sur le bord du chemin

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Un automne qui ne veut pas mourir
Chevelure rousse d’une saison de plaisirs
Dans les brumes de nostalgiques souvenirs
D’un automne qui ne veut pas mourir.

Des arbres noirs bordent le chemin,
L’hiver tant redouté me prend la main.
Calcinés par des incendies sans lendemains
Des arbres noirs bordent le chemin.

La brume va ensevelir ce rude hiver.
Déjà quelques touches de feuillages verts
Sur des amours enflamment l’air.
La brume va ensevelir ce rude hiver.

Un automne et ses chaudes couleurs
Bordent le chemin rude de l’hiver
Alors que le printemps essuie les pleurs
De cette brûlante dame d’un automne en hiver.

Un automne sur le bord du chemin
La brume va dissiper sur ces matins
Cette grisaille hivernale encline aux chagrins
Aux vives flammes de diablotins câlins.

Un automne sur le bord du chemin …

 

16 Février 2017 – Jeannine Castel
crédit photo : Gil Strec sur Facebook

Ecoute !

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Ecoute ce que ton coeur te dit
Dans le silence de la nuit.
Je n’entends plus vos voix,
Chers disparus que j’aimais parfois.
Vous êtes là, muets comme des carpes,
Plus le moindre son de harpe.
Du poêle à mazout à la chaufferette
Vous restez de glace aux allumettes.
Vos sons se sont éteints pour des stations
Qui ont détrôné la verve de vos éditions.

Ecoute les grésillements de ces anciens temps …
J’ai tourné le bouton au soir couchant,
Baladé l’aiguille au lever du soleil,
Sur mes insomnies, mes moments d’éveil,
Vous mes compagnons, illustres paroliers,
Aux visages aujourd’hui plus familiers.
Écouter, imaginer un scénatio
Sorti d’un simple poste de radio.
Je revois mon père dans son lit écoutant,
La chanson dédicacée à un prétendant …

Ecoute ce que te chante le souffle du vent !
Mais mon coeur a délaissé ces appareils d’antan
Pour des collectionneurs du bon vieux temps.
Une folie douce me grise … j’ai vingt ans !
Yesterday enchaîne, vieille et douce rengaine.
La vie au passé n’est pas de bonne aubaine.
Et pourtant ils sont là, témoins silencieux,
Porte-paroles de matins victorieux.  
Où sont passées toutes les voix
De ces beaux jours d’autrefois ? 

 
Janvier 2017 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Gil Strec sur Facebook

Sur les bords de la Moselle

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Sur les bords de la Moselle
Les gentes et chastes demoiselles
Brodaient sur la dentelle
Leurs roucoulements de tourterelle.

Investies du passage des fées,
De leurs hénins ainsi coiffées,
Elles rêvaient de contes de fées.
Dans leur château, elles étouffaient.

De mariages arrangés, subis,
L’amour boudait souvent leur clitoris.
Sacrifiées pour la splendeur du lys,
Elles se dévouaient par Toutatis.

De quelques chevaliers éprises,
Elles fondaient sous l’emprise
D’armures, de capes et d’épées, exquises,
Pour vivre leurs passions d’insoumises.

Elles ont laissé sur cette forteresse,
En souvenir de leurs folles jeunesses,
Les hénins de belles pécheresses
Murées pour leurs tristes vieillesses.

Sur les logis du château, les tourelles,
On peut encore entendre et voir,
Chaque jour, ces gentes demoiselles
Coiffées de hénins au voile noir.

 

3 janvier 2017 – Jeannine Castel

 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

Majestueusement

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Construit sur un piton rocheux
Il a résisté à la violence
Ce château médiéval moyenâgeux
Partagé, divisé à outrance.
Entouré d’une forêt de châtaigniers
Il épouse la forme du rocher,
Il se berce du murmure à ses pieds
De l’Eltz, rivière encaissée pour ricochets.
Tourelles et logis foisonnent,
Coiffes de belles dames disparues.
Un porche vouté encore résonne
Des pas de chevaux aux lourdes charrues.
En ces collines, la vallée de la Moselle
D’une stratégie s’embellit de ce château-fort
À l’allure sévère, d’encorbellements, d’une chapelle,
De Princes électeurs héritiers de ce trésor.
Cette forteresse n’attend plus que les visiteurs …
Flâne encore le parfum de Dame Catherine.
Une lignée de grands Seigneurs, gouverneurs,
Ont bâti et rebâti jusqu’à cette divine
Photographie de Gil, majestueux chevalier,
Qui nous offre pour ce nouvel an
Une merveille d’un nid d’amour cachotier
Coiffé de chapeaux de fées d’antan.

1 Janvier 2017 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

Horoscopes

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Vers l’inconnu
D’une voie solitaire
Pour n’avoir connu
Qu’une vérité éphémère.

Vers l’inconnu,
Branché ou pas,
Quel inconnu
M’attend là-bas ?

On voudrait l’impossible
De cet inconnu possible,
D’une généalogie prévisible
Que nous enseigne la Bible.

Vers l’inconnu, chaque seconde
Creuse, démantèle le sens du monde.
L’esprit serait-il les ondes
Qui dans nos rencontres abondent ?

La lumière nous devance.
Avec nous elle joue et danse,
Nous conduit vers l’échéance
Jusqu’à cet inconnu de l’absence.

Comme la droiture d’une route,
La vérité rétrécirait le doute.
Nous rapprocherait de cet inconnu
D’un concept de bienvenue.

L’as-tu vu, l’as-tu vu,
Dis-moi bel inconnu ?
Et si j’avais vécu
Qu’avec de l’inconnu ?

29 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

Vers l’inconnu

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Vers l’inconnu, cette lumière
Qui éclairera mon lendemain,
Demeure au bout du chemin un mystère,
Mystère effacé d’automnes certains.

Monde inconnu peuplé et dépeuplé,
Nul n’est revenu depuis les temps anciens.
Qu’il nous plaise ou nous déplait,
Sans les croyances, on n’en sait rien.

Inconnu d’un quotidien qui déroule
Son parchemin de beaux temps, de tempêtes.
L’ordinaire de la vie de sa houle,
Baigne son tapis de victoires et de défaites.

Cet inconnu inquiète, intrigue, paralyse …
Je suis seule face à lui.
La lumière m’encourage, la bise
Refroidit, gèle ma confiance en lui.

Vers lui je vais, conquérante d’un monde nouveau,
D’un long sommeil inviolable, sans mots.
Armée invisible d’une énigme impossible à élucider
Même Sherlock n’en aurait pas idée.

Vers l’inconnu, palais mental d’un disque dur,
Il est exclu d’affronter ce miroitant azur,
L’effroyable suspens où Castle, en ce monde vivant,
Dans l’inconnu doit attendre et pour longtemps …

 

27 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook 

Le monde d’Angéla

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à Jérôme Di Scala, souvenir …


Ce matin ma tête est encombrée
De rêves, de cauchemars exposés,
De fantasmes en délire délivrés
Sur des toiles visitées en Musée.

De Miro à Dali en passant par Picasso
Ce n’était pas le domaine de la photo.
Ce que l’oeil voit la tête prend diapo
Pour un inconscient amateur d’ex-voto.

Tous ces visiteurs inconnus qui hantent
Mes nuits jusqu’à d’intimes jouissances,
D’où viennent-ils, de quelles chambres ardentes ?
Sans passeport ils profitent de mon silence.

Des histoires à ne pas tenir debout,
Des illusions restées au fond du trou,
Des prémonitions pour des rendez-vous
Qui éclairent ou angoissent mes lendemains flous.

Des idylles resteraient bien endormies,
Des réveils oubliant déjà la nuit …
Un monde vivant sur tant de cris
Qui errent dans les décombres de mon esprit.

Château abandonné de mon enfance,
Manoir habité par les joies des vacances.
D’un hiver qui succède à l’automne,
Vite, vite, je rêve avant qu’il ne tonne.

 

16 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

Lumineusement

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Et toujours le bois de la croix
Seigneur quand je m’éloigne de toi.
Une croix glorieuse du ressuscité
Qui ranime toutes mes prières récitées.
Ce n’est qu’un reflet me direz-vous …
Mais il est toujours là au rendez-vous
Dans mes doutes, en cette Eglise si divisée,
Dans toutes ces vérités et contre vérités avisées.
Vérai-je ce Christ qui n’est plus en croix ?
La Résurrection resterait la seule voie
De tout cet enseignement qui trouble ma foi.
Cet ostensoir lumineusement m’est parvenu,
Le Saint Sacrement est resté aux nues …
Ta présence fidèle est toujours là 
Dans ce combat que je mène ici-bas.
Hosties d’un corps dont les membres
Communient dans cette antichambre,
Jetons ou boutons de tant de fornications…
Lumineux chemin à ma Rédemption.
Et toujours le bois de la croix
Quand s’égare ma foi …
Seigneur j’ai si froid … 
Merci pour cette lumineuse croix.
Oui, je sais … pas facile de partager sa foi.
Ce n’est qu’un effet de lumière …
Mais moi j’espère
En l’amour d’un Père.

 

11 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

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Qu’allons nous manger de bon
Dans cette cuisine en dépression ?
Surement des clopinettes
Pour les jours de grande fête
Ou alors des ortolans
Bougonne le four pas content.
Moi, je vous propose des cafards
Entrebaillent d’invisibles placards
Avec une gousse d’ail rose
Pimente le carrelage sous overdose.
Des souris rôties sur canapé
S’échauffe la cuisinière à cette idée,
Et des toiles d’araignées 
En guise de succulents beignets …
Mais qui frappe aux cloisons ?
Ce sont les gais lurons cotillons …
Mais qui frappe au portillon ?
Ce sont quelques vieux croutons
Accompagnés de fantômes en haillons.
Allumons un beau feu de joies !
Pétille la cheminée sans bois.
Brûlons chaises, paille, tables, 
Pendons la crémaillère de cette étable
Dont la cuisine renommée
Va attirer plein de gourmets.
Gil a laissé quelques provisions …
Marmitons venez avec la boisson …
Gil s’occupe des réservations,
Fantômes et croutons
Vous souhaitent un inoubliable réveillon !

Fromages en supplément
Souriant sur les murs … 

5 Décembre 2016 – Jeannine Castel
crédit photos : Gil Strec photographies sur Facebook

 

 

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