Archive pour la catégorie 'Photographe Gil STREC'

Fraicheur du matin

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Fraicheur du matin
La main dans la main
Sur ce brumeux chemin
Un amour mexicain
Me revient.

Fraicheur du matin
Ma main dans la tienne
De Toulon à Vienne
Une romance ancienne
S’éteint.

Fraicheur du matin
Ta main dans la mienne
Des musiques anciennes
Me reviennent soudain
De ta vie parisienne.

Fraicheur du matin
Je cherche en vain
Ta main dans la mienne
Scellé d’une obsidienne
Un cœur serein.

Fraicheur du matin
Au bout de mon destin
Je quitte ce chemin
Ma main sans ta main
Pour un amour divin.

Fraicheur du matin
Mon âme dans ta main
De doux câlins
Attend ce frais matin
Pour t’aimer sans fin.

 

19 Mars 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

Les non-dits

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Tous ces non-dits
Enfouis quelque part
Perdus, égarés, hagards,
Restés sous les fards …
Vont-ils se la couler douce
Chez ce Vendredi
Où baiser ta peau douce ?

D’une idiote pudeur
Ces non-dits voleurs,
Secrets maraudeurs,
Vont-ils sans profondeur
Laisser couler moqueurs,
Sur ton apparente candeur,
Leur manque de chaleur
Comme de vils rôdeurs ?

Ton corps et ses secrets
De non-dits discrets
Cache à demi-mots
Un désir sous ta peau
Qu’un doux billet
Écrit en pointillé
Aspire en gage de bonheur
À l’union de nos cœurs.

 

3 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

La première fois

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La première fois
J’avais la gueule de bois
Si haute était la chambre
Ce jour froid de décembre.

La première fois
Était-ce le deux, le trois ?
En cet escalier étroit
D’un rendez-vous grivois.

L’envie en colimaçon
De vertiges et de frissons
Je m’abandonnais à toi
La première fois.

Après cette première
Jusqu’à la dernière
Les poutres sont apparues
Jusqu’au bas de ma rue.

La première fois
Déjà autrefois
Des araignées ont tissé
Cette première bissée.

22 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

 

 

Always, merci la vie !

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Dans les mailles d’un filet
Un guerrier un peu follet
À la recherche d’une dulcinée
D’un océan de vagues passionnées
Remonta à son bord une naïade
Prisonnière de milliers d’œillades.

Tel Ulysse et ses sirènes
Envouté par les mailles couleur ébène,
Il vit les désirs de ses espoirs
À travers la volupté de ce filet noir.

La belle Always, vive captive
De tant d’ardeurs, de passions vives,
D’un voile de deuil elle noya
Ce bellâtre dans un cercueil en séquoia.

Englouti au royaume des ondes
Il retrouva sa belle joconde
Toujours emprisonnée dans un filet
Prête vers lui à se faufiler.

Projetés tous deux dans l’espace
Sous l’œil contemplatif de Scarface
Ils filèrent le divin et parfait amour
Doux chants de romanesques troubadours.

De ce Moïse sauvé des eaux
Point de tablette mais une photo
D’une Always chassée du Paradis,
Nue, sans le moindre radis …

 

7 Février 2019 – Jeannine Castel
Photo :
Modèle Umbertha Richeux

 

Tristesse

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Trop loin, trop dur, trop froid,
Triste de n’être pas avec toi
Sur cette route de tristesse
De gel, de brouillard, de détresse.

Sombres souvenirs d’un passé douloureux
Sur cette voie sous un ciel brumeux.
Flashback d’une rencontre, ne pas s’arrêter …
Les arbres, de nos cheveux blancs, sont apprêtés.

Trop près, trop froid, trop loin,
Juste cette route en témoin
Dans l’hiver de ce monde carnassier
Rationné par des piétinements d’acier.

Grisaille d’une escapade amoureuse
Aux rêves argentés, aux caresses trompeuses,
De baisers volés à de frivoles envies
D’écoliers en chemin vers l’école de la vie.

 

13 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

 

N’oublie pas

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En ce 6 février …

N’oublie pas que j’étais belle demoiselle
Jusqu’à cette décevante passerelle
Où d’un grand coup d’ailes naïves
Je me suis retrouvée abandonnée sur la rive.

Remplacée par une renommée cochonne
Qui m’a déchue d’un trône dont la couronne,
Au milieu des gravats et de la ruine,
Avait pour moi meilleure combine.

En cette journée de cuisants souvenirs
D’un intérieur tout à rebâtir …
De ce passé douloureux, cramoisi,
J’ai rencontré la surprenante poésie
Aussi rêveuse et bohème que moi,
Envahissante par temps de froid,
Passant du rire aux larmes explosives
Aux caresses si douces et si vives.

En attendant la porte de sortie,
Elle me distrait des horribles orties
Dont la routine n’oublie pas
Que j’ai été cette demoiselle là.

Démolir pour reconstruire afin que ce phœnix,
Passionné sans doute du petit monde d’Astérix,
Ravive les braises incandescentes de mon enfance
Restée dans les oubliettes de leurs fragrances.

 

6 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

La Maison des maudits

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Des meubles qui se déplacent
Dans des odeurs de puanteur tenace.
Des lampes qui vacillent en cligotant
Projètent sur les murs leurs noirs tourments.
Des cadavres tués à coup de hache
Ont disparu sans la moindre tache.
Des escaliers marqués d’esprits frappeurs
Rotent avec des hurlements d’horreur.
Des vitres explosent, des objets se brisent.
Des cauchemars dans une farandole de valises
Déhambulent dans un fluide verdâtre gélatineux.
Une roue briseur de rêves fixe de ses yeux globuleux
Une boule de cristal d’où s’échappe une dame blanche
Dans sa robe de mariée au voile rouge fleuri de pervenches
En cette nuit d’orage aux éclairs d’acier.
Des dragons cravachés tirent un énorme bénitier.
Ils font jaillir sur leur passage des ossements
Qui jonchent le parquet gravé de serments.
Dans un médaillon aux dents en chicots d’or,
Dans un râle à faire ressusciter les morts,
Le spectre gigantesque d’un pirate borgne
De sa jambe de bois assomme une cigogne.
Un bataillon de frelons me perce les oreilles.
Suffocant sous la douleur, en sursaut, je m’éveille
Les lunettes sur le nez, » La Maison des maudits » à terre.
Ce cauchemar s’achève dans un grand coup de tonnerre.
Il pleut comme vache qui pisse, à pas mettre un pied dehors.
Un chat blotti contre moi ronronne fort …
Rien ne presse … je me rendors.

 

26 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

 

La sortie

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Des personnes que l’on a aimées,
Fauchées par la mort à jamais,
Qu’un souvenir ravive pafois
De l’oubli, ce sentiment si froid.

La nostalgie envahit le cœur…
Tristesse soudain pour un rocker
Dont la vie au sein de bikers
Est ressuscitée … idolâtrie du bonheur.

Le grain de sable d’un retard
Bloque la grande roue de ces motards,
Allume le feu de ma cocotte
Où de vieux souvenirs mijotent.

Une indéfinissable bouffée de manque,
Comme celui de mes jeunes restanques,
D’un temps où je vivais sur une planète
Où j’aime encore reposer ma tête.

Seul luxe non taxé, de ma vieillesse
Ce tennessee la pluie n’a de cesse
De pensées, de regrets, de remords,
D’un paradis hanté par la mort.

Tatouages … l’âme cette enjoleuse,
Cette amie intime et voyageuse,
D’un Univers m’entaîne en ses rouages
Vers ces étoiles qui n’ont plus d’âge.

 

24 Novembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Promenons-nous dans les bois

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Promenons-nous dans les bois
Bras dessus, bras dessous,
Les arbres redoutent le froid
Ils envient la chaleur de vos dessous.

Les splendeurs de l’automne
Me font oublier les cyclones.
Ce lundi de Novembre, une amazone
Recherche la trace du Grand Maulnes.

D’un amour absolu, loin du monde,
Le cuivre et l’or abondent.
Dans tes yeux je quitte le monde
Vers ce possible aux idées vagabondes.

Promenons-nous dans les bois.
Un froid subit m’envahit.
Je marche seule dans ce bois,
J’ai peur du loup si haï.

Senteurs humides de mes larmes
Tombées sur ce tapis de braises.
Loin du vacarme et de ses armes
Libre, j’oublie la fournaise.

Promenons-nous dans les bois
La biche est aux abois.
J’ai peur du vilain chasseur
Qui tue sans vergogne les coeurs.

Promenons-nous dans les bois.
Je suis happée par leur silence.
Le chemin est de plus en plus étroit.
Se consume le feu de joies.

 

11 Novembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

à travers le temps

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À travers le temps
Se sont effondrés les printemps
Pour ouvrir à l’automne
Des étés sans personne.

À travers le temps
Rouille et ferraille
Ont décliné emportant
Moissons et semailles.

Le temps a tressé
Les mois et les années
Suspendus au passé
Dorénavant décharné.

Vestiges d’une demeure.
À travers le temps
S’écroulent et meurent
Ses passagers battants.

Seul le pont levis
D’un palais décrépi
Sans espoirs, sans vies,
Conduit au répit.

À travers le temps
D’un matin pluvieux
J’ai remonté le temps
De soleils radieux.

 

9 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

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