Archive pour la catégorie 'Photographe Gil STREC'

Écris-moi des mots

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Écris-moi des mots
Tout un vocabulaire
Ne suffirait aux maux
De ton coeur solitaire.

Écris-moi des mots
Tout un abécédaire
De vénus sans échos
En milliers d’exemplaires.

 Écris-moi des mots 
D’un alphabet idolâtre
Mots gravés sur des émaux
Fragiles comme le plâtre.

Écris-moi des mots
Brûlants de fièvre
Sous le feu d’un chalumeau
Ne cours-tu pas le lièvre ?

Écris-moi des mots
Quand vide est ta couche
Jonchée de grumeaux
D’amères senteurs de bouches.

Écris-moi des mots
Que tu veux bien entendre
Du fond de ton hameau
Des mots tendres en promo !

Écris-moi des mots
De risques est la vie
D’anges et de chameaux
Des mots à se passer l’envie.

Écris-moi des mots
C’est chose faite
J’ai chargé ta dynamo
Pour de nouvelles têtes !

 

 

2 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

Simplement

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En réponse à Gil STREC

Sous un ciel à l’eau de rose
Comment dire les choses simplement
Sur cette sombre nuit morose
Sans gâcher ce soleil couchant.
La vie est si éphémère, unique,
Chaque être va, vient, communique,
Pense tout haut, tout bas, reste muet …
La franchise de sa voix enrouée
A provoqué quelques noeuds au rouet
Pour avoir mis du désordre dans sa quenouille
Obligée de démêler ses fils de l’embrouille.
S’exprimer à la demande quand il le faut, 
Trop d’obscurité recouvre cette photo !
Pour avoir ou n’avoir pas dit ses pensées
Qui ont fait du fleuve une piste glacée, 
Trop de mauve ou de violet mettent en deuil
Ce dire dans le non-dit des cercueils.
Vider ses tripes pour soulager son coeur …
Les trois singes me font un bras d’honneur !
Qu’à Dieu ne plaise vous m’en direz tant …
Rien ne me fera retrouver mes vingt ans !
Sous un ciel à l’eau de rose, je préfère rêver.
Qu’importe si la rose a préféré le navet.
Le grain de sel a salé trop d’additions …
Respect et délicatesse m’ont appris l’adaptation.
Je ne peux qu’en sincère amitié profonde
Débouchonner mon cru de sa bonde …
Bien que dans mes écrits pétillants de bulles
Le non-dit ne coince pas souvent la bulle !
Ce qui m’a valu ce jour d’être couronnée …
Demain aussi vite détrônée ! …

 

22 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

Juste la lumière

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Juste la lumière
Et le bruit de l’eau.
Mon âme se désaltère
En ce frais cours d’eau.

Juste toi et moi
Loin de ces tempêtes
Qui mettent aux abois
Notre tête à tête.

Juste un clapotis
D’un temps de répit.
Nos âmes ont la pépie,
Nos corps sont assoupis.

Juste un peu de rêve
Troublé par la clarté.
Nos noces furent brèves
D’intenses opportunités.

Juste un souvenir
D’un lieu de plaisir,
D’un lien dont l’avenir
M’a fait cruellement souffrir.

Juste une nostalgie
D’un volage contemplateur.
Un être habité de magie
Aux vagabondes humeurs.

Juste la lumière
Sans regrets ni remords
Mon âme se désaltère
Libérée de la mort …

Juste la lumière
Et le bruit de l’eau.
J’étais cette étrangère
Tu étais ce héros.

Ce héros inconnu
Apparu dans la lumière
Aussitôt disparu
Noyé dans cette eau claire.

 
28 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

Le temps s’est arrêté

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Le temps s’est arrêté …
Il ne reste que les carcasses
Sous la grisaille d’un été
Envolé avec de feus bidasses
Chassés d’un ciel d’acier.
La ferraille aimée de la rouille,
Au champ d’honneur a répudié
Le passage de vulnérables patrouilles.
Le zinc, sous un ciel plombé,
A conservé de déchirantes attaques.
Brûlé de cuisantes retombées,
Il gémit de plus en plus patraque.
Le temps s’est arrêté …
Loin, çà et là, à l’abandon,
De vagues silhouettes habitent l’horizon.
On ne peut qu’imaginer leurs histoires,
Chercher derrière le voile la face noire
Qui les a déposées ici sur un autre grimoire
Pour un temps d’arrêt moratoire.
Le temps s’est arrêté …
Comme si ce temps prêté
Ne laissait de son passage
Que traces de présentes images.
Une location pour des locataires
Qui habiteraient ce temps nécessaire,
Dont ils n’ont sans doute pas connaissance,
Du sort que leur réserve son errance.
Le temps s’est arrêté …
Comment prédire
Dans cette immensité
Son besoin d’écrire ?…

 

22 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Sur le chemin

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Sur le chemin
Chacun va, chacun vient,
Chacun part, ne revient
De ce bout du chemin.

Qu’il soit lièvre ou tortue
Chacun vit, chacun tue
Son ennui, son chagrin,
Pour une même fin.

Qu’il soit court, qu’il soit long,
Tout en tournant en rond,
Chacun va de pont en pont
Qu’il soit santon ou démon.

Qu’il soit, qu’il soit,
Où qu’il soit, qu’il soit
Béni ce chemin de croix
Où je chemine avec toi.

Sur le chemin, chacun va, chacun vient
Du départ à l’arrivée chacun
Croise, se lie, se sépare, détient
Ce petit rien qui nous va si bien.

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

Avec les yeux de l’amour

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Toi qui m’a tant touchée
Sans caresser mon corps
Te revoir, te revoir encor !
Mon âme n’a fait qu’une bouchée
De cette déclaration inattendue
D’un inconnu jamais entrevu.

Avec les yeux de l’amour
J’ai caressé le doux velours
D’un rêve que j’ai tant touché
Avec mes yeux qui n’ont effarouché
Que ce désir inassouvi, impossible,
D’un amour dans tes yeux inaccessible.

Toi qui a tant touché de chairs effilochées
Sans faux jour, te voilà rabiboché.
Te revoir, te revoir amouraché
Pour avoir tant touché, sans toucher !

À l’aube ici-bas de nos adieux
Avec les yeux de l’amour, radieux,
Tu m’attends pour toucher tant et tant
Ce corps tant touché devenu transparent.
D’ailleurs ne suis-je pas à ton insu
Assise sur ce fauteuil vide, inaperçue !

Toi qui m’a tant touchée, ton âme
Au porte-manteau a déposé sa trame.
Et toi qui a tant touché, tu vois
Avec les yeux de l’amour pour la première fois.

 

11 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

Contine pour cantine

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Plus vite que la lumière,
La pauvre cuisinière
Est partie de la cafetière
Sans sa tabatière.
Peuchère ! Peuchère !

La voilà dans un trou noir
Même pas un petit bougeoir
Mais un tablier tout noir
Condamné à l’isoloir.
Désespoir ! Désespoir !

Des espoirs qui s’en vont
Danser le rigodon
Sur le pont de Tarascon
Avec un vieux carafon.
Ainsi font, fond, fond !

Fond d’une pauvre casserole
Qui se voit privée d’un rôle
Pour une chanson drôle
Pour les bancs de l’école.
Drôle de colle ! Drôle de colle !

Plus vite que la lumière
Cet air dans les chaumières
Réchauffe les soupières
Aux veillées familières.
À Hyères ! À Hyères !

Enterrée sous les palmiers
La lumière à ses pieds
Fleurie d’un bouquet de roses
La cuisinière en paix repose.
Dépassée par la lumière !
Ma chère ! Ma chère !

14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

Te laisser partir

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Je te laisse partir
Alors que du Zéphir
Apparaît la lumière
Sur nos sombres ornières
D’un soleil couchant
Pour une dernier chant
Qui dérive sur l’onde
À l’indifférence du monde.

Te laisser partir
Sans te retenir,
Alors que ma nuit féconde,
À l’abri du monde,
De mon arbre enraciné
J’avais pour toi dessiné
Un horizon flamboyant.
Mon pauvre amour ignorant !

Te laisser partir
Pourquoi te retenir !
Si noirs sont tes désirs.
Sans y revenir,
Sur cet étroit ruisseau,
Je n’ai que cette photo
À t’offrir en souvenir
De t’avoir laissé partir.

Te laisser partir
La nuit va revenir
Mon âme va guérir
Car au lever du jour
Un bien plus bel amour
M’attend au détour.
Te laisser partir par amour
Sans le moindre recours.

Te laisser partir.
Déjà le nadir du plaisir
Balaie devant ma porte
Les quelques feuilles mortes.
Elles ne sont que les mensonges
Semblables à ceux des songes
Et d’un coup d’éponge
Je te laisse partir !

 

16 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Encore un peu de poésie

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Juste un petit poème,
Le temps de dire « Je t’aime ! »
Écrit dans l’espace
Le coeur plein d’audace.

Invisibles, cachées, elles planent,
Discrètes, jamais ne se fanent
Ces lettres d’un amour éternel
Écrites avec l’encre de l’irrationnel.

Il y aura bien pour les lire
Quelqu’un, dans ce grand Empire,
Qui accueillera leur sourire
Échappé d’un monde de vampires.

Désormais comme une aura, secrètement,
Elles couronnent d’un continuel printemps
Ces mots rabâchés tant et tant
Par les langues des Continents.

Il suffit que je caresse de ma main
L’espace qui me répondra, c’est certain,
M’aimera jusqu’au bout du chemin
Et d’un « je t’aime ! » scellera ma fin.

Mais voilà, c’est déjà la bousculade !
Il y a trop de monde sur l’esplanade !
Des esprits jaloux de cette faveur
Cherchent à gommer les mots de mon coeur.

Encore un peu de poésie
Sur la beauté cramoisie.
La musique de Count Basie
M’apporte un peu de fantaisie.

 

20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

 

Décrépitude

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Décrépitude …
Cette salle d’études
Désertée par le jeunisme
N’attire pas le voyeurisme …

Décrépitude …
Son mal d’altitude
D’une chair de poule
A besoin d’ampoules !!

Le temps cet ennemi,
Ce croulant bon ami,
A craquelé son vernis.
Ô  jeunesse ternie.

  Ce puzzle effrité
De lambeaux irrités
N’a pas célébrité
Chez Botox & diversités.

Jusqu’à la mort repoussée,
Les cendres ont détroussé
Cette décrépitude innommable,
Ce scandale intolérable.

De plâtras rafistolée,
De cataplasmes bariolée,
Artificiellement violée,
La décrépitude s’est envolée …

Pour un monde d’extases
Sur des visages en phases
D’une beauté pourchassée
En ces temps de fuites enchâssées.

Des rides étrangères
Victorieuses de guerres
Nous arrivent de naguère
Sur de curieuses galères …

 

19 Mars 2018 – Jeannine Castel
photo : Gil Strec sur Facebook

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