Archive pour la catégorie 'Photographe Farid Radjouh'

Farniente

53403634_10218349652041917_8427935525175820288_o

Qu’il est bon de ne rien faire
Juste le temps nécessaire, salutaire,
D’apprécier un instant de répit
Bercée par le souffle de vie.

Qu’il est doux de rêvasser
Ses ennuis enfin cadenassés
Sans se poser de questions
Comme cette vigie en faction …

Se pauser la panse bien pleine,
Admirer la splendeur de ma plaine.
S’imaginer être la reine
De cet immense domaine.

Plus de poursuites, plus de chasse.
Planer sur les grands espaces.
Respirer sans désirs cocaces,
Un œil entrouvert sur la menace.

Prendre le temps de vivre
Embarquée dans ce bateau ivre.
Oui ne rien faire a du bon.
Laisser couler l’eau sous les ponts.

Hélas il y a les bières pression de la glotte.
Le remue ménage des fonds de culotte.
La vie et son contraire se reposent …
Jusqu’à l’ennuyeuse overdose ! …

Qu’il est bon de ne rien faire !
Remettre à plus tard ses affaires.
Paresser sur une banquise imaginaire
Qui dégèle et réchauffe le climat de mes terres.

Qu’il est dur de reprendre conscience,
De rassembler ces moments d’absence.
Qu’il est bon de ne rien faire comme l’autruche … 
Tiens ? … on dirait les Tuche ?! …

9 Mars 2019 –  Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

 

 

De bon matin

56398225_10218530383200083_7472970429041213440_o

Le ciel timide et enflammé
D’un moment déjà gommé
Assouvi de folles passions
A donné sa démission.

Trop amoureux de ses toiles
Chaque soir il hisse ses voiles
Pour d’autres horizons inconnus
Où l’attendent de belles ingénues.

Ce ne sont que des reflets
Pour des textes, des pamphlets,
Des photos de regards extasiés
Face à l’accueil de son brasier.

Seuls, la nature, les voyageurs,
Témoins de ce ciel rageur,
Se souviendront d’une image
Vite noyée dans leurs rivages.

Il restera peut-être, entiers,
Dans un imaginaire grenier,
Quelques mots griffonnés, poussiéreux,
Narrant ce bref instant radieux.

La lumière si explosive
À grande allure vive
Pour moi, dernière convive,
A pris du retard sur ses rives.

Naître, vivre, renaître,
En tenue de soirée champêtre,
Sur mon mur, de sa fenêtre,
Elle ne veut disparaître ?

 

 3 Avril 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

 

 

La grand-maman de JULIO

48383957_10217752395430875_799344322032959488_o

«La sieste … quel mortel ennui !
Quelle idée d’aller chasser la nuit !
Rester vautrés des plombes sans rien faire …
Et ça roupille, ça ronfle, ça digère !
On nous traite de petit au rytme des grands…
Heureusement que j’ai ma grand-maman.
Sans elle les hyènes m’auraient dévoré !
Elle est chouette ma mamie adorée.
Elle a horreur de mes caprices …
C’est quoi une boîte à malices ?
Mais comme je l’aime fort, nul besoin
De l’enquiquiner avec mon tintouin.
Avec elle, même pendant la sieste je m’amuse !
Tu crois pas JULIO que tu abuses ?
C’est tout ce qu’elle me dit … pas de tapes …
Pas de crocs menaçants … quelle bonne pâte !
Je lui mordille ses oreilles, la chatouille,
Elle me traite de petite fripouille, de pistrouille …
Tout fier je me perche jusque sur son crâne !
Une fois j’ai pété dans son oreille … à faire l’âne …
Il n’y a qu’elle qui a le don de m’endormir
Quand elle attaque la série de ses souvenirs.
Une mamie comme elle y en a pas deux !
Et c’est moi qui suis son petit amoureux !
Elle a tant de choses à m’apprendre.
Je suis son petit chéri au cœur tendre.
Durant ces heures passées en sa compagnie
J’en oublie les exigences et leur tyrannie.
Je l’appelle DOUCE et je l’aime très fort.
J’aime me blottir contre son puissant corps.
Quelle chaleur ! … vivement que ce soleil se couche.
 Bas les pattes vilaines mouches !

11 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur facebook

 

 

 

Pauvre CACAHUETE !

50979280_10218049611581093_2481416285817143296_o

«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

51236164_10218038213576150_5371175307401232384_o 50673360_10218044357409742_7712593268734689280_o

28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

La grande parade 2019 en poésie

49721867_10217875880197917_3946664990395596800_o

Bien souvent sur la prairie
Des branches mortes ont refleuri.
Posé sur les cimes apparaît
Un peu de poésie de rimes parée.

C’est le jour de la grande parade
Où SALVATOR ne reste pas en rade.
D’un joli serre tête de plumes blanches
D’une billevesée il égaie ses dimanches.

Les guépards se prêtent au jeu, enjoués.
La poésie n’est pour eux que secrets avoués,
Des rêveries posées sur les buttes …
Ils vont défiler sur des sauts sans parachute.

Deux lionceaux dissipés se chamaillent.
Chacun veut être en tête … aïe, aïe, aïe …
Qui aura le dernier mot pour défiler …
Sur eux le temps a déposés ses filets.

Lanternes rouges de la grande parade
Pour rehausser les touches fades,
Deux demoiselles de la haute Société
Ont revêtu d’élégants fourreaux tachetés.

Bien souvent sur la prairie
Des plumes ont éventés des écrits …
Celles des aigrettes de fantaisies
Ont aguiché la bavarde poésie …

 

49180759_10217868316408827_7867751088311500800_o 49206090_10217875903678504_584721194184343552_o

4 janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh sur Facebook

D’autres photos sont visibles sur ma page Facebook  Les poèmes de Chatnine 

 

 

 

 

Carnet rose

23800213_162987614297161_7566871735204491519_o

L’orphelinat « Les Mandibules », ce jour, connait l’effervescence.
RIKAÏ présente ses deux bébés intimidés par la présence
De tout un attroupement d’intimidants visiteurs curieux
Venus souhaiter la bienvenue à ces nouveaux-nés anxieux.
Voici dévoilée en pleine lumière leur physionomie,
Effrayés par des commentaires atteints de boulimie.
RIKAÏ est fière de ses deux premiers nouveaux-nés,
Affectionnée que l’on ne l’a pas abandonnée.
Les voilà tous trois dépendants de la meute et du clan,
Le temps de l’apprentissage, du sevrage, de leurs solides dents.
Le mâle devra à l’âge adulte quitter leur territoire.
Il semble déjà prêt à cette idée pour vivre son histoire.
«Suis-je à l’heure ?»… STORY a retrouvé sa raison.
«Pas question d’accueillir ce dandy à la maison.
Le Conseil des hyènes ne connaît rien du terrain.
Malgré mon cœur qui bat la chamade, ce loup peint
Ne peut en aucun cas rester avec toutes ces femelles.
Je suppose ce lycaon pictus être un videur de gamelles.
Trop beau pour être honnête !» Son flair, ami invisible,
Repousse ses désirs dangereux pour ses fusibles.
«Bien que capable de s’adapter à différentes habitations,
RISOTTO n’est qu’un chien sauvage de mauvaise réputation.
Son espèce est accusée de dévorer des animaux d’élevage.
Rien à faire parmi nous, non vraiment il faut qu’il dégage !
Il est peut-être solidaire, dévoué à son clan …
Ne vient-il pas sous son apparence joviale, justement
Chasser au sein de notre meute de hyènes juvéniles
En éclaireur … » STORY n’est pas une imbécile ! …
Elle donne l’alerte de rapatriement dans les terriers,
Appelle ses vigiles pour chasser ce bad-boy meurtrier.
L’arrivée d’un tam-tam à roulettes providentielle
Met en fuite RISOTTO et sa bonhomie artificielle.
Il était temps car d’autres lycaons à sa suite apparaissent
Prêts à faire un carnage. STORY, inquiète, stresse.
«Faut-il encore une fois quitter ce lieu car dorénavant
Ces chiens galeux connaissent notre campement.»
C’est alors qu’une beauté farouche et discrète
Apparaît … une belle blonde, intriguée, coquette …
«Ah ! Voilà autre chose ! Il y a du monde sur la place !
STORY, méfiante, s’approche, se carapace …

22713546_10214333714525989_1338193693865014713_o 

30 Novembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos :  Evelyne Fosse Farid Radjouh sur Facebook

C’est chouette le ciné !

47137500_10217603912838903_1088797917755473920_o

Aujourd’hui c’est l’instant favori
Pour ces guépardeaux et leur maman chérie !
Ils sont assis en rang d’oignons au premier rang
Pour visionner le film : La griffe et la dent.
Il fait beau, le cœur en fête,
Ils n’en perdent pas une ! Leurs mirettes sont en fête !
Car ce cinéma a la particularité rare …
On peut y faire ses courses dare dare !
C’est un festival alléchant qui défile sous leurs yeux.
Plein d’images animalières pour crocs chatouilleux.
On peut pénétrer dans le film projeté pour saisir
Sa star préférée et sans l’empaqueter la chérir.
Comme vous le voyez, c’est l’entracte …
Le temps de choisir pour les autres actes
Un encas à se mettre sous la dent.
Nul besoin pour eux de cure-dent !
Patients, ils veulent voir en entier
Ce film dont leurs griffes volontiers
Mettrons une étiquette au final
De ce film d’aventure peu banal.
Sages et attentifs ils suivent la projection
Qui défile sous la convoitise de leur dentition.
«C’est chouette le ciné, merci maman !
Nous vivons à fond ce film La griffe et la dent !
Etre acteur d’un film d’action 
Quelle excitante collaboration !»
«Oui mes trésors, chacun aura sa part d’actions !»

30 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

La Landscape Mara

46312975_10217511725934288_8580351553594982400_o

Toi et moi
D’un petit trois
Et … la Landscape Mara
A comblé nos bras.

Les noces sont consommées.
Nos épousailles ombrageuses
Ont le soleil paumé
De ses espérances voyageuses.

Le carrosse n’attend plus
La promesse de l’aube.
Morosité d’un passé révolu
La tendresse nous enrobe.

Toi et moi
Hier, aujourd’hui,
Des jours, des mois,
Cognent à notre huis.

Paysage lointain
D’improbable rencontre.
Ta main dans ma main
Le temps n’a plus de montre.

Toi et moi
Et… la landscape Mara.
Les vieux amants d’autrefois
Fêtent leurs noces de carats.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

Epousailles

46083625_10217498427041824_6539990196753006592_o

Non, ce n’est pas un incendie
Mais un ciel qui resplendit
Sur la Mara Landscape ensommeillée
Aux grasses matinées endeuillées.

Un suricate chasse un éléphanteau
Pour acclamer d’un lever de rideau
Un soleil dans toute sa splendeur
Rayonnant de folles ardeurs.

Encore une journée de joies et de drames
À cette heure tout paraît si calme.
Seules les ombres font du tapage
Diffusé par le bruissement des feuillages.

Non, ce n’est pas un incendie
Juste un ciel sous l’organdi
D’un voile à bord d’un carrosse
Qui se dirige vers les noces
De la Mara Landscape embellie,
En attente sur sa descente de lit
De ce voyage nuptial extraordinaire
Avec le soleil sur ce coin de Terre.

 

13 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

Il a suffi …

45593410_10217430609506428_4038435294616223744_o

Sur un arbre, perchée, une autruche
Court, poursuivie par un lapin
Amoureux de ses belles fanfreluches.
Ce dernier pour l’amour d’une baudruche
De boas voulait garnir son cou si fin.

Grimpant à l’arbre, un léopard
Rentre de sa nuit de fêtard,
Heureux et comblé du souvenir
D’une belle aux yeux de saphir.

Un énorme rapace inconnu,
Tout hideux, tout cornu,
S’apprête à quitter son aire
Pour un ciel plein de mystères.

L’arbre penche sous le poids
De ces hôtes encombrants, sournois,
Qui troublent sa lune de miel
Avec un soleil au septième ciel.

Le ciel, témoin de leur amour
Rougit et retarde le point du jour
Où l’ombre et la lumière
Pour un arbre firent jouir la terre…

…. D’une danseuse sans étoiles,
Branchée et non de voiles.
À cet astre, d’une révérence,
Elle honore la beauté de l’existence.

Il a suffi d’un soleil et d’un arbre
Pour que la magie de la savane
Sans les couleurs d’un arc-en-ciel
M’éblouisse de ses mannes.

 

5 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine 

  Photo : Farid Radjouh sur Facebook

12345

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus