Archive pour la catégorie 'Photographe Farid Radjouh'

La grand-maman de JULIO

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«La sieste … quel mortel ennui !
Quelle idée d’aller chasser la nuit !
Rester vautrés des plombes sans rien faire …
Et ça roupille, ça ronfle, ça digère !
On nous traite de petit au rytme des grands…
Heureusement que j’ai ma grand-maman.
Sans elle les hyènes m’auraient dévoré !
Elle est chouette ma mamie adorée.
Elle a horreur de mes caprices …
C’est quoi une boîte à malices ?
Mais comme je l’aime fort, nul besoin
De l’enquiquiner avec mon tintouin.
Avec elle, même pendant la sieste je m’amuse !
Tu crois pas JULIO que tu abuses ?
C’est tout ce qu’elle me dit … pas de tapes …
Pas de crocs menaçants … quelle bonne pâte !
Je lui mordille ses oreilles, la chatouille,
Elle me traite de petite fripouille, de pistrouille …
Tout fier je me perche jusque sur son crâne !
Une fois j’ai pété dans son oreille … à faire l’âne …
Il n’y a qu’elle qui a le don de m’endormir
Quand elle attaque la série de ses souvenirs.
Une mamie comme elle y en a pas deux !
Et c’est moi qui suis son petit amoureux !
Elle a tant de choses à m’apprendre.
Je suis son petit chéri au cœur tendre.
Durant ces heures passées en sa compagnie
J’en oublie les exigences et leur tyrannie.
Je l’appelle DOUCE et je l’aime très fort.
J’aime me blottir contre son puissant corps.
Quelle chaleur ! … vivement que ce soleil se couche.
 Bas les pattes vilaines mouches !

11 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur facebook

 

 

 

Pauvre CACAHUETE !

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«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

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28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

La grande parade 2019 en poésie

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Bien souvent sur la prairie
Des branches mortes ont refleuri.
Posé sur les cimes apparaît
Un peu de poésie de rimes parée.

C’est le jour de la grande parade
Où SALVATOR ne reste pas en rade.
D’un joli serre tête de plumes blanches
D’une billevesée il égaie ses dimanches.

Les guépards se prêtent au jeu, enjoués.
La poésie n’est pour eux que secrets avoués,
Des rêveries posées sur les buttes …
Ils vont défiler sur des sauts sans parachute.

Deux lionceaux dissipés se chamaillent.
Chacun veut être en tête … aïe, aïe, aïe …
Qui aura le dernier mot pour défiler …
Sur eux le temps a déposés ses filets.

Lanternes rouges de la grande parade
Pour rehausser les touches fades,
Deux demoiselles de la haute Société
Ont revêtu d’élégants fourreaux tachetés.

Bien souvent sur la prairie
Des plumes ont éventés des écrits …
Celles des aigrettes de fantaisies
Ont aguiché la bavarde poésie …

 

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4 janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh sur Facebook

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Carnet rose

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L’orphelinat « Les Mandibules », ce jour, connait l’effervescence.
RIKAÏ présente ses deux bébés intimidés par la présence
De tout un attroupement d’intimidants visiteurs curieux
Venus souhaiter la bienvenue à ces nouveaux-nés anxieux.
Voici dévoilée en pleine lumière leur physionomie,
Effrayés par des commentaires atteints de boulimie.
RIKAÏ est fière de ses deux premiers nouveaux-nés,
Affectionnée que l’on ne l’a pas abandonnée.
Les voilà tous trois dépendants de la meute et du clan,
Le temps de l’apprentissage, du sevrage, de leurs solides dents.
Le mâle devra à l’âge adulte quitter leur territoire.
Il semble déjà prêt à cette idée pour vivre son histoire.
«Suis-je à l’heure ?»… STORY a retrouvé sa raison.
«Pas question d’accueillir ce dandy à la maison.
Le Conseil des hyènes ne connaît rien du terrain.
Malgré mon cœur qui bat la chamade, ce loup peint
Ne peut en aucun cas rester avec toutes ces femelles.
Je suppose ce lycaon pictus être un videur de gamelles.
Trop beau pour être honnête !» Son flair, ami invisible,
Repousse ses désirs dangereux pour ses fusibles.
«Bien que capable de s’adapter à différentes habitations,
RISOTTO n’est qu’un chien sauvage de mauvaise réputation.
Son espèce est accusée de dévorer des animaux d’élevage.
Rien à faire parmi nous, non vraiment il faut qu’il dégage !
Il est peut-être solidaire, dévoué à son clan …
Ne vient-il pas sous son apparence joviale, justement
Chasser au sein de notre meute de hyènes juvéniles
En éclaireur … » STORY n’est pas une imbécile ! …
Elle donne l’alerte de rapatriement dans les terriers,
Appelle ses vigiles pour chasser ce bad-boy meurtrier.
L’arrivée d’un tam-tam à roulettes providentielle
Met en fuite RISOTTO et sa bonhomie artificielle.
Il était temps car d’autres lycaons à sa suite apparaissent
Prêts à faire un carnage. STORY, inquiète, stresse.
«Faut-il encore une fois quitter ce lieu car dorénavant
Ces chiens galeux connaissent notre campement.»
C’est alors qu’une beauté farouche et discrète
Apparaît … une belle blonde, intriguée, coquette …
«Ah ! Voilà autre chose ! Il y a du monde sur la place !
STORY, méfiante, s’approche, se carapace …

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30 Novembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos :  Evelyne Fosse Farid Radjouh sur Facebook

C’est chouette le ciné !

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Aujourd’hui c’est l’instant favori
Pour ces guépardeaux et leur maman chérie !
Ils sont assis en rang d’oignons au premier rang
Pour visionner le film : La griffe et la dent.
Il fait beau, le cœur en fête,
Ils n’en perdent pas une ! Leurs mirettes sont en fête !
Car ce cinéma a la particularité rare …
On peut y faire ses courses dare dare !
C’est un festival alléchant qui défile sous leurs yeux.
Plein d’images animalières pour crocs chatouilleux.
On peut pénétrer dans le film projeté pour saisir
Sa star préférée et sans l’empaqueter la chérir.
Comme vous le voyez, c’est l’entracte …
Le temps de choisir pour les autres actes
Un encas à se mettre sous la dent.
Nul besoin pour eux de cure-dent !
Patients, ils veulent voir en entier
Ce film dont leurs griffes volontiers
Mettrons une étiquette au final
De ce film d’aventure peu banal.
Sages et attentifs ils suivent la projection
Qui défile sous la convoitise de leur dentition.
«C’est chouette le ciné, merci maman !
Nous vivons à fond ce film La griffe et la dent !
Etre acteur d’un film d’action 
Quelle excitante collaboration !»
«Oui mes trésors, chacun aura sa part d’actions !»

30 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

La Landscape Mara

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Toi et moi
D’un petit trois
Et … la Landscape Mara
A comblé nos bras.

Les noces sont consommées.
Nos épousailles ombrageuses
Ont le soleil paumé
De ses espérances voyageuses.

Le carrosse n’attend plus
La promesse de l’aube.
Morosité d’un passé révolu
La tendresse nous enrobe.

Toi et moi
Hier, aujourd’hui,
Des jours, des mois,
Cognent à notre huis.

Paysage lointain
D’improbable rencontre.
Ta main dans ma main
Le temps n’a plus de montre.

Toi et moi
Et… la landscape Mara.
Les vieux amants d’autrefois
Fêtent leurs noces de carats.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

Epousailles

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Non, ce n’est pas un incendie
Mais un ciel qui resplendit
Sur la Mara Landscape ensommeillée
Aux grasses matinées endeuillées.

Un suricate chasse un éléphanteau
Pour acclamer d’un lever de rideau
Un soleil dans toute sa splendeur
Rayonnant de folles ardeurs.

Encore une journée de joies et de drames
À cette heure tout paraît si calme.
Seules les ombres font du tapage
Diffusé par le bruissement des feuillages.

Non, ce n’est pas un incendie
Juste un ciel sous l’organdi
D’un voile à bord d’un carrosse
Qui se dirige vers les noces
De la Mara Landscape embellie,
En attente sur sa descente de lit
De ce voyage nuptial extraordinaire
Avec le soleil sur ce coin de Terre.

 

13 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

Il a suffi …

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Sur un arbre, perchée, une autruche
Court, poursuivie par un lapin
Amoureux de ses belles fanfreluches.
Ce dernier pour l’amour d’une baudruche
De boas voulait garnir son cou si fin.

Grimpant à l’arbre, un léopard
Rentre de sa nuit de fêtard,
Heureux et comblé du souvenir
D’une belle aux yeux de saphir.

Un énorme rapace inconnu,
Tout hideux, tout cornu,
S’apprête à quitter son aire
Pour un ciel plein de mystères.

L’arbre penche sous le poids
De ces hôtes encombrants, sournois,
Qui troublent sa lune de miel
Avec un soleil au septième ciel.

Le ciel, témoin de leur amour
Rougit et retarde le point du jour
Où l’ombre et la lumière
Pour un arbre firent jouir la terre…

…. D’une danseuse sans étoiles,
Branchée et non de voiles.
À cet astre, d’une révérence,
Elle honore la beauté de l’existence.

Il a suffi d’un soleil et d’un arbre
Pour que la magie de la savane
Sans les couleurs d’un arc-en-ciel
M’éblouisse de ses mannes.

 

5 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine 

  Photo : Farid Radjouh sur Facebook

Les ombres de l’aube

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Les ombres de l’aube
Quand la nuit se dérobe
Embrasent de ses feux la faune
Avant que mâtines sonnent.

L’aube de ses ombres
A la silhouette sombre.
Son jeu d’ombres chinoises
D’une aube naissante pavoise.

Cachée dans l’ombre, la vie
S’éveille au jour qui revit,
Anime l’aube aventurière
Du peuple des clairières.

Le mécanisme du temps
D’un tour de clé permanent
Avec ses ombres de l’aube
Me revêt de sa robe.

Tout semble mort et figé
Dans un silence affligé.
Non, tout n’est pas mort !
Il suffit d’une aube aux rayons d’or.

 

18 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine    Photo : Farid Radjouh

JADOR

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Ce samedi d’autome est d’un grand bonheur !
RISETTE a rencontré enfin son géniteur …
Intimidée, face à cet imposant molosse, elle n’ose
Lui manifester ce manque de lien qui l’indispose.
Elle apprend qu’il est venu avec le Quartier Général
Pour diriger les troupes en ce transfert peu banal
D’un orphelinat menacé par des troupes ennemies
Depuis la mort de PIRATE qui était son amie.
Il dirige et commande en tant que Chef d’État major.
Les troupes sous ses ordres l’ont surnommé JADOR.
RISETTE encore plus impressionnée ne souffle mot
À ce père sûrement lié à de nombreux marmots.
Quand il apprend de sa fille qu’elle s’appelle RISETTE
Il éclate d’un fou-rire qui déclenche chez la fillette
Perplexe, un sentiment goguenard d’incompréhension
De la part de ce géant aussi trouble qu’une interrogation.
Elle se moque bien de ce déballage sur des bureaux …
D’unités endoctrinées pour former des héros …
C’est de tendresse que RISETTE aurait besoin,
Si dure est la vie pour marcher vers son destin.
Cachant sa déception, elle laisse cet inconnu JADOR
Tartiner ses rêves engloutis dans un vol de condors.
Polie, elle répond à quelques questions brèves
En souhaitant que cette entrevue vite s’achève.
C’est un sous-chef d’État major qui la libère …
Et le rapport qu’elle entend la sidère …
STORY, en intérim, dirigerait l’orphelinat « Les Mandibules »
Nouvellement renommé après de moult conciliabules.
Parmi les orphelins en âge de rentrer dans les rangs
Une unité de jeunes recrus, de fougueux aspirants,
Serait sur place aux « Hyénides » suite à la disparition
D’une jeune hyène qui manquait après la récréation.
Une des triplées était absente à l’appel du soir …
RISETTE pense tout de suite à ses compagnes de dortoir.
JADOR ne pouvant laisser les aspirants sans instructions
Quitte RISETTE sans le moindre geste d’affection.
Quelle ambiance au dortoir ce soir …
D’un côté une soeur qui pleure une présence évaporée …
De l’autre une RISETTE qui se voit déjà décorée
Pour dépasser ce père qu’inconsciamment elle veut aimer
Mais qu’une pimbêche lui refuse ce droit d’aimer.
Et c’est ainsi, chacune dans sa bulle silencieuse
Qu’elles espèrent, méditent sur cette vie si capricieuse …

 

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2 Octobre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh  Nathalie Anciaux sur Facebook

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