Archive pour la catégorie 'Photographe Evelyne FOSSE'

Carnet rose

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L’orphelinat « Les Mandibules », ce jour, connait l’effervescence.
RIKAÏ présente ses deux bébés intimidés par la présence
De tout un attroupement d’intimidants visiteurs curieux
Venus souhaiter la bienvenue à ces nouveaux-nés anxieux.
Voici dévoilée en pleine lumière leur physionomie,
Effrayés par des commentaires atteints de boulimie.
RIKAÏ est fière de ses deux premiers nouveaux-nés,
Affectionnée que l’on ne l’a pas abandonnée.
Les voilà tous trois dépendants de la meute et du clan,
Le temps de l’apprentissage, du sevrage, de leurs solides dents.
Le mâle devra à l’âge adulte quitter leur territoire.
Il semble déjà prêt à cette idée pour vivre son histoire.
«Suis-je à l’heure ?»… STORY a retrouvé sa raison.
«Pas question d’accueillir ce dandy à la maison.
Le Conseil des hyènes ne connaît rien du terrain.
Malgré mon cœur qui bat la chamade, ce loup peint
Ne peut en aucun cas rester avec toutes ces femelles.
Je suppose ce lycaon pictus être un videur de gamelles.
Trop beau pour être honnête !» Son flair, ami invisible,
Repousse ses désirs dangereux pour ses fusibles.
«Bien que capable de s’adapter à différentes habitations,
RISOTTO n’est qu’un chien sauvage de mauvaise réputation.
Son espèce est accusée de dévorer des animaux d’élevage.
Rien à faire parmi nous, non vraiment il faut qu’il dégage !
Il est peut-être solidaire, dévoué à son clan …
Ne vient-il pas sous son apparence joviale, justement
Chasser au sein de notre meute de hyènes juvéniles
En éclaireur … » STORY n’est pas une imbécile ! …
Elle donne l’alerte de rapatriement dans les terriers,
Appelle ses vigiles pour chasser ce bad-boy meurtrier.
L’arrivée d’un tam-tam à roulettes providentielle
Met en fuite RISOTTO et sa bonhomie artificielle.
Il était temps car d’autres lycaons à sa suite apparaissent
Prêts à faire un carnage. STORY, inquiète, stresse.
«Faut-il encore une fois quitter ce lieu car dorénavant
Ces chiens galeux connaissent notre campement.»
C’est alors qu’une beauté farouche et discrète
Apparaît … une belle blonde, intriguée, coquette …
«Ah ! Voilà autre chose ! Il y a du monde sur la place !
STORY, méfiante, s’approche, se carapace …

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30 Novembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos :  Evelyne Fosse Farid Radjouh sur Facebook

Neige

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Si RISETTE avec sa couronne a bien du tracas,
STORY de son côté n’est pas sous le signe de la baraka.
RIKAÏ de sa dernière cure thermale a ramené
Un souvenir qui l’oblige à ne point se démener.
Déjà que par nature au boulevard des allongés
Va sa préférence … elle se repose et laisse éponger
À son entourage tout le satané et fastidieux boulot
Quémandé par « Les Mandibules » aux nombreux marmots.
De plus de son dernier séjour aux thermes, ce porte-bonheur,
Dissimulé quelque temps, s’est épanoui de rondeur  …
On peut voir ses mamelons aux tétines déjà avides,
Des petites secousses sismiques qui remuent son bide.
Du coup avec tout le poids de cette nouvelle charge
RIKAÏ se vautre dans les atouts de cet avantage.
«Pas assez qu’elle faisait pas grand chose cette feignasse,
Elle me ramène de futurs orphelins de ses chasses.
Toutes les responsabilités lui passent au-dessus de la tête.
Franchement avoir voté pour cette goulue de coucougnettes,
Une chochotte pas si fragile qui se donne des grands airs,
Une Marie-couche-toi-là qui n’amène que misère.
Se faire engrosser par je ne sais quel curiste d’occasion …
Elle me revient le chariot plein de coûteuses provisions.
Je ne peux à ce rythme là assumer le poids de diriger
Toute seule cet orphelinat… après tout je n’y suis point obligée.
Certes il y a les nourrices aux emplois intermittents …
En plus de cette bouée flottante nous est arrivée au mitan
« TRONCHE DE CAKE » ainsi baptisée par une bienfaitrice célébrissime.
Et ce n’est pas un cadeau ! Un cas jamais vu, rarissime !
Une orpheline qui n’arrête pas sans raison de sourire.
Cette tronche est farcie de fruits défendus en délire.
Elle est grave ! Atteinte de pubères poltergeists, infestée,
Elle voit des fantômes bidons liés à la croissance
D’une sexualité d’adolescente dont l’effervescence
Fait explosion d’appels qui disjonctent régulièrement
Sous des pulsions incontrôlables en mouvements.
De plus en plus agitée même les bains de siège
Ne calment pas cette dulcinée surnommée NEIGE
À cause de l’impact psychologique qui pourrait calmer
Ses montées de chaleur qui nous attirent des malfamés.
Parait-il qu’une reconnaissance stopperait ses phénomènes …
À ce train là « Les Mandibules » vont devenir « Les Electrogènes » !
Toutes ces hormones en folie troublent et dérangent la quiétude
De l’orphelinat face à cette sexualité d’une telle amplitude.
Franchement je n’avais pas besoin de cette hystérique bruyante.
La faire adopter, proposer cette adolescente souriante …
Non je ne peux me résoudre à cette solution envisagée
Si ce n’est la garder en vie … âgée …»
STORY portant tout le poids chimérique de son histoire
Va consulter son miroir qui se ride sous son désespoir.
Accablée soudainement comme la foudre un jour d’orage
STORY, le gosier sec, s’abreuve et noie ses nuages …

 

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1 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : New Animalbook Evelyne Fosse
Nkorho Bush Lodge

 

 

 

Représailles

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Comme l’avait prévu la maman de YO le lionceau,
JADOR appela à la rescousse FURAX et ses jouvenceaux.
Laisser passer ce vol sous silence, sans réagir,
Donnerait aux lions un encouragement pour l’avenir.
Ainsi victorieux, ils tireraient tous les avantages
Face à la lâcheté de leurs ennemies fortes en bavardages,
Ridiculisées par ce vol sans poursuite faute de courage.
Ce fut un combat sans merci entre prédateurs et proies.
Le bataillon de FURAX s’offrit la part du Roi.
Les troupes de JADOR massives et puissantes,
Dans leurs mises à mort bruyantes et sanglantes,
Attirèrent tous les locataires des lieux environnants
Qui assistèrent aux premières loges à ce déferlement.
Cris d’agonie qui résonnent encore sur la savanne meurtrie
Par les râles, ricanements et rugissements …
Les pertes, hélas, des deux côtés furent de taille,
Réjouirent tous les badauds fans de funérailles.
Manger sans avoir à chasser est fort appréciable !
On a même pu voir le clan des TONNERRE se mettre à table !
À l’écart, histoire de sauver leur royale réputation …
Ils martyrisèrent avec grande cruauté un courageux troufion.
Ces têtes de hydre à mesure que l’affrontement s’intensifiait
Sous le stratégique commandement de JADOR, les défis s’amplifiaient,
Se confondaient dans des mêlées propres aux unités militaires,
Documentées, coopératives, dans un harcèlement salutaire.
Dégoûtés, lions et lionnes ménageant leur carcasse abandonnèrent,
Laissèrent le champ de bataille à ces matrones en colère,
Ces charognards peureux de réputation sur inventaire,
Ces chasseuses, flibustières de la piraterie alimentaire.
Suite au retrait des félins, JADOR rassembla les survivants.
Sans ménagement pour les blessés, il restructura les rangs,
Fier, heureux avec FURAX d’avoir tenu la dragée haute
À ces envieux, paresseux, meurtriers de familiales entrecôtes.

«Jamais de mémoire d’éléphant j’ai assisté de ma vie
À de tels affrontements pour une couronne ravie.»
S’exclame, médusée, d’un cou d’avance, NUAGE
Qui voudrait bien connaître la suite de ce carnage …

 

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23 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Nkorho Bush Lodge Evelyne Fosse sur facebook

D’autres photos sur ma page Facebook Les poèmes de Chatnine 

 

 

Hésitation

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Je m’appelle Hésitation …
Et j’ai peur du méchant lion
Qui dévore tout cru en une bouchée
Les lionceaux qu’il vient chercher
Jusque dans nos abris de fortune.
Même les nuits sans notre amie la lune ! …
J’hésite, bien que personne soit autour …
Il y a toujours ces vilains vautours
Qui planent au-desus de ma tête,
Toujours prêts pour un repas de fête.
C’est la première fois que je m’aventure.
Hésiter ce n’est pas dans ma nature
Mais à cause de ce prénom étiquetté
C’est plus fort que moi d’hésiter…
Par prudence … je jauge mes émois …
Sauf si je rencontre plus fort que moi !
Comme ce Cannibal qui court la claiirière
En compagnie de sa bande de mercenaires.
Mais que voulez-vous, vient le moment
Où il faut sortir de derrière son paravent …
J’ai la chance de vivre dans un clan.
Là, je suis à la recherche de Peter Pan …
Un de mes frères, un sacré garnement
Qui joue, je le vois, avec un malheureux mulot
Sorti lui aussi de son trou trop tôt …
Il lui a sauté dessus ! Sans hésiter !
Pas besoin de Clochette, dépitée, parasitée
Par le nombre d’appels au secours
Qui montent de la prairie le jour,
La nuit, à tout heure, c’est incroyable
Ces besoins constants qu’ils ont de passer à table !
Hésitation … Dans vos tam-tams à roulettes …
Je voudrais vous y voir montés sur des bicyclettes !
Mano est reparti ? Sans hésitation
Je suis sure de revoir ce jeune champion.
En attendant il est l’heure du goûter,
Maman m’appelle…  pas question d’hésiter !…

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
photo : Evelyne Fosse sur Facebook
Contes de la prairie

 

Trop plein

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Garder le sourire
En attendant le pire
Dans un monde corrompu
Où le fric jamais repu 
Domine jusqu’à l’Univers
Les travers de l’enfer.
La barre de ce grand navire
Est faussée par des vampires
Qui mènent à leurs pertes
D’inutiles et vaines alertes.
Le monde s’éteint à petit feu
À cause de virulents maffieux
Qui ont perdu la raison
Avec leurs pouvoirs d’étalons.
Dirigés par cette maffia d’arrivistes,
Fichés sans rançon sur des listes,
Vivant à côté de la plaque.
Ils assomment à coups de matraque
Ces pauvres naïfs qui croient toujours
Croquer dans une pomme d’amour.
Prendre le taureau par les cornes,
La corrida est sans bornes
Dans cette phase de voleurs de vies.
Aujourd’hui garder le sourire
Mon coup de chapeau est en délire …
Même en rêve je n’y vois que du pire
La folie s’est emparée de ces sbires.

24 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Evelyne Fosse sur Facebook 

Les otocyons

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Les otocyons, toute ouïe, toute oreille,
N’ont pas de sympathie touristique
Pour s’exhiber comme la huitième merveille
Devant des clic-clac en grande clique.
Ces renards à oreilles de chauve-souris
Préfèrent l’ambiance des arides prairies
À celle des chiens oreillards aux étranges cris.
Ils squattent des terriers inoccupés en galeries,
Adulent la compagnie de leur famille
À celle de badauds plantés sur leurs quilles.
Leur soutien, sans égal au sein du clan,
N’a rien à envier à celui des éléphants.
Fuyant tout prédateur, ludiques sont leur fuites.
Très informés, ils savent de la familiarité les suites.
Leurs radars détectent larves, insectes, petits rongeurs,
Au cours de nuits chasseresses pour randonneurs.
Il arrive, par surprise, qu’un curieux plus chanceux
Tombe sur des sans-logis plus aventureux.
Ne vous fiez pas à leur masque de raton-laveur,
La vie communautaire va éduquer leurs erreurs.
Être ensemble serait leur devise fructueuse
Pour chasser les envahisseurs aux armes dangereuses
Qui font de leur fourrure beaux étalages.
Parents du Renard, ils connaissent leurs outrages.
Hélas en dépit des abris et galeries, les furies
Du mal ne cèdent en rien leurs avides tueries.
Toute ouïe, toute oreille, les otocyons 
Se planquent, se méfient de toute compassion.
Traqués eux aussi pour leurs rares apparitions
Pour des scoops, du sensas, des amours, des passions
Pour de jouissives évolutions en perdition
Ils subissent, eux aussi leur extinction.

 

15 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Evelyne Fosse sur Facebook

 

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