Archive pour la catégorie 'Photographe Evelyne FOSSE'

Trop plein

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Garder le sourire
En attendant le pire
Dans un monde corrompu
Où le fric jamais repu 
Domine jusqu’à l’Univers
Les travers de l’enfer.
La barre de ce grand navire
Est faussée par des vampires
Qui mènent à leurs pertes
D’inutiles et vaines alertes.
Le monde s’éteint à petit feu
À cause de virulents maffieux
Qui ont perdu la raison
Avec leurs pouvoirs d’étalons.
Dirigés par cette maffia d’arrivistes,
Fichés sans rançon sur des listes,
Vivant à côté de la plaque.
Ils assomment à coups de matraque
Ces pauvres naïfs qui croient toujours
Croquer dans une pomme d’amour.
Prendre le taureau par les cornes,
La corrida est sans bornes
Dans cette phase de voleurs de vies.
Aujourd’hui garder le sourire
Mon coup de chapeau est en délire …
Même en rêve je n’y vois que du pire
La folie s’est emparée de ces sbires.

24 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Evelyne Fosse sur Facebook 

Les otocyons

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Les otocyons, toute ouïe, toute oreille,
N’ont pas de sympathie touristique
Pour s’exhiber comme la huitième merveille
Devant des clic-clac en grande clique.
Ces renards à oreilles de chauve-souris
Préfèrent l’ambiance des arides prairies
À celle des chiens oreillards aux étranges cris.
Ils squattent des terriers inoccupés en galeries,
Adulent la compagnie de leur famille
À celle de badauds plantés sur leurs quilles.
Leur soutien, sans égal au sein du clan,
N’a rien à envier à celui des éléphants.
Fuyant tout prédateur, ludiques sont leur fuites.
Très informés, ils savent de la familiarité les suites.
Leurs radars détectent larves, insectes, petits rongeurs,
Au cours de nuits chasseresses pour randonneurs.
Il arrive, par surprise, qu’un curieux plus chanceux
Tombe sur des sans-logis plus aventureux.
Ne vous fiez pas à leur masque de raton-laveur,
La vie communautaire va éduquer leurs erreurs.
Être ensemble serait leur devise fructueuse
Pour chasser les envahisseurs aux armes dangereuses
Qui font de leur fourrure beaux étalages.
Parents du Renard, ils connaissent leurs outrages.
Hélas en dépit des abris et galeries, les furies
Du mal ne cèdent en rien leurs avides tueries.
Toute ouïe, toute oreille, les otocyons 
Se planquent, se méfient de toute compassion.
Traqués eux aussi pour leurs rares apparitions
Pour des scoops, du sensas, des amours, des passions
Pour de jouissives évolutions en perdition
Ils subissent, eux aussi leur extinction.

 

15 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Evelyne Fosse sur Facebook

 

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