Archive pour la catégorie 'Photographe Danielle Liska'

À l’école de la vie …

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Ce matin RISETTE est de mauvaise humeur.
« J’ai passé une nuit blanche avec ces lionnes de malheur !
Leur va et vient continuel, leur repas frugal près de ma tannière,
Je vous l’avoue plaquée contre les parois, j’étais pas fière !
J’avais peur que ces lionnes dressent la table sur ma cachette.
La prairie a fêté « La nuit de la chasse et des conquêtes. »
Les gnous inquiets et impatients de franchir la rivière
Ont fait un vacarme tonitruant auréolé de poussière.
Zèbres, buffles, gnous, sont un tableau de chasse pour les félins
Qui apprécient ce garde-manger à porter de leur faim.
Dur d’entendre ces carnassiers se goinfrer de leurs proies
Alors que moi, affamée, j’étouffais dans ce tunnel étroit.
Enfin cet abri de fortune m’a sauvée et j’espère
Qu’au petit matin les ventres pleins, mes adversaires
M’auront laissé la part du pauvre pour mon petit déjeuner.
Un geste attentionné ou indigeste pour ne pas jeûner.»
En attendant l’heure, dans son insomnie, RISETTE réfléchit …
« Ma situation est si précaire, mon acte est irréfléchi …
Des ailes ! Voilà ce qu’il me faudrait pour survoler,
Voir de là-haut où je pourrais paisiblement somnoler,
Batifoler, me baigner, sans avoir cette menace tenace
Au visage de mort si apprécié quand je le mords.»
Se secouant de la poussière accumulée dans ce trou sableux
RISETTE, depuis la veille, a comme un petit creux !
C’est la bouche tapissée de sang frais qu’elle réapparaît,
Satisfaite des bons steaks laissés par les convives sur le pré.
Est-ce un bien, est-ce un mal d’avoir quitté sa cachette,
Les « Aspirants » après de fausses pistes, de labyrinthes,
Ont retrouvé sa couche marquée de ses empreintes.
Pendant ce ce temps, RISETTE dans un bain moussant
Se délecte, se détend de ce stress si envahissant.
Propre comme un sou neuf, ravissante, elle repart
Songeuse, sans savoir ce que lui réserve le hasard.
Si l’inaccès aux « Hyénides » doit durer quelque temps
C’est l’asphyxie et le démantèlement de l’Etablissement.
«  À l’école du Masaï Mara » elle devra s’instruire.
Pour cette éprise de liberté ce n’est pas pour lui nuire.
« Pas si seule en cette compagnie, seule face à ma vie,
Je suis libre … au présent, de quoi donc ai-je envie ? …»

 

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17 Octobre 2018 – Jeannine Castel 

Les poèmes de Chatnine
Contes de la prairie

 Photos : Danielle Liska - Jacques Montanari sur Facebook

 

Et pour quelques rubis de plus …

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RISETTE démoralisée par le vol de sa couronne
Dans un moment de rage, peste et déraisonne.
Couchée sur un espace vert, elle réfléchit aux conséquences
De ce vol … «Qu’est-ce une couronne à côté de l’existence ?
Risquer ma vie pour des rubis … morte qu’en ferai-je ?
Me protègeront-ils de la faim ? du froid de la neige ?
Je ne suis pas du monde des humains, de leur troc,
Ici les euros circulent… ils sont réservés aux frocs.»
Son âme poétique dans cet instant précis
Lui souffle quelques vers pour distraire ses soucis …

Dans les yeux des hyènes
Qu’y-a-t-il ?
Sous ce maquillage de reine
Qu’existe-t-il ?
Amours dérisoires
Faute d’avoir
Une telle mâchoire
Dans vos mangeoires.

Dans les yeux des hyènes
Qu’elles soient brunes
Tachetées, rayées, sans laine …
Pour des prunes,
Faute de ritournelles,
Qu’ont-elles
Pour être si laides
À votre corde raide ?

Dans les yeux des hyènes
Qu’avez-vous remarqué
Mis à part l’haleine
Depuis votre parquet ?
Si j’allais découvrir
Les senteurs de vos soupirs
D’un exotisme préservé
Mais Chut ! … propriété privée !

Hyènes maudites des charognards,
D’un revers de fortune sur vos retards
Nos grands du rire du décriptage
Vous décoreraient du Secret de leurs mirages
Cachés dans leurs mirettes secrètes.
Êtes-vous donc si bêtes ?

Allez plus loin … poussez le curseur !
Dans les yeux des hyènes bat un coeur.
Un coeur qui souffre, s’émeut, aime,
Tue, condamne, semblable à vous même !
En transit pour notre Éternité,
Crée par Dieu un jour de bonté.

Quant à la beauté cette chose si éphémère
Elle est dans le coeur d’un père et d’une mère
Projetés dans vos regards diffamants
De différents rendus apparents.
Sur nous pleut toute la misère du monde …
Qu’avez-vous de plus ? … dis-moi le monde …

RISETTE n’a pas remarqué dans ses élucubrations 
HURUS qui écoutait avec une grave attention
Cette élève douée mais un peu déboussolée …
«Peut-on passer sous silence un vol sans collet ? …»

 

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21 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean-Louis Godard Danielle Liska

Chassez le naturel …

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La nuit parut interminable aux soeurs de la disparue.
N’était-ce pas atteler les boeufs à une imaginaire charrue ?
« Sœurette crois-tu que nous allons la revoir ? »
« J’ai bien peur que non … j’appréhende de savoir … »
« Je luis avais pourtant dit après la récré de nous suivre …
De ne pas traîner avec les grands dans ce bateau ivre.
Sans surveillance, en ce dimanche, jour de relâche,
On ne pouvait compter sur la protection de ces potaches.»
RISETTE, à l’écart, surveille l’effervescence matinale.
Songeuse, elle pense qu’elle aurait pu dans ses cavales
Disparaître tout de bon… il suffit d’une mauvaise rencontre,
Du temps qui ne veut plus de votre existence à sa montre.
Cet évènement lui fait entrevoir la fragile existence
D’une vie interrompue sans votre avis, sans remontrances.
Elle aperçoit JADOR qui court comme un dératé …
« Est-ce un reste de cette pauvrette ? Complètement déshydratée !»
Elle vit passer le bataillon des jeunes et intrépides « Aspirants » …
«Tiens … c’est qui ce Chef qui ferme les rangs ?
Leurs recherches ça va durer des plombes au moins ! …
Autant chercher une aiguille dans une meule de foin !
Des hectares de prairie ! C’est pas quelques bleus
Qui vont nous faire voir un ciel plus bleu !
Manger des pissenlits par la racine sans le savoir …
Ce que je vois me dit que c’est tout rose ou tout noir !
Certainement, les cours aujourd’hui n’auront pas lieu.
Je vais pas rester à me morfondre dans mon pieu.
Je vais enquêter discrètement, ni vu ni connu je t’embrouille,
Me faufiler tout doucement, mettre au clair cette dépouille.»
Et voilà notre RISETTE gonflée à bloc, de plus belle,
Sous prétexte d’une enquête qui se fait la belle !
Cheminant dans cette haie d’honneur d’herbes caressantes
RISETTE de nouveau vers une geôle … mais pour l’heure buissonnante …

 

 

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4 Octobre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle Liska  Joanne Matson Photography sur Facebook 

Pour plus de photos merci de vous rendre sur ma page Facebook.

 

 

Commérages sur le bush …

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Il a suffi d’une hyène 
Hideuse comme la haine
Pour rassembler une foule.
Ça roule ma poule !

D’une RISETTE il a suffi
Pour démystifier d’un défi
Ces gueules aux langues roses
À vous donner la sinistrose.

Il a suffi de quelques mots
Ensanglantés comme leurs maux
Qu’une réputation légendaire
A étiquetté au col de nos chimères.

Il a suffi d’une prise de remords
D’une plume, de coffres forts,
Pour tendre aux hyènes des bras
Chargés de souvenirs mis au débarras.

Il leur a suffi d’un sourire pour faire rêver,
Déféquer pour des ennuis plus gais.
Oublier ce monde qui nous fait crever…
Ouais … ces hyènes nous font caguer.

Mine de rien avec leurs fous-rires
Les hyènes leur font oublier le pire,
La laideur du quotidien, ses bravoures,
Dans cette cohue de hyènes qui nous entourent.

Empathie, antipathie … quel pâti !… oui …
Avouez mes amies que c’est inouï
Cette coqueluche pour ces équarrisseuses
Qui nous font courir la gueuse …

 

3 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle Liska sur Facebook

 

 

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