Archive pour la catégorie 'Photographe Bri Lions'

Les amours de Scarface

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à Bri …

Où que tu sois ma belle
Je serai là, fidèle,
Par monts et par vaux
Accroché à tes ailes
Jusque dans nos tombeaux.

Aujourd’hui je suis un nuage
Transporté par tes bagages
Ce fauve de tes voyages
Dans tes jours d’orages
Un ange de passage.

Amour inconditionnel
Entre un lion et l’Éternel
Amarré à une banquise
D’un iceberg en chemise
Aux froides bises.

De feu et de glace
Les amours de Scarface
Du fond de nos espaces
De clins d’oeil font traces
De feu et de glace.

Tu viens à ma rencontre
Embellir mes tempêtes.
Tu es là tout contre
Entre elle et moi, poète
D’amours et de conquêtes.

Des sceptiques diront
Ce n’est qu’imagination !
Que savent-ils ces savants
À part de ce monde si décevant ?
Oublions le temps !

Un tour dans les nuages
Loin des commérages …
Continuons donc ce voyage
D’envols et d’atterrissages
Mon lion aux favoris mirages.

 

16 Novembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Bri Lions sur Facebook

 

L’offre et la demande

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YO et HIHAH sont fascinés par cette couronne
D’un patchwork reluisant incrusté d’émail…
Épatés par la beauté de cette généreuse gorgone,
Ils sursautent par l’arrivée d’un imprévisible e mail
Venant d’un Grand Duc qui leur signe un arrêt de mort
S’ils acceptent l’offrande de ce vil sorcier retors.
Dégrisés, ils fuient vite, échappent de justesse
À ce monstre déguisé, caché par des eaux traitresses.
Ils remercient au passage ce Grand Duc, fier et satisfait,
Comme s’il détenait avec complicité une baguette de fée.
Et les voilà de nouveau en quête d’une couronne
Sous l’oeil amusé et attentif des lionnes …
Installées sur un tapis de mousse d’un vert gourmand.
Ces dernières trop occupées par leurs petits garnements,
N’ont pas vu ni flairé l’arrivée d’une célèbre espionne
Qui enquête et recherche le voleur de sa couronne.
N’ayant jamais vu de ses yeux le portrait de cet Arsène,
RISETTE se retire discrètement de cette ambiance malsaine.
Mais les deux lascars de loin l’ont aperçue !
«Vite ! Planquons-nous avant qu’elle nous tombe dessus !
Tant que nous n’avons aucun diadème à lui offrir
D’une bonne et sage distance il nous faut tenir.»
Ce qui amuse beaucoup ROSETTE, la belle léoparde,
Maquillée à l’extrême par de moustachus bardes.
«Ils n’ont vraiment rien à faire ces croquants !
Fort heureux ce n’étaient que rubis ! … du clinquant !
MOI la mienne est sertie de belles étoiles dorées …
Rien à voir avec la couronne de cette goret.»
« L’ÉCHO de la savane » ayant dispatché ce fait divers
Tout un peuple cherche dans le moindre courant d’air
Une couronne susceptible de contenter une Reine
Que l’on ne connaît ni du Père Noël ni de ses rennes.
MEDEE tourmentée par la peine, implore sa mère
D’aider cette malchanceuse RISETTE déçue, amère.
«Votre coeur de maman ne peut rester indifférent.
S’il vous plait mère, à la vente aux enchères des Os Errants
Vous pourriez acquérir pour trois fois rien du tout
Une couronne détrônée, volée par ce petit loup.
En échange je vous promets de ne plus approcher
Cette RISETTE au parcours semé de ricochets.»
Cédant à la demande pour avoir la paix, pressée,
Elle ramène une couronne de peau et poils tapissée.
«Bonne mère, que voulez-vous qu’elle fasse de cette relique !
Vraiment votre trouvaille ne casse pas des briques !
Les hyènes ont un dégoût pour le poil ! Non vraiment,
Votre couronne ne lui attirera aucun amant.»
Un délinquant du bataillon « Au Besoin », zélé,
Aperçoit RISETTE, l’interpelle un peu affolé :
«Vite, votre Majesté j’ai la couronne qu’il vous faut !»
RISETTE rapplique, inspecte les petits défauts …
«Encore des rubis ! j’aurais préféré des pierres de lune …»
«Mais votre majesté ! je n’ai pas assez de fortune !
La Lune est bien trop loin ! De jour je ne peux
Savoir où se cache cet astre aux rayons lumineux.
Faute de grive on mange du merle … de Bertrand
Apparamment mon cadeau ne satisfait pas vos ortolans !»
«Bertrand ? Ortolans ? … À quel zigoto, quelle pie-grièche
Avez-vous emprunté cette pièce revêche ?»
Vexé, le délinquant laisse cette reine et son déplaisir.
«Je ne sais si c’est de Bertrand, mais elle a de qui tenir !» …
 

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31 octobre 2018 – Jeannine Castel
D’autres photos sur la page : Les poèmes de Chatnine sur Facebook
Photos : Jo Begood   Bri Lions Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

 

KARIBU, le lion

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Afrique sauvage et lointaine
Chante, pleure ta peine.
Saigne, saigne ton coeur
De cris et de douleurs.
KARIBU a quitté tes terres.
Parti, passé la frontière
D’horizons plus sereins
Sur d’éternels chemins.
Il foule la savane en deuil
Dans un invisible cercueil.
Ne soyez pas étonnés
De voir le bout de son nez
Se mirer sur l’eau claire
Auprès de KARIFI son frère.
Il est là, sa patte guérie,
Dans les herbes jaunies
Il secoue sa belle crinière brune,
Choyé par son amie la lune.
Impatient, il attend, il guette
Vos bons souvenirs à sa quête.
Afrique sauvage et lointaine
Pleure, chante la rengaine
Du lion KARIBU du Masaï Mara
Parti pour de plus beaux apparats.

 

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23 Octobre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions Delphine Meriaux Photographe sur Facebook

 

La mort de PIRATE

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Tout l’orphelinat  » Les dents de lait » est en deuil …
PIRATE, hélas, n’en franchira plus le seuil …
Alors qu’elle était partie chercher des orphelins,
La mort l’attendait en ce fatal et maudit matin …

PIRATE, trop occupée à retrouver ces bambins,
Son flair et son ouïe ailleurs ne repèrent pas la lionne.
Surprise par cette furie, apeurée, elle en devient aphone.
Attaquée lâchement dans le dos, PIRATE
Se défend courageusement contre cette scélérate.
La lionne de ses griffes de feu lacére son corps …
Horrible corrida avec mise à mort ! 
La lionne la mord sauvagement à plusieurs reprises
Jusqu’à ce que PIRATE, exténuée, lâche prise,
Perdant beaucoup de sang de ses flancs.
Que vont-ils devenir tous ces chers enfants ?
Haletante, elle pense à tout son petit monde
Qu’elle ne reverra plus, qui l’attend… fatalité immonde.
Elle essaie de se mettre debout, pauvre mère,
S’affaisse de nouveau, se traîne, déchirée, amère,
Sur ce linceul tant de fois foulé avec allégresse.
C’est alors que des lions nantis de délicatesse
Attendent comme des pleureurs veillant leur mort,
Respectueux pour cette hyène qui a sauvé tant de trésors.
Pensant jusqu’au bout à ses chéris, PIRATE expira.
Le pacha « Crinière Rousse » fit sonner le glas
Pour annoncer qu’une hyène, leur redoutable ennemie,
Était morte sans qu’il soit en ce fait compromis.
Redoutant la vengeance de la brigade des Quenottes,
Ils abandonnèrent son corps comme une vulgaire crotte.
Quand elle arriva, la brigade ne trouva aucun reste.
Des vautours, charognards, mauvais comme la peste,
Racontèrent avoir vu s’élever un ange céleste …
À l’orphelinat, STORY, inquiète, attend
Le retour de PIRATE, entourée des enfants …

 

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28 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Thomas Vijayan Photography Bri Lions

 

 

La lionne

Le dortoir des Margoulettes

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RISETTE vire, tourne … pas moyen de dormir …
Dans ce dortoir qu’elle partage avec déplaisir.
Elle a tiré au sort son groupe d’appartenance.
« J’ai l’impression que c’est pas gagné d’avance … »
Dans ce groupe Les Margoulettes, elles sont quatre …
Il y a les jumelles qui ne font que se battre …
Là, elles s’accusent d’avoir triché au jeu des osselets ..
Puis y a ALLUCHON, grincheuse et soupe au lait …
« Comment arrive-t-elle à dormir avec tout ce bruit
Que font ces deux pimbêches avec leurs cris ? …
Heureusement qu’elles n’ont pas voulu de moi
Pour jouer avec leurs osselets en os de chamois.
Ah ! Les voilà qui s’allongent sur leur couche …
NON ! je rêve ! Elles ont une sucu à la bouche !
Entre une ronchon ronflante et deux sucions,
Il va m’être pénible de résister dans cette Pension.»
RISETTE se sent si seule dans ce maudit dortoir !
« En plus la lune boude … il fait tout noir …»
Sa peine est immense, RISETTE éclate en sanglots.
Les tétines de sa maman lui manquent trop.
En se bouchant les oreilles elle quitte ce théâtre sonore.
Il est bien tard … pointent les faibles lueurs de l’aurore.
Les Hyénides sont assoupies dans le moindre espace.
RISETTE a froid, son entrain est de glace …
Puis brusquement elle reprend du poil de la bête …
Sa marraine KILA … tire la bobinette …
Hésitante, elle reste plantée devant son air contrarié …
« On dirait que je lui casse les pieds … c’était à parier …
Rien ne vaut l’amour d’une maman » dit-elle entre ses dents.
Elle s’apprête à regagner le dortoir et ses résidents…
Quand KILA, peu réjouie de ce brutal saut de lit,
Lui désigne d’un geste contraint sa descente de lit.
RISETTE garde avec peine ses yeux grands ouverts …
Et …  s’endort en laissant en suspens sa nuit de tonnerre.
Dans les bras de Mord-fée RISETTE enfin paisiblement dort.
Elle rêve … mais à quoi rêve-t-elle ce cher petit trésor ? …

 

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19 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions Michel Andrieux sur Facebook

 

 

Kukupanpan

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Après une nuit de repos sans histoire
STORY attendit que RISETTE finisse de boire
Pour lui annoncer qu’à son âge il était temps
D’aller suivre les cours de la hyène KUKUPANPAN.
Spécialisé dans l’enseignement des enfants rois
Dont le  » moi je suis seul » domine, met à l’étroit
Un entourage qui doit vivre en communauté.
Du principe du plaisir et du principe de la réalité
Le Prof KUKUPANPAN excelle dans les cas d’impunité.
Construire, rétablir un cadre pour les hyènes qui ont la bougeotte
Demande du cas par cas exténuant pour la parlotte.
Ces indisciplinés fugueurs souvent d’une maturité précoce
Préfèrent individuellement gérer, rouler leur bosse.
Avant que RISETTE devienne un vrai tyran,
STORY, à contrecoeur a pris les devants.
Elle ne veut plus vivre avec sa fille dans l’isolement
Provoqué par les comportements de son enfant.
La meute réunie a voté et approuvé sa démarche.
Il faut remettre RISETTE à ce compétent patriarche.
Elle ira donc en pension le temps nécéssaire
Pour apprendre les limites de la dominance autoritaire.
RISETTE abasourdie larmoie à l’annonce de la nouvelle.
Anéantie, elle regrette déjà les généreuses mamelles
De sa tendre maman, si bonne, la voir ainsi malheureuse …
« Voilà ce que tu récoltes d’être une hyène fugueuse …
Avoue que ta conduite n’est pas exemplaire …
 Tu ne seras pas seule … tu vas te faire des amis
C’est pour ton bien, il te faut accepter ce compromis.»
«C’est ta faute, si tu avais été plus sévère …»
« Pardonne-moi RISETTE, j’ai cru bien faire …»
«Et mon père hein ? … Jamais là … démissionnaire …
J’ai pas demandé à naître pour aller en pension …»
STORY sent monter le stress et la tension …
« Mon bébé d’amour, ce n’est que pour quelques mois …»
«C’est pas juste, c’est pas ma faute … tant pis pour toi !»
Blessée, STORY pour ne pas envenimer la situation
Ne fléchit pas sous les tentatives de manipulation
De sa RISETTE, gâtée, intolérante à la frustration.
« En tout cas elle sait déjà ce qu’est l’opposition !
KUKUPANPAN et sa pédagogie de garçon de café …
Il va avoir besoin d’une sacrée baguette de fée ! »
RISETTE passa la soirée à bouder dans un coin.
 STORY prépara son baluchon sans entrain.
Le lendemain ce fut une rentrée peu enthousiaste
Pour ces condamnées qui quittaient leurs pénates,
Sous l’oeil attentif et interrogateur du Prof KUKUPANPAN
Qui étudie furtivement le comportement de ces chenapans …

 

11 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
photos : Bri Lions sur Facebook

LIPSTICK

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Il est là, d’humeur badine, foulant le Masaï Mara …
« Regardez-moi ces faces de rat !
À peine mort, déjà les mouches, les hyènes,
La gente cavalière encore indemne ! »
Il fut, il est, il sera
Ce lion triomphant du Masaï Mara,
Mort de faim à son heure dernière,
Endormi sur l’herbe de la douce clairière.
Seul, le tout en chacun face à la mort.
Il est ce LIPSTICK vivant encor
Dans des scènes de vie dévoilées.
Il est dans son firmament étoilé
Dont vos lèvres gourmandes d’un baiser
N’ont pu qu’effleurer sans apprivoiser
Ce héros de vos longues jumelles
Irisées de feux et de mille étincelles
Enfouies dans sa crinière brune
De soleils éclatants, de nuits sans lune.
Il fut ce champion de vos combats.
Il est dans l’empreinte de vos pas.
Il est dans vos yeux à jamais éteints
Ce lion fidèle Roi et Souverain.
Demain, vous le verrez encore
À chacune de vos aurores
Hanter cet amour qui vous unit
Au plus profond de vos nuits.
Il est cet inconnu qui n’a fait que passer
À jamais perdu, retrouvé, enlacé
D’une nostalgie débordante de pensées.
Il vous a tout simplement devancé.
Ce n’est que ce matin que je l’ai rencontré
Vivant ensemble dans une lointaine contrée.
Il habite peut-être chez un de mes chats …
Mais LIPSTICK, que fais-tu là ? …
J’étais un grand poète …
Vous ne le saviez pas ? ….

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

Ivresses

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« On va pas mourir de soif !!
Aimer, boire jusqu’à plus soif …
Dans cette boue j’hésite encore
Malgré Peter Pan et son chant sonore
Qui me pousse vers cette eau saumâtre,
Tout juste bonne pour des emplâtres !
Mon cousin encore plus récalcitrant
Préfère avoir soif que boire ce repoussant
Breuvage confectionné par de fortes pluies
Qui ont fait de la terre du chocolat en bouillie.
Non, vraiment ça ne m’attire pas …
Du bout des lèvres maman avec parcimonie,
Pouah ! Ose tremper sa langue dans ce dégueulis .
Peter pan comme à son habitude, ce fifre
Avec sa patte de cette mousse s’empiffre.
Clochette n’est plus là, bientôt le muguet …
Elle nous a laissé en cet insalubre gué …
Pas terrible à part pour des bains de boue …
C’est qui déjà qui chante ça … la gadoue, la gadoue ?
Ouais, bien ici Tarzan manquerait de lianes …
Tout juste des touffes d’herbe nulles pour les ânes.
Comment maman fait-elle pour boire cette mixture
Sans se salir de quelques crottées éclaboussures ? …
Peut-être aurons-nous droit à quelques gouttes de lait ?
Arrête de me pousser ! j’ai pas envie d’y aller ! »
Le cousin toujours aussi suspicieux, louche
Vers ces deux espiègles qui font la fine bouche.
Il eut été dommage de ne pas assister
À cette oasis de première dans un lit alité.

 

29 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols
Contes de la prairie

 

 

Quand

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Quand s’éteindra au bout du voyage
Ma flamme et ses nombreux bagages,
À qui manquerai-je, puisque déjà ici-bas
Ma solitude, durant des heures sans combat,
Me tient compagnie, seule confidente
Fidèle à ce pire et ce meilleur, aimante.
Par contre, vous manquerez à ma vie,
Vous, chers animateurs de mes folles envies.
Que découvrirai-je de plus ailleurs
Si ce n’est la rencontre avec ce Seigneur
Aux paroles d’un monde en débâcle
Qui m’attend dans son tabernacle.
J’ai beau creuser ma tombe déjà prête,
Le doute, le doute me tient tête.
Tant de quesions sans réponses vraies
Depuis le Création farcie d’ivraies.
Mise au régime par la perpétuité 
Ce n’est pas faute de messages ébruités.
Comme ce sage St Thomas, finalement,
En cet enfer, serai-je au firmament ?
Mon âme, pressée de quitter mon corps,
L’a laissé en héritage à la mort.
Souviens-toi de cette âme nue
Jamais aperçue dans ta bienvenue.

 

25 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

 

Un des six nomades

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Un des six nomades
Assis pour la parade
Observe l’horizon.
De fenaisons, il colore
La rousseur de l’aurore
Dont la douceur de vivre
À ce souvenir l’enivre.
Il profite de leur balade
Pour offrir une oeillade
À cet instant de répit
Sur ce verdoyant tapis.
« Nomade ! pas plus que vous 
Qui venez si souvent parmi nous !
Je vous connais si bien et si peu …
Si vaste est l’étendue du ciel bleu.
Aujourd’hui, je suis là, que sera demain ?
J’ai borné d’une photo notre chemin.
Pourquoi moi et pas un autre …
Dites moi mes bons apôtres …
Je viendrai ici me reposer après ma mort.
Vous me reconnaîtrez à ma toison d’or.»
Un des six nomades, pensif, sans mascarade,
Attend la fin de la balade
Pour retrouver les siens.

« Tiens, encore vous, magiciens Meltingpotiens ! »

 

6 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

 

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