Archive pour la catégorie 'oiseaux'

La Patronne

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La Patronne, ce grosbec casse-noyaux de choix
En vérité parfois casse les noix
Aux sulbaternes sous ses ordres
Question de mettre un peu de l’ordre
Dans les rouages saisonniers
De quelques employés casse-pieds.

Star redoutée et redoutable
Elle a l’art de désservir la table
D’encombrants noyaux de coquilles.
Entremetteuse d’une grande famille
Qui ne casse pas des briques,
De noyaux a sa marque de fabrique.

Imposante personne sur ses sujets
La Patronne, portrait de ce geai,
Discrètement est venue se poser, rayonnante,
Casse-cou aux idées délirantes,
Sur des vols et envolées de suppositions
Qui couvent et nichent sur des munitions.

Confidences sur un bec dont la puissance
Avec la Patronne a forte ressemblance.
Voler dans les plumes ne lui fait pas peur.
Cette Patronne connait par coeur
Les casse-noix, les casses-couilles
Les casse-bonbons et leur tambouille.

Histoire de casser la graine toute             
Pour ce geai en vadrouille,
Les casse-noisettes et casse-croutes
D’un casse-tête brouillent                             
Le casse-pipe sans aucun doute
De cette Patronne qu’un geai en avant toute !

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facebook

 

Le bateleur

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Dans un vol majestueux, silencieux,
Il survole la vaste plaine africaine
En bateleur des savanes, radieux,
Il vole et court la prétentaine.
Il plane sans effort tout le jour,
Cherche une parodie pour ses amours.
Il danse avec aisance dans les airs,
Tel un voilier voguant sur les mers.
Il plane à une vitesse vertigineuse, folle,
Le vent ébouriffe ses plumes frivoles.
Il est le seigneur des grands espaces,
Le magicien au vol plein d’audace.
Ce Terathodiusecaudatus solitaire
Traverse l’infini et ses mystères.
Véritable acrobate, en hommage à Levaillant
Il lui doit son nom élogieux, si brillant.
Du corail à l’indigo, couleurs du voyage
Aux voiles brodées de noir pour bagages.
Un bateleur, prince des hauteurs,
Au bec fourchu des aigles prédateurs
Qui sont un danger pour ce patrouilleur
Descendu du ciel et de ses splendeurs.

 

19 Mai 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

La pluie était au rendez-vous

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La pluie était au rendez-vous
En ce séjour auprès de vous.
Sur les rives inondées de l’étang
Le martin pêcheur attend le printemps.

la pluie ce matin est au rendez-vous
Ni Robin, plus d’étang, sans vous …
Juste la pluie pour me souvenir
De ce séjour pluvieux sans soupirs.

La pluie était au rendez-vous
Sur les prés, dans les bois, avec vous.
Je n’ai pas vu un tel décor
Tant il pleuvait fort dehors.

La pluie était au rendez-vous
Avec ce chocolat chaud bu avec vous.
De nouveau seule, sans vous,
La Dordogne a conservé sa couleur de boue.

La pluie était au rendez-vous.
Solitude que chacun d’entre nous
Noie dans la joie d’un rendez-vous
Que j’ai avec Robin ce jour avec vous.

 

4 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

 

 

Au sommet

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En habit de deuil,
Un valeureux pic noir
Va de seuil en seuil,
Cherche dans les trous noirs,
Sur cet immense cercueil,
L’histoire de ses ancêtres.

Cramé par les incendies, l’hêtre
Git sur un lit de feuilles mortes.
Il a gardé ce privilège du bien-être,
Même mort, d’abriter des cloportes.
Ce sédentaire aux moeurs diurnes
Tambourine en grimpant, averti.
De ses ongles pointus il ouvre les urnes
D’une généalogique famille décatie.

Par petits sauts, il s’agrippe à l’écorce
Qu’il perfore de son long bec acéré.
Sa langue effilée, visqueuse, avec force
Se projète loin devant sur l’espace arboré.
Sous la calotte rouge d’un soldat du feu,
Dans cette ascension de souches gisantes
Calcinées par les brûlures de ses aïeux,
Vers le sommet de ses griffes puissantes
Il grimpe, s’appuie sur les plumes de sa queue.

Sur ces cendres, seul son bec de couleur vive
Tient la chandelle à ce mortuaire sommet
Percé de toute part, d’un tronc à la dérive
Qu’il martèle de mouvements dignes d’un dessin animé. 
Sans relâche, d’un arbre à l’autre, il passe
De son vol régulier et ondulant, puissant,
Commémorant le souvenir des Black Woodpecker
Dans ce triller pour Jokers.

 

12 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photographie : Klibi Sabri sur Facebook

 

The surfcasters

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The surfcasters,
Bécasseaux intrépides,
Disciples de Water,
De mouvements rapides
Sondent la profondeur.
Un ciel admirateur
Contemple ces noceurs
Se régaler de saveurs.

Ce quatuor de plumes
Soignent le léger rhume,
D’éternuements singuliers
Échoués à leurs pieds,
Par des vagues écumeuses
De la Costa de Lavos neigeuse.
Ces surfcasters inséparables
Ont un appétit redoutable. 

Alignés en rang d’oignon,
Ces surfcasters sont des champions !
Ils se servent de leur croupion
Pour surfer sans affabulation
Tandis que leur bec de munitions
Recharge leur batterie en perdition.
Des surfcasters en pleine action
Sur des flots en hibernation.

 

22 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sabri Klibi sur Facebook

 

Sur l’étang glacé

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Sur l’étang glacé
Mademoiselle Mouette
Au pas cadencé
Réchauffe ses gambettes.

Un joli feston bourgogne,
Brodé sur ses ailes,
Elle marche sans vergogne,
Légère comme une gazelle.

Sur l’étant gelé,
Déserté par le roitelet,
Solitaire, elle avance
De quelques pas de danse.

Où va-t-elle ainsi ?
On dirait qu’un souci
La préoccupe sérieusement …
De glace est son tourment.

Pas le moindre crustacé,
Ni poisson, ni mollusque,
C’est pas la panacée …
De rire, elle s’offusque
De ce froid intempestif
Qu’elle n’a pas invité
À ce repas festif
Qu’elle avait mijoté.

Elle marche en solitaire,
Contrariée, elle va de ce pas
Vers le ver de terre
Lui donner son trépas.

La glace a nettoyé son labeur.
Elle espère qu’un brave laboureur
Opportuniste comme elle, jettera
Ses ordures à l’abri du verglas.

Triste journée de ravitaillement.
La mouette rieuse sur l’étang glacé
Avance, distance vaillamment,
Les goinfres qui la suivent bruyamment.

 

5 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Martine Eberhardt sur Facebook

 

 

Speed way

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Dix heures sonnent.
Speed way,
Ouais, ouais,
Est en retard
Pour personne …

Il arpente,
De légers sauts,
La grève accueillante
Aux sages flots.

Sanderling, attaché
À un bécasseau pressé,
S’offre un panaché,
Empressé, stressé.

Pris par la vitesse,
Le bec en liesse,
Le jour paresse.
Rien ne presse …

Dix heures ont sonné.
Standerling s’assoupit.
Un bécasseau abandonné
S’offre un répit.

Speed way
Ouais, ouais,
Flâne away
On his way.

 

21 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : KLIBI Sabri sur Facebook

 

 

Premier carnaval

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Un guêpier écarlate
Pas discret … masqué,
Costumé à la hâte
D’un habit de perroquet,
Veut ouvrir le bal
De ce premier carnaval.
Carnaval d’un thème original
Organisé par les chacals.

Invité de dernière minute,
Il fait sécher ses couleurs
Son bec attentif à tout azimut
Heureux de ce gai leurre.
Étonné de ce calme soudain,
Il s’aperçoit que ce déguisement
Ne satisfait pas sa faim …
Plus le moindre insecte volant ! …

Pensif, il cherche une solution.
Le carnaval bat son plein.
Ébouriffé de fortes émotions
Il s’apprête avec entrain,
Le bec pointu, pointé, pointeur,
À piquer de ses fards le brouhaha
Pour noyer son look trop voyeur
Parmi les envolées cahin-caha.

Il profite de bouchées extra
Qui zigzaguent sur le Mara
Enflammé, en liesse, en délire,
Pour ce premier carnaval des vampires.
Masqué … pas discret,
Ce guêpier en secret
Aux allures d’un perroquet muet
Se gave dans les folles ruées …

 

20 Février 2018 – Jeannine Castel
photo : Laurent André

 

Le marais des songes

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Sur le marais des songes,
Ses fines pattes en croix,
L’avocette élégante plonge
Son bec dans le courant froid.

Elle cherche sa nourriture,
Son postérieur en bombe,
Présente sa blanche encolure
Muette comme une tombe.

Le marais, immense, éponge,
Assoiffé d’eau permanent,
Boit tous les songes
De l’avocette vêtue de blanc.

Le marais de ces rêveries,
Troublé, ses eaux chavirées,
Est sensible aux flatteries
De ce long bec en virée.

Ce bec n’arrête pas ses plongées,
Dans ce lit fait de songes,
Bulbe d’une fleur rongé,
Dévasté par les mensonges.

De pensées ferventes
Le marais alimente
Sa soif permanente
Des songes de l’avocette élégante.

 

18 Février 2018 – Jeannine Castel
photo : KLIBI Sabri sur Facebook

 

 

Seul au monde

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Seul au monde
Patinoire féconde
Pour un bécasseau
Sans berceau.

De givre et de glace
Frileuse bécasse
Qui rêvait de compagnie
Sur ces rives bannies.
Une perle se recroqueville
Au chaud sous sa coquille. 

Prisonnier d’une banquise
Emmurée de bises,
D’heures exquises.
Cette belle friandise
Échappe à son regard,
Seul avec son cafard,
Alors que tout autour
Tout lui parle d’amour.

Il découvre, seul au monde, 
Le paradis blanc de sa résurrection
Alors que sommeille sous les ondes
Le nouveau monde de la Création.

 

18 Février 2018 – Jeannine Castel
photo : KLIBI Sabri sur Facebook

 

 

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