Archive pour la catégorie 'oiseaux'

Vers la plénitude

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Partir en beauté
Au milieu des étoiles
Sur ces ailes bleutées
Soulever le voile.
Quitter la laideur
D’un monde en fureur.
Sauvée de la noirceur
Par un divin sauveur.

Sur les ailes de la victoire
L’oiseau de sa trajectoire
M’emporte vers la gloire
Loin d’un monde illusoire
Noyé dans ses déboires.
D’une création et d’un ciboire,
Vases communicants notoires,
Je vole vers leur réfectoire.

Partir en beauté
Pour la voie lactée.
De nébuleuses être escortée
Sur les ailes en sécurité.
Sous une pluie d’étoiles
Nue, sans une toile,
Dormir à la belle étoile
D’un cosmos à moelle.

 
9 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

Dis-moi …

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Dis-moi, la fleur,
Jamais le monde
Me parut aussi immonde.
Souffre mon coeur.

L’oiseau, dis-moi …
Si le monde était beau
Le bec dans l’eau
Nous serions toi et moi.

Dis-moi, la fleur,
Veux-tu de mes pleurs
Consoler leurs douleurs ?
Trinquons à nos malheurs !

Dis-moi, l’image,
Ce Dieu à ton image
Ne pouvait qu’être sage,
Beau et bien davantage !

Mon beau miroir dis-moi
Que tout autour de moi
Ce cauchemar n’est qu’un songe
Sur ces ères de mensonges.

Dis-moi, martin-chasseur …
Ta cigogne de son bec
Va-t-elle, en fin, d’un linge sec
Éponger tous ces pète-secs ?

Dis-moi, dis-moi, la fleur, 
Que sont morts sacrebleu
Froids et horreurs.

De nacre et de ciel bleu …
Jolie fleur je te veux
Claire et désaltérée
De tous ces sombres voeux.

 

5 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

 

Le Messager de la lumière

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Ce Messager de la lumière,
L’âtre de nos chaumières,
Mon coeur de pierre
Étouffé sous le lierre,
D’une humble prière
Désaltère mon âme
Encerclée de flammes.

Les proies de l’ombre
Sous les serres en nombre
Ne sont que décombres
De reflets sombres
Noyés de lumières
Par les plumes guerrières
De ce Messager de lumière.

D’un casque victorieux
Il m’emporte vers les cieux,
En cette fin de jour radieux,
Dans les mains de Dieu.
L’ange d’un bonheur radieux,
Sur cet envol silencieux,
M’a rapprochée de Dieu.

L’ambre de ses ailes
À tire d’ailes,
De précieuses nouvelles
Éclairées, me renouvelle
Les joies éternelles
De l’aube nouvelle
De ma vie éternelle.

 

5 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

Le prince des ténèbres

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Ce Prince des ténèbres majestueux
Au plumage blanc, noir et bleu
Patine sur le miroir de l’onde lisse.
Sans éclaboussures, en silence, il glisse.
Il effleure de ses doigts l’onde, la caresse.
Ses ailes déployées d’une vertigineuse noblesse
Agitent les palpitants rayons de lune.
L’astre de sa nuit complice et opportune
Lui offre son reflet alors qu’il fait si noir.
Ce patineur, d’un vol gracieux d’oiseau,
De milliers de frissons survole les eaux
Qui veulent lui ravir cet instant magique
Enfouir dans ses abysses ce souvenir féérique.
Beauté suprême d’un éphémère frôlement
Sous le regard d’un invisible firmament.
L’oiseau sur l’onde d’un battement d’ailes
M’a parlé de beauté et de vie éternelle.

 

1 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

 

L’oiseau et la fleur

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Un oiseau, vert de peur,
Amoureux d’une fleur,
Manifestait avec ardeur
Son envie de picorer le coeur
De cette attirante belle fleur.

La belle, récalcitrante, 
Sous ces flammes ardentes,
Fit la sourde oreille
Doutant de tant de merveilles
De romances décevantes.

« Épouser ce prétendant
Prêt à becqueter mon firmament …
J’ai vu tant de galants,
De vertes mélodies soupirant
Leurs frénétiques sentiments …»

Face à cette fine bouche
L’oiseau prit la mouche.
Vert de rage, éconduit,
Se contenta de belles de nuit.
Quant à la fleur …

Les ardeurs de son soleil
D’ors et d’éveils
Réchauffent son âme
De ces vols infâmes
Cachés dans le sommeil …
 

2 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

 

 

Je te plumerai !

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Je te plumerai !
Dit ce monstre de noirceur.
Je picorerai
Toutes tes vilaines humeurs
Siffle l’alouette.
Ce sera ta fête !
L’ultime défaite
De ta conquête.

Je te plumerai !
Après le loup et l’agneau,
Ton coeur d’ivraie
Déraciné par un roseau,
Sur un chêne je sifflerai
La beauté de mes plumes.
Victorieuse je publierai
Tes désirs qui m’allument.

Je te plumerai !
Ose le dire en vrai,
Photographe de mon coeur,
Avoue que mes belles couleurs
Font tâche sur la laideur
De tes envies de chasseur.
Une gentille alouette 
Posée sur ta mémorable binette !

Je te plumerai !
Tempête de sang.
Fantasmes libérés
De cris en tous sens.
Plateforme d’inspiration
De mots gorgés de sensations.
Trahison d’une certitude,
Trophée gagné d’incertitude.

Petit coeur,
Honorée de tant de convoitise,
Je plumerai ta sottise !
Jusqu’à ce haut le coeur        
Qui sautille sur le bonheur
D’un mystérieux menteur
Engagé dans les pensées
D’une alouette si souvent offensée.

Sur cet esprit criminel,       
Notre belle alouette,
A mis un peu de sel 
Sur ces superstitions obsolètes.
Sauvées par l’âme des poètes,
Ses plumes boostées par la beauté,
Massacrées par de tentantes férocités
En ont fait une chansonnette …

19 Juillet 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

 

 

 

 

Les cris des hirondelles

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Les cris des hirondelles
Cette année m’interpellent,
Me renvoient à ma jeunesse
Dans mon humble forteresse.

Baroudant le ciel d’été,
D’été en été infestés,
Elles ont comme moi résisté
Sur tant de vols manifestés.

Qu’ont-elles à me dire
Sur leurs ballets en délire ?
Mon coeur elles déchirent.
J’ai mal, j’ai mal du pire.

Ah ! voler avec elles ce matin !
Les cris des hirondelles enfantins,
Quelque part du lointain,
N’ont pas quitté mon chemin.

Ces vagabondes de mon être
Nichées au-dessus de ma fenêtre
Ne peuvent plus y naître …
Tout est parti avec peut-être.

Encore un été avec vous,
Hirondelles et hibous,
Amis de mes mots, de mes rêves fous,
Passagers de nos rendez-vous.

Les cris des hirondelles
Ce matin de ma nacelle
 M’ont présenté leurs hommages …
À l’an prochain ! … pour de nouveaux bavardages.

 

1 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : KLIBI Sabri Photographies  » Artiste Photographe Compositeur sur Facebook

La Dolce Vita

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La Dolce Vita …
C’était quoi ma Lolita ?
Se demande l’échasse blanche
Ce matin d’un calme dimanche.
En prenant un bain de pattes,
Elle cherche, sur cette eau plate,
En vain quelques souvenirs
Absorbés par le nadir
De cette voûte céleste floue
De nacre rose, entre chien et loup.
Juste un petit filet d’écume
Dissipe les ondes de la brume
D’une vie qui se voulait rose
Quand l’important, cette chose,
Se contentait de trois fois rien
Qui vous colle comme un vaurien.
Faute d’accorder ses violons,
Dans un monde éternellement long,
Secouée de quelques frissons,
Noyée ! dans cette mer de glaçons
La Dolce Vita ! …
Juste un reflet ma Pépita
De ce passé effacé par la morosité
D’un horizon jamais atteint, toujours parasité,
Comme si le bonheur d’une vie douce
N’était que superficielle mousse.
De peur que n’éclabousse son oubli,
L’échasse sans le mondre repli
Délicatement gratte dans les fonds,
Jusqu’au moindre pouce,
Sur les cordes du souvenir profond
Quand se la coulait douce 
La Dolce Vita.

4 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : KLIBI Sabri Photographies  » Artiste Photographe Compositeur «  sur facebook

 

 

La Patronne

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La Patronne, ce grosbec casse-noyaux de choix
En vérité parfois casse les noix
Aux sulbaternes sous ses ordres
Question de mettre un peu de l’ordre
Dans les rouages saisonniers
De quelques employés casse-pieds.

Star redoutée et redoutable
Elle a l’art de désservir la table
D’encombrants noyaux de coquilles.
Entremetteuse d’une grande famille
Qui ne casse pas des briques,
De noyaux a sa marque de fabrique.

Imposante personne sur ses sujets
La Patronne, portrait de ce geai,
Discrètement est venue se poser, rayonnante,
Casse-cou aux idées délirantes,
Sur des vols et envolées de suppositions
Qui couvent et nichent sur des munitions.

Confidences sur un bec dont la puissance
Avec la Patronne a forte ressemblance.
Voler dans les plumes ne lui fait pas peur.
Cette Patronne connait par coeur
Les casse-noix, les casses-couilles
Les casse-bonbons et leur tambouille.

Histoire de casser la graine toute             
Pour ce geai en vadrouille,
Les casse-noisettes et casse-croutes
D’un casse-tête brouillent                             
Le casse-pipe sans aucun doute
De cette Patronne qu’un geai en avant toute !

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facebook

 

Le bateleur

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Dans un vol majestueux, silencieux,
Il survole la vaste plaine africaine
En bateleur des savanes, radieux,
Il vole et court la prétentaine.
Il plane sans effort tout le jour,
Cherche une parodie pour ses amours.
Il danse avec aisance dans les airs,
Tel un voilier voguant sur les mers.
Il plane à une vitesse vertigineuse, folle,
Le vent ébouriffe ses plumes frivoles.
Il est le seigneur des grands espaces,
Le magicien au vol plein d’audace.
Ce Terathodiusecaudatus solitaire
Traverse l’infini et ses mystères.
Véritable acrobate, en hommage à Levaillant
Il lui doit son nom élogieux, si brillant.
Du corail à l’indigo, couleurs du voyage
Aux voiles brodées de noir pour bagages.
Un bateleur, prince des hauteurs,
Au bec fourchu des aigles prédateurs
Qui sont un danger pour ce patrouilleur
Descendu du ciel et de ses splendeurs.

 

19 Mai 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

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