Archive pour la catégorie 'oiseaux'

Oh oh oh

52945525_2373984595968088_7965797920299548672_o

Avec mon sabot dondaine
Dandy qu’à cela ne tienne
Oh oh oh
Avec mon sabot
Je suis le capitaine
Et cloue le bec
À tous ces blancs-becs.

Je fais un carton chaque fois !
Et même pas un sabot en bois !
C’est la fête foraine ! Non mais …
Troubler le calme de cette verte ivraie !
Ce n’est pas en Lorraine, vilaine,
Que vous trouverez cette étrange dégaine
Qui me sied pour me déplacer
Avec mon sabot sans lacets !

Je cherche cette reine
Qui a planté sur la plaine
Des envolées de graines
Pour des bosquets de marjolaine.
Et l’âme en peine, je trace, je traîne,
Pour ces quelques étrennes souveraines.
Quelle angoisse cette attente, vilaine …

Dandy mais non fils de roi
Ce père de la babouche crois moi
Avec son bec en sabot
Miaule, gémit sous sa parure grise
Et d’un tranchant cisaille à sa guise
Ces prises de bec tapageuses
Dans ces eaux marécageuses
Dont je suis le capitaine
Avec mon sabot dondaine
Oh oh oh
Avec mon sabot.

 

7 Mars 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Prisca Pellerin Parti Pris’ photography sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie, oiseaux |on 15 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Raconte moi …

31530968_200299190750459_49198150296010752_o

On raconte à la tombée du soir
Qu’un flamand rose dans le noir
Se métamorphose et devient fleur
Lys ou dalhia selon son cœur.

On raconte dans la Camargue profonde
Qu’un flamand apparaît sur l’onde
Coiffé d’un masque somptueux
Sur des yeux de vaire mystérieux.

On raconte que ce flamand rose
Serait une grosse crevette morose
Avec une tête frisée d’un bouldogue
Dont la queue en forme de cornet vogue.

De plumes et d’épis de blé parfumés
Ce coucou sur le noir bitumé
De ses pointes sur un solo
Danse et trouble les eaux.

On dit l’avoir aperçu
Avec une énorme suçu
Bercé par les flots
D’une seule goutte d’eau.

On raconte qu’un petit lutin
Caché avec son tambourin
Serait le génie de Merlin
Paré d’une fleur du Divin.

22 Mars 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Francoise Cabanel Isasca sur Facebook

D’autres photos sur ma page Les poèmes de Chatnine

Le guetteur

51256863_775586252801584_54965445265981440_o

Ce guetteur, roi des planeurs
Guette de curieux randonneurs.
Sur son aire, un piton de pierre,
Il se cramponne de ses serres.
Coiffé d’un mouvant duvet, sa tête
Est bordée d’une légère collerette.
Il attend les courants ascendants
Pour faire un show à ces mendiants.

Ce tireur-fouilleur de chairs molles
A mis ce jour sa plus belle corolle
En plumetis de blanche hermine
Sur sa cape enveloppant sa poitrine.
Discrète, sa langue en forme de gouttière
De quenottes n’est pas fière.
Conquérant, il repère de sa vue perçante
La bonne fortune d’une proie pourrissante.

Ce charognard de mauvaise réputation,
Associé à la mort et ses condamnations,
Gourmand, morbide, pilleur de carcasses,
D’un envol vers l’immensité du ciel part en chasse.
Ce guerrier revêtu de sa cuirasse d’acier
Aux fines dentelles et galons d’officier
À bord de son cuirassé massif et lourd
Épie le moindre appel au secours.

Cet acrobate de haute voltige
Jouisseur, dompteur d’impressionnants vertiges,
A perdu quelques plumes dans ses batailles,
Conquistador de colonies aux victuailles.
Trop occupé à sonder la vallée de l’Eygues,
Ce frère des bois ignore ses autres collègues.
 De ce rocher familier du Caire jusqu’aux Baronnies
Il sillonne ce cirque naturel où ses cris résonnent vers l’infini.

Au petit matin il prendra son essor
Pour remplir sa mission de croque-mort
Semant quelques plumes aux courants d’air
Après une toilette en coquette hôtesse de l’air.
Près des falaises, les ailes déployées, il tournera,
Porté par l’air chaud, de spirales dessinera
Le cap d’un horizon des grands rapaces,
Enthousiaste, amoureux des vertigineux espaces.

 

6 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

Un charmeur fou

50779165_368920083662979_5020230694966657024_n

«Le Comité des fêtes est sympa d’accepter ma participation.
J’aurais trop été déçu de rester au portillon.
C’est que je viens de loin …des îles Galapagos !
Dès que je me suis présenté y a pas eu besoin de négoce !
En plus c’est pratique ! Je suis costumé sept jours sur sept.
On me trouve même sur les pages d’internet !
Je fais la une sur différents articles de canards
À cause de ce bleu turquoise de mes panards.
“Le fou aux pieds bleus” ainsi me nomme-t-on.
Pas de quoi casser des pattes de canetons …
Fou, bobo, clown, imbécile … peu importe …
Quand je danse pour ma belle j’oublie toute cette escorte
De surnoms, de rires fous déclenchés.
En attendant j’attire des milliers de clichés.
Docile, maladroit sur terre, je suis passionné de plongée.
Mes longues ailes, ma queue rectangulaire me font voyager.
Des golfes de Californie, du Mexique, de l’Équateur
Je suis l’oiseau préféré de mes nombreux visiteurs.
Mes binocles sur le bec aident mes mirettes.
Ainsi ne m’échappent anchois, calmars et sardinettes.
Le gris, le turquoise, le brun de couleurs me parent.
J’espère remporter un prix avant de repartir dare dare …
Retrouver le calme et l’ambiance de mes côtes sauvages
Où la surpêche, hélas, chez les miens fait des ravages.
Je profite de ce défilé pour déposer une pétition.
Pauvre DARWIN et sa théorie des espèces et de leur évolution.
Il fut inspiré par notre charme fou et notre gentillesse.
SOS… SOS…SOS. SOS..
Merci les amis de partagez mon appel de détresse.»

16 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : World of Birds sur facebook

 

 

Pont de Gau à gogo

51729523_253625462230124_4439837298808324096_o

À Pont de Gau
C’est le jour des bécots !
Et vas-y que je te becte
C’est jour de collecte !

D’abord y a les jaloux
Prêts à vous tordre le cou
Puis les récalcitrantes
Aux avances délirantes.

Il y a aussi les timides
Dont les envies salivent
Mais qu’une pudeur idiote
Laisse en l’état de parlotte.

Sans parler de la partouse
Au milieu de coincées jalouses
Et de quelques épouses
Qui chantent le blues.

Y a les compliqués
Aux sacs de nœuds appliqués
Qui s’emmêlent et dénouent
Des positions de fous.

Que dire des plumages
En ce grand remue-ménage
Du rose au carmin
Sur d’accueillants popotins.

À Pont de Gau, les amours
Sont au goût du jour.
Fêtons la Saint Valentin
Sans remettre à demain.

 

51832444_253625905563413_6422967597955809280_o 52126855_253625715563432_7115589185343324160_o

14 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions sur Facebook

D’autres photos sur ma page Les poèmes de Chatnine sur Facebook. Merci

GlOOGO et le calmar

51708297_776614769365399_8124884934872530944_o

À Pont de Gau
Le flamand GLOOGO
Dans la boue camarguaise
Se trouva mal à l’aise.

D’un nouveau rôle
Pour une marque de pétrole
Il ne trouva pas drôle
Cette polluante colle.

À son imprésario,
En vacances à Rio,
Du Pont de Gau
Il l’injuria tout de go.

«Fourrer dans vos affaires
Mon bec de prolétaire,
Ma mine confiante
Est salie de vos fientes.
Me voilà la goutte au nez,
Éclaboussé et malmené,
Sauvé in extrémis
De ce mortel tatami !».

Seule, une goutte noire,
Témoin de cette histoire,
À son bec perla, gouttant,
Ce qui le réveilla brusquement.
Il était dans la vase
L’œil en extase
Un croissant au chocolat
Dans son bec, fourré là !

Son bec affamé avait remplacé
Les fantasmes de ses pensées.
D’une gourde juteuse,
À l’âme voyageuse,
Il drainait les fonds
De Gau et son Pont.

Du rêve au cauchemar
Ètouffé par un calmar
GLOOGO le flamand
Ne put finir son roman.

Dérangé dans sa rêverie
Par une mousseuse obvie
Qui mourrait d’envie
De lui voler sa vie …

Depuis à Pont de Gau
À tire larigot
Des curieux cherchent à voir
Ce flamand encensoir …

 

5 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook 

 

 

 

Asymétrie camarguaise

51419541_775388802821329_551880615813709824_o

Pont de Gau
Couleur menthe à l’eau
Pas de bécots
Au moindre écho.

D’une asymétrie camarguaise
Couleur fraise
Pour cette fuite à l’anglaise
D’une mise en parenthèse.

Pas de javanaise
Couleur véronèse
Mais un grand malaise
Pour une ascèse.

À Pont de Gau
Couleur marengo
L’éconduit vexé
N’a pu se pacser.

«Quelle mégère !
Couleur verte claire
Une huitre sèche !
Quelle pimbêche !»

Pont de Gau
Les aléas de l’égo
Passent et repassent …
Deux becs de glace.

Asymétrie camarguaise
D’une suite anglaise
Pour deux boudeuses
Aux couleurs crémeuses.

 

3 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

 

Faire le beau à Pont de Gau

50632769_774819019544974_2381800884527955968_o

Faire le beau
À Pont de Gau
Devant ces dames
Dont les flammes
Imbibées d’eau
Ignorent ces gigolos.

À Pont de Gau
Ces cinq beaux,
Cinq Narcisse
Aux roses cuisses
Sont décontenancés
Par ces fiancées.

À Pont de Gau
Le bec dans l’eau,
Ces belles n’ont cure
De ces hautes figures
Aux cous démesurés
D’envies murées.

À Pont de Gau
De roucoulades à gogo
Cinq périscopes
N’ont que l’escorte
Pour ces belles ingénues
D’indésirables bienvenues.

 

2 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

Je vous ai à l’oeil !

51540118_772201016473441_108071801052987392_o

Toujours à Pont de Gau
La goutte d’eau
D’un coup de jabot
Est tombée à l’eau.

Le bec en babouche
Prit la fine mouche.
D’un filet d’eau
Pleura la goutte d’eau.

Le bec d’une sandale
Noircit le scandale
Chaussé d’un pied bot
Et de deux tourteaux.

L’œil son complice
Jaune narcisse
D’un œil rond
Courrouça ce fripon.

Un bec à Pont de Gau
Servi de goulot.
Ce bec contrit
Cracha de mépris.

 

29 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

 

 

Pont de Gau

49949240_761667070860169_6373435711521030144_o

Une goutte d’eau
D’un bec à Pont de Gau
Attend indécise
Une bise.

Une bise
Fort compromise
De ce bec crochu
De tendresse déchue.

Une perle d’eau
Au bout d’un chapeau
D’un gendarme
Ne désarme.

Tant de froideur
A gelé son cœur
D’un boomerang
Elle attend …

Elle attend
Vibre, tremblotant,
Un retour de flammes
De ce bec digramme.

Pont de Gau
Une goutte d’eau
A mis les scellés
Sur ce bec ailé.

Le flamand surpris
Sans mots, ni cris,
La goutte au bec
Garda cet échec …

En preuve d’amour,
Sans issue de secours,
Il resta muet
Et ne put avouer …

À la moindre bise
La goutte était compromise.

Juste une chorégraphie
Pour une photographie.

 

11 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg

123456

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus