Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

MORANI, dit le Rouquin …

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Je m’appelle MORANI dit le Rouquin …
Je suis chargé de défendre la cause
De mon peuple en déclin.
En cette JOURNÉE MONDIALE DU LION 2018, j’ose
Tirer la langue à tous ces sauvages
Qui nous chassent, pour leur art de vivre,
De nos terres naturelles, antichambre de carnages.
Héritier d’un royaume, figure de proue,
JE DENONCE ces machiavéliques gargantuas ivres,
D’exterminer ma race, là devant vous.
JE DENONCE vos abus qui nous forcent à nous adapter
Pour des opinions d’explorateurs inadaptés.
Un temps de restauration est à souhaiter !
JE DENONCE en cette pétaudière 
Ces braconnages corrompus par d’indignes traités.
JE DENONCE vos relations truquées et guerrières.
Je suis à la recherche d’hommes de talents
Qui dirigeront en cette dépression conservatrice,
Relanceront, en compagnie, la fin de nos tourments,
Exténueront ce commerce de présumées brides salvatrices.
Dans cet Etat sauvage, ROC STAR des gains,
Je salive sur la banqueroute de vos destins
VOUS les profanateurs de votre propre tocsin.

 

10 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Yaron Schmid sur Facebook

Lorsque les lionnes

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Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Mud Bull, le buffle, sait qu’il est déjà bien tard.
Les chasseresses accompagnées de leurs rejetons
S’apprêtent à leur offrir un bon gueuleton.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Nous, les lions, repus, admirons, peinards,
Ces diablesses, maîtresses de nos faiblesses,
Qui partent en famille semer leurs tendresses.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Au coeur de la mêlée, nous attendons, veinards,
Le retour de ces déesses chargées de victuailles,
Éreintées, suivies de toute notre marmaille.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Parfois, face à de récalcitrants gueulards,
Nous intervenons, histoire d’adoucir la sérénade
Que nous réservent ces ogresses au retour de la balade.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Le baobab sait que ce soleil fêtard
Va revenir de ses frasques nocturnes, vantard,
Lui conter des histoires offertes par le hasard.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
C’est déjà la nuit pour les malheureux trouillards
Qui voient à regret le jour qui va s’éteindre
Sur ce qu’ils ont de plus cher à étreindre.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Les insomnies errent parmi les traquenards
Qu’ils soient geule de lion ou gueule de loup,
Du jour et de la nuit c’est toujours itou.

 

27 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell  sur Facebook

 

DREAM

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DREAM est un vrai trésor !
Son défaut … il ronfle fort !
La bouche en coeur entrouverte,
Sur sa préférée couchette verte,
Son souffle animé de câlins
Vient effleurer mes mains.
Sensible à cette douceur de satin,
Je m’attarde, peste contre ce réveille-matin.

En son repos du guerrier, DREAM rêve
À cet escargot dont la vie fut brève,
Écrasé d’un coup de patte meurtrier
Pour avoir devant lui traverser un sentier.
Paupières closes, d’un sommeil profond,
Griffes rentrées, au moindre son
Ses oreilles, radars complices, s’orientent
Tandis que ses moustaches calment la tourmente.

Des oiseaux oniriques profitent de son somme
Pour batifoler, lui chiper sa ficelle à la gomme.
Mais DREAM les voit en rêve, certain que ces étourdis
N’oseraient pas venir dans ce traquenard maudit.
D’autant plus que dans un champ de pâquerettes
DREAM a fugué pour une petite sieste
Troquant son tapis pour un pré d’herbes vertes.
Quel cauchemar cette porte jamais ouverte !

Et oui ! DREAM rêve de liberté ! … cette ogresse
Le retient prisonnier à d’autres cruelles ivresses.
Hélas, rien ne remplace la clé des chats-huants
Qui font si peur la nuit avec leurs clignotants.
DREAM doit se contenter de courses sur le parquet,
De fouiner et flairer sur des rêves troqués,
Vivre sa vie de chat imposée pour son bonheur …
Mais qu’a t-il demandé DREAM comme cette auteur ?

Et ronflant de plus belle, la bouche en coeur
DREAM, chat pépère, dort sous les fleurs
Près de l’escargot sorti de sa coquille
Tandis que son rêve, brouillé, s’éparpille.
L’ogresse, gardienne de cet échiquier enlace
Cette boule de poils si chère et cocace
Qui partage sa cellule d’une prison de libertés
Dont les barreaux grâce à la porte ont déserté.

Il reste encore à DREAM, chat domestique,
La plaisir de chasser les mouches et moustiques,
De garder dans son regard ces yeux de félin.
Ce n’est pas le cirque mais un havre de paix incertain
Selon les usages de ses maîtres souverains.
Par amour ou envie pour d’autres indomptables félins
Ils se contentent, se soumettent, acceptent d’être en cage
Pour dormir en paix comme DREAM sur son tapis de plage.

 

26 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : toile de Torrisi Anne Marie artiste peintre sur Facebook

 

Au fil de l’eau

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Une nymphe aux yeux de biche,
Échappée d’un temple, d’une potiche,
A échoué dans ce coin de la nature
Bercée par la brise et son doux murmure.
Parmi les feuillages qui lui offrent un abri,
Son masque de chasseresse de silencieux cris
Ni ne trouble, ni ne démasque sa présence
Sur les reflets de l’eau incitant à l’errance.
C’est l’heure la plus chaude du jour invité
Par la lumière qui vient sur l’étang inciter
Le rêveur et son âme éperdue de solitude.
En osmose, loin du monde et de ses inquiétudes,
Les battements d’ailes mélodieux de quelques libellules
Le distrait de romantiques conciliabules.
Un peintre inspiré du bout de son pinceau
Reproduit des étoiles endormies sur les eaux.
L’herbe haute accueillante aux ébats amoureux,
D’anciennes guinguettes aux froufrous vaporeux,
N’est ici que la couche d’un souvenir du passé
Qu’une rame effleurant l’eau vient d’effacer.
La nymphe observe cette girafe assoiffée elle aussi
De lointains rivages qui l’ont menée jusqu’ici.
Un rivage qui semble paisible et endormi,
Juste chatouillé par l’incessant labeur des fourmis
Qui récoltent les miettes de poèmes enfouis,
Endormis, ressuscités pour une plume éblouie.
Sur la barque, allongée, les courants m’entraînent
Vers les dérives du temps et des routinières rengaines.
Juste un clapotis, quelques gouttes d’eau dissipées
Viennent troubler ma rêverie en ce havre de paix.

 

27 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrice DeCharleville sur Facebook

La Côte sauvage

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Les sables d’Olonne, la Côte sauvage …
Un coucher de soleil enflamme le paysage.
Dans un cratère d’un volcan en fusion
Il agite l’horizon d’une solaire explosion.
Dans les fumées, un troupeau nuageux suffoque,
Piétine des corps calcinés, boursouflés de cloques.
Ce sont des ruées de bêtes sauvages affolées
Par la fournaise d’une Terre de feux follets.
Un raz de marée de lave aux ardentes brûlures
A recouvert la Terre désertée par ses créatures.
Incendie gigantesque des démons de l’enfer,
La planète se consume dans les bras de Lucifer.
L’Apocalypse envoie contre cette artillerie démoniaque
Ses chars d’assauts commandés par d’insomniaques
Visionnaires depuis des siècles de boniments.
La tempête fait rage dans ce ciel en furie.
C’est un enchevêtrement de pays en ce brasier,
De continents qu’on ne peut plus rassasier.
Une fonderie céleste de fourneaux ingérables.
Apparaîssent alors pour fouler la langueur du sable
Des gnous …  lassés de ces cruels crocodiles, ils ont décidé
De changer le parcours de leur exode débridée.
Une tortue fatiguée des filets de pêche meurtriers,
Du plastique de tous ces êtres mis à l’étrier,
Nage dans les eaux célestes d’un ciel devenu limpide
Tandis qu’une lionne fuit ce monde cupide.
Un naufragé, tel Robinson, implore le dieu Poséidon
Qui peut d’une déferlante noyer tout cet escadron.
Les sables d’Olonne étrangers à ces élucubrations
Attendent la nuit pour rêver, assouvir leurs passions.

 

27 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

 

Plaidoirie pour un monde meilleur

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S’abreuver à l’eau de rose
Sans peur au ventre ni sinistrose
Pour boire une eau peut-être empoisonnée …
Apercevoir sans fin la vie en rose.
Pouvoir garder sa vie durant
Nos défenses d’éléphants en blanc.
Ne pas porter de placebo colorant
Qu’il soit de couleur fraise ou éloquent.
Y en a marre de ces hypocondriaques vicieux,
Marre de tous ces impuissants superstitieux
Qui cherchent un remède dans nos cornes
Pour des jouissances aux limites sans bornes.
Au diable ces anges noirs toxiques !
Leurs lois, leurs trafics, leurs corruptions maléfiques …
Ils chassent, tuent, persécutent nos compagnons,
Rasent d’immenses forêts pour le Roi Pognon.
Faute de fées, de magiques citrouilles et baguettes,
Face à ce monde qui part en coucougnettes
Amis luttons, luttons contre cette vile magouille.
Plus que jamais unissons nous, formons des patrouilles
Pour sauver ce qui peut être encore sauvé
Jusqu’au dernier Ave.
Sans mettre un tigre dans nos moteurs …
Lui aussi a besoin de soutiens, de faveurs,
À l’eau de rose boire
Pour de plus belles histoires …
Faire revivre notre Terre !
À l’écoute de ses misères,
Sauvons notre Planète Terre
Et tous ses habitants
Pour un avenir plus rassurant.
Celui de nos enfants !

25 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

 

 

LITTLE RED

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LITTLE RED est vexée, mécontente,
Son entourage, déçu, se lamente.
Son playboy favori se moque d’elle …
Bredouille, elle est de retour, peu fière d’elle.
Seule la plaie sanguinolente plaide
Qu’elle n’a reçu aucune entraide
De ce macho, compagnon des clairs de lune
Qu’elle adore malgré cette humiliante infortune.
De loin, le rescapé, ce zèbre vainqueur
Lui donne la nausée, des battements de coeur.
Rester sur une défaite, c’est impossible …
Il lui faut à tout prix une nouvelle cible.
Ramener un butin pour ne plus entendre
Les sarcasmes de son cher et féroce tendre.
LITTLE RED est une rêveuse aux pensées sauvages
Parfumées d’odeurs, d’espaces aux beaux rivages.
Cela lui joue des tours quand elle chasse …
Elle est distraite par le moindre vol d’une échasse,
Le petit sifflement d’un oiseau nouveau-né …
Elle a besoin LITTLE RED d’embellir sa journée.
La tâche est difficile, les attaches sont fragiles.
Comment ne pas craquer sous cette foutue bile …
Rêver lui fait oublier le temps d’un réveil
Autre chose que lui dicte son sommeil
Qui n’est jamais de plomb comme ce soleil
Et ces mouches qui voudraient bien du miel.
Perdue dans sa rêverie, elle n’entend plus,
Ne voit plus que cet arc-en-ciel
Tendu dans le ciel tandis qu’un éléphant
Surveille, serre de près son petit enfant.
Tout est possible, le temps est suspendu, serein,
LITTLE RED, ensemble allons vers demain …

 

17 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

Les filles de Telia

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Premier clin d’oeil vers Tadoba.
Après les grands fracas de leurs ébats,
C’est dans les eaux de couleur orangé
Que les filles de Telia viennent patauger.
En osmose avec cette aride nature,
Mises à part leurs élégantes rayures,
Leur blancheur zébrée de noir,
En harmonie, elles règnent en ce terroir.
Complices, elles se délassent, profitent
De ce bain d’une eau non bénite
Qu’il va falloir quitter trop vite
Car toutes ces grosses et dures pépites
Incitent ces belles naïades délassées
À passer à table après avoir chassé.
Un dernier clin d’oeil, les flancs trempés,
Les filles de Telia ont de ma vue décampé …
Premier coup de crayon estompé, effacé,
Pour ces félins au podium haut placé
Qui m’arrivent avec toute leur panacée
Dont je ne sais sur quel pas avancer …
Avec puissance, honneur et hild combat,
Selon l’étymologie signifiée par ce prénom,Telia,
Me rejoint Sainte Mathilde ou Maud, plus populaire,
Avec ces tigres dynamiques et volontaires.
C’est un beau cadeau du ciel et de la Terre
Que cette Sainte intelligente et sociable,
Avide de connaissance, s’invite à ma table …
Je n’avais pas prévu cette fin de poème !
Une sortie de bain pour ces tigres que j’aime !
Paradoxe, son signe astrologique associé est le lion,
Avouez que Telia et ses filles ont place sur le podium.

 

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8 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Pierre Chéron sur Facebook

 

 

 

Dans le regard des félins (2)

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Dans le regard des félins
Il y a cet air hautain
Entre un masque et une marquise
Des bals masqués de Venise …
Cette froideur des banquises
Câlinée par des mouches abusives.

Dans le regard des félins
Il y a ce redoutable diablotin,
Cet ange habité du démon
Qui crache et rugit comme un lion,
Comme un chat, un léopard,
Un lynx, un Serval, un jaguar …

Dans le regard des félins
Il y a des désirs câlins,
Des pensées jalousement gardées,
Des envies de proies lardées.
Une soif solitaire de voir
L’eau refléter un aquatique miroir.

Dans le regard des félins
Il y a cette part du divin
Par sa beauté fascinante
D’odyssées ennivrantes
Gravées dans des sulfures
D’hermétiques aventures.

Dans le regard des félins
Il y a des fonds sous-marins
D’eau turquoise et d’émeraude.
Il y a cette capricieuses maraude,
Ce vol à la tire de famines,
De défis, de guerres intestines.

Dans le regard des félins
Il y a d’expressifs desseins,
Des invitations au partage,
Des clins d’oeil pour marivaudages,
La tendresse d’éveils amoureux
La joie d’être à deux, heureux.

Dans le regard des félins
Il y a la vigilance du clandestin,
L’appel sauvage de la savane,
Le calme d’un danger qui plane.
La fureur de l’instinct stressé,
La violence de vies agressées.

Dans le regard des félins
Il y a l’inquiétude du lendemain,
L’arbre déraciné des paléofélidés
Éteints à tout jamais pour des idées,
Ces bouquets d’étincelles qui enflamment
Le feu dévorant des drames de l’âme.

 

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11 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell  sur Facebook 

Balade ardennaise

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D’une balade, d’une fin d’hiver,
En ce chemin sinueux et désert
Je fis cette rencontre visionnaire
Dans ce coin des Ardennes austères …
Entourée de gaulois, dans cette forêt des Ardennes,
Égarée, dans cette immense forêt de chênes …
M’apparut la déesse Arduinna, dans un halo,
Chevauchant un sanglier lancé au galop.
Divinité des bois et de la chasse, Arduinna,
Cette Artémis des Grecs, se métamorphosa
Près d’une source, sous la lune, en Diana …
Court-vêtue, le carquois à l’épaule, l’air hautain,
Elle se mit à courir, l’arc à la main,
Suivie d’une multitude de nymphes des bois …
Était-ce un rêve, un mirage des bois ? …
Dans ses cheveux un croissant de lune inversé
En guise de diadème, je la vis traverser
Ce chemin encore enneigé, frissonnante de froid,
Pour aller prendre un bain, le bain de Diane !
Au ruisseau des Pierres blanches diaphanes.
Restée sur les hauteurs, intriguée, je contemplais
Son corps harmonieux zébré de rais lumineux
Qui éclairaient ce fond de ravin ombrageux.
Quand tout à coup, surgirent je ne sais d’où
Actéon, un chasseur, accompagné de ses chiens fous.
La déesse, surprise, outrée, chaste, nue,
Le transforma aussitôt en cerf tout cornu.
Les chiens hurlant face à ce nouvel inconnu
Se jetèrent sur lui, le dévorèrent sans bienvenue.
Un souffle léger me réveilla, douce caresse …
De mes yeux je cherchais en vain cette déesse …
Était-ce encore Arduinna dans ce bois Ardennais
Qui venait à la vesprée me faire emprisonner ? …
Pour l’avoir vue dans son simple appareil ?
Soulagée, je bénis mon sommeil …

 

23 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrice DeCharleville sur Facebook

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