Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

SILENTLY

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Ce n’est pas toujours sur le moment.
Il faut laisser à l’âme le temps
De dire, d’écrire, de peindre, de transnmettre,
Par l’ouverture d’une nouvelle fenêtre,
Ce qu’elle continue dans sa vie d’Esprit,
Après que la mort dans un dernier cri,
Lui a ravi l’infini dont elle a hérité,
Seule gardienne de toute Éternité.

Ce n’est pas toujours sur l’instant.
Il faut à cette compagne du temps,
Voire des siècles, pour se manifester
Sur les ondes d’un monde infesté,
Fermé, aveugle, à côté de la plaque,
Ignorant tout dans des têtes à claques,
Qui ne croit plus à grand chose
Sauf en ses propos à l’eau de rose.

Un monde qui se veut rajeunir, sans cesse allonger
Sa vie d’ici-bas fortement endommagée.
La faucheuse, elle, se moque bien, indifférente,
Qu’il soit celui, ce rien, une telle rente …
Elle laboure son champ de bataille d’agonies
Où chacun espère être oublié par cette félonie
Incomprise, souhaitée, haïe, diablesse,
Que l’on rencontre souvent en serrant les fesses.

Un dialogue de sourd entre le corps et l’âme
Cache d’un paravent l’épilogue du drame.
Des ondes revêtues de corps entourés de mystères
Comme ces rameurs d’anciennes galères
Sous le fouet d’un bourreau qui forçait l’avancée
Jusqu’à ce quai en grève par nos pensées.

Ce matin dès mon réveil, je n’ai soupçonné
D’écrire ces lignes désormais poinçonnées
Pour divulguer ou pas ce qu’une âme de passage
Avait à coucher sur cette blanche page.
Les mots m’arrivent quand la pressante INSPIRATION
Déverse sa coulée de mots en éruption.

Ce n’est pas toujours dans le présent
Que je reçois le cadeau des absents.
Tant d’appels anonymes masqués s’infiltrent.
Seigneur, donne moi de bons filtres ! …

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Namata photographies sur Facebook

 

LIPSTICK

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Il est là, d’humeur badine, foulant le Masaï Mara …
« Regardez-moi ces faces de rat !
À peine mort, déjà les mouches, les hyènes,
La gente cavalière encore indemne ! »
Il fut, il est, il sera
Ce lion triomphant du Masaï Mara,
Mort de faim à son heure dernière,
Endormi sur l’herbe de la douce clairière.
Seul, le tout en chacun face à la mort.
Il est ce LIPSTICK vivant encor
Dans des scènes de vie dévoilées.
Il est dans son firmament étoilé
Dont vos lèvres gourmandes d’un baiser
N’ont pu qu’effleurer sans apprivoiser
Ce héros de vos longues jumelles
Irisées de feux et de mille étincelles
Enfouies dans sa crinière brune
De soleils éclatants, de nuits sans lune.
Il fut ce champion de vos combats.
Il est dans l’empreinte de vos pas.
Il est dans vos yeux à jamais éteints
Ce lion fidèle Roi et Souverain.
Demain, vous le verrez encore
À chacune de vos aurores
Hanter cet amour qui vous unit
Au plus profond de vos nuits.
Il est cet inconnu qui n’a fait que passer
À jamais perdu, retrouvé, enlacé
D’une nostalgie débordante de pensées.
Il vous a tout simplement devancé.
Ce n’est que ce matin que je l’ai rencontré
Vivant ensemble dans une lointaine contrée.
Il habite peut-être chez un de mes chats …
Mais LIPSTICK, que fais-tu là ? …
J’étais un grand poète …
Vous ne le saviez pas ? ….

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

Transcendance

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Quel astre solaire
M’envoûte de sa lumière
Assombrit ce luminaire …
Quel astre solaire
Éclaire de sa beauté,
D’une auréole en sainteté,
Ces deux bergers ressuscités
En attente de revoir
Ce fébrile espoir d’un soir
Où l’étoile avait surpris
Leur néant jamais acquis.
Dans l’infini d’un espace,
Incrusté sur les carapaces,
Les corps voient leurs âmes
Délestées de leurs drames,
Logées dans la colonne vertébrale
D’un Dieu qui les façonne et ravale.
Leurs intérieurs gardés par Lui,
Entre le jour et la nuit,
Ne laissent entrevoir que l’extérieur
D’ombres éclairées par le Seigneur
Mais dont on aperçoit
Que l’obscurité de la Foi.
Adoration de deux mages
Sur une simple image
Où deux massaï recueillis,
De leur présence, ont accueilli
Ce côté oscur qui sans cesse
Dans mes moments de tristesse
Transcende depuis ma naissance
L’essentiel de mon errance.
Les plus belles vacances
Que je ne pourrais m’offrir
En ce monde triste à mourir.
Image silencieuse, pieuse,
D’une Marie radieuse
Avec ses grâces infinies
Secrètes comme la vie
Offertes par ses mains bénies.
L’Esprit de Pentecôte nous réunies …
Dans un monde invisible et plein d’amours
Débordé d’appels au secours.

 

13 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey nomades du monde sur Facebook

To night

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Ce soir ma tête est vide
Le bleuet du poète ravive
Le champ dans un chant morbide
Du poète et de ses eaux vives.

L’âme n’a pas ici sa place
Le bleuet la remplace.
Les amis perdus dans l’espace
Vont faire la grimace.

Ce soir ma tête est vide.
La poésie, ma west side story,
Doit avoir les rides perfides
D’une pretty girl sans calories.

To night, ma tête de rimes
For a wonderful boy se love.
Le poète à nouveau s’anime.
Sa poésie a retrouvé ses alcoves.

 

17 Mai 2018 – Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Le bateleur

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Dans un vol majestueux, silencieux,
Il survole la vaste plaine africaine
En bateleur des savanes, radieux,
Il vole et court la prétentaine.
Il plane sans effort tout le jour,
Cherche une parodie pour ses amours.
Il danse avec aisance dans les airs,
Tel un voilier voguant sur les mers.
Il plane à une vitesse vertigineuse, folle,
Le vent ébouriffe ses plumes frivoles.
Il est le seigneur des grands espaces,
Le magicien au vol plein d’audace.
Ce Terathodiusecaudatus solitaire
Traverse l’infini et ses mystères.
Véritable acrobate, en hommage à Levaillant
Il lui doit son nom élogieux, si brillant.
Du corail à l’indigo, couleurs du voyage
Aux voiles brodées de noir pour bagages.
Un bateleur, prince des hauteurs,
Au bec fourchu des aigles prédateurs
Qui sont un danger pour ce patrouilleur
Descendu du ciel et de ses splendeurs.

 

19 Mai 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

Chouchou

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Ma face est toute ridée,
Mes yeux sont une odyssée.
Par des milliers d’idées
Mes poils sont tout hérissés.

Si je vous fais sourire,
Vos sarcasmes en prime,
Je n’ai de vos fous-rires
Que le poids de vos déprimes.

Mes oreilles en feuille de chou,
De simplet je suis le chou-chou.
Je trouverai bien une nounou
Pour sautiller sur ses genoux.

S’il suffisait d’être beau …
Dis-moi l’ami Pierrot,
Pour finir dans un tombeau
Tôt ou tard tu auras bobo.

Moi, je suis habitué à ce laid.
De vos mimiques vous me battez.
La nature ne m’a pas gâté
Au moins j’ai des antennes-relais.

Chouchou je suis et resterai
Avec mes feuilles de chou.
Par cette poésie j’aurai
Une myriade de rendez-vous
C’est chou !

 

18 mai 2018 – jeannine Castel
Photo : Philippe Frey / nomades du monde sur Facebook

 

 

 

 

Orangette

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Mademoiselle Orangette,
Adorable, adorable fillette,
Aimerait bien que sa coucourde
À ses désirs point ne fasse la sourde.
Elle aimerait bien qu’une fée
S’échappe des bras de Morphée
Et d’un coup de baguette
Lui offre la plus belle fête.
Une chevelure couleur de jais
Enserrée d’un turban orangé,
Un petit oiseau des îles
Aux perles de nacre mercantile.
Mon petit coco bel oeil
Pour toi ce petit clin d’oeil
Aux douces saveurs de miel
Dans ce décor artificiel
Habillé de tulle d’organdi
Pour un petit minois plein de vie.
Mademoiselle Orangette
Si mignonne, mignonnette,
Puisque te voilà prête
Allons donc à la fête !
Accompagnés de ta bonne humeur,
Du dynanisme de ton généreux coeur.
Partageons cet élan de bonheur
Pour les jours de froideur.
Mignonne, mignonnette
Jolie petite Orangette.

 

15 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey sur Facebook

Sables gourmands

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Des dunes en chocolat
Lisses, vierges de tout pas,
  Aux vagues ondulées, silencieuses,
Ont la saveur d’une mousse délicieuse.

Contre une fortification d’orangé,
Déserte elle aussi d’éventuels dangers,
Vide de toutes traces hospitalières
Ces vagues incitent les frontières.

D’un désert sucré au sable oublié,
Si ce n’est les petits grains dans mes souliers
Qui viennent troubler ma marche en ce désert …
Ne dégèlent pas ces crèmes desserts.

Je n’ose caresser ce tissu velouté,
Dont un seul regard m’a envoutée,
Car ces touches de caramel brûlé
Ont de leur saveur adouci mes remous accumulés.

Désert inhabituel aimé des nomades
Tel ce Philippe qui me balade
Sur des photos qui ne cessent de suprendre
La sensibilité de notre poésie et leurs méandres.

6 mai 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde 

La Juge SWEET (13)

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La lune, après sa condamnation,
Décida de ralentir sa rotation.
À l’apogée, son orbite devint elliptique
Ce qui fut pour elle une révolution anomalistique.
Contrariée, ne pouvant changer d’atmosphère,
Elle s’enveloppa dans son manteau de poussière.
Pour cacher la régolithe de sa croûte lunaire,
Elle fit appel, demanda la grâce plénière.
Fille d’Hypérion et de Théia, sans rancune,
Elle invoqua la déesse romaine Lune
Qui prit en pitié cette Séléné, soeur d’Hélios,
Parcourant sur son char d’argent le cosmos.
Entre l’apogée et le périgée à des années-lumière
La Juge SWEET, au barreau, toujours solitaire,
Se souciait de cet ourson orphelin, selon l’enquête
Confiée à l’Assistante Sociale Mlle MINETTE
Dont les yeux et les oreilles n’avaient d’égal
Que ruses et aveux assurés devant un tribunal.
Tandis que Mlle MINETTE à l’affût de tout danger
Attendait patiemment la venue de son protégé,
La Juge SWEET perdue dans ses pensées, déçue,
N’avait pas trouvé, malgré l’élogieux courrier reçu,
De prétendant susceptible de tenter une approche.
« Ah !!! … que parfois la vie me semble moche …
Me voilà propulsée dans cette affaire d’un gavroche …
Abandonné par les siens, sans famille, dans les bois …
Adieu l’ivresse ! … Bonjour la gueule de bois ! …»
Au chaud dans sa cagoule en forme de cœur
Bordée de fine dentelle, offerte par un oiseleur,
Vêtue d’une capeline de plumetis, emmitouflée, sereine,
Dans ce nouveau décor pour une Marie Stuart souveraine,
C’est en Slovénie, au bord des Balkans de la Méditerranée,
Dans ce cœur vert de l’Europe, qu’enfin elle renaît.
« Ces bouffées d’air frais, ces immenses forêts de conifères !
J’hulule toute la journée de bonheur au risque de vous déplaire. 
Toujours célibataire, je m’adapte et m’inquiète
Pour la remplaçante qui aura fort à faire …
J’ai eu vent qu’un espion de virus pornographiques
Aurait contaminé les clichés de tam-tams touristiques …
Ici, sur ces sommets, pas de tam-tams à roulettes
Mais de grosses libellules au-dessus de nos têtes.
À part quelques curieux aux longues vues camouflées
Qui nous arrivent déguisés, transpirant, essoufflés …
Mais pardonnez-moi, je dois aller plaider tantôt
Je dois relire et consulter une pile de documents et photos … »

 

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 8 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine 

Photos : Anthony Migeon Photography – « Nature Sauvage » sur Facebook

Safaris de plumes

La Juge SWEET … (12) L’Imposteur

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Après le départ subit de MMe SWEET, la Juge,
Le Masaï Mara, envahi par les eaux du déluge,
Tint la Lune responsable des forces gravitationnelles
Qui sévirent sous des pluies torrentielles.
Emporté par les eaux, Me DUNOYER, de la noyade,
Échappa de justesse grâce à une salvatrice estrade
Qui flottait sur la rivière Mara déchainée.
Trempé comme une soupe il se mit à tourbillonner
Sur ce radeau de salut agité dans tous les sens.
Il crut sa dernière heure arriver … sans encens …
Débarrassée de la Juge, Mata-Hari, en habit de fête,
Amusée, prit l’apparence d’une grande coquette.
Elle fit un grand festin pour célébrer la mutation
De cette Juge  qui la pourchassait avec dévotion.
Puis prenant l’allure d’une invitée de la dernière heure,
Elle troqua son smoking pour arriver à l’heure …
Elle voulait assister à l’arrivée de la nouvelle Juge,
Redoutant à son égard de nouveaux grabuges.
Me DUNOYER, remis de ses émotions dernières,
Fit la plus grosse bêtise de toute sa carrière …
Il accueillit révérentieusement ce BARBICAN PROMEPIC
Qui venait tout juste de terminer son pique-nique.
Il affirmait être Juge et nouvelle recrue
Pour juger et condamner tous les malotrus.
Comme les nouvelles vont vite, de nombreux curieux
Cherchèrent à voir ce nouveau Juge ambitieux …
Une inquiétude mêlée de fous rires se propagea
Quand un bonobo admiratif ses couleurs lui suggéra …
Comme d’habitude, les hyppopos hilares éclatèrent
À la vue de cette palette de couleurs oisifères.
Un éléphant, suspicieux, huma ce colporteur emplumé
Intrigué de savoir qui se cachait derrière cet allumé.
« Ha, ha, se moqua la hyène, pour une blague, elle est de taille !
Se faire passer pour le fruit de nos entrailles ! »
Ces mots mirent la puce à l’oreille de Me DUNOYER
Troublé par le flash qu’il venait d’octroyer…
Il n’était pas possible que ce soit Mata-Hari
Qu’il venait d’entrevoir vêtue d’un sahri.
C’est alors que venant du ciel, un circaète majestueux
Porteur d’un masque bleu se dirigeait vers eux …

 

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9 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

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