Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Le prince des ténèbres

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Ce Prince des ténèbres majestueux
Au plumage blanc, noir et bleu
Patine sur le miroir de l’onde lisse.
Sans éclaboussures, en silence, il glisse.
Il effleure de ses doigts l’onde, la caresse.
Ses ailes déployées d’une vertigineuse noblesse
Agitent les palpitants rayons de lune.
L’astre de sa nuit complice et opportune
Lui offre son reflet alors qu’il fait si noir.
Ce patineur, d’un vol gracieux d’oiseau,
De milliers de frissons survole les eaux
Qui veulent lui ravir cet instant magique
Enfouir dans ses abysses ce souvenir féérique.
Beauté suprême d’un éphémère frôlement
Sous le regard d’un invisible firmament.
L’oiseau sur l’onde d’un battement d’ailes
M’a parlé de beauté et de vie éternelle.

 

1 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

 

La brigade des quenottes

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« … À cet instant précis, venues d’où je ne sais,
Surgissent de toutes parts des hyènes défoncées.
Dans un tourbillon de poussière, une mâchoire d’enfer
Me saisit et m’emporte loin de cet antre de Lucifer.
Mère, tu aurais vu ce tableau ! …  digne d’un Delacroix !
Pas moyen de stationner en ce chemin de croix !
En quelques secondes elles firent place nette.
La lionne aussitôt prit la poudre d’escampette.
Les geais carillonnaient l’hallali à qui mieux mieux,
Quelle providence ! Quelle mâchoire mes aïeux !
Quand je m’y vois encore, tout est allé si vite,
En ce premier champ de bataille, j’ai été quitte
D’avoir eu grande peur et une chance inouïe.
Alertée, toutes ouïes, la célèbre brigade des Quenottes,
Renommée parait-il pour en avoir dans la culotte,
Patrouillait à ma recherche depuis la veille …
Les geais, ces honorables concierges, firent merveille.
C’est ainsi que je me suis retrouvée aux arrêts …
Parquée avec d’autres hyènes comme moi égarées.
Des nourrices nous ont restaurés à leurs mamelles.
Nous épiant les uns les autres, jouvenceaux, jouvancelles,
Nous avons attendu sagement la suite des évènements …
Allions-nous être volés ou rendus à nos parents ?
Dans cette crèche de secours, orphelins en cavale,
Nous attendions comme l’enfant roi dans son étable
La venue, l’appel, l’apparition d’un visage familier…
 Misère de moi ! Me voilà dans ce camp de prisonniers,
Enfermée, cadenassée par de l’émail dont la blancheur
Ne mettait aucun doute sur l’efficacité de ces écorcheurs.
Au bout d’un temps qui me parut long comme l’éternité
Je me suis endormie avec un soupçon de vanité …
Avoir été sauvée par la brigade des Quenottes ! …
De ma vie je n’oublierai ces fermes menottes
Qui m’arachèrent à la mort, dent pour dent,
Oeil pour oeil d’un sauvetage sans précédent.
Secouée gentiment, tirée de mon sommeil, un garde
Me fit placer en rand d’oignons, un peu hagarde,
Ne sachant ce qui allait advenir de ma personne,
Accompagnée, triste, seule avec ces personnes..
J’appris que nous allions regagner nos pénates.
J’explosais de joie à m’en faire péter la rate
Ma maman adorée à l’idée de te revoir …
Toi dont le chagrin de ne plus me revoir …
Je n’avais qu’une hâte, que finisse ce cauchemar.
Chaque pas me reprochait le vilain petit canard
Qui une fois de plus avait mis en lambeaux
Le coeur d’une maman souffrant de mes bobos …»
STORY émue, n’y tenant plus, vers RISETTE s’élance
« Ma RISETTE nous ne remercierons jamais assez
Ces anges de la dernière chance … »
RISETTE avec amour se blottit contre sa mère
Qui ne perdait pas de vue sa décision austère …

 

8 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photos : Olivier Gonnet – Wildlife Photographer Of Marseille sur Facebook

 

 

L’oiseau et la fleur

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Un oiseau, vert de peur,
Amoureux d’une fleur,
Manifestait avec ardeur
Son envie de picorer le coeur
De cette attirante belle fleur.

La belle, récalcitrante, 
Sous ces flammes ardentes,
Fit la sourde oreille
Doutant de tant de merveilles
De romances décevantes.

« Épouser ce prétendant
Prêt à becqueter mon firmament …
J’ai vu tant de galants,
De vertes mélodies soupirant
Leurs frénétiques sentiments …»

Face à cette fine bouche
L’oiseau prit la mouche.
Vert de rage, éconduit,
Se contenta de belles de nuit.
Quant à la fleur …

Les ardeurs de son soleil
D’ors et d’éveils
Réchauffent son âme
De ces vols infâmes
Cachés dans le sommeil …
 

2 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Wong Lam sur Facebook

 

 

Retour au bercail

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Bien que soulagée et heureuse, STORY
Afficha un faux semblant mépris
Quand elle aperçut sa fifille chérie.
« Dans quel état elle est ! Epargnons lui mes cris.
Ne suis-je pas responsable dans mon affolement
D’avoir provoqué cette accro à l’égarement ?
Cette enfant épuise mes espoirs d’un serein avenir.
Dans la savane, les liens sont si difficiles à entretenir.
Ma seule et unique rescapée de cette malchanceuse portée
Me donne du fil à retordre sans être escortée.
Il me faudra prendre une décision draconiènne
Si je veux voir le couronnement de mon infante hyène … »
RISETTE, les poils collés de boue, prête à la sentence,
Plia l’échine avant que pleuvent les remontrances.
Elle voit bien que sa maman est fâchée pour de bon.
Dépitée, baissant la tête, elle quémande son pardon
En sanglotant après cette nuit de frayeurs, d’affolements,
Quand elle perdit de vue la présence de sa maman.
« Je t’ai cherchée en vain, fatiguée, morte de faim,
Seule, terrorisée par les cris de sautillants babouins.
J’ai eu la chance de trouver un vieux terrier abandonné
Avec la trouille qu’il soit mon dernier sommier. Sonnée,
Dans une torpeur qui m’engourdit de rêves cauchemardesques
Je me suis faite toute petite dans cette ambiance faunesque.
À mon réveil, j’étais si affamée, la larme à l’oeil …
J’ai quité ce que je crus être mon cercueil.
Je suis partie aux premières lueurs du jour, enfin
Parmi ces assassins qui digéraient leurs nocturnes butins.
J’ai pris un petit déjeuner que m’offraient les souches,
Je n’avais pas le droit, bien contente, de faire la fine bouche.
Comme une voleuse prise en vilain défaut je l’ai vite avalé,
Assoiffée, le gosier sec sans la moindre goutte de lait,
À part les goutelletes d’eau de mon museau humide
Inondé de mes pleurs en cette errance sans guide.
J’ai déambulé, erré comme une âme en peine
Sur des chemins boueux, ignorés de toutes aubaines.
Brusquement une panique s’empara sans crier gare
Des troupeaux qui broutaient ici et là. Dare dare.
Les bêtes paniquées, dégentées, se sont mises à fuir
Un invisible danger, que je ne pouvais, de ma hauteur, voir venir.
Surgit alors une énorme lionne qui me dévisageait …
Accompagnée des cris d’alerte émis par les geais.
Prête à bondir, d’une seule bouchée gloutonne
Je me vis engloutie seule et sans personne… »
STORY à ces mots se remémora la chèvre de Seguin …
Apaisée sa RISETTE, vivante, lui raconterait la fin …
« Cette enfant a le portrait d’une héroïne d’aventures.
J’ai pas finir d’en voir avec elle… faudra blinder mes armatures …»
STORY, sans trop le montrer, se surprit de connaître, impatiente,
La suite de l’histoire de ce bout de chou si attachante …

 

7 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Bri Lions sur Facebook

Les faux pas de RISETTE

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Après des heures de recherches et d’appels …
RISETTE est introuvable sur tout le cheptel.
La nuit avec ses drames, ses ombres angoissantes,
Oblige la meute à cesser leur battue harassante.
D’autant plus que ces courses effrénées ont réveillé
Un appétit qui va les empêcher de sommeiller.
Il faut bien à la meute reprendre des énergies
Pour au petit matin retourner le moindre logis.
STORY, restée seule près de leur dernière demeure
Dans la boue, d’un inconsolable chagrin, pleure.
D’un bain de siège, elle apaise ses tourments.
Le coeur vide, tout le désespoir de cette maman
Écroulée, impuissante face aux forces du destin
Qui s’abattent sur elle en ces cruels chemins.
Elle a perdu tout espoir de revoir sa RISETTE.
STORY, épuisée, n’a plus envie de rien … pauvrette.
Se laisser mourir pour l’heure elle envisage.
Survivre, c’est trop demander à cette mère courage.
Elle ferme ses yeux, prête à s’abandonner à la mort.
Soudain, elle dresse l’oreille d’un ultime et pesant effort …
« Encore des gémissements d’une victime qui agonise !
Je n’ai aucune envie que ces cris s’éternisent …
J’ai assez de mon calvaire béni par ces ruisseaux
Pour aller achever l’agonie d’un quelconque lionceau.»
Reposant sa tête STORY d’une dernière supplication
Regarde vers le ciel. « Pourquoi tant d’abominations ?
Qu’ai-je fait pour mériter une enfant de la sorte,
Toujours prête à s’enfuir par le trou d’une porte … »
À cet instantt apparaît, gémissante, qui l’aurait cru ….
Toute crottée, penaude, rescapée d’un horrible Lustucru,
La larme à l’oeil de crocodiles ou pas
RISETTE et ses faux pas …

 

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4 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Noelle Fontaine sur Facebook

Pique-sel

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L’ombre de mon ombre
Comme un chien sans collier
Sur ces tas de décombres
D’un monde fou à lier
D’heures sombres
Sans l’ombre de ton ombre
Sombre.

L’ombre de ton ombre
Du nombre
Encombre mon ombre
De ces perles de pluie
D’un pays dans l’ombre.
Plie et se replie
Mon ombre.

À l’ombre de ton ombre
Parmi ces décombres
A rejailli de l’ombre
Ma poésie
Mise à l’ombre …
Sauvée de l’ombre
Par ta fantaisie.

À l’ombre
De toutes ces décombres
Faisons de l’ombre
Pour que ne sombrent
Nos ombres.
Dans la pénombre
Pour toi mon ombre.

D’un passé sombre
La venue de ton ombre
Fait de l’ombre
Aux décombres
En nombre
De ces ombres.
Hombre !

Dans l’ombre de ton ombre
Au royaume de l’ombre
L’ombre de mon ombre
A quitté ces sombres
Ombres en nombre
Qui sombrent
À l’ombre …

À l’ombre de ton ombre
Sans encombres
Il fait déjà si sombre …
Ton ombre
Sur l’immense prairie
M’a souri
Dans l’ombre. 

31 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

RISETTE, la vagabonde

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Pendant que RISETTE dormait paisiblement,
Pour STORY la nuit fut de grands tourments.
L’ombre du lion ne présageait rien de bon
Même si les lionnes affichaient un calme abandon.
STORY craignait une attaque sans sommation.
CLITO était absente, occupée par ses folies bergères,
La meute était toujours en vadrouile dans les fougères.
STORY ne put fermer l’oeil de la nuit.
Son intuition lui réservait bien des ennuis …
À la première tétée du matin, assise près des rives,
La rivière, elle même surprise par d’odieux convives,
Fut prise de tapageuses convulsions désagréables
Provoquées par un impétueux nageur indésirable.
« Ce  monstre mal éduqué va du sang sur mon sable 
Encore verser dans d’horribles bruits de mastication … »
Effrayée par la présence de plusieurs embarcations
STORY vit arriver sur elle ces concurrents en dentition.
Menaçante, elle entraîna RISETTE toute réjouie …
Son voeu était tombé dans de compréhensives ouies
Qui n’avaient pas regarder sur le nombre d’attaquants.
Pour effacer le moindre sourire, RISETTE serra les dents.
« Sortir enfin de ce ghetto, de ce paisible pied dans l’eau …
Quand mère s’apercevra que ces lourdauds pédalos
Sont venus uniquement digérer sur la plage …
Il sera trop tard pour revenir dans cette cage. »
Tandis que STORY, montrait les crocs, furieuse,
RISETTE profita de cette intervention bienheureuse.
Elle prit la clé des champs, oubliant la promesse
Qu’avait fait STORY dans ses moments de détresse.
Obligée de quitter à la hâte ces lieux, sans aucune aide,
STORY ne s’aperçut pas dans ces les minutes brèves
Que son bébé d’amour, vagabonde émérite,
Ne la suivait pas dans cette précipitée fuite.
Entre les lionnes et les crocodiles … que faire?
De désespoir elle exposa son dentier aux douleurs amères.
Une fois … la deuxième était de trop pour elle.
La Paix sur cette Terre existait-elle ?
Après le choc émotionnel, discrète,obstinée,rageuse,
Elle partit à la recherche de cette incorrigible fugueuse.
« Ma RISETTE me rapelle mes espiègleries de dominante.
Les voici qui me reviennent et me hantent … »
Elle disparut dans les hautes herbes de la savane
Profitant pour mieux voir de quelques dos d’âne …

 

 

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31 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photos : Chris Loargann sur facebook

Chemin faisant …

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Pendant que RISETTE, hébergée chez la cousine CLITO
S’ennuie, triste de rester enfermée en ce pied dans l’eau …
SHOW, voyage, voit du pays en suivant sa maman.
Lui aussi, nostalgique il s’ennuie, perdu parmi ces monuments.
Il reste néanmoins attentif, prêt à tirer le cordon d’alarme.
Il avance, docile, l’esprit encore sous le charme
Des quelques jours de vacances trop vite passées …
« Où est mon entrain, mon engouement de chef de file ?
D’autres vacances viendront ! … comme des reptiles
Mes pensées de leur venin hypnotisent mon moral …
Vite, vite, SHOW reprend ta place de vaillant général ! »
Battant la cadence d’un mouvement de balancier,
Sa petite queue l’aide à repartir d’un bon pied.
Sa mère, amusée, d’un regard furtif plein de tendresse,
Frôle de très près ce drôle en manque de caresses,
Observe au loin un léopardeau bien imprudent …
Rassurée ensuite de voir la léoparde parée à tout incident.
« C’est une chance d’être, de pouvoir dominer de sa hauteur !
Ainsi on peut voir de loin, surveiller, contempler ces prédateurs
Qui font de la savane un vrai plateau de cinéma !
Des distractions nous sont offertes, en chemin, sans caméras !
Vois-tu SHOW ce qui t’attend quand tu seras plus grand …
Mais pour l’heure contente-toi de rase-mottes mon grand !
Nous ne sommes pas très loin de la prochaine étape.
Cette nuit nous profiterons des délicieuses agapes
De Dame Nature en cette oasis merveilleusement boisée.»
« Tiens !? n’est-ce pas Li que je viens de croiser ?
Il fait l’indifférent … il fait semblant de ne pas me voir …
C’est jour de chorale sur ses nombreux perchoirs !
Face à ces choristes qui n’en font qu’à leur tête,
Le chef de choeur, dépassé, en a perdu sa baguette !
Après tout Li n’était pas mon ami, il est vrai …
J’aime pas les lunatiques ! Qu’il broute de l’ivraie !»
C’est ainsi que distraits par tout ce remuant entourage
Ils arrivèrent enfin accueillis par des amis, contents de leur voyage.
SHOW, ce malbrough mironton mirontaine, affamé coquin
Sous le ventre de sa mère partit vite calmer sa faim.
RISETTE, toujours morose, espérait qu’un évènement
Viendrait la sortir de cet austère enfermement.
Ne perdant pas espoir, le sommeil en réconfort
Transporta RISETTE dans ses îles aux trésors …

 

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30 Août 2018 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

CLITO

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Toute repentante, RISETTE demande timidement pardon.
Une Princesse dominante se doit de porter le pantalon !
Dominante de mère en famille, elle est héritière !
Agir selon son bon plaisir figure dans sa table de matières.
Elle peut éliminer d’autres femelles dans la portée.
Mais ce qu’elle a envie RISETTE …  c’est de téter.
STORY, trop heureuse de revoir sa jolie princesse
Ne lui a fait aucun reproche. Elle renifle avec délicatesse
Les parties génitales de cette fugueuse avant le retour
De la meute d’hyènes parties à la chasse aux alentours.
Son bébé d’amour devra se soumettre à l’inspection
De ses parties génitales après sa brève disparition.
Cette hérédité dominatrice de mère en fille
Va-t-elle, après cette escapade, en ce jeu de quilles,
Garder son rang de future Reine et tendrement
Profiter du bien être attribué à son rôle de maman ?
Après une longue tétée, se sentant trop isolées
STORY décide d’aller chez sa cousine CLITO,
Propriétaire d’un splendide pied dans l’eau.
CLITO, tantôt femelle, tantôt mâle selon les racontars
Changerait de sexe, se reproduirait sans mâles vantards 
Dont le pénis d’un clitoris, grains de sable du scandale,
Ne servirait à rien … à que dalle !
Meneuse de revues de folies bergères, très secrète,
CLITO  a une réputation affublée d’un tas de sornettes.
Elle rend fou d’amour, hérisse les poils soyeux
De nombreux troupeaux broyés par ses yeux.
Descendante de Brévirostris et d’une hyène des cavernes
Aurait-elle mis son sexe en berne ?
D’une bande de sorciers, d’esprits monstrueux, de salauds,
Elle vit retirée, loin de ces hardes, au bord de l’eau.
Quelques crocodiles osent naviguer au large …
Avec toutes ces calomnies CLITO vit en marge.
Elle laisse planer des incertitudes jusque dans son vocabulaire.
Vulve ou pas CLITO resplendit de lumière !
STORY et RISETTE, accueillies avec amour
Profitent de l’hospitalité de cette cousine aux beaux atours …

 

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29 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

 

 

 

 

Les amis de RISETTE

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RISETTE, prise par le jeu ne se soucie guère
Du bruyant remue-ménage en cet acceuillant parterre.
De cachette en cachette elle oublie la prudence
Tandis que STORY, alarmée, s’inquiète de la présence
De ces lionnes affalées au comptoir du bar populaire.
« Partir d’ici sans RISETTE n’est pas pour me plaire !
Ces lionnes qui sirotent leur brevage à la buvette, espérons
Qu’après s’être désaltérées, elles feront de gros ronrons
Et que ma fugueuse qui ne perd rien pour attendre
Reviendra … nous décamperons vite loin de ces tendres.»
Quelques mètres à vol d’oiseau, nos deux espiègles
Surveillées à leur insu par un majestueux vol d’aigle
Se croient seules au monde, oubliant tout, batifolent,
Se poursuivent, s’amusent comme deux petites folles.
Elles ne s’aperçoivent pas qu’une lionne solitaire
Accompagnée de son lionceau, curieuse plus que patibulaire
S’approche et débusque CACAHUETE blottie sous sa carapace.
Aussitôt l’aigle, Vigile royal, déclenche  » l’alerte du rapace « .
Il faut savoir que dans la savane toute alerte est reliée
À une plate-forme d’écoute inimaginable de forces alliées.
Sur le champ SHOW tire sur le cordon de la sonnette d’alarme,
Provoque dans les troupeaux d’éléphants un délirant vacarme
Qui arrive aux oreilles de Li, nettoyées récemment …
Li, soulagé avait enfin récupéré ses pique-tourments …
À moitié aveuglé par l’un d’eux, cet ami de MUSE
Beugle aux deux inconscientes : « Fini de faire mumuse !
Vous avez de la chance que nous soyons là !
RISETTE tu mériterais … nom d’un cervelas …
Une bonne correction ! Jouer de la sorte avec nos sentiments,
Les soucis et les chagrins de tout un régiment ! C’est malin !
Tu veux ma parole finir sous les crocs de ces félins ?
Fais moi le plaisir de rejoindre ta mère illico
Sans rechigner ! Nom d’une cuite à l’eau de coco ! »
RISETTE, vexée, marmonne : « elle est bien bonne !
Princesse, je n’ai de leçon à recevoir de personne !
Après tout je n’avais pas invité cette lionne ! … »
CACAHUETE, toute retournée, mâche et machonne …
« Je me souviendrai de cette partie de cache-cache !
Pouah ! ces feuilles sont dures ! rien ne vaut la mâche …»
RISETTE peu fière au fond d’elle même pense à sa maman …
« Téter … mes douces tétines … maman !! …  » …

 

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28 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

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