Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Nez au vent

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Nez au vent
Comme un conquérant
Fier de mes conquêtes.
J’ai bravé les tempêtes
De griffes et de sang,
De feux incandescents.
Du mal omniprésent
Le présent n’est pas absent.

Nez au vent
Mon seul confident.
J’aime sa brise légère
Qui dissipe ma crinière,
Cajole cette bergère,
Insolite étrangère :
Un puce à l’oreille
Quand parfois je sommeille.

Nez au vent
Vainqueur haletant
Sur mon trône assis
Je mets au défi
Ce vent arrogant
Dont je flaire les tourments
Pour ce mythe adolescent
Qui m’a vu naissant.

                

22 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

 

Chipouette

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Bonjour, Chipouette !
Tes papillottes de rubans fins
Ont ficelé tes fines couettes
Par de roses petits lutins
Aux tresses fleuries et sages.
Le rouge de ton corsage
Reflète sur ton visage
La candeur de ton jeune âge.

Bonjour, jolie fillette
Aux boucles d’or, coquette.
Finement parée, ta tête
D’un bouquet de printemps
A mis mon coeur en fête,
D’une vive envie en tête
De te dire, bonjour Chipouette !

Ta petite bouche en coeur,
Tes yeux en forme d’amande,
Tes pommettes de bisous rieurs
Que je dépose, gourmande,
Sur ton petit air sérieux
En ce bon jour radieux !
Bonjour, Chipouette !

 

7 Juin 2018 – Jeannine Castel
photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

L’imposteur (fin)

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Réveilée brutalement par des rugissements rauques,
MONOEIL inspecte les recoins de la bicoque
Jusque dans les moindres courants d’air …
Ce gîte dont elle n’est pas la propriétaire.
« Il me semble que ce tapage vient de la prairie … »
MONOEIL comprit vite à la bestialité des cris
Qu’il devait s’agir d’une partie de lordose …
Un marathon de l’amour pas toujours en osmose !
Apparemment ce séducteur avait trouvé l’orifice
D’un passage épineux sans exiger de sacrifices.
MONOEIL jeta un dernier coup d’oeil vers les deux gueulards
Qui l’avaient réveillée et tirer de son plumard.
Elle descendit de l’arbre pour aller à la maraude.
Par chance elle rencontre une bichette assez lourdaude.
« Rien de tel qu’une chasse pour me mettre en train !
Un petit déjeuner royal par ce beau matin !
Ravitaillée, le garde-manger qui déborde …
Il est temps d’affronter la horde des miséricordes. »
MONOEIL, tout en marchant pense au rapport
Qu’elle doit faire à l’encontre de VIRMOY C.Color …
« À part le comportement de ce Me DUNOYER déroutant,
Contre BARBICAN PROMEPIC … rien à se mettre sous la dent.
La garde à vue va s’achever dans deux heures,
On ne peut le retenir, sans preuves, à demeure.
Ce n’est pourtant pas le manque d’espions sur le Mara !
Y a des yeux partout, comme ce planqué là-bas
Derrière son lopin de terre … il espionne qui ?
Et cet aigle huppard, il est connecté avec qui ? »
ACCI, après une plaidoirie d’une envolée spectaculaire
Demande des dommages et intérêts pour ce patibulaire
BARBICAN PROMEPIC lavé de tout soupçons sur le champ.
Sans demander son compte il prit la clé des champs,
Emportant avec lui des dossiers de comptes sous ses ailes,
Fier d’avoir rouler toute une Cour d’Appel.
« VIREMOY C.COLOR et mézigue c’est trachyphonus ! …
Hihihi, je ne m’habille qu’avec des virus ! »
MONOEIL, insatisfaite de ce verdict, prit en pitié
Me DUNOYER radié du barreau sans pitié.
Elle l’aperçut cherchant un équilibre dans le noir
Avec pour gouvernail un sursaut d’espoir …
« Changer d’horizons … peut-être la Camargue …
Tiens ? est-ce encore Mata-Hari qui me nargue ? … »
MONOEIL n’attendit pas pour savoir la suite.
« C’est pas faute, ici, de fuites et de poursuites ! »
Elle regagna avec hâte sa planque pour festoyer
À la santé de ce farfelu Me DUNOYER.

 

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20 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Safaris de plumes

 

 

L’imposteur (suite 2)

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MONOEIL, cachée, à l’affût dans un coin superbe
Est attirée, intriguée, par un petit génie de l’herbe
Dont les bras levés au ciel, tel un ravi de la crèche,
Masqué d’une tête de lion aux blondes mèches,
L’avertit qu’elle perd un temps précieux
Avec ce Me DUNOYER qui n’est pas sérieux.
MONEIL avait espéré vite boucler l’affaire.
Vite, elle consulte sa meilleure et fidèle conseillère.
Sa queue a le pouvoir de donner des réponses
À ses questions retenues, stockées par les ronces.
Ce qu’elle voit ne lui fait pas vraiment plaisir …
Me DUNOYER avec une anhinga s’offre du loisir !
« Regardez-le moi faire le beau ! Ma parole
Que ne ferait-il pas ce mauvais et stupide drôle
Pour s’attirer l’admiration d’une belle diablesse,
Un oiseau-serpent, une mielleuse traitresse
Envoyée probablement par Viremoy C.Color …
Quel naïf ! Ce pitre vaut son pesant d’or ! »
L’image disparut du miroir… songeuse,
MONOEIL remercia cette elfe un peu râpeuse
Comme ce désenchantement, cette révélation visqueuse
Dont elle porte à présent tout le poids
Face à un visionnaire et de son oie.
Avec prudence, pour un repos bien mérité
MONOEIL regagne son gite pour mieux méditer,
Distraite un instant par une lionne solitaire
Qui soulage sa vessie sur ce parterre
Foulé par tant de pattes, de sabots …
Le sommeil sur ces mots eut le dernier mot …

 

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19 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Safaris de plumes

L’imposteur (suite 1)

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En voyage à venise, rappelé de toute urgence
Cet Accipitridé de l’ordre des Accipitriformes,
Avocat de ce BARBICAN PROMEPIC plein d’arrogance,
Eut juste le temps de passer un uniforme hors norme …
Courroucé, son client soupçonné de vols et d’espionnage
La crête hérissée, rouge de colère et de rage,
Sur un piquet, isolé, mis en quarantaine,
Son costume délavé par ces accusations soudaines
Maudissait cette hyène qui avait déclenché
Le détonateur de ce zéliste mal branché
Qui courait après de fantômes rocambolesques
Et se complaisait dans cette imaginaire fresque.
Pour plaider ce procès sans pareille d’un juge faussaire
Qui clamait sans arrêt : « je suis clean en cette affaire ! » 
De toutes les candidatures ce fut l’extravagant Juge BURETTE
Réputé pour ses plaidoiries, sa bellissime silhouette,
Toujours ganté de fines perles rouges, une gaie coquette.
Ne pouvant compter sur Me DUNOYER, cette girouette,
Obsédé par cette Mata-hari entêtée qui le pourchassait
Il monta la garde sur une souche d’un tronc harassé.
Aidé par MONOEIL, célèbre détective venue à la rescousse
Au flair imparable, fine sleuth des plus sombres brousses.
BURETTE face à ce caméléon oisifère de fortune,
Soulagé d’apprendre que son amie La Lune
N’était pas rancunière … fit appel sans tapage
À deux guêpiers carmin d’un service de contre espionnage
Spécialisés dans le détournement et trafic de photos
Par un système de virus qui mettaient H.S, K.O,
De nombreux albums entiers consacrés aux voyages
De touristes amoureux de leurs beaux reportages.
Discrets et silencieux comme de sournois virus,
Après avoir bouclé des shakers de papyrus,
Forts de leurs connaissances et savoir
Sur une musique de Carmina Burana, un soir
Ils se postèrent pour confronter de leur mirador
Les soupçons qui planaient, cousus de fils d’or.
Après enquête au sein du groupe Virmoy C.Color
Qui aurait envoyé BARBICAN PROMEPIC à la mort …
ACCI pour faire court, dans sa robe d’occase, de bure,
Déphasé, face à cette affaire de grande envergure,
Perdit le contrôle de ses gestes et paroles
Et d’un  : «Sire, par ce cas, êtes-vous certain … »
Fit un tolé de rires dans tous les gradins !
Des curieux venus assister à la première audience,
Tandis que des navigateurs bugaient sur des urgences …

 

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16 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh  sur Facebook

 

Chuuuut !!!

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Chuuuut ! Pas un bruit !
Les mots n’ont plus d’écho.
L’extase est sans cris.
Juste quelques bécots
Déposés sur la splendeur
Sous une lune rousse
D’un nez en forme de coeur,
De pique, la mort aux trousses.

Chuuuut ! Pas un mot !
Place à la beauté !
Désarmés les mots
Ne sont que pauvreté.
Une coulée de larmes,
Dans un regard fuyant,
Ajoutée à son charme
Silencieux et bruyant.

Chuuuut ! Ne dis rien !
La belle sur la bête
A muselé le terrien.
Si belle est la bête !
De peur que la beauté
Si vite maculée, affichée
À notre prétendue supériorité
S’embarrasse de colifichets.

Chuuuut ! Le temps de croire
Avant d’aller dormir
Que le monde et son histoire
A ce bel avenir
Résumé de symboles,
De rêves et de souvenirs …
Une bien belle obole
À mes espoirs et soupirs.

 

23 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

 

Journée mondiale de la Girafe

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Girafes, giraffas,
Girafes, zarafahs
Quels immenses sofas
Il vous faudrait !

En ce jour de fête,
En votre honneur,
L’été aussi s’apprête
De vos estivales couleurs.

D’une journée mondiale
Anciennes caméléopards
Cette revue nuptiale
Fête vos noces sans canulars.

Girafes des savanes
En vitesse de croisière
À l’amble se pavanent
Baignées de lumière.

Doudous préférés
Des touts petits,
Vos ossicônes guillerets
Pour leurs guiliguilis.

Girafes africaines
Sereines, souveraines,
Puissent de longues semaines
Vous couronner d’étrennes.

Sans bailler aux corneilles
Vos beautés sans pareilles,
De famines et de longs cous,
Mes amours, tenez le coup !

À peigner la girafe
Depuis Charles X
Amis, faites gaffe
Pour conserver jadis.

 

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21 Juin  2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De quoi le monde est-il fait

« Notre cerveau construit la réalité objective de manière mathématique en interprétant des fréquences qui ne sont que les projections ultimes d’une autre dimension, un ordre plus profond de l’existence, au delà du temps et de l’espace. L’esprit est un hologramme enveloppé dans un univers holographique ». Michael Talbot – Ecrivain scientifique.

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L’image, récompense des enfants sages
Vient sublimer la pauvreté des mots
Accompagne leurs infatigables bavardages
D’un manque à la recherche d’un écho.

L’image silencieuse, non contente d’un regard,
Interpelle des lettres comblées de mots,
Fête des noces sur un papier vierge, bavard,
Volage, amoureuse telle une puce et ses sauts.

L’image sans la pensée de mots, invitée
Dans les yeux se serait retirée …
Laissant à l’oreille les bruits excités
De lendemains à jamais non cités.

L’image qui vient aux mots sans image
Doit ensuite, pour illustrer ses verbiages,
Partir à la recherche de l’élu, le bel adage,
D’une union avec pour témoins des personnages.

Dix bons-points pour une image, autrefois
Cette récompense cachée sous un rose buvard
Dans une boîte attendait la future joie
De choisir une image après un hésitant hasard.

Ai-je été cette enfant sage
Pour mériter autant d’images ?
De tant de maux, de fausses images,
Les mots m’ont offert leurs images.

Il y aurait tant à dire, à écrire
Sur des images qui ne savent pas lire,
Se contentent d’une multitude de délires
Où les mots esseulés viennent s’y recueillir.

 

14 Juin 2018 – Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 3 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La Patronne

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La Patronne, ce grosbec casse-noyaux de choix
En vérité parfois casse les noix
Aux sulbaternes sous ses ordres
Question de mettre un peu de l’ordre
Dans les rouages saisonniers
De quelques employés casse-pieds.

Star redoutée et redoutable
Elle a l’art de désservir la table
D’encombrants noyaux de coquilles.
Entremetteuse d’une grande famille
Qui ne casse pas des briques,
De noyaux a sa marque de fabrique.

Imposante personne sur ses sujets
La Patronne, portrait de ce geai,
Discrètement est venue se poser, rayonnante,
Casse-cou aux idées délirantes,
Sur des vols et envolées de suppositions
Qui couvent et nichent sur des munitions.

Confidences sur un bec dont la puissance
Avec la Patronne a forte ressemblance.
Voler dans les plumes ne lui fait pas peur.
Cette Patronne connait par coeur
Les casse-noix, les casses-couilles
Les casse-bonbons et leur tambouille.

Histoire de casser la graine toute             
Pour ce geai en vadrouille,
Les casse-noisettes et casse-croutes
D’un casse-tête brouillent                             
Le casse-pipe sans aucun doute
De cette Patronne qu’un geai en avant toute !

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majerowicz sur Facebook

 

Le Pont de Pierre

                     
Parfois il suffit d’un photographe et poète
Qui anime sa photographie restée muette
De quelques rimes, de quelques mots
Pour continuer d’un spontané galop
Ce poème d’une suite à quatre mains
Sur un pont, pour un bout de chemin
Sans préméditation à ce désir soudain
De répondre à un monde souterrain
Où j’ai rencontré Sébastien …

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Je me suis perdue dans les flots,
Je me suis perdue dans les mots,
Accrochée à ce Pont de Pierre,
Sauvée par sa divine lumière.

Je me suis perdue dans les flots
En traversant ce pont de pierres,
Sans y fixer la moindre chaumière,
Noyée d’orages et de mots.

Je me suis perdue dans les mots
Qui serpentaient comme le lierre,
Baignés d’une douce lumière,
Pour se perdre dans les flots.

Je me suis perdue dans les flots
Sur les mots d’un Pont de Pierre
Dans cette ville de Bordeaux
Souvenir d’une traversée de lumières.

Ce Pont de Pierre, vers l’infini,
Sur des flots paisibles de mots
Perdus dans les turbulents flots,
De mots et de flots scellent ma vie.

Ma vie comme ce pont de pierres
Que je traverse, perdue dans les flots
Où demeurent d’éperdus mots
Cachés sous ce Pont de Pierre.

 

13 Juin 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine   Photo : Sebastien Avonts sur Facebook

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