Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

MANGE-TOUT

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Mots doux longtemps enfermés
Dans une maison sans volets
Où la nuit solitaire du drame
Avait étouffé la chaleur de leurs âmes.
Ces mots doux régnaient avec amour
Sur de beaux atours.
Mots doux, anciennes grenades d’un passé,
Le rêve devint fatalité.

Mots doux qui résonnent dans du plein,
Dans une maison pour les câlins
Où nos cas assemblés tisseront du lien
Pour les forces de l’incertain
À l’air pressé dans leur histoire.
Un monde à sauver sans passoire …
Nul traquenard aux mots doux,
Un univers loin d’être fou !

Mots doux chuchotés au fond des mirettes
Pour les dieux de la muette.
Sinon que nous restera-t-il, entre nous,
Si le royaume est aussi fou ?
J’oubliais qu’il n’est qu’esprit joyeux,
Fameuse frustration des mots soyeux.
Dieu voulait vivre en paix.
Mots doux à l’amour qui nait.

Mots doux comme les mots qui roucoulent,
Aussi faciles que les caresses qui doublent,
Aussi réels que les mots tus.
Qu’avais-je mots doux connus ?
Un conte, un moineau, vois comme le monde
De la poussière, des mots doux, chaque seconde,
Ont isolé les mots doux qui vagabondent,
Ont tissé pour m’isoler de ces chers biens,
D’un monde qui m’aimait bien.
 
 

1 Juillet 1990
 
Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 juin, 2015 |1 Commentaire »

Solstices

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D’équinoxe en équinoxe, les solstices
Font une légère pause …
Les jours s’allongent, se raccourcissent,
La terre autour du soleil s’ankylose.
Ce matin, ont annoncé les cigales,
La fête de la musique en ce bel été
Qui marque l’entrée en saison estivale.
La terre est inclinée au solstice d’été.
Depuis des millénaires s’extasie l’humanité
Sur des évènements astronomiques saisonniers.
Le soleil passe au zénith en vedette, sans vanité,
Le tropique du cancer lui sert de levier.
Une révolution de la terre qui se projète
Autour d’un soleil qui ne perd pas pied.
Les décalages selon les hémisphères s’inquiètent …
Déjà les Egyptiens, les Celtes, célébraient
Ces périodes pleines de vie et de lumière,
Force, fertilité, les rituels zébraient
Jusqu’à la St Jean ces coutumes de chaumières.
Une course de la planète s’accélère, ralentit,
Sa forme irrégulière y joue un rôle.
De ces phénomènes nous sommes nantis,
Une roue de feu contre une course folle.

 

21 Juin 2015

 Jeannine Castel

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Friandise

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Le Maître du mystère dévoila pleins feux,
Pleins spots et robots laborieux,
Un stade humanisé hermétiquement
Closed et scintillant.
Le rayon laser en cornet sur la trame
Noya mon drame,
Ondula sur les fumées,
Un spectre de haut calumet !
Le soleil et la lune étaient là,
Alternatifs voyants de l’au-delà,
Projetant les symboles actuels
D’un environnement irréel.
Génial, magistral, chapiteau nuancé
D’un avenir dynamiquement fiancé.
Magie de l’intangible submersion,
Que connurent les pulsions,
De ces Maîtres de la note contemporaine,
Au calme maintien du survol de la haine.
Vibrations colorées, ondes révélatrices,
Pèlerinage moderne de nos matrices.
Le cochon, l’horloge, l’avion, le chien,
Fumée noire dans un incendiaire moyen.
PINK FLOYD, messagers de mes mètres
Indicateurs. Votre fenêtre
A embrasé ce soir, un restant d’ardeur.
Thank you pour ces éternelles lueurs.

 

17 Juillet 1988

Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Wish you were here ?

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Il y laissa sa tête ne préférant rien voir,
Ainsi dans l’eau fit bougeoir.
Nul besoin d’une flamme pour éclairer
Cette eau qui depuis son origine l’a engendré.
Stalagmite d’un océan omniprésent,
Mythe, il fut absent.
On oublia sa tête et son corps.
Seuls les poissons découvrirent un trésor.
Laissez à ces terrestres le matériel.
Vos parties, en partie, iront extra au ciel.
La profondeur mesurée dominera. Enfouie
La connaissance d’une telle galaxie.
D’un pied communicatif peu équilibré,
Comment voulez-vous ainsi danser ?

 

Août 1986  - Inspiration d’après une chanson des Pink Floyd

 

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Pizzicato

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Si j’étais virgule et toi pointillé,
A ma ponctuation tu suivrais.
Marque d’un temps d’arrêt nécessaire
Pour continuer ce très dur calvaire
Situé en dehors  de ce commun ménager,
Le don de voyager.

Si j’étais avion et toi coléoptère,
A vie, sans on, j’aurais aimé la terre
A la folle sagesse d’un ciel traversé
Que même avec amour tu as broyé.
Je n’aurais jamais pu t’apercevoir,
Toi, l’insecte d’un soir.

Si j’étais colchique et toi digamma,
Cette victoire réunie qui nous divisa,
Empoisonna mon automne fleuri,
Tua le chien de vieillotte chérie.
Une fleur dans un champ de mines
Où bronzent les contamines.

Si j’étais donation et toi Don Juan
Réponse à un fort décevant,
Je quitterais un tel Don Quichotte,
Qui sous la croix, chez moi, complote
Dans un monde qu’il me réserve
D’où les prophéties m’observent.

Si j’étais franc-jeu comme eux,
Rejet sur un certain milieu,
Qui redoute la parole de vérité ?
Moments perdus d’un profit débité.
La cure dans un french parler caniculaire
Se soigne avec l’imaginaire.

Si j’étais … mais déjà je suis
Ce fixe lorgnon qui suit,
Ce fraternel frazil qui me protège
Du raffiné plaisir de vos manèges,
En silence, dans la voie de Dieu
Je serai à mes adieux.

28 Juin 1989  -  Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 20 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Joies du bal

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Chacun parlant pour sa gouverne …
Je t’aime … balivernes …
Feriez-mieux d’aimer plus longtemps
Ce pseudo-amour qui vous sied tant.

Chacun projetant son intérieur manquant :
Manque à vos pseudo-repentants …
Au moins taisez-vous par pitié !
Goncourts de monts de piété.

Chacun écoutant ce qu’il y vit
Dans cette parole de la vie,
Quand vous serez de parole
Vous aurez droit à la parabole.

Ô certes de celle-ci point ne souhaitez,
Sauf quand le malheur vient vous visiter.
Le ciel est bien généreux d’écouter
Ces moulins moulinant de sainteté.

 

 

8 Août 1990

 Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 juin, 2015 |Pas de commentaires »

RAMIS

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Les maris à chi
Catharina tchitchi
Les maris chouchous
Font tchou-tchou …

Les maris atchoum
Font boum-boum
Les maris fidèles
Duo pour Adèle.

Les maris coureurs
Et les femmes docteur ?
Les maris marient …
Rime à Marie.

 

 25 Août 1990.
 
Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 juin, 2015 |Pas de commentaires »

FLOUS

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A l’image du temps s’écoulent les pensées
Dans un monde où demeure l’insensé.
A l’image du temps l’espace son ami
N’a plus que lui.

A l’histoire du temps qui conte et reconte,
La poule ponte-émissaire de cette fonte
Sur l’histoire du temps fit un oeuf souverain
Que continue demain.

A l’amour du temps d’un royaume mystérieux
Où je voudrais, où je suis, d’un air joyeux,
L’amour du temps m’oblige et me presse
De sa divine messe.

Au plaisir de flâner dans ce monde vide
Où tout bascule d’une cadence rapide,
Laissez-moi respirer, je n’ai point hâte,
J’ai déjà l’écarlate !

A l’idée d’un éternel qui serait toi,
Choix de mon Roi,
La permanence s’est offert des vacances.
Immortelle éternité où toi tu danses !

Difficile accès à ce monde nouveau.
L’homme, seul, se remplit de mes mots,
Se vide des siens, vidange des cerveaux,
Simple question de niveaux.

Après une résurrection placée entre tes mains
Me voilà élevée du monde souterrain.
Où vont-ils pousser si on savait tout
Vous, de mon miroir flou.

 

31 Janvier 1990  -  Jeannine Castel

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 juin, 2015 |Pas de commentaires »

DIRES-DESIR

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Le désir avant l’étreinte
N’est pas toujours l’empreinte
Du désir attendu …
Désir déçu.

Le désir rêvant à l’étreinte,
Quand il connait l’empreinte
Du désir désiré …
Désir fêté !

Le désir après l’étreinte,
Naissance de complainte,
Désire ou ne désire plus
Désir foutu …

Le désir à son étreinte
Consola ses regrets et plaintes
D’un désir nouveau …
Désir accro !

Le désir et l’étreinte comblés
Quand ils sont rassasiés
Désir Parfait !

 
 

Juin 1990
 
Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 17 juin, 2015 |1 Commentaire »

Un deux juin

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Te souviens-tu du temps où nous allions, heureux,
Sur ce petit chemin, par un soleil radieux,
Ombragé d’une haie de platanes,
Sentier caillouteux, souffre douleur des ânes.
Les rayons par intermittence filtraient
A travers les branches qui dansaient
Sous le souffle du vent léger, caresseur,
Nous flirtions avec eux, jouisseurs.
Mon coeur rempli d’amour, semblable au tien,
Cognait gentiment pour un plaisir prochain.
L’herbe haute, fleurie, nous attendait
Complice de nos petits secrets dénudés.
Ainsi allongés, isolés d’un monde curieux,
Nous cherchions dans la prunelle de nos yeux
La profondeur retrouvée de nos deux êtres,
D’un amour qui nous fit naître.
Ta main câline caressant ma peau,
Moi, rêveuse, blottie contre toi, mon héros.
Hors-d’oeuvre d’un met délicieux,
Nous finissions dans les hauts lieux.
Les platanes depuis n’existent plus,
L’herbe jaunie a la berlue,
Le ruisseau n’abreuve plus la bergeronnette,
Les ronces ont envahi notre couchette.
Seul le soleil, ce deux Juin, me rappelle,
En regardant un vol d’hirondelles,
Que passe le rêve sur des amours inventés,
Passe le rêve sur ceux que j’ai aimés.
Libre d’aimer, de caresser à l’envie
Ce que la nature humaine m’a ravi. 

 

2 Juin 1986 - Jeannine Castel

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »
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