Archive pour la catégorie 'Julio le lionceau'

La meilleure façon de marcher

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«Maman n’aime pas que l’on marche en file indienne …
Surtout quand derrière nous il n’y a pas de gardienne.
La lanterne rouge qui prévient et donne l’alarme
Afin que nous puissions préparer nos armes …
Éviter un affolement et protéger les petits trésors…
Un sauve qui peut parmi eux serait une mise à mort.
Puis maman aime bien que nous marchions par hiérarchie …
Ce qui arrange MOUSSE avec toute sa panoplie de chichi.
L’autre jour, je me suis caché dans un gros buisson
Pour observer cette drôlesse au cours d’une leçon.
Vous l’auriez vue comme elle se la pétait la demoiselle !
Elle veut apprendre à marcher comme un top-modèle !
Ouais ! Tout ça parce qu’elle a appris qu’un défilé
Doit avoir lieu pour un Mardi-gras … un jour sans filet ? …
Beurk ! Rien que du graillon … très peu pour moi …
En tout cas quand nous allons ainsi tous les trois,
À cause de cette comédienne et de ses foies,
Puis parce que je suis le plus dégourdi, paraît-il …
C’est moi dans la tempête qui termine par ainsi soit-il
Chaque fois que nous sommes menacés par les hyènes,
Ces commères qui ricanent et dont l’hygiène
Me laisse interrogatif quand je vois ces charognes
Se ruer sur des cadavres comme foire à l’empoigne.
Lorsque nous passons ainsi alignés, j’ai comme l’impression
Que nous faisons l’admiration des lions …
Je ne le montre pas, mais j’ai la trouille bien souvent …
Alors je bombe mon torse, mes quatre poils au vent,
Fier comme cet Artaban contemplant sa trouvaille
Qui vient de remporter sa première bataille.
Ce jour là pris en photo nous allions tâter le terrain
Ensuite rendre visite à notre célèbre et grand copain
Un lion patriarche … il est plus fort que toutes les tempêtes !
Je l’adoooore et oublie que très souvent il pète …
Je vous le présenterai ! Il trône toujours à sa place favorite.
MOUSSE ! Tu n’es plus au pas ! Tu m’embrouilles petite !
Petite … hihihi ! Ça lui rabaisse sa fierté de top-modèle …
Maman ! Pour mardi-gras je pourrais manger de la gazelle ? …»

 

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15 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers sur Facebook

 

 

La grand-maman de JULIO

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«La sieste … quel mortel ennui !
Quelle idée d’aller chasser la nuit !
Rester vautrés des plombes sans rien faire …
Et ça roupille, ça ronfle, ça digère !
On nous traite de petit au rytme des grands…
Heureusement que j’ai ma grand-maman.
Sans elle les hyènes m’auraient dévoré !
Elle est chouette ma mamie adorée.
Elle a horreur de mes caprices …
C’est quoi une boîte à malices ?
Mais comme je l’aime fort, nul besoin
De l’enquiquiner avec mon tintouin.
Avec elle, même pendant la sieste je m’amuse !
Tu crois pas JULIO que tu abuses ?
C’est tout ce qu’elle me dit … pas de tapes …
Pas de crocs menaçants … quelle bonne pâte !
Je lui mordille ses oreilles, la chatouille,
Elle me traite de petite fripouille, de pistrouille …
Tout fier je me perche jusque sur son crâne !
Une fois j’ai pété dans son oreille … à faire l’âne …
Il n’y a qu’elle qui a le don de m’endormir
Quand elle attaque la série de ses souvenirs.
Une mamie comme elle y en a pas deux !
Et c’est moi qui suis son petit amoureux !
Elle a tant de choses à m’apprendre.
Je suis son petit chéri au cœur tendre.
Durant ces heures passées en sa compagnie
J’en oublie les exigences et leur tyrannie.
Je l’appelle DOUCE et je l’aime très fort.
J’aime me blottir contre son puissant corps.
Quelle chaleur ! … vivement que ce soleil se couche.
 Bas les pattes vilaines mouches !

11 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur facebook

 

 

 

JULIO fait sa gym

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«Quoi ?! … j’ai pas le droit ?
Ce matin je me suis levé du pied droit !
Pour dire vrai … de ma patte … je m’éclate !
Ça se voit ? … couché comme un sac de patates ?
Non ! Je fais ma séance matinale de gymnastique.
Je profite qu’une fois de plus, toute la clique
Entassée là-bas d’une grasse matinée paresse.
Pour me mettre en train rien de tel que la fitness !
Comme vous pouvez voir, mes abdos obliques je travaille …
En soulevant ma tête la contorsion affine aussi ma taille.
Je me forge une ceinture musculaire de choix.
J’ai envie d’un corps de Roi et non de celui d’un anchois !
Moi, je suis un lève tôt … j’ai la bougeotte …
Mais par temps frais j’apprécie leurs bouillottes !
Pas comme ma sœur … faut toujours qu’on la dorlote !
Je vous la présenterai … une froussarde chochotte …
DOUCE lui dit souvent : « quelle couillotte ! »
Il est vrai qu’elle a souvent la tremblote …
Elle a peur de tout ce qui bouge … vous imaginez ? …
Les jours de grand vent … je vous laisse deviner …
Du coup nous l’avons surnommée BROUSSE … malheur !
Histoire de lui donner du courage, la doper … l’horreur !
Elle s’est vue perdue dans la jungle, l’angoisse … une erreur …
Ce qui fait que nous l’appelons MOUSSE … et ça bulle depuis.
Chochotte mais coquette, elle déteste la pluie !
MOUSSE ! … un tapis… quel luxe se serait mes amis !
Je dois me contenter de ce boueux tatami.
Allez ! ce n’est pas tout mais il est l’heure de ma tétée !
Revenez me voir !  Ce fut un plaisir de discuter.
Debout là dedans ! … à moi ma chère tétine !
Pousse-toi MOUSSE, tu lambines …»

 

13 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Christine Deslandes sur Facebook

JULIO est capricieux

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JULIO, le petit lionceau, est capricieux …
Ce démon, beau comme un dieu, invoque les cieux
Sous l’œil fâché et en colère de sa patiente mère
Qui a mis au piquet ce petit diable autoritaire.
JULIO n’aime pas être contrarié. Pour un oui pour un non
Il fait un caprice et rugit comme un gros lion …
Sa maman ne sait plus que faire de ce lionceau
Qui a réponse à tout et braille depuis le berceau.
Ce petit chenapan irrite tout son clan,
Assourdit de ses cris stridents leurs tympans.
Si bien qu’une tante attendrie par son chagrin
Vient le cajoler, lui prodigue quelques câlins
Sous le regard désapprobateur de sa maman.
«Un comédien né est ce petit garnement !
Si nous passons l’éponge à chaque fois, ma sœur,
Ce lionceau continuera ses caprices de frondeur.
Je vous prie de ne plus contrecarrer mon autorité.
Merci de laisser JULIO passer sa rage si souvent invitée.
Il faut qu’il apprenne en notre monde de milices
Que l’existence ne se satisfait pas de subits caprices.
Un lion, s’il veut s’affirmer en ce monde de Rois,
Dans son clan pour commander doit filer droit.
Ses caprices le mèneront à des crises de violences.
Ne poussez pas mon enfant, déjà plein d’arrogance,
Dans les pattes d’une bande de redoutables gredins
Toujours prêts à se satisfaire du plus petit larcin.
Quand il comprendra que personne ne s’intéresse
À ses fantaisistes humeurs, ses envies de diablesse,
Il changera avec la vie ma fidèle alliée si précieuse
Retrouvera un bon sens et un équilibre à l’humeur joyeuse »
Vite consolé, JULIO joue avec PEPITE, sa jolie cousine,
Aux yeux de reflets d’or d’une future béguine
Qui enflammera les ardeurs de ses futurs prétendants.
Mais pour l’heure … en attendant …
Laissons entrer le soleil chez ces deux jolis cœurs
Inscoucients qui jouent avec le bonheur …

 

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9 février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Huguette Steinsultz sur Facebook

D’autres photos sur ma page Facebook Les poèmes de Chatnine 

JULIO, le lionceau

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Divines caresses
Frivole paresse
Le vent mutin
De ses câlins
Berce JULIO
Petit lionceau.

Plus rien n’existe
Ni Mara, ni pistes,
Juste une ivresse,
Un instant de faiblesse
Enveloppé de liesse
Loin des détresses.

Dans les herbes hautes
JULIO, rêve, flotte,
Euphorie cachée
D’une fantasque panachée
Dont les fantaisies
Débordent de poésie.

Coupé du monde !
Juste quelques secondes
Oublier ce parterre
Ses monstres en colère.
Vibrer des ondes
D’un autre monde.

Dans les herbes blondes
Hélas de sa ronde
JULIO ne sait que trop
Le danger de ce cachot
Qui vous mène au bourreau
Pour avoir voguer sur les flots.

De qui-vive sans cesse,
Sous de brèves caresses,
Son corps dissimulé
Ne peut rester esseulé,
Être la tentation d’un prédateur
Entre ce chaud et froid rêveur.

Douces caresses
Espoirs de tendresse
Le vent mutin
Sous ses airs badins
Invite JULIO, ce coquin,
À ses rébus enfantins.

Dans les hautes herbes
D’un blé en herbe
Ainsi va JULIO,
Ce jeune lionceau,
Si discret, si silencieux,
À la découverte du royaume de ses aïeux.

 

9 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

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