Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

Découvertes

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Après avoir partagé le repas,
Une sieste s’impose sur ce matelas
Peu confortable certes mais d’un sommier
Conçu pour eux en bois de figuier.
« Allons faire un tour au jardin !
Profitons de cette accalmie, galopins ! »
Peu d’enfants jouent et pour cause
La présence de deux éléphants indispose.
Des mangoustes venues en famille décampent …
« T’as vu maman, l’éléphant a une crampe ! »
« Non, il est agacé, prêt à charger … 
Vite, éloignons-nous, regagnons notre potager.
Profitons que les lions sont distraits
Par ces deux pachydermes peu discrets. »
« Je veux voir ! je veux voir ! … tais-toi
Arrête de couiner comme un putois !
Je suis fatiguée de te trimballer comme un bébé…»
« Mangou est un bébé … Mangou est un bébé ! »
« Attends ! tu vas voir ! … je vais te montrer … »
« Mangou est un bébé … pff ! cours-moi après ! »
« Assez ! Cessez vos chamailleries par pitié !
Quelle déception ce jardin d’amitiés ! … »
Rembo observe en particulier un mâle
Prêt à charger sa fureur animale …
« T’as vu Fifi, il a une deuxième trompe !
Un éléphant ça trompe, ça trompe ! … »
« Mais non ! nigaud ! c’est pour aller au pot ! »
« Mais son trou sous la queue ? … au pot ? … »
« C’est une autre queue … si tu veux …
Un zizi … pour présenter ses voeux … 
Ses voeux pour une belle de son choix …»
« Pouah !! tout le monde le voit ! »
« Ce que je vois mes loulous pour l’instant
C’est qu’il vient vers nous, cet indécent.
Pendant que je vais essayer de le distraire,
Toi et ton frère regagnez le logis !
Nous reviendrons quand il se sera assagi. »
Plus tard, Joli coeur, pensif, saisit la queue de sa mère …
« C’est dégueu … la leur traîne à terre dans la poussière …»
« Tu viens jouer ?! … essaie de m’attraper ! … »
« Vite qu’ils grandissent, que je sois en paix
Les hyènes ne sont pas bien loin …
Elles flairent notre garde-manger plein …
Comme ils sont beaux mes deux trésors !
Je ne pourrais pas revivre encor …
Il va nous falloir changer de décor …
Quitter Grand Esprit … ou alors … »

 

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12 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta et Philippe Lebartz sur Facebook
Contes de la prairie

 

Fumées noires

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Le ciel est en feu.
Un maître de Forges heureux
retrouve toutes les valeurs
Incinérées par les voleurs.
Il souffle avec puissance,
Enflamme avec prestance
Les folies du monde
Pour une résurrection féconde.
L’horizon laisse entrevoir
la jaunisse du désespoir.
Une lionne défend son territoire,
Son lionceau est en pleurs
En cette brûlante chandeleur.
Fumées noires d’un crématoire
Du purgatoire de la mémoire.
Dans ce gigantesque chaudron,
Tous les malheurs fondront
Pour de nouveaux horizons
Apercevoir leurs guérisons.

 

9 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

L’intruse

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« Il me faut avant l’orage aller au ravitaillement.
C’est qu’ils ont bon appétit mes deux garnements !
Je profite qu’ils s’amusent gentiment
Pour les laisser seuls quelques instants. »
« Promis mam’ nous ne bougerons pas.»
« Joli coeur si on jouait à tu m’attraperas pas ? »
« Non ! Il faut tenir notre promesse …
Aie ! tu me fais mal aux fesses, petite tigresse !
Si on jouait à combien j’ai de doigts ?
Ferme tes yeux ! Fifi … tu triches ! je te vois !
Chut ! …Taisons-nous … quelqu’un vient …
Je vais voir si c’est maman qui revient …
Grimpe sur Grand Esprit, vite ! »
« Bonjour l’ami, c’est là que tu habites ?
Dans ce vieux tronc pourri infesté de termites ? »
« Fifi ne répond pas à ce suffisant propos.
Après tout ce n’est qu’un vulgaire éléphanteau. »
« j’ai peur Joli coeur, il s’approche, planquons-nous !
Oooh Grand Esprit, protège nous ! »
À ces mots éclate un grand coup de tonnerre,
L’intruse sous les éclairs s’enfuit, quitte leur parterre.
Joli coeur ouvre l’écoutille de son sous-marin.
« Wouah ! Quel enchantement divin !
Viens voir soeurette le bel arc-en-ciel !
Cet orage a été vraiment providentiel !
Le danger à présent est écarté.
Ce gardien Jabiru ne pense qu’à becqueter.
Voilà qu’il pleut et maman tarde …
Non, mais tu as vu cette grosse vantarde ?!
Grand Esprit ne t’en fais pas vieille souche
Nous on t’aime avec tes mouches,
Ton corps pourri à tête d’éléphant,
Ta queue de sirène, tes sabots géants.
Tu es un ventre maternel pour nous !
Ici, quoiqu’on dise c’est notre chez nous ! »
À quelque distance, Rembo s’inquiète.
Trop soucieuse elle s’est mise à la diète.
« Pour eux deux ils auront assez à manger.
J’ai préféré ne pas prendre de danger.
Cette guéparde intimidée par ma venue soudaine
S’est enfuie me laissant sa proie. Quelle aubaine !
J’aperçois le navire, Joli coeur est sur le pont …
Comme je les aime mes deux petits fripons.

 

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10 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook

 

 

 

 

OUF !

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Coucou !
Oui, c’est bien nous !
Grand Esprit est dans la gadoue !
Après cette pluie torrentielle de fous !
Nous sommes fiers de notre maman.
Elle n’avait pas envie d’un amant …
Il est reparti voir ailleurs
D’autres lionnes en chaleur … 
Un peu de soleil nous ferait du bien
Pour assécher cette lagune sans Vénitiens.
Très tôt, ce matin, nous avons eu de la visite …
C’est Jackson, un ange, qui bien vite
A découvert notre nouvelle cachette.
Vous auriez vu Tony ! C’était la fête !
Ah ! quel bonheur de les revoir
Même si nous sommes dans un lavoir !
Bon, mais pour l’heure après toutes nos émotions
Nous allons piquer un mérité roupillon
Dans cette nouvelle souche accueillante.
Et Hop ! Youpi ! Maman a été triomphante !
En conquérant je pose et vous remercie !
Nous vous avons donné quelque souci …
Vendredi 13 nous a porté bonheur
Suspicieux, je m’endors sur ce champ d’honneur.
Au prochain rendez-vous !
Promis je vous raconterai tout !
OUF ! 
« Pousse-toi ! gros patapouf !
Tu prends toute la place »
Viens ma Fifi que je t’enlace …

 

 

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14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

Saute-patates

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Non, maman ne me laisse pas ! …
Ne t’accroche pas comme ça !
Mais maman que vais-je devenir ?!…
Tais-toi veux-tu ! Fais moi plaisir
Au lieu de te lamenter sur ton sort !
Regarde ton frère, ce cher trésor …
Il apprend à courir la prétentaine
Sans déclencher toutes les sirènes !
C’est sûr ne compter que sur soi-même
Ça vous met le courage en carême !
Allez ma fille, arrête tes caprices de léo gâtée !
Ce n’est pas le moment … faut se hâter
Si nous voulons remplir le garde-manger.
Ton comportement nous met en danger.
Alors tu vas pas me quitter maman ?
Non … jusqu’à mon prochain amant.
Bouhhh … vilaine tu ne m’aimeras plus …
Rassure-toi, passer la chose, lui non plus !
Bouhhhh … je veux pas grandir …
Arrête ! tu fais de la prairie notre champ de tir !
Puis tu me fais mal, enlève tes pattes !
Maman, tu veux pas jouer à saute-patates ?
Quoi ? … c’est quoi ce jeu ?
C’est le jeu de mon petit amoureux …
Voyez-vous ça … déjà ! … comédienne !
Saute-patates … quelle couillotte !  pfff à l’ancienne …
Qu’est-ce que tu marmonnes maman ?
Tais-toi ! Avance et serre le rang !

 

21 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Peter Chebon sur Facebook
Contes de la prairie

Joli Coeur (suite 4 et fin)

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Ils arrivèrent au cirque recouverts de vase
Ce qui divertit la galerie en extase
De les voir revêtus de bas verts dégoulinants
Pour trouver leurs places Ils mirent un certain temps.
Finalement c’est dans la fosse du parterre
Réservée aux personnalités des Pachydermes
Qu’en invités d’honneurs ils s’installèrent.
Les Léo, en famille, durent se séparer,
Impossible de trouver trois places à côté…
Ainsi sans maman, déçus, désemparés,
Le spectacle perdit de son charme et beauté.
La troupe des Impaluche, célèbres acrobates,
Fit une entrée fracassante à l’épate.
Des sauts ! À vous faire oublier vos pattes !
Athlétiques, avec grâce ces chevaliers de l’espace
Franchissant avec agilité les buissons
De sauts en hauteur plein d’audace
Explosèrent le mur du son.
Leurs longues pattes fines et légères 
Timidement frôlaient le sol.
Le 111, la ligne de leurs arrières 
Transporta tout le monde sur leurs envols.
Courant comme des dératés en zigzaguant,
De gauche à droite, ils impressionnèrent 
Fifi qui les trouva très élégants.
Amusé par ce ballet de haute voltige,
Ces vaisseaux spatials explosifs,
Enthousiasmé par ces Vénus ailées callipyges
Qui lui hérissèrent les tifs,
Joli cœur ne put s’empêcher de rire,
Ne sachant plus où donner de la tête.
Les éléphants dans ce grand délire
Essayaient de soulever leurs popotins des banquettes.
Quand vint la parade finale sous les applaudissements 
Chacun se sentit des ailes d’oiseaux.
Au milieu des barrissements et rugissements 
Ils sortirent pêle-mêle en troupeau.
Puis chacun regagna ses pénates,
Souriants, enthousiastes et ravis
Sans penser que de misérables savates
Alourdissaient le poids de leur vie.

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2 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa

Contes de la prairie

Joli Coeur ( suite 4 – 1ère partie)

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La venue du cirque de plein air Les Impaluche
Annoncée la veille aux quatre coins des pôles 
Par un mégaphone à tête d’autruche
Fut entendue dans toutes les écoles.
Les écoliers tout excités par l’annonce 
À la sortie en parlèrent à leurs parents …
Et sans attendre leurs réponses 
Prirent la direction du cirque ambulant.
Il est encore trop tôt dit maman Rembo
Allez jouer en attendant l’heure !
Inutile vous deux de faire le beau,
Finissez sagement votre quatre-heure.
D’abord allez prendre votre bain mes babar
Pas question d’aller au spectacle ainsi !
Dociles les éléphanteaux comme des canards 
Barbotèrent sous la surveillance de Sissi.
Quant aux Léo par peur d’être en retard 
Ils se mirent en route avec leur mère 
Qui pestait après son autre lascar
Parti loin devant dans la clairière.
Arrivés les premiers Fifi et Joli cœur
Prirent place au premier rang.
Rembo préféra s’asseoir en hauteur,
Prête à intervenir au moindre incident.
Lavés, astiqués, reluisants, en ribambelle,
Sissi en tête suivie de ses boute-en-train 
Évitèrent d’emprunter la fragile passerelle,
Ce qui les obligea à traverser un bassin… ( à suivre )

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1 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie

Six, cinq, quatre, deux, un

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« Il est l’heure de partir ? »
«Non … inutile de courir ! 
Prenons un bon petit casse-croûte
Avant de nous mettre en route.
Papa surveille les Olololos boys.
Ils ont détaché deux cow-boys
Qui n’ont pas eu leur part de butin,
Une hyène assassine dévore avec entrain
Ce qui devait être leur festin.»
Rassasiés, quatre Olololos, en spectateurs,
Assistent au jeûne d’un des leurs
Qui manifeste, esseulé, son mécontentement
Du manque de soutien de son clan.
L’autre, à l’écart, du départ s’inquiète
De cette pique-assiette qui le met à la diète.
Repus ou trop occupés malgré leur famine
Ils boudent ce champ de mines
Foulé par cette famille de girafes,
Parfois maladroites comme Gaston Lagaffe.
Sous l’oeil vigilant du Père, ils assistent
Au défilé de ces silencieuses cachotières en piste.
« Un girafon ! » s’exclame Olololo junior enhardi.
Mais déjà folâtrant sur les boutons d’or
Cousin et cousine se chamaillent
Tandis que les parents, craintifs de représailles
Surveillent les alentours trop calmes à leur avis,
Car rare sur le Masaï sont les moments de répit.
Quatre daltons, cinq gangsters, six mercenaires,
Quel guignolo de gigolos ces Olololos ! Quel parterre !

 

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4 Avril 2018 – Jeannine Castel 
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

JOLI COEUR (suite 3)

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Rembo la lionne remercia ces amis
Venus de leurs condoléances témoigner
Leurs amitiés. Après une nuit d’accalmie 
Elle pensa que la meilleure façon de soigner 
Sa grande tristesse, ce vide insistant, cuisant, 
Cette scène d’horreur de cris et de sang
Était de quitter rapidement ce lieu peu reluisant.
Elle devait changer de décor sur le champ
Où tout lui rappelait cette cruelle mort
Qui avait emporté sur un coup du sort 
Son enfant, son cher petit trésor.
La querelle de ses lionceaux lui donna du ressort.
Elle se remémora cette attaque surprise,
Son affolement. Qui sauver dans l’urgence ?
Dans ce malheur elle avait eu la maîtrise,
Malgré ce regrettable manque de vigilance,
De lutter contre ces assaillants furieux 
Sans le moindre secours de curieux 
Ni une aide providentielle des Cieux.
Allons quittons mes chéris ce funeste lieu !
Joli cœur, en tête, tout heureux
De voir sa maman sourire d’un air compatissant
Pataugea dans la boue de ces jours pluvieux.
Il se soulagea d’un besoin pressant …
Il retrouva gambadant avec amusement 
Les chatouilles de cette herbe complice,
Pas assez haute pour d’un déguisement 
Camoufler leur présence aux milices.
Sous maman, rien de plus sûre cachette face aux imprévus …
Ce lion est trop occupé à boire ?!
Chut… Filons en vitesse sans être vus …
Après une séance de manucure notoire, Rembo la lionne
Fit grande toilette à ses petits polissons
Blottis contre elle sur ce vert et frais paillasson.
Joli cœur ronronna sous les caresses gloutonnes 
Prodiguées par maman de tout son coeur.
Il quémanda à sa mère au cœur meurtri 
Toute l’affection pour conjurer la peur 
Qu’en silence, tous les trois sans un cri
Essayaient de surmonter, chagrins.
Marqués à vie dans leur vie commune
Ils profitent de ces inassouvis câlins 
Déposés tendrement sur leur tête brune.
N’osant pas penser à demain, Joli cœur
Avec elles ne fit qu’un seul chœur.
Il se promit de vite devenir fort
Pour protéger ces deux amours de la mort.
Rembo, le regard tourné vers l’avenir 
Lâcha prise sans le moindre soupir.

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30 Mars 2018 – Jeannine CASTEL
Photo : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur (suite 2)

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Allez maman, bouge toi un peu …
Nous sommes encore tous les deux !
Tu donnes la frousse
À notre amie l’alouette rousse !
Elle accuse la sentinelle à gorge jaune
D’avoir été trop poltronne.
Non, joli coeur, elle y est pour rien.
Face à cette attaque de vauriens,
Plutôt que de vous perdre tous les trois …
L’obscurité … ce réveil aux abois …
Lourde est ma peine, Joli coeur.
Va, va rejoindre et consoler ta soeur.
La perte que nous subissons,
Nous aussi quand nous chassons
Nous mettons le coeur en peine
De nombreuses mères … bonjour Jabiru !
Merci de vos condoléances, ce deuil qui l’eut cru …
Moi, avant qu’on m’attrape, perché si haut,
Dit le Martin pêcheur huppé de son échafaud.
Le couperet est tombé ! … veux-tu te taire !
De ta tête grise Martin, chasse ce commentaire.
Les Léo de loin assistent par sympathie
À ces condoléances qui virent à la cacophonie,
Heureux d’être encore tous les trois …
C’était un vrai cheval de Troyes …
Quel piège ! … les guépards compatissants
Surveillent l’horizon, bondissant
L’un d’eux en guise de représailles
Saute sur tout ce qui bouge … bande de canailles !
Rosine de tristesse n’a plus ouvert son bec.
La grue cendrée en a le gosier sec.
Il me manque tant ce petit chenapan …
Pas plus tard qu’hier il était là, sur ce tronc, grimpant
Avec mes deux autres, insouciants, heureux …
Joli coeur, je t’aimerai pour deux
Nous voilà enchaînés maintenant, malheureux.
Blottissons nous là dans ce petit creux
Et pensons à notre cher disparu. Est-il heureux
Dans cette autre vie tant annoncée ?
Dans cette histoire, il nous a devancés…
Ces deux commères n’en perdent pas une !
Des lions espèrent le voir marcher sur la lune …

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28 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook
Contes de la prairie

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