Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

Chemin faisant …

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Pendant que RISETTE, hébergée chez la cousine CLITO
S’ennuie, triste de rester enfermée en ce pied dans l’eau …
SHOW, voyage, voit du pays en suivant sa maman.
Lui aussi, nostalgique il s’ennuie, perdu parmi ces monuments.
Il reste néanmoins attentif, prêt à tirer le cordon d’alarme.
Il avance, docile, l’esprit encore sous le charme
Des quelques jours de vacances trop vite passées …
« Où est mon entrain, mon engouement de chef de file ?
D’autres vacances viendront ! … comme des reptiles
Mes pensées de leur venin hypnotisent mon moral …
Vite, vite, SHOW reprend ta place de vaillant général ! »
Battant la cadence d’un mouvement de balancier,
Sa petite queue l’aide à repartir d’un bon pied.
Sa mère, amusée, d’un regard furtif plein de tendresse,
Frôle de très près ce drôle en manque de caresses,
Observe au loin un léopardeau bien imprudent …
Rassurée ensuite de voir la léoparde parée à tout incident.
« C’est une chance d’être, de pouvoir dominer de sa hauteur !
Ainsi on peut voir de loin, surveiller, contempler ces prédateurs
Qui font de la savane un vrai plateau de cinéma !
Des distractions nous sont offertes, en chemin, sans caméras !
Vois-tu SHOW ce qui t’attend quand tu seras plus grand …
Mais pour l’heure contente-toi de rase-mottes mon grand !
Nous ne sommes pas très loin de la prochaine étape.
Cette nuit nous profiterons des délicieuses agapes
De Dame Nature en cette oasis merveilleusement boisée.»
« Tiens !? n’est-ce pas Li que je viens de croiser ?
Il fait l’indifférent … il fait semblant de ne pas me voir …
C’est jour de chorale sur ses nombreux perchoirs !
Face à ces choristes qui n’en font qu’à leur tête,
Le chef de choeur, dépassé, en a perdu sa baguette !
Après tout Li n’était pas mon ami, il est vrai …
J’aime pas les lunatiques ! Qu’il broute de l’ivraie !»
C’est ainsi que distraits par tout ce remuant entourage
Ils arrivèrent enfin accueillis par des amis, contents de leur voyage.
SHOW, ce malbrough mironton mirontaine, affamé coquin
Sous le ventre de sa mère partit vite calmer sa faim.
RISETTE, toujours morose, espérait qu’un évènement
Viendrait la sortir de cet austère enfermement.
Ne perdant pas espoir, le sommeil en réconfort
Transporta RISETTE dans ses îles aux trésors …

 

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30 Août 2018 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

CLITO

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Toute repentante, RISETTE demande timidement pardon.
Une Princesse dominante se doit de porter le pantalon !
Dominante de mère en famille, elle est héritière !
Agir selon son bon plaisir figure dans sa table de matières.
Elle peut éliminer d’autres femelles dans la portée.
Mais ce qu’elle a envie RISETTE …  c’est de téter.
STORY, trop heureuse de revoir sa jolie princesse
Ne lui a fait aucun reproche. Elle renifle avec délicatesse
Les parties génitales de cette fugueuse avant le retour
De la meute d’hyènes parties à la chasse aux alentours.
Son bébé d’amour devra se soumettre à l’inspection
De ses parties génitales après sa brève disparition.
Cette hérédité dominatrice de mère en fille
Va-t-elle, après cette escapade, en ce jeu de quilles,
Garder son rang de future Reine et tendrement
Profiter du bien être attribué à son rôle de maman ?
Après une longue tétée, se sentant trop isolées
STORY décide d’aller chez sa cousine CLITO,
Propriétaire d’un splendide pied dans l’eau.
CLITO, tantôt femelle, tantôt mâle selon les racontars
Changerait de sexe, se reproduirait sans mâles vantards 
Dont le pénis d’un clitoris, grains de sable du scandale,
Ne servirait à rien … à que dalle !
Meneuse de revues de folies bergères, très secrète,
CLITO  a une réputation affublée d’un tas de sornettes.
Elle rend fou d’amour, hérisse les poils soyeux
De nombreux troupeaux broyés par ses yeux.
Descendante de Brévirostris et d’une hyène des cavernes
Aurait-elle mis son sexe en berne ?
D’une bande de sorciers, d’esprits monstrueux, de salauds,
Elle vit retirée, loin de ces hardes, au bord de l’eau.
Quelques crocodiles osent naviguer au large …
Avec toutes ces calomnies CLITO vit en marge.
Elle laisse planer des incertitudes jusque dans son vocabulaire.
Vulve ou pas CLITO resplendit de lumière !
STORY et RISETTE, accueillies avec amour
Profitent de l’hospitalité de cette cousine aux beaux atours …

 

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29 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

 

 

 

 

Les amis de RISETTE

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RISETTE, prise par le jeu ne se soucie guère
Du bruyant remue-ménage en cet acceuillant parterre.
De cachette en cachette elle oublie la prudence
Tandis que STORY, alarmée, s’inquiète de la présence
De ces lionnes affalées au comptoir du bar populaire.
« Partir d’ici sans RISETTE n’est pas pour me plaire !
Ces lionnes qui sirotent leur brevage à la buvette, espérons
Qu’après s’être désaltérées, elles feront de gros ronrons
Et que ma fugueuse qui ne perd rien pour attendre
Reviendra … nous décamperons vite loin de ces tendres.»
Quelques mètres à vol d’oiseau, nos deux espiègles
Surveillées à leur insu par un majestueux vol d’aigle
Se croient seules au monde, oubliant tout, batifolent,
Se poursuivent, s’amusent comme deux petites folles.
Elles ne s’aperçoivent pas qu’une lionne solitaire
Accompagnée de son lionceau, curieuse plus que patibulaire
S’approche et débusque CACAHUETE blottie sous sa carapace.
Aussitôt l’aigle, Vigile royal, déclenche  » l’alerte du rapace « .
Il faut savoir que dans la savane toute alerte est reliée
À une plate-forme d’écoute inimaginable de forces alliées.
Sur le champ SHOW tire sur le cordon de la sonnette d’alarme,
Provoque dans les troupeaux d’éléphants un délirant vacarme
Qui arrive aux oreilles de Li, nettoyées récemment …
Li, soulagé avait enfin récupéré ses pique-tourments …
À moitié aveuglé par l’un d’eux, cet ami de MUSE
Beugle aux deux inconscientes : « Fini de faire mumuse !
Vous avez de la chance que nous soyons là !
RISETTE tu mériterais … nom d’un cervelas …
Une bonne correction ! Jouer de la sorte avec nos sentiments,
Les soucis et les chagrins de tout un régiment ! C’est malin !
Tu veux ma parole finir sous les crocs de ces félins ?
Fais moi le plaisir de rejoindre ta mère illico
Sans rechigner ! Nom d’une cuite à l’eau de coco ! »
RISETTE, vexée, marmonne : « elle est bien bonne !
Princesse, je n’ai de leçon à recevoir de personne !
Après tout je n’avais pas invité cette lionne ! … »
CACAHUETE, toute retournée, mâche et machonne …
« Je me souviendrai de cette partie de cache-cache !
Pouah ! ces feuilles sont dures ! rien ne vaut la mâche …»
RISETTE peu fière au fond d’elle même pense à sa maman …
« Téter … mes douces tétines … maman !! …  » …

 

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28 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Chris Loargann sur Facebook

 

Retour au bercail

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Le chemin du retour se transforma en parloir …
Tandis que MUSE de sa trompe essayait de savoir
Ce qu’avait bien pu dire HOYAPO à son cousin …
Les deux copines pensaient que SHOW était zinzin,
 « si on avait pas dévoilé cette histoire à dormir debout,
Ignorant tout, SHOW n’aurait rien vu du tout.»
Elles avaient hâte, fatiguées, de rejoindre le troupeau
Avec l’intention, tout de même, d’en souffler quelques mots.
La Mère Supérieure, baby-sitter depuis la nuit des temps
Souffrait de boulimie depuis plusieurs printemps …
La sècheresse actuelle qui sévissait n’arrangeait pas
Ses angoisses, sa hantise d’être privée de plusieurs encas.
De soupirs bruyants répétitifs elle fit resserrer le rang
À ses protégés qu’elle avait hâte de laisser à leurs parents.
Satisfaite de cette journée bien remplie depuis le matin
Elle avait envie de se délasser dans un bon bain.
SHOW, toujours pensif sur cette apparition figée, irréelle,
Se sentait dépassé … il n’était pas encore en maternelle !
MUSE, tenace, de sa trompe lui faisait des papouilles.
SHOW fut las tout à coup de cette journée en vadrouille.
Il se concentra sur son instinct, confiant en ses pas alertes,
Ce sont bien eux qui l’amèneraient à d’autres découvertes.
De ses petits neurones de la communication mis à l’épreuve
Il pensa, pour se rassurer, que la photo était bien une preuve …
Enfin, il aperçut sa mère qui l’accueillit de tendres caresses.
Pour SHOW cette journée avait manqué un peu de tendresse …
Sa mère l’entraîna avant la tombée de la nuit pour un souper
Au magnifique coucher de soleil avec quelques amis.
SHOW comme les touts petits avant d’aller dormir 
Se racontera l’histoire de cette journée de loisirs.
«Demain il faudra reprendre la longue route de l’errance …
Mais pour l’heure faisons bombance !»

 

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23 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

Les adieux

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Ce matin c’est le jour des adieux. SHOW est tristounet.
Sa maman, la matriarche, a décidé de retourner
Au Parc d’Amboseli, ce réservoir d’eau en permanence.
Ses marais sont alimentés par les sources d’abondances
Venues du Kilimandjaro où l’on peut, aux heures matinales,
Boire, brouter, se baigner sans compter dans leurs eaux estivales.
Pouvoir se mettre à l’ombre aux heures brûlantes, quelle veine !
Avec en toile de fond le Mont qui a si souvent la migraine.
« Loin de ce carrousel de zèbres, de gnous, de crocodiles,
Ce marais toujours vert nous rendra la vie plus facile.
Terre des écrivains célèbres aux neiges éternelles
Cette montagne veille sur nous de sa haute nacelle.
Nous devons à l’un deux ce Big Five pour trophées
Heureusement remplacé par les tirs à photographier.»
« Des jours et des jours de marche en perspective … »
« Nous prendrons notre temps, sans vitesse excessive !
Bien … nous pourrons échanger tout au long du chemin.
Allons faire nos adieux à ce bataillon de popotins !
Ils montent la garde en alterné …  une tactique guerrière …
Ainsi ils ont un oeil sur l’avant et l’arrière.
Tes deux copines en sentinelles du même côté …»
« Adieu MUSE ! » Tous deux se mirent à sangloter.
Avant que les grandes eaux noient leur chagrin,
Quelques parents, sans bouger, boudèrent du popotin.
SHOW fit d’amicaux signes d’adieux à perte de vue
Jusqu’à ce que MUSE soit toute menue, menue.
« Les vacances sont bien finies ! Reviendrons-nous ici ? »
« Nous avons une grande famille à l’Ambolesi aussi ! »
Suivi de ses tantes, SHOW traversa sans frayeur
La rivière, cherchant en vain des yeux le maître-nageur.
Il revit MUSE sur le plongeoir … le coeur gros
Il confia à l’eau son chagrin … lui ce héros
Qui pas plus tard qu’hier, fier et heureux,
Avait fait sa première traversée en ce lieu.
Il préféra garder pour lui la joie de ces souvenirs.
Il resta silencieux comme cet imprévisible avenir.
Quelle fée, quel magicien de sa boîte à images magiques
Accueillera SHOW pour d’autres histoires poétiques ?

 

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24 Août 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook.

HOYAPO

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Après toutes ces émotions, SHOW reprit la route.
À cause de cette rencontre, la pause du casse-croûte
Lui avait passé sous le nez … il osa, minaudant, manifester
Son mécontentement à la Mère Supérieure …
« Vous l’avez bien pris, vous, votre quatre-heures ! »
Prétextant qu’ils avaient pris du retard elle le rabroua,
Fit la sourde oreille en barrissant « Tu goûteras plus tard !
Nous devons passer à l’institut de  » L’ensablage « 
Après nos folles galipettes et nos abondants arrosages
Il est très important de nous pomponner comme une reine
Si nous ne voulons pas avoir l’écorce d’un vieux chêne.
Notre épiderme dur et cailleux, crevassé, ridé,
Exige de grands et sérieux soins, tu n’as pas idée !
Vois MUSE qui se poudre généreusement de sa trompe … »
« Son amie a l’air d’avoir plutôt envie du château la pompe !
Dis donc MUSE quelle poussière tu soulèves !
MUSE, regarde moi ! Je suis un bon élève ?
C’est chouette tout ce que j’ai appris en votre compagnie !
Dommage que les vacances sont bientôt finies … »
« Allez ! la séance est terminée ! rejoignons le troupeau !»
« Avant que la nuit tombe et apparaisse HOYAPO …»
« HOYAPO ? C’est qui MUSE ? »  «Taisez-vous garnements
Arrêtez vos sornettes, avancez en silence calmement ! »
« J’ai peur MUSE … HOYAPO … je voudrais ma maman … »
« On dit que HOYAPO se montre qu’en noir et blanc …
C’est pour que l’on se souvienne des vilains hommes blancs.
De sauvages braconniers qui l’ont tuée pour voler ses défenses
Sous les yeux de son éléphanteau orphelin sans défense.»
SHOW courageusement ouvrit grand ses yeux …
«Je crois que je la vois ! Elle est immense !  par mes aïeux …
J’ai jamais vu un fantôme aussi géant et vivant !
Comme c’est bizarre, elle a de nouveau des dents ! »
« Tu l’as vue ? Elle faisait quoi ? raconte nous ! 
Pourquoi pour toi ? c’est pas du jeu ! et nous ? »
« Allez-vous finir c’est quoi tout ce vacarme infernal ?
Les fantômes n’existent pas sauf pour le carnaval ! »
« J’ai pas rêvé, je l’ai bien vue HOYAPO devant nous …
Je n’en crois pas mes yeux, ma parole un tel rendez-vous …
Je lui ai rappelé son petit éléphanteau peut-être … »
Rêveur, abasourdi, SHOW flotta de tout son petit être …

 

 

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20 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

Rencontre amicale

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Sur le chemin du retour, nous avons rencontré Li.
On raconte qu’un de ses ancêtres a inspiré Dali …
Vieux mâle solitaire, farouche, il s’est pris d’amitié
Pour MUSE qui ne sait jamais de quel pied
Ce grand-père redoutable, jaloux de son territoire,
S’est réveillé après toute une nuit exploratoire.
Certainement averti par son odorat de détective
Il avait attendu, habité d’une curiosité maladive,
Pour savoir qui tenait compagnie à son amie Muse.
Sous son air pataud, plutôt débonnaire, masqué de ruses,
Il accueillit ces baigneurs carapacés contre les parasites,
Recouverts de masques boueux qui parasitent leurs visites.
Étonnée de le voir sans pique-boeufs, ses doudous,
Il raconta que ces drôles s’étaient enlisés dans la gadoue.
Qu’en ce moment une équipe de hérons garde-boeufs
Était en train de les astiquer comme un sou neuf.
 » Que veux-tu, à force de faire la fine bouche
J’ai envoyé valser ces syndiqués sous la douche ! « 
SHOW, admiratif, face à ce gros bovidé dangereux
Resta à l’écart, impressionné par ce monstre douteux.
Il avait entendu dire qu’il encornait les lionnes,
Bagarreur, il empoignait même les personnes !
Qu’il ne fallait pas approcher ce Syncerus de près.
Peu rassuré, il se camoufla dans les herbes hautes
En pensant que MUSE était naïve et sotte
De faire confiance à cet irascible cornu imprévisible.
Encore tout petit, ll n’avait pas envie de lui servir de cible.
Inquiètes, les deux copines alertèrent la Mère Supérieure
Qui s’était attardée pour son petit quatre-heures.
Li réalisa encore que la confiance ne régnait pas.
Il aima cette MUSE qui avait oser faire les premiers pas.
D’un dernier regard amical, il beugla un au revoir.
MUSE le regarda disparaître dans le bois, son isoloir.
SHOW, soudain, envia cette amitié envers une autre espèce …
Quand un pique-boeuf vint gentiment se poser sur ses fesses …

 

19 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

La première traversée de SHOW

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Toujours sous vidéo-surveillance à distances
D’une partie de ma famille réunie pour ces vacances …
MUSE, ma cousine préférée et ses deux copines
Me proposèrent d’aller jusqu’à la grande piscine …
Je fus rassuré quand je vis ce costaud pachyderme.
Et sous l’oeil vigilant de ce Maître Nageur PÉPÈRE,
Qui testait avec sa queue la température de l’eau,
Avec délices nous avons barboté, fais les idiots,
Tandis que PÉPÈRE de grandes lampées s’arrosait
Près des hippos dont les jets d’eau endiablés fusaient,
MUSE prit d’assaut un petit plongeoir …
Peu rassuré par les courants, leurs tourbillons en entonnoir,
PÉPÈRE me proposa une leçon de natation particulère
Pour me mettre en confiance loin des berges hospitalières.
Sous les encouragements de MUSE, j’ai traversé la Mara !
J’ai bu la tasse, coulé mon radeau, encouragé sous les hourras,
J’ai appris la difficile nage du sous-marin.
Mon périscope ne perdait pas de vie l’arrière-train
De PÉPÈRE qui traçait la route devant moi, tranquille,
En me criant :  » N’oublie pas de fermer tes écoutilles « 
Tout fier et tout content de mes performances,
Tout seul,  j’ai retraversé la Mara et ses turbulences.
Montrer à MUSE mes exploits de nageur talentueux …
Que n’aurai-je pas fait pour la beauté de ses yeux !
Ce qui fait que j’ai oublié la présence des deux copines !
Les voir sur un banc de sable grillées comme des sardines,
Me fit éclater de rire et dans un bain de boue
Je les entraînais dans un délire fou.
Nos pattes en l’air, en roulades et glissades
Ainsi finirent les joies de la baignade.
J’avais bien mérité ce moment de récréation !
La Mère Supérieure toujours en faction
Me remit mes idées en place … finit le jeu !
Au retour j’ai médité sur ce bonheur dangereux …

 

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18 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook.

 

 

SHOW !

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SHOW … ainsi on me nomme
Face à cette fascination des hommes.
Amuser la galerie en dépit des circonstances
Tourmente les ténèbres de mon existence.
Faut dire que j’aime bien provoquer
De théatrales mises en scène sophistiquées,
Jouées en troupe, en solo, sans le moindre hoquet.
Comme vous pouvez voir sur ma photo non truquée.
Agacé par le va et vient des tam-tams à roulettes,
De tous ces hypnotisés serpents à lunettes,
Excité par ces témoins oculaires atomisés de dettes …
Mon instinct m’a assuré de futures requêtes.
J’ai montré ma hardiesse à ces chars d’assauts.
J’ai même tiré ma langue à cette tribu de rigolos.
D’ailleurs c’est suite à cette intrusion non préméditée
Que les miens m’ont nommé SHOW pour mes capacités.
Me voilà prisonnier d’une réputation à défendre …
Moi ce géant de la terre au coeur tendre.
Ce n’est qu’un échantillon des jalons de ma route,
 D’une aventure pour l’instant dans les soutes
De mon incroyable talent énorme
Diffusé depuis une invisible plate-forme. 
Sur les pistes de l’enfance à mon adolescence
Avec les miens, à mesure que pousseront mes défenses,
Timing et shows sur la fuite du temps. 
J’espère vous revoir longtemps …
 

16 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

Le chef de file

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« Allez hop ! C’est moi le chef de file aujourd’hui !
Je dois apprendre sans copier sur lui
À marcher en file indienne comme les caravanes !
Ah ! ces ainés enclins à la promenade sans bousculade ! …
Il leur faut un coach, une mascotte et non une chochotte
Pour les déloger de leurs monotones marottes.
Il n’y a qu’un éléphanteau comme bibi … parole !
Pour faire bouger ce troupeau de gentils drôles !
Cela m’amuse, me donne de l’importance, tout fier
De n’être plus ce baby, ce minus assisté d’hier.
Un coup premier, un coup dernier, un défi !
Je mets au pli cette troupe qui se confie
Au plus jeune et dernier nouveau-né en date.
Le problème c’est que souvent ma conduite dérape …
J’ai le chic pour me mettre dans des situations
Dont il m’est impossible de sortir sans leurs interventions !
Je veux toujours faire comme les grands, c’est fou !
Mes extravagances leur redore le titre de Grand Manitou !
Même que parfois je les mets en danger, en mission impossible …
Possible avec l’intervention des humains, ces êtres nuisibles …
Oui … quand parfois leur raison perd la boule …
C’est si traumatisant de voir ses parents qui s’écroulent.
Moi, j’ai la chance de ne pas connaître la nursery.
Rien qu’à cette idée … c’est foutu … je broie du gris …
Plus de chef … Je cherche des yeux les familières gambettes …
Je me faufile, me frotte, caresse ma maminette.
Nous avons faim et soif, il nous faut du repos.
Maminette est fière de son éléphanteau !
 Placée à l’arrière, elle ne m’a pas quitté des yeux !
La prochaine fois j’essaierai de faire mieux …
Ouvrir la marche face à tout cet espace
Sans le moindre popotin qui devant vous trace …
Il me faut acquérir de l’audace …
Mais pour l’heure savourons ce présent …
Qui sait  .. je serai peut-être un jour leur Président ? »

 

 

10 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Noelle Fontaine sur Facebook

 

 

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