Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

L’enquête de RISETTE (2)

40685415_468853033614266_1923991146397171712_o

L’oeil vif, les oreilles en stéréo, figée comme une statuette,
Sous un soleil de plomb que fait notre RISETTE ?
Assise parmi les herbes sèches qui la chatouillent,
Elle observe un groupe de hyènes du clan « Les Pistrouilles ».
Pendant que trois d’entre eux font le guet, angoissés,
Deux autres finissent de désosser une carcasse délaissée.
Ils ont flairé une présence au loin sur la prairie …
« C’est qui là-bas ? … tu la connais cette souris ?
On dirait une des nôtres ? Encore une pique-assiette !»
«Dépêchons-nous avant que n’arrive les gendarmettes !
Faut pas moisir ici, « Les Quenottes » font des rondes
Et l’odeur de cette eau mêlée au sang va attirer du monde.»
Il faut savoir que « Les Pistrouilles » sont des loubards,
Des pillards, souillards d’arrières-cuisines, des fêtards
D’une lâcheté extrême, recherchés pour escroqueries.
Leurs têtes sont souvent à l’affiche pour mise à prix.
Les rencontrer, même une fois, fait de vous un être en péril.
Mieux vaut les éviter et remercier le ciel d’un « ainsi soit-il ».
« Allons, tirons-nous d’ici ! Vous avez assez bâfré !
Je n’ai pas envie de finir cette journée au frais.»
Sitôt partis, RISETTE, tenaillée d’une grande faim,
Part promptement chaparder un morceau de leur butin.
« Un vrai régal chaussé encore de son sabot !»
Le repas avalé en vitesse, RISETTE trouve une baignoire sabot …
Cachée dans les herbes, juste à sa taille, sa tête à ras du sol …
La voilà à Venise voguant sur une gondole ! D’un bémol
Elle oublie « Les Hyénides » qu’il faudra bien regagner …
Ses règles, son cachot, sa disciplie, ses toiles d’araignées …
Sur le chemin du retour alors qu’elle longe la rivière,
Un monstre piqué de mauvais poils éclairé de petits luminaires
Jaillit brutalement de la flotte dans des mugissements saccadés,
Hénissant comme un cheval, espiègle comme un farfadet.
« On dirait un rhino déguisé pour une soirée folklorique ?»
RISETTE se tord de rires en échos à une barrique.
Vexé cet esprit follet sorti des eaux de la Mara
Invoque les feux follets nichés dans les trous à rats.
Sauvée par une invasion d’autos-tamponneuses, RISETTE
Fait ainsi connaissance avec les tam-tams à roulettes.
Repérée, poursuivie par le bataillon des « Aspirants », inquiète,
RISETTE peste contre ces intrus qui l’ont distraite.
Va-t-elle échapper, troubler leur piste ? …
Il lui revient en mémoire l’image de l’exhibitionniste …

 

20745955_1963339940350273_16669430445357993_o 41067533_907382799459810_2140608406086483968_o 39127260_10156090168903462_2133069252423319552_o

10 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Virginie Liardat
Jean-Louis Godard Eric Dussaux Helene Jacques
 

 

 

L’enquête de RISETTE (1)

40457831_1979281222092552_8937820826942570496_o

RISETTE a donc profité du désordre qui règne aux « Hyénides »
Pour aller faire son enquête sur ce troublant homicide.
Dans ce capharnaüm d’un pensionnat bouleversé
Avec des dirigeants inquiets, complètement dépassés,
Son absence passera inaperçue, pense-t-elle …
C’est compter sans JADOR qui d’un oeil veille sur elle.
Il vient juste de retrouver un reste de mâchoire
Trop grande, porteuse d’espoir pour chanter victoire …
 Il arpente, renifle le sol de cet immense tapis vert.
De son côté RISETTE, imprudente, s’est mise à découvert,
Intriguée par un vautour oricou babillard, d’allure excentrique,
Accompagné de sa femelle au regard éteint, famélique.
Théâtral, sur son rocher, planté d’un pied ferme
Il vient de rabrouer sa compagne d’un « Tu la fermes ! »
« C’est quoi cet exibitioniste dans son grand manteau ? »
« Ah ! te voilà ! Et bien c’est pas trop tôt !
Celle que tu cherches pour ton roman-photos …
Elle n’est plus de ce monde ! Partie subito …
D’un bon osso bucco elle a rempli la gamelle
D’une hyène  … Ouais une satanée femelle !
Comme tu peux le constater … j’ai rien sous le paletot !
Depuis hier … trop tard pour un safari-photos ! …
Approche pour voir … Ne crains rien, approche !» 
À ce moment précis serres en poches,
Du ciel un gigantesque ange noir couleur bison fûté,
Dans un grand battement d’ailes déployées vient chapechuter
Sur RISETTE morte de frayeur qui roule en cabriole,
Échappe de justesse à ce piège tendu par ces mauvais drôles.
Toute retournée, essoufflée par sa subite course de vitesse
RISETTE voit planer ce démon prêt à recommencer ses prouesses.
Elle vient d’offrir un spectacle à une famille de mangoustes
Sur le qui vive qui lui crient : « Va-t-en, du balai, allez oust !
Il faut pas se balader toute seule sans un proche abri !
Tu n’es pas faite pour sauter comme un cabri !
Nous n’avons pas vu par ici celle que tu recherches.
Les vautours t’ont menti pour te tendre une perche.
Retourne d’où tu viens, ce n’est pas dans tes compétences
De chercher, à ton âge, une malheureuse perdue d’avance. »
« Merci pour les conseils ! Mais que faites-vous ainsi exposés ?
Ce que j’ai eu peur … j’ai vu en ce lieu mon corps reposer.»
Les mangoustes frustrées de connaître la suite de l’aventure
D’un salut encouragent RISETTE et la rassurent.
Heureusement un petit bois est là pour la couvrir.
Mais le temps lui presse, son absence ne peut languir.
Cachée dans les broussailles RISETTE aperçoit deux éléphanteaux
Qui se vautrent dans la gadoue, crottés verso-recto.
« On t’a vu ! Viens avec nous prendre un bain chocolaté !
Sors de ta cachette, ne crains rien, offre toi un petit gâté !»
Cette invite cérémonieuse tente notre RISETTE … un bain !
Elle hésite entre ce plaisir et poursuivre son chemin.
La chaleur et les insectes sont de plus en plus insupportables.
« Ces deux petits fous me paraissent trop aimables …»
RISETTE quitte sa cachette, hésite, fait quelques pas …
« Ne fais pas ta mijaurée ! En avant marche ! Viens là !
Une, deux … Garde à vous ! Repos ! Amène toi là !»
« Haha … Je vois que le bataillon est passé par là ! »
« Oui, regarde gràce à leur passage ils ont remis en état
Ce therme dont nous profitons ma soeur et moi, 
Ils sont repartis bredouilles après tout ce charroi.
Face à cette invasion, nos parents les ont chargés.
C’était un bataillon de hyènes drôlement enragées !
Mais … dis-nous, que fais-tu ici, isolée des tiens ? »
« Votre boue manque d’eau ! C’est mauvais pour mon maintien !»
Et laissant en plan ces deux curieux sur leur soif juvénile
RISETTE s’esquive… trop parler amène des tuiles …

 

41763498_10218040931765043_2115697750388506624_o 42348570_10156757152738234_5661903013762039808_o

8 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos :  Jacques Montanari Arnaud Gonzalez
Lise Perreault 

Pour voir plus de photos merci de vous rendre sur ma page Facebook

Les poèmes de Chatnine

 

Brumes autour d’une brune

37989637_866648903529267_5664162196624506880_o

Un samedi semblable aux autres.
Sur mon passé mes pensées se vautrent.
Cette conne épousée … allez donc savoir
Ce que cache l’autre face du miroir.
Tantôt conne, tantôt moineau,
Il a picoré mon coeur jusqu’au noyau.
Pris de passion pour des lauriers,
Il m’a congédiée d’une mise à pied.
Démunie de tous biens fut difficile
La remontée pour une fin de vie facile.
Tout à rebâtir, à reconstruire sous des frachas
Dissimulés dans une fosse de crachats.
J’ai repris par la force des choses
Le train de ma vie recouverte d’ecchymoses.
De divorces et de prises de conscience
Dans mon malheur, mes déchéances,
Sans avoir choisi, condamnée d’avance,
j’ai comblé par des mots cette leçon de vie
Qui me conte, au fil des jours, sans préavis,
Les états d’âme, de tout en chacun,
De-ci, de-là, qui font risette à l’inopportun.
Telle cette rencontre entre un balai swiffer
Réputé depuis les poussières du pays de l’enfer
D’avoir eu la peau dans un dernier soupir
D’une proie victime de quelques loisirs.
Comme une peau de chagrin la vie efface
Ce que les hyènes ont subi en dédicaces.
C’est peut-être la raison pour laquelle
RISETTE et moi signons ces nouvelles …
Quand l’image vient réparer les dégâts d’un lien …
Yahvé de son humour y met du sien …
Le chacal à présent derrière moi tremblote
« Toujours vivante cette hyène et sa parlotte ! »
Quant au moineau, à présent, il picore les miettes
Dans une retraite hantée par les vers des tombeaux.

 

6 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Photo :Les poèmes de Chatnine
Photo : Corlette Wessels sur Facebook

 

Chassez le naturel …

42617466_10212149181426622_7397447754173120512_n

La nuit parut interminable aux soeurs de la disparue.
N’était-ce pas atteler les boeufs à une imaginaire charrue ?
« Sœurette crois-tu que nous allons la revoir ? »
« J’ai bien peur que non … j’appréhende de savoir … »
« Je luis avais pourtant dit après la récré de nous suivre …
De ne pas traîner avec les grands dans ce bateau ivre.
Sans surveillance, en ce dimanche, jour de relâche,
On ne pouvait compter sur la protection de ces potaches.»
RISETTE, à l’écart, surveille l’effervescence matinale.
Songeuse, elle pense qu’elle aurait pu dans ses cavales
Disparaître tout de bon… il suffit d’une mauvaise rencontre,
Du temps qui ne veut plus de votre existence à sa montre.
Cet évènement lui fait entrevoir la fragile existence
D’une vie interrompue sans votre avis, sans remontrances.
Elle aperçoit JADOR qui court comme un dératé …
« Est-ce un reste de cette pauvrette ? Complètement déshydratée !»
Elle vit passer le bataillon des jeunes et intrépides « Aspirants » …
«Tiens … c’est qui ce Chef qui ferme les rangs ?
Leurs recherches ça va durer des plombes au moins ! …
Autant chercher une aiguille dans une meule de foin !
Des hectares de prairie ! C’est pas quelques bleus
Qui vont nous faire voir un ciel plus bleu !
Manger des pissenlits par la racine sans le savoir …
Ce que je vois me dit que c’est tout rose ou tout noir !
Certainement, les cours aujourd’hui n’auront pas lieu.
Je vais pas rester à me morfondre dans mon pieu.
Je vais enquêter discrètement, ni vu ni connu je t’embrouille,
Me faufiler tout doucement, mettre au clair cette dépouille.»
Et voilà notre RISETTE gonflée à bloc, de plus belle,
Sous prétexte d’une enquête qui se fait la belle !
Cheminant dans cette haie d’honneur d’herbes caressantes
RISETTE de nouveau vers une geôle … mais pour l’heure buissonnante …

 

 

42858905_10212149179586576_3928686506402643968_n 42790178_693392281036162_7116550983139721216_n

4 Octobre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle Liska  Joanne Matson Photography sur Facebook 

Pour plus de photos merci de vous rendre sur ma page Facebook.

 

 

Commérages sur le bush …

40265992_10211962703884800_716377721516589056_n

Il a suffi d’une hyène 
Hideuse comme la haine
Pour rassembler une foule.
Ça roule ma poule !

D’une RISETTE il a suffi
Pour démystifier d’un défi
Ces gueules aux langues roses
À vous donner la sinistrose.

Il a suffi de quelques mots
Ensanglantés comme leurs maux
Qu’une réputation légendaire
A étiquetté au col de nos chimères.

Il a suffi d’une prise de remords
D’une plume, de coffres forts,
Pour tendre aux hyènes des bras
Chargés de souvenirs mis au débarras.

Il leur a suffi d’un sourire pour faire rêver,
Déféquer pour des ennuis plus gais.
Oublier ce monde qui nous fait crever…
Ouais … ces hyènes nous font caguer.

Mine de rien avec leurs fous-rires
Les hyènes leur font oublier le pire,
La laideur du quotidien, ses bravoures,
Dans cette cohue de hyènes qui nous entourent.

Empathie, antipathie … quel pâti !… oui …
Avouez mes amies que c’est inouï
Cette coqueluche pour ces équarrisseuses
Qui nous font courir la gueuse …

 

3 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Danielle Liska sur Facebook

 

 

JADOR

23632630_10214542236658912_8114596745284703050_o

Ce samedi d’autome est d’un grand bonheur !
RISETTE a rencontré enfin son géniteur …
Intimidée, face à cet imposant molosse, elle n’ose
Lui manifester ce manque de lien qui l’indispose.
Elle apprend qu’il est venu avec le Quartier Général
Pour diriger les troupes en ce transfert peu banal
D’un orphelinat menacé par des troupes ennemies
Depuis la mort de PIRATE qui était son amie.
Il dirige et commande en tant que Chef d’État major.
Les troupes sous ses ordres l’ont surnommé JADOR.
RISETTE encore plus impressionnée ne souffle mot
À ce père sûrement lié à de nombreux marmots.
Quand il apprend de sa fille qu’elle s’appelle RISETTE
Il éclate d’un fou-rire qui déclenche chez la fillette
Perplexe, un sentiment goguenard d’incompréhension
De la part de ce géant aussi trouble qu’une interrogation.
Elle se moque bien de ce déballage sur des bureaux …
D’unités endoctrinées pour former des héros …
C’est de tendresse que RISETTE aurait besoin,
Si dure est la vie pour marcher vers son destin.
Cachant sa déception, elle laisse cet inconnu JADOR
Tartiner ses rêves engloutis dans un vol de condors.
Polie, elle répond à quelques questions brèves
En souhaitant que cette entrevue vite s’achève.
C’est un sous-chef d’État major qui la libère …
Et le rapport qu’elle entend la sidère …
STORY, en intérim, dirigerait l’orphelinat « Les Mandibules »
Nouvellement renommé après de moult conciliabules.
Parmi les orphelins en âge de rentrer dans les rangs
Une unité de jeunes recrus, de fougueux aspirants,
Serait sur place aux « Hyénides » suite à la disparition
D’une jeune hyène qui manquait après la récréation.
Une des triplées était absente à l’appel du soir …
RISETTE pense tout de suite à ses compagnes de dortoir.
JADOR ne pouvant laisser les aspirants sans instructions
Quitte RISETTE sans le moindre geste d’affection.
Quelle ambiance au dortoir ce soir …
D’un côté une soeur qui pleure une présence évaporée …
De l’autre une RISETTE qui se voit déjà décorée
Pour dépasser ce père qu’inconsciamment elle veut aimer
Mais qu’une pimbêche lui refuse ce droit d’aimer.
Et c’est ainsi, chacune dans sa bulle silencieuse
Qu’elles espèrent, méditent sur cette vie si capricieuse …

 

30821642_188818671760662_8151860283566755606_o

2 Octobre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh  Nathalie Anciaux sur Facebook

La Division « Au besoin »

24173105_10214627385067569_7824952031122765427_o

STORY, comme soeur Anne, ne voyant rien venir
Chasse la vision insistante d’un sombre avenir.
Quand elle voit au loin un nourrisson balloté entre les dents …
Son soulagement ne dure qu’un très bref instant.
Ce n’est pas PIRATE mais un de la brigade « Les Quenottes ».
Les espoirs de STORY se nouent pris de tremblote.
«PIRATE a dû rencontrer un sérieux obstacle …»
STORY alerte les nourrices pour se préparer à une débâcle.
« Il faut rassembler tous les orphelins vivement
Pour envisager de déménager l’orphelinat promptement.»
Anéanties par le déchirant récit que leur fait un réserviste
STORY et les nounous se sentent incapables de fuir par les pistes.
L’État Major Hyéniste en raison du maigre effectif des hyènes
Dépèche la Division « Au besoin » formée de redoutables coyottes
Chargés d’escorter le convoi des jeunes nourrissons
Dispersés dans cette débandade jusque dans les buissons.
Jamais le Mara n’a connu un tel déploiement de forces opérationnelles !
Un lion, quelques zèbres et divers témoins jalousement choyés
Assistent à ce grand chambardement de troupes déployées.
Ce transfert peu ordinaire dura juqu’à la nuit engagée
Pour de confortables et secrètes tanières à l’abri de tout danger.
STORY profita de chasser sous haute protection
Afin de ramener des victuailles pour fêter cette commémorable mission,
Remercier ces Serviteurs de la vie au secours d’appels de détresses
Engagés solidaires pour le bien être, la survie de leurs espèces.
“ Faits pour servir ” est le mode de vie pour ces compagnons.
Tous les orphelins furent sains et saufs grâce à leurs interventions.
Sauvé en partie, l’orphelinat sous cette bienfaitrice influence autoritaire
Se trouve avec un poste vacant des suites de cette démission meurtrière.
STORY est soulagée d’apprendre qu’une brigade restera “Aux dents de lait”
Le temps d’organiser, réunir les membres, revoir les statuts à reformuler,
Changer peut-être l’appellation de l’orphelinat en présence
Qui évoque un lieu de faibles occupants, de petits êtres sans défense.
Face à toute cette responsabilité STORY se sent démunie.
À cause de ses faiblesses…n’est-elle pas désunie ? …
D’une RISETTE ici multipliée par dizaines …
Elle se sent incapable de faire grandir ces jeunes hyènes.
«Il nous faut une reine dimensionnée, enrubannée de tendresse,
Au train d’enfer digne de mener tambour battant cette jeunesse.
Une reine qui veuille bien offrir, sacrifier ses loisirs sans tristesse,
Faire de ces tanières une imprenable et redoutée forteresse.»
Devant l’urgence STORY lance un appel à candidature
Avec photo à l’appui pour éviter d’éventuelles ratures.
«Tous ces petits trésors ont besoin de tendresse et d’amour.
Ils ont besoin de retrouver une confiance après leurs mauvais jours.»
STORY est désolée ne n’avoir pu aux “Hyénides” se rendre
En ce dimanche de phœnix ressuscités des cendres …

 

42713181_1763924360383824_8499964123889532928_o

30 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh Jean François Mény sur Facebook

Pour visionner davantage de photos rendez-vous sur ma page Facebook. Merci.

 

 

 

 

 

La mort de PIRATE

23334308_938925586281642_2383632393968759689_o

Tout l’orphelinat  » Les dents de lait » est en deuil …
PIRATE, hélas, n’en franchira plus le seuil …
Alors qu’elle était partie chercher des orphelins,
La mort l’attendait en ce fatal et maudit matin …

PIRATE, trop occupée à retrouver ces bambins,
Son flair et son ouïe ailleurs ne repèrent pas la lionne.
Surprise par cette furie, apeurée, elle en devient aphone.
Attaquée lâchement dans le dos, PIRATE
Se défend courageusement contre cette scélérate.
La lionne de ses griffes de feu lacére son corps …
Horrible corrida avec mise à mort ! 
La lionne la mord sauvagement à plusieurs reprises
Jusqu’à ce que PIRATE, exténuée, lâche prise,
Perdant beaucoup de sang de ses flancs.
Que vont-ils devenir tous ces chers enfants ?
Haletante, elle pense à tout son petit monde
Qu’elle ne reverra plus, qui l’attend… fatalité immonde.
Elle essaie de se mettre debout, pauvre mère,
S’affaisse de nouveau, se traîne, déchirée, amère,
Sur ce linceul tant de fois foulé avec allégresse.
C’est alors que des lions nantis de délicatesse
Attendent comme des pleureurs veillant leur mort,
Respectueux pour cette hyène qui a sauvé tant de trésors.
Pensant jusqu’au bout à ses chéris, PIRATE expira.
Le pacha « Crinière Rousse » fit sonner le glas
Pour annoncer qu’une hyène, leur redoutable ennemie,
Était morte sans qu’il soit en ce fait compromis.
Redoutant la vengeance de la brigade des Quenottes,
Ils abandonnèrent son corps comme une vulgaire crotte.
Quand elle arriva, la brigade ne trouva aucun reste.
Des vautours, charognards, mauvais comme la peste,
Racontèrent avoir vu s’élever un ange céleste …
À l’orphelinat, STORY, inquiète, attend
Le retour de PIRATE, entourée des enfants …

 

10631165_588638737976997_8759795836730559060_o IMG_0103

28 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Thomas Vijayan Photography Bri Lions

 

 

La lionne

L’Afrique sinon rien

26230143_1949280948655841_7774893203823150844_n

à Patrick Kientz et Jackson Naurori

L’Afrique sinon rien
Les amours de magiciens
Ont semé dans mon coeur
De divins bonheurs.

Terre d’hypnoses
D’incroyables poses
De courses effrénées
La vie renaît.

De paix et de violence
Des rêves de l’enfance
L’Afrique est la mère
D’une histoire légendaire.

Ses soleils m’enflamment
Brûlent les ailes de mon âme.
Des cieux à me damner
À ce rien abonnée.

L’impossible voyage
D’un tardif appareillage.
L’Afrique par images
M’offre un généreux partage.

Au milieu de cet Univers
De mon froid hiver
Ses hôtes en silence
Me comblent d’abondances.

L’Afrique sinon rien
Je suis dans ce rien
Qui me retient
En ce va et vient.

 

 

26 Septembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo : Patrick Kientz

 

HURUS

20746380_1963333767017557_2403703888237288338_o

«Dix-neuf et demi ! Félicitations RISETTE !
Grâce à ta poésie tu es une vedette ! »
KILA est fière du succès de sa protégée
Pour elle qui sait à peine lire, c’est l’apogée.
Lundi, les cours ont repris dans l’euphorie complète.
RISETTE en cours de philo attend HURUS Philosophe Poète.
Il doit professer sur le sujet :  » venir au monde « .
Pour cette raison, il enseignera par les ondes.
Trop de rapprochement pourrait lui être fatal.
Sa confiance en l’amitié entre une hyène et un serval
Est limitée même chez les espèces plus évoluées
L’instinct n’a pas assez dévalué …
RISETTE au premier rang écoute ce Sage
Dont chaque mot lui envoie une image …

« Venir au monde …
De jouissances fécondes
Déjà m’abondent
Pour un nouveau monde.

Naître à la vie !
Arriver sur un parvis
De passions, d’envies,
Brève, trop brève vie.

De la vie à la mort
Marionnettes du sort
La poussière me mord
D’espoirs et de remords.

Nu comme un ver
Je suis ce courant d’air
Au dentier de fer
D’un ciel et d’un enfer.

Âme de poussière
D’allergiques chimères.
Venu sur cette Terre
Pour faire et défaire.

Naître en ce monde
Mourir à chaque seconde.
De l’Univers sa ronde
De ses mystères abonde.

Juste un grain de poussière
Traversé par la lumière
De laideurs et de beautés
Juste un grain de beauté.

Venir au monde …
Échouer sur une nappemonde
Jusqu’à vous dire sur ces ondes
Que la terre gronde …

Venir au monde … »

HURUS s’est tu … place au débat.
Chacun est libre de commenter ou pas.
RISETTE s’est endormie …
Hypnotisée par la voix de ce bel ami …

26 Septembre 2018 – Jeannine Castel

 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean-Louis Godard sur Facebook  

123456...10

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus