Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

Rencontre amicale

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Sur le chemin du retour, nous avons rencontré Li.
On raconte qu’un de ses ancêtres a inspiré Dali …
Vieux mâle solitaire, farouche, il s’est pris d’amitié
Pour MUSE qui ne sait jamais de quel pied
Ce grand-père redoutable, jaloux de son territoire,
S’est réveillé après toute une nuit exploratoire.
Certainement averti par son odorat de détective
Il avait attendu, habité d’une curiosité maladive,
Pour savoir qui tenait compagnie à son amie Muse.
Sous son air pataud, plutôt débonnaire, masqué de ruses,
Il accueillit ces baigneurs carapacés contre les parasites,
Recouverts de masques boueux qui parasitent leurs visites.
Étonnée de le voir sans pique-boeufs, ses doudous,
Il raconta que ces drôles s’étaient enlisés dans la gadoue.
Qu’en ce moment une équipe de hérons garde-boeufs
Était en train de les astiquer comme un sou neuf.
 » Que veux-tu, à force de faire la fine bouche
J’ai envoyé valser ces syndiqués sous la douche ! « 
SHOW, admiratif, face à ce gros bovidé dangereux
Resta à l’écart, impressionné par ce monstre douteux.
Il avait entendu dire qu’il encornait les lionnes,
Bagarreur, il empoignait même les personnes !
Qu’il ne fallait pas approcher ce Syncerus de près.
Peu rassuré, il se camoufla dans les herbes hautes
En pensant que MUSE était naïve et sotte
De faire confiance à cet irascible cornu imprévisible.
Encore tout petit, ll n’avait pas envie de lui servir de cible.
Inquiètes, les deux copines alertèrent la Mère Supérieure
Qui s’était attardée pour son petit quatre-heures.
Li réalisa encore que la confiance ne régnait pas.
Il aima cette MUSE qui avait oser faire les premiers pas.
D’un dernier regard amical, il beugla un au revoir.
MUSE le regarda disparaître dans le bois, son isoloir.
SHOW, soudain, envia cette amitié envers une autre espèce …
Quand un pique-boeuf vint gentiment se poser sur ses fesses …

 

19 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

La première traversée de SHOW

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Toujours sous vidéo-surveillance à distances
D’une partie de ma famille réunie pour ces vacances …
MUSE, ma cousine préférée et ses deux copines
Me proposèrent d’aller jusqu’à la grande piscine …
Je fus rassuré quand je vis ce costaud pachyderme.
Et sous l’oeil vigilant de ce Maître Nageur PÉPÈRE,
Qui testait avec sa queue la température de l’eau,
Avec délices nous avons barboté, fais les idiots,
Tandis que PÉPÈRE de grandes lampées s’arrosait
Près des hippos dont les jets d’eau endiablés fusaient,
MUSE prit d’assaut un petit plongeoir …
Peu rassuré par les courants, leurs tourbillons en entonnoir,
PÉPÈRE me proposa une leçon de natation particulère
Pour me mettre en confiance loin des berges hospitalières.
Sous les encouragements de MUSE, j’ai traversé la Mara !
J’ai bu la tasse, coulé mon radeau, encouragé sous les hourras,
J’ai appris la difficile nage du sous-marin.
Mon périscope ne perdait pas de vie l’arrière-train
De PÉPÈRE qui traçait la route devant moi, tranquille,
En me criant :  » N’oublie pas de fermer tes écoutilles « 
Tout fier et tout content de mes performances,
Tout seul,  j’ai retraversé la Mara et ses turbulences.
Montrer à MUSE mes exploits de nageur talentueux …
Que n’aurai-je pas fait pour la beauté de ses yeux !
Ce qui fait que j’ai oublié la présence des deux copines !
Les voir sur un banc de sable grillées comme des sardines,
Me fit éclater de rire et dans un bain de boue
Je les entraînais dans un délire fou.
Nos pattes en l’air, en roulades et glissades
Ainsi finirent les joies de la baignade.
J’avais bien mérité ce moment de récréation !
La Mère Supérieure toujours en faction
Me remit mes idées en place … finit le jeu !
Au retour j’ai médité sur ce bonheur dangereux …

 

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18 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook.

 

 

SHOW !

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SHOW … ainsi on me nomme
Face à cette fascination des hommes.
Amuser la galerie en dépit des circonstances
Tourmente les ténèbres de mon existence.
Faut dire que j’aime bien provoquer
De théatrales mises en scène sophistiquées,
Jouées en troupe, en solo, sans le moindre hoquet.
Comme vous pouvez voir sur ma photo non truquée.
Agacé par le va et vient des tam-tams à roulettes,
De tous ces hypnotisés serpents à lunettes,
Excité par ces témoins oculaires atomisés de dettes …
Mon instinct m’a assuré de futures requêtes.
J’ai montré ma hardiesse à ces chars d’assauts.
J’ai même tiré ma langue à cette tribu de rigolos.
D’ailleurs c’est suite à cette intrusion non préméditée
Que les miens m’ont nommé SHOW pour mes capacités.
Me voilà prisonnier d’une réputation à défendre …
Moi ce géant de la terre au coeur tendre.
Ce n’est qu’un échantillon des jalons de ma route,
 D’une aventure pour l’instant dans les soutes
De mon incroyable talent énorme
Diffusé depuis une invisible plate-forme. 
Sur les pistes de l’enfance à mon adolescence
Avec les miens, à mesure que pousseront mes défenses,
Timing et shows sur la fuite du temps. 
J’espère vous revoir longtemps …
 

16 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

Le chef de file

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« Allez hop ! C’est moi le chef de file aujourd’hui !
Je dois apprendre sans copier sur lui
À marcher en file indienne comme les caravanes !
Ah ! ces ainés enclins à la promenade sans bousculade ! …
Il leur faut un coach, une mascotte et non une chochotte
Pour les déloger de leurs monotones marottes.
Il n’y a qu’un éléphanteau comme bibi … parole !
Pour faire bouger ce troupeau de gentils drôles !
Cela m’amuse, me donne de l’importance, tout fier
De n’être plus ce baby, ce minus assisté d’hier.
Un coup premier, un coup dernier, un défi !
Je mets au pli cette troupe qui se confie
Au plus jeune et dernier nouveau-né en date.
Le problème c’est que souvent ma conduite dérape …
J’ai le chic pour me mettre dans des situations
Dont il m’est impossible de sortir sans leurs interventions !
Je veux toujours faire comme les grands, c’est fou !
Mes extravagances leur redore le titre de Grand Manitou !
Même que parfois je les mets en danger, en mission impossible …
Possible avec l’intervention des humains, ces êtres nuisibles …
Oui … quand parfois leur raison perd la boule …
C’est si traumatisant de voir ses parents qui s’écroulent.
Moi, j’ai la chance de ne pas connaître la nursery.
Rien qu’à cette idée … c’est foutu … je broie du gris …
Plus de chef … Je cherche des yeux les familières gambettes …
Je me faufile, me frotte, caresse ma maminette.
Nous avons faim et soif, il nous faut du repos.
Maminette est fière de son éléphanteau !
 Placée à l’arrière, elle ne m’a pas quitté des yeux !
La prochaine fois j’essaierai de faire mieux …
Ouvrir la marche face à tout cet espace
Sans le moindre popotin qui devant vous trace …
Il me faut acquérir de l’audace …
Mais pour l’heure savourons ce présent …
Qui sait  .. je serai peut-être un jour leur Président ? »

 

 

10 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Noelle Fontaine sur Facebook

 

 

Le chef de file (suite 1)

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Hier, chef de file …
Aujourd’hui, médiateur !
Les adultes c’est pas facile …
Ce sont de sacrés acteurs !
Je sers d’auto-tamponneuse !
Vous remarquerez la distance
Qui sépare ces amoureuses …
Nous revenons de vacances !
Je suis exténué par leurs jérémiades,
Par leurs querelles de femelles
 Pour des pannes sèches de mamelles,
Au cours de ces kilomètres de balade. 
Cette eau me fait un bien fou !
Par chance sont absents ces vicieux filous.
Ils ont préféré les zèbres et les gnous.
Mais je jette un oeil malgré tout …
Nous avons rendu visite à un tonton.
Il vit en ermite, un vieux ronchon …
Il postillonne à tout commentaire !
Mieux vaut se placer sur ses arrières !
Maman dit que c’est un éléphant bi-polaire ?!
Un ours mal léché … pouah ce gros derrière …
Après un temps de pause frugale à ses côtés
Nous ne nous sommes pas attardés.
J’avais hâte de retrouver ma cousine
Qui nous attendait avec deux copines.
Je fus illico sous le charme de ces belles !
Ah ! leurs yeux doux … je ne vis qu’elles !
L’émail pur comme un diamant de leurs défenses
Me fit retomber sur le champ dans mon enfance …
Une envie soudaine de grandir me prit.
Je n’étais qu’un bébé auquel on sourit …
Instant magique rattrapé par la réalité !
Mais c’était mieux que ce tonton qui pétait …

 

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15 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

LITTLE RED

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LITTLE RED est vexée, mécontente,
Son entourage, déçu, se lamente.
Son playboy favori se moque d’elle …
Bredouille, elle est de retour, peu fière d’elle.
Seule la plaie sanguinolente plaide
Qu’elle n’a reçu aucune entraide
De ce macho, compagnon des clairs de lune
Qu’elle adore malgré cette humiliante infortune.
De loin, le rescapé, ce zèbre vainqueur
Lui donne la nausée, des battements de coeur.
Rester sur une défaite, c’est impossible …
Il lui faut à tout prix une nouvelle cible.
Ramener un butin pour ne plus entendre
Les sarcasmes de son cher et féroce tendre.
LITTLE RED est une rêveuse aux pensées sauvages
Parfumées d’odeurs, d’espaces aux beaux rivages.
Cela lui joue des tours quand elle chasse …
Elle est distraite par le moindre vol d’une échasse,
Le petit sifflement d’un oiseau nouveau-né …
Elle a besoin LITTLE RED d’embellir sa journée.
La tâche est difficile, les attaches sont fragiles.
Comment ne pas craquer sous cette foutue bile …
Rêver lui fait oublier le temps d’un réveil
Autre chose que lui dicte son sommeil
Qui n’est jamais de plomb comme ce soleil
Et ces mouches qui voudraient bien du miel.
Perdue dans sa rêverie, elle n’entend plus,
Ne voit plus que cet arc-en-ciel
Tendu dans le ciel tandis qu’un éléphant
Surveille, serre de près son petit enfant.
Tout est possible, le temps est suspendu, serein,
LITTLE RED, ensemble allons vers demain …

 

17 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

Que sera la nuit ?

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« Il semblerait que j’ai une touche …
Il m’en vient l’eau à la bouche !
C’est bien vers moi qu’elle louche …
Elle a l’air d’attendre, interrogative …
J’aime les faire attendre … j’en salive !
Je voudrais bien être un oiseau-mouche
Pour me poser sur elle sans qu’elle ne s’effarouche.
Dois-je envisager de parlementaires escarmouches ?
Je n’ai pas envie de recevoir une douche …
Ces lionnes aiment bien jouer les saintes-nitouches.
Si ce n’est que pour un amuse-bouche …
Autant rester dans mes peinardes babouches. »
« Qu’a t-il ce lion sans cesse à me reluquer ?
Ma parole, il me prend pour une ensuquée ?
Avec ses regards insistants d’attrape-mouche,
Même pas en rêve pour un bouche à bouche !
Il a l’air d’en tenir une multicouche ! …
Que sera la nuit avec un tel chasse-mouche ?
Non, vraiment ça ne vaut pas que je découche.
On dirait qu’il bave devant un croquembouche !
Il y aurait trop à faire de retouches …
Je le laisse sans regret gober ses mouches.
Il me file les crispinettes ce fanfaron, ce Scaramouche ! »
« Tiens … comme c’est louche …
Elle est repartie ma lionne minouche …
Dois-je la suivre jusqu’à sa souche ?
J’ai passé l’âge de faire touche-touche …
Bon, pour cette nuit même pas un rince-bouche …
Elle me plaisait bien pourtant cette nounouche»

 

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18 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

Truffes et trophées

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« Non ! Mais regardez-moi tous ces funambules
Pris de vertiges soudains ! Quelle bande d’incrédules !
Tout ça pour des coups de pieds dans un ballon truffé !
 Nous, chaque jour nous gagnons des trophées !
Hola ! Vous m’avez l’air bien excitée dame FALBALAS ?! …
Seriez-vous contaminée par tous ces cancres las ? … »
« ffff … j’arrive de Paris, la Capitale des bleus, Sire … »
« Est-il vrai que les Champs-Élysées sont en grand délire ? »
« Oui, Sire, j’y ai vu toutes sortes de vampires … »
« Que me contez-vous là ! Ce ne sont que de simples chauve-souris »
« Celles-là n’ont pas d’ailes … juste un petit fanion
Qu’elles agitent en rugissant comme des lions …
Y a même des indiens cheyennes, des apaches, des clowns, des acrobates … »
« Le cirque quoi ! je comprends que cela vous épate la patate ! »
« Pire que le cirque Sire ! Le bordel ! La dérive des continents …
Avouez Sire, c’est bien affligeant cette démesure de sentiments …
Malgré leurs profilers de réputation mondialement connue
Les bien-pensants n’ont pu empêcher, les casseurs, leurs menus
Prévisibles en de telles circonstances répétées, habituelles …
Comme j’étais heureuse, Sire, de posséder des ailes
Pour me tirer de ce capharnaüm respirant la paix
Et regarder ces bleus à travers les vitres d’un pépé … »
« Salut ! … J’arrive direct de Russie ! Champions du Monde !
Une fois tous les vingt ans … j’ai pas perdu une seconde
Pour savourer cette victoire remportée à coups de pieds !
Des coups de têtes à vous faire oublier les casse-pieds
Qui dénigrent contre tout ce pognon foutu en l’air,
Toute cette misère envolée avec cette hôtesse de l’air
Qui voulait m’embarquer avec eux à bord pour ma sécurité.
Faut dire qu’on s’est pris une sacrée rincée de vanités !
À quoi pensez-vous Sire ? Vous avez l’air tout chose ? »
« T’inquiète TOPTOP,  juste une petite overdose …
Je suis heureux de constater que le monde pourrait bien nous soigner,
  Avec toute cette entente mondiale… fini les saignées »
«Sire, excusez-moi, la nuit fut longue et bruyante
Mes paupières sont lourdes après ces folies délirantes … »
« Oui, va FALBALAS … Champions du Monde … quel monde ?!
Ma coupe est pleine … Où est donc passée ma Reine ? … »

 

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16 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

 

 

 

Le favori

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« Un peu lourde ! »
« Ouais, même coucourde !
Elle ne doit pas être au courant … »
« Ouais, elle perd son temps ! »
« Ça fait des plombes qu’elle le renifle,
Suis étonnée que pas encore une gifle
Ce lion mysogine lui a administrée … »
« Chacun rêve d’un désir attristé … »
« Elle est vraiment lourde ! »
« Ouais ! une vraie gourde !
Et que je te frotte, te câline »
« Cet air d’une madone … la praline
Qui va lui rester en travers
Quand elle s’apercevra du jeu de ce pervers
Qui se moque bien des lionnes en chaleur … »
« On dirait un Saint ! Quel bateleur !
Ça va durer longtemps ce cinéma ? »
« Jusqu’à ce que ce comédien à mamas,
D’un coup de mâchoire l’envoie valser
En lui rétorquant qu’il préfère les fiancés. »
« Ouais, nous aussi on s’est fait avoir …
Tu crois qu’il va pleuvoir d’ici ce soir ? »
« Bienvenue ma belle, cesse ce jeu ridicule,
Laisse le à ses amours en particules.
Il y a des tas de crinières sur la prairie … »
« Ouais … mais ce lion doit être son favori ! »
« Si ça lui plait de lui lécher la poire, après tout …
Moi, ça ne me dérange pas du tout !
Sauf que nous n’allons pas rester des jours
À attendre que ce bellâtre, doux comme un petit four,
Veuille bien mettre un moteur à son radeau
Pour ronronner sans couler une bielle … »
« Ouais .. j’avoue que … est-elle encore demoiselle ? …»

 

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28 Mai 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
chatnine.fr
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Ivresses

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« On va pas mourir de soif !!
Aimer, boire jusqu’à plus soif …
Dans cette boue j’hésite encore
Malgré Peter Pan et son chant sonore
Qui me pousse vers cette eau saumâtre,
Tout juste bonne pour des emplâtres !
Mon cousin encore plus récalcitrant
Préfère avoir soif que boire ce repoussant
Breuvage confectionné par de fortes pluies
Qui ont fait de la terre du chocolat en bouillie.
Non, vraiment ça ne m’attire pas …
Du bout des lèvres maman avec parcimonie,
Pouah ! Ose tremper sa langue dans ce dégueulis .
Peter pan comme à son habitude, ce fifre
Avec sa patte de cette mousse s’empiffre.
Clochette n’est plus là, bientôt le muguet …
Elle nous a laissé en cet insalubre gué …
Pas terrible à part pour des bains de boue …
C’est qui déjà qui chante ça … la gadoue, la gadoue ?
Ouais, bien ici Tarzan manquerait de lianes …
Tout juste des touffes d’herbe nulles pour les ânes.
Comment maman fait-elle pour boire cette mixture
Sans se salir de quelques crottées éclaboussures ? …
Peut-être aurons-nous droit à quelques gouttes de lait ?
Arrête de me pousser ! j’ai pas envie d’y aller ! »
Le cousin toujours aussi suspicieux, louche
Vers ces deux espiègles qui font la fine bouche.
Il eut été dommage de ne pas assister
À cette oasis de première dans un lit alité.

 

29 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols
Contes de la prairie

 

 

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