Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

La grande parade 2019 en poésie

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Bien souvent sur la prairie
Des branches mortes ont refleuri.
Posé sur les cimes apparaît
Un peu de poésie de rimes parée.

C’est le jour de la grande parade
Où SALVATOR ne reste pas en rade.
D’un joli serre tête de plumes blanches
D’une billevesée il égaie ses dimanches.

Les guépards se prêtent au jeu, enjoués.
La poésie n’est pour eux que secrets avoués,
Des rêveries posées sur les buttes …
Ils vont défiler sur des sauts sans parachute.

Deux lionceaux dissipés se chamaillent.
Chacun veut être en tête … aïe, aïe, aïe …
Qui aura le dernier mot pour défiler …
Sur eux le temps a déposés ses filets.

Lanternes rouges de la grande parade
Pour rehausser les touches fades,
Deux demoiselles de la haute Société
Ont revêtu d’élégants fourreaux tachetés.

Bien souvent sur la prairie
Des plumes ont éventés des écrits …
Celles des aigrettes de fantaisies
Ont aguiché la bavarde poésie …

 

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4 janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photos : Farid Radjouh sur Facebook

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SALVATOR, le buffle

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Dans cet immense parc d’Amboséli en toile de fond
Le Kilimandjaro et les neiges d’Ernest Hemingway, moribond,
Les espaces verdoyants décorés d’arbustes et d’acacias
M’offrent les richesses d’un des trésors du Kénya.
Sanctuaire animalier légendaire foulé par des bergers
Il restera pour moi toujours un écosystème étranger
De scènes quotidiennes hors du commun, inégalées,
Que grâce à vous tous je peux à distance explorer.
En ce premier safari de l’année nouvellement fêtée
C’est par un buffle que je vais le commenter … :

«Avec mes moustaches rendues célèbres par Dali
Ce matin je paresse couché dans mon lit …
Un lit d’herbes me chatouillent les narines
Surmontées de deux serpents qui ont gobé la vermine.
Les oiseaux ont déserté les enjolivures de mon museau
Pour des cornes d’abondances de damoiseaux.
Je profite de ce moment de pause mérité
Pour observer les alentours et les activités
Des locataires d’une savane inondée de soleils
Bon pied, bon oœil, toujours en éveil.
J’observe le manège de ce guépard solitaire
Qui passe et repasse sur le sentier de guerre
Tandis qu’une lionne d’un air intrigué
Couchée, comme moi camouflée, fait le guet.
Elle fantasme sur un lion de belle parure …
Un lion d’une beauté prisée par les couvertures
De magazines de la boutique de son barbier …
Un pacha sensas pour les planches d’un herbier !
L’imaginer tout aplati la fait discrètement sourire
Mais le voir si hautain son coeur en pensant soupire :
« Telle une star célèbre de cinéma sous les caméras
On dirait le Roi Soleil perruqué de queues de rats ! »
SALVATOR, pour en revenir à nos moutons, s’interroge,
Ravi de cet affût placé aux premières loges …
Il observe cette autruche immensurable sur la défensive
Alors que sa nombreuse marmaille, jeunesse inoffensive,
Piaille et sautille dans toutes les directions,
Profite de la sieste de ces paisibles troufions…

SALVATOR apprécie l’absence de Risette qui doit cuver
Ou peut-être roupiller sur un quelconque duvet …
Enchanté d’avoir pris, avec la nouvelle année assise,
Un peu de sa renommée au final jamais acquise.
Il s’allonge de plus belle réconforté par cette idée
En attente de son succès à valider …

Déjà les sirènes sur la ville toulonnaise
Diffuse la rivalité à attendre de ces punaises …
Comme quoi même si je ne vais pas en safari
Je suis bien reliée en ce charivari de marais taris.

 

 

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2 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos: Kilambo Abou Maringa Abupet safari ventures limited

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YO, fils de Yaya

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« À peine le temps de respirer
Qu’il me faut déjà expirer.
Avouez que c’est bien triste sort
Que m’offre la vie en sponsor.
Être dévoré par les siens, l’atrocité !
Pour des chaleurs de banale nécessité.
Triste choix … tant de femelles sur la savane …
Être condamné par un lion qui se pavane …
YO ! fils de Yaya, ta pauvre ficelle
Était trop courte depuis la margelle
D’un puits doté d’aucune profondeur,
Inexistant en ce monde de froideurs.
Juste le temps de savourer quelques tétées.
La vie m’a épargné d’autres difficultés …
Juste le temps de reposer sur l’herbe …
Même pas les honneurs d’une gerbe ! …
Mais joie éternelle en quelques rimes
De demeurer un peu en vos heures de déprime,
De vous caresser de ma chaleureuse patte,
Vous cajoler de bisous rouge écarlate.
Sitôt parti, déjà remplacé … quel safari !
Quelle différence avec vos vies mes chéris ?
Je n’étais qu’un lionceau prêt à découvrir
Trop tôt que nous devions aussi mourir.
Merci à vous tous pour ce beau souvenir
Qui me fera patienter, à vous revoir, sans plus mourir.
Toues les larmes n’y changeront rien …
Par cette photo votre cœur me retient.
Avant d’être aspiré par les mystérieux trous noirs
D’un néant contemplé si souvent d’espoirs.
YO fils de Yaya … j’étais cela …
Une victime parmi tous ceux et celles là.»

 

29 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean-Louis Godard

 

SLEEPY le léopard

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«Ah !!! Dormir pour de bon 
Dans un profond abandon !
Sans un compagnon …
Une périlleuse tentation.
Opportuniste et solitaire,
Une sieste sur la terre
Peut m’oter tout avenir
Pour un moment de plaisir.
J’ai beau avoir mon territoire,
Des aventuriers, bonnes poires,
En quête d’horizons nouveaux,
Viennent troubler mon repos.
Griffures, urine, rien n’y fait !
Ils aiment la course aux trophées !
LYPSTICK que j’aperçois au loin
A achevé la quête d’un de ces gros malins…
J’aime bien l’heure crépusculaire …
Quand la pénombre patibulaire
De la vue et de l’ouïe me titillent
Aussi furtivement que rampe une anguille.
Parfois je m’offre un divertissement …
J’aime surprendre en sautant sur ces garnements !
Un saut en chute libre … c’est d’un excitant ! …
Parfois je suis perdant .. ça détale tambour battant !
Gazelles, impalas, cobes et j’en passe …
Mais pour l’instant je me prélasse.
Mon garde-manger est plein à craquer.
Désolé … mais le LIPSTICK fort baraqué
Se dirige dans ma direction on dirait …
Je regagne mon arbre et lui laisse l’ivraie.
À bientôt j’espère … quand ce sera plus prospère !
Ravi de vous avoir rencontré sur mon coin de terre …»

 

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12 Décembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Benoît Bussard Wildlife Photography

Le sceptre de Risette

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Décidément pour RISETTE rien ne va …
Elle déprime sec, toute à l’eau s’en va
Se traîner dans la boue, confier sa peine.
CARAMEL ce piètre voleur en mal de sa Reine
A volé le sceptre gagné dans une rude bataille
En compagnie de ROUDOUDOU et la féroce volaille.
«Coiffée de mon diadème qui ne me quitte jamais,
Comment m’imposer à toute ma cour de femelles affamées,
Jalouses de mon trône, souhaitant ma mort ?»
Cette boue la délivre de tous ces esprits retors.
Elle se jure de retrouver ce butor, cette canaille,
Pour lui voler dans les plumes, foi de ses ouailles !
Quel triste retour de stage en cette fin d’année.
Noël approche … sans son sceptre elle est condamnée
À repousser l’Assemblée Générale avec ses consœurs
Bizarrement toutes sujettes à des hauts le cœur.
CARAMEL aurait-il abusé de toutes ces donzelles ?
Ces futures maternités lui font voir trente six chandelles !
« Zut ! C’est Noël il me faut un bon repas de fête
Pour oublier tous ces ennuis qui troublent ma tête.
Pourquoi pas du phacochère pour mon réveillon ?»
Loin de toutes ces rumeurs prêtes à la rébellion,
Sitôt dit, voilà notre RISETTE toute ragaillardie
En train de savourer un péché véniel d’un Paradis
Dont elle ignore l’existence sur cette terre
Encombrée de démons et de leurs adultères.
Et c’est la gueule encore pleine du sang innocent
D’un bébé phacochère que nous la retrouvons nichant
Dans un des terriers où ce malchanceux nourrisson
A vu, apeuré, cette furie sortir des buissons.
Ainsi va la vie, vient la mort sur la savane …
Dès les pieds sur terre, une peau de banane
Vous attend pour glisser vers la fosse commune
Sans avoir eu le temps, parfois, d’admirer la lune.
Le temps de digérer, de se prélasser, il fait nuit.
Une nuit noire où tous les humains ont fui
Laissant pour témoins bouteilles et ramequins vides
Dans un campement où des ronflements intrépides
Ont attiré RISETTE curieuse, pressée de découvrir
Quels animaux nouveaux, étranges, allaient assouvir
Sa lassitude à propos des chairs et carcasses englouties.
Mazette ! RISETTE en ce conte s’est investie !
« Quelle est cette bande de ouistitis sonores ?
Apparamment ils ne digèrent pas tout cela encore  !
Faut pas croire que je vais croquer à pleines dents
Ce qu’ils ont laissé traîner … tiens un barman cameraman …»
Dubitative, RISETTE contemple cet établi alcoolisé …
Se tâte pour le bousculer, histoire de se familiariser
Avec le contenu des fioles aux reflets irisés.
«Je suis déçue de ne trouver personne pour trinquer …
« Ouais … vraiment, il n’y a que moi au taquet ! …»

22 Décembre 2018 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine

Photo : inconnu

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Le recensement

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À l’orphelinat « Les Mandibules » STORY rencontre des difficultés
Avec les jeunes groupes natals prêts à cohabiter.
Il y a les mâles collés aux jupes de leurs nourrices,
Mâles philopatriques considérés sans artifices …
Et ceux qui dispersent pour un ailleurs meilleur
Afin de s’établir dans un groupe de même orpailleur.
STORY doit pour cela recenser le nombre de femelles
Car tout est basé en fonction de ces demoiselles.
Le mâle restera dans un groupe de reproduction
Si le nombre de femelles répond à leurs communes questions :
« Quelles meilleures perspectives s’offrent à moi ?
Dois-je prendre la route ou demeurer sous ce toit ? »
Ce choix du clan pour le mâle est essentiel.
Sa survie et son succès reproducteur sont ce ciel.
Ces orphelins n’ont plus leur mère pour les influencer.
Soutenir socialement un fils pour le faire avancer,
Acquérir un rang élevé dans la hiérarchie masculine…
Ce sont donc les nourrices qui se chargent de ce complice
Accès privilégié à la nourriture et aux femelles
Tout en restant, pour investir, dans la crèche maternelle.
Se reproduire avec des femelles de grande valeur
Est pour le mâle une assurance digne d’un Seigneur.
C’est cette difficulté de propension à disperser
Qui pose réflexion à STORY, à s’y intéresser.
Elle sait que les jeunes femelles ont une préférence
Pour des mâles nés ou débarqués après leur naissance.
Elle va donc les jours suivants avec la centaine d’enfants
Inspecter les organes génitaux externes en se méfiant
De la similitude à s’y méprendre sur le patronyme
Fondé essentiellement pour des femelles et leurs rimes.
Quant à RIKAÏ et ses deux chenapans aventuriers
De va et vient après eux son temps est employé.
D’où, comme d’hab, elle est d’aucun secours,
D’aucune aide pour STORY face à tous ces amours.
Cernée de gloussements innocents, de ricanements démoniaques
Elle va affronter les plans machiavéliques de ces têtes à claques.
Elle connaît ce réputé répertoire vocal selon le statut et l’âge
De ces obstinées qui ne supportent pas la frustration aux avantages.
Ainsi dans cette kyrielle émouvante de murmures et grognements
STORY courageusement ouvre ce dossier du recensement …

 

16 Décembre 2018 – Jeannine castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Virginie Liardat sur Facebook

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De la rime et ses déprimes

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RISETTE à son retour de stage est déprimée …
Un correcteur à propos de ses rimes imprimées
A noté sur sa page des sous entendus moqueurs …
Du coup les coups de règle pour ses consœurs
Sont en standby, remis à plus tard …  ce qui arrange
Sa Cour qui ne perd rien au change …
Pour l’instant RISETTE rumine en rimes
Sa première critique qu’elle estime.
Cette preuve prouve que sa célébrité ennuie
Des esprits plongés dan la nuit.
En riposte à ces dents longues aiguisées
De sa rime RISETTE continue à poétiser … :

Faire silence
Aux insultes gratuites
De mon enfance
J’ai  longue suite.

Manifeste de révoltés
Ma rime est contestée.
D’un sérieux heureusement
Je n’ai point tourments.

La critique est aisée.
N’oubliez pas gibiers faisandés
Bardés de méchanceté …
Que je digère même les saletés.

Les vents contraires
S’infiltrent dans les viscères
Pour péter leurs tristes sorts
Ça dégaze même mort.

Au CM2 me renvoyer,
Alors que je suis en maternelle,
Vos œufs brouillés
Font éloge à ma cervelle.

Humour, Liberté, Vérité.
Votre rêve éveillé, habité,
Dieu, quel panache !
J’aime jouer à cache-cache.

 

9 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Chris Loargann sur Facebook

 

 

CARAMEL

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Partie faire un stage  au sujet de la Règle, RISETTE
A confié la garde du GIrl Power à une vieille chouette
Un aigle martial qui volait souvent dans les parages,
Profitait sans se fouler de tous les avantages
Que ces chipies offraient, gavées et repues après leurs partages.
C’est ce que raconte ce magistrat à son entourage :

«Au GIRL POWER la bonne entente ne dura pas longtemps.
La venue de CARAMEL mit la zizanie dans le clan.
Mais comment de là-haut diriger, faire régner le calme
Quand il s’agit de passions, d’instincts qui s’enflamment ?
Après avoir reniflé s’il s’agissait d’un dur ou d’un tendre,
La queue, à la suite de CARAMEL, ne se fit point attendre.
Ange protecteur j’avais beau agiter à grand bruit mes ailes,
Pousser de grands cris pour effrayer ces femelles …
Rien n’y fit … elles avaient marre de cotoyer que des voyelles …
Il a suffi d’une consonne pour lier comme une maquerelle
Toutes ces passionnées qui somnolaient sous les ombrages
Avec un CARAMEL dépassé par tant de brûlants partages.
Durant ces quelques jours d’orgies, de chasses sanguinaires
La grande prairie souffrit de leurs émeutes guerrières.
Sous la pression, encouragées par leurs appétits débordants
Elles s’attaquèrent à des proies énormes à belles dents.
« Les yeux plus gros que le ventre » selon l’expression fit des heureux
Qui profitèrent de cette chance qu’ont parfois les malheureux.
Au cours de leurs chasses une malheureuse, un peu feignasse,
Restée seule au campement fit le régal d’un léopard pugnace.
À leur retour sans regrets ni remords aucune d’entre elles se désola
Pour cette malchanceuse emportée sans tralala.
En attendant les nausées futures de ces débordements
CARAMEL se retrouva géniteur de tout un régiment !
Au bout de ces quelques jours, nappé de souvenirs
Il n’eut qu’un choix … celui de déguerpir sans chérir
Cette reine dont il avait eu vent par de grands échos.
Désolé, chassé comme un malfrat, il ravala ses bécots
Pour d’autres rencontres, d’autres femelles en attente.
Ce qui me permit enfin, impuissant, une brève détente.
« Ne me quitte pas » ne fut d’aucun recours à la Cour
De RISETTE dont on attend impatiamment le retour.
Cette dernière, loin d’imaginer la pouponnière à envisager,
Elle même a l’air de profiter des beaux fruits d’un verger.
Entre CARAMEL et ROUDOUDOU tout invoque les berceaux
De nombreux carnets roses de pucelles et puceaux.
Elle qui revient d’un stage sur l’enseignement de la Règle
Elle va, de son clan, recevoir quelques coups de règle !
Va-t-elle provoquer la dissolution de son clan dément ?
Taxer de corvées supplémentaires ces futures mamans ?
Comment va réagir cette souveraine devant leurs comportements ?
Toutes ces questions en suspens leur font claquer des dents …
Toute sa Cour redoute d’être expulsée, condamnée de sévices
Pour avoir copuler sans l’accord de leur Reine bienfaitrice.
En attendant la suite de savoir ce qu’il va advenir …
Après toutes ces émotions, il est tard, je vais dormir …»

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7 Décembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell  sur Facebook

 

Steack haché

 

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«Qu’avez-vous Sire ?
Je ne vous vois point sourire …
Avez-vous du tracas ?
Vous faut-il un petit encas ?
Êtes-vous inquiet ?
Parlez-moi, par pitié !
Comme la prairie est belle !
Admirez ces sauts de gazelles !
Toute cette tendre verdure
Met en valeur votre coiffure.
Votre crête de monarque …
Est semblable à la voile d’une barque.
Elle me fait naviguer vers des horizons …
J’en perds la raison !
Pas grand monde ce matin, hein ?
À part cette bande de chiens peints …
Vous voyez ce que je vois ?! …
C’est le ciel qui nous l’envoie …
Un vieux buffle solitaire, esseulé …
Trop dur pour des dents de lait !
Sire, contre moi êtes vous fâché ?»
«Si je pouvais me l’arracher …»
«Quoi donc Sire ?» «Ma dent !»
«Mon pauvre ami ! Vous souffrez des dents ?»
«C’est horrible ! je ne peux plus mâcher …»
«Je vois … Il vous faudrait du steack haché …»
«Vous en avez de bonnes, baronne !
Occupez-vous donc de vos hormones ! …
Entendre de telles niaiseries de la sorte …
Je vous prie de quitter mon escorte.
J’ai assez de ma rage de dents
Pour m’encombrer en plus de vos boniments …»
«Quelle soupe de brègues mes amis …
Je vais me consoler sur ce doux tatami…
Laisser la brise caresser mon corps,
Calmer les pulsions de mon diable au corps.
Et si je changeais de partenaire ?
Pour un petit bobo, le voilà déjà grabataire !
STEACK HACHE ! Sa renommée est faite !
Ça lui apprendra à bouder, à se payer ma tête !»
«Ouais, dégage … va charmer d’autres olivettes …
J’aurais préféré TARTARE … Quelle vieille chouette …

 3 Décembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Peter Chebon sur Facebook

 

 

Haut les coeurs !

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C’est mon mat de cocagne
Pour m’échapper de ce bagne.
Une corde raide rigide
Pour lionceaux intrépides.

C’est mon arbre de vie
Qui me laisse en vie
 Mon petit paradis
Où je suis en sursis.

Arriver au faîte
Retrouver les emplettes
D’une chasse maternelle
Me donne des ailes.

Traqué par des prédateurs
Je serre fort contre mon cœur
Ce tronc d’inconfortable rondeur
Aux nombreux pieds admirateurs.

En attendant la sonnerie
Du départ de ces bandits
Je suis un alpiniste novice
Je m’accroche et ne dévisse.

C’est mon mat de cocagne
Ma planque je regagne.
Haut les coeurs !
 Pour ce petit bonheur.

 

2 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Calvin Kotze Wildlife Photography

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