Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

Pauvre CACAHUETE !

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«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

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28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

Les trois soeurs

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Tout n’est pas gagné pour RISETTE.
L’anoxie, la dystocie la guette.
RISETTE, mère phallique, connaît le combat
De ses jumeaux en cette mise bas.
À peine sortis du sac amniotique,
La loi du plus fort problématique
D’un remake de Caïn et Abel va assouvir
Leur hargne en attendant de grandir.
Dans ce terrier où règne déjà la haine
Arrivera-t-elle à sauver sans peine
Ses deux jumeaux jusqu’aux présentations ?
Le premier né ne va-t-il pas planter sa dentition
Dans l’échine de son jumeau qui répliquera …
Sitôt nés, ils sèment déjà la panique ces scélérats !
C’est ainsi dans cette atmosphère incertaine
Qui peut entraîner aussi la mort de cette Reine
Que le clan de RISETTE voit arriver Les Trois Sœurs
Surnommées « Les terreurs », trois pestes, trois horreurs,
Chassées pour leur férocité par d’autres clans.
Errantes, elles cherchent à s’intégrer dans un clan.
Face à cet évènement inattendu à l’étrange sérénade
C’est le sauve qui peut dans une débandade !
Toute la Cour de RISETTE prend la poudre d’escampette
Profitant de l’occase pour faire leurs emplettes.
Les trois sœurs après un rapide tour du propriétaire,
Déçues, ne font que traverser leurs terres
En pestant, grognant d’une mauvaise haleine.
Elles ignorent qu’au fond d’une galerie, une Reine
Mène un combat pour sa première mise bas
Dans une mise à mort pour un éphémère célibat …

 

25 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

Tempus Narrabo …

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À quelques lieues du territoire de RISETTE,
Aux « Mandibules », STORY a fait place nette.
Après ce recensement délicat et intime
Elle est harassée et au bord de la déprime.
Une envie folle de quitter l’orphelinat la tenaille,
De vivre pour elle, se libérer de toutes ces entrailles,
Ces ventres maternels aux dramatiques champs de bataille,
Ces orphelins qui à longueur de journée se chamaillent.
RIKAÏ a démissionné de son poste de Directrice
Trop occupée par ses deux beaux garnements complices
Qui lui en font voir des vertes et des pas mûres en démesure.
C’est qu’ils ont bien grandi et vous poussent à l’usure.
STORY est partagée entre le sentiment profond de culpabilité
Et celui de vivre pour soi en abandonnant ces déshérités.
Un dilemme un peu lourd pour sa conscience en balance …
Rester encore ou partir sur les chemins de l’errance ?
«Que deviendront ces malheureux sans une reine ?»
À cette pensée apparaît au pas de course une hyène,
Les pattes crottées de boue dans l’eau du marécage.
Elle observe en même temps le reflet de son image, 
Reine de surcroît, chassée à cause d’une couronne.
Deux reines ne peuvent partager un même trône !
STORY saute sur l’occasion, retrouve son engouement.
Elle propose à cette ingénue en des termes alléchants
Ce Siège libre qui attendait une candidate royale.
Sans perdre une seconde saisissant cette aide spatiale
STORY fait de rapides adieux et d’un dernier regard
Le cœur léger, l’esprit libéré, elle s’enfuit vers le hasard.
Elle décide de nommer ROYALE ce clin d’œil céleste
Qui transformera les « Mandibules » en charniers funestes.
Car bien après des saisons STORY de passage sur le domaine
Ne trouva que de vieux ossements d’un passé en mal de reine.
Sans doute certaines hyènes survécurent à cette fin d’histoire triste …
Vous les avez surement rencontrées sur les pistes ! 
Comment résister à leurs accueillants sourires ?
Elles se moquent bien qu’on les traite de vampires !
En ce domaine elles ont vu pire …

 

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22 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Francoise Cabanel Isasca

 

La Grande Parade 2019 en poésie (fin)

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Les mères, prudentes, restent à l’écart
De cette Parade qui vire au cauchemar.
Témoin ce bébé léopard blotti contre maman
Qui observe un régiment de zèbres imprudents.
Ils traversent la rivière tout près des crocodiles …
Ces derniers, affamés, ne respectent pas le dile.
«Il faut bien manger» proteste ce lion.
«Cette Parade pour la paix est contre l’accélération
D’espèces animales qui désertent nos chemins.
Le braconnage, vos marchés aux poudres de perlimpinpin …
Quand on s’entretue, c’est que nous avons faim.
Que feriez-vous sans vos armes dans les mains ?»
«Il est vrai» atteste ce serpent tout vert de peur.
«Arriverai-je à déglutiner cette proie avant qu’un voleur
Me chipe cette grenouille aussi grosse que la fable ?
De quoi passer des heures à digérer à table !»
«Ces zèbres avaient trop chaud sans un coin d’ombre.
Quelle idée aussi de venir troubler sans encombre
Le lit de notre espace favori en grande longueur !
Ce pauvre chéri a péri pour la paix en toute honneur !»
Une lionne belle et mystérieuse, sage comme une image,
Rêve de l’herbe grasse et fraîche des Alpages,
Somnole tandis que deux superbes frimousses,
Peu rassurées par l’horizon, ont un peu la frousse,
Soulagées de ne pas participer à la Grande Parade
D’une Paix animée par des gueules pour accolades.

Grande Parade ou pas il en serait de même
En cette chaîne créée, entrecoupée de carêmes
Dont la paix intérieure a subi dans ses engrenages
Une évolution qui patine avec l’embrayage.
Spectacle permanent que cette Grande Parade 2019
Dont la marche arrière a écrasé quelques œufs
Dans une gigantesque bousculade qui sue et transpire.
Un ciel surchargé, s’enflamme d’esprits en délire.

 

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19 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

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Et coucou !

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Enfin apparaît notre RISETTE
Très occupée depuis comme une garde-champêtre !
La voici dans les courants d’une eau saumâtre.
Une eau aussi jaunâtre que verdâtre.
Elle se rafraîchit de ses courses folles
À chasser ces permanents pots-de-colle
Qui envahissent sans cesse son territoire
Et en même temps remplissent les mangeoires.
Elle a viré de sa Cour quelques colporteuses
Qui déblatéraient, insultaient de façon odieuse,
Leur Reine, chose inacceptable et sans recours,
 Indigne même dans les prises de bec des basses-cours.
RISETTE va mettre bas d’ici peu de temps …
Son ROUDOUDOU lui a laissé ce beau présent.
Nous la retrouvons lors d’une sortie incognito
Quand la solitude de son rang lui pèse trop.
Elle guette le retour de ses servantes fidèles
Parties aux provisions pour remplir sa gamelle.
Elle s’attend à de sérieux conflits de voisinage,
D’une guerre des clans organisée par les commérages
De ces commères jalouses de cette Reine adulée
Par les plus beaux partis aux désirs jugulés.
Elle n’assistera pas à la Grande Parade …
Sa confiance est limitée en tous ces camarades
Pris, à prime abord, de bonnes intentions.
Elle craint que ce défilé finisse en révolution.
Son état ne doit pas supporter un coup d’Etat
De toutes ces espèces animées d’instincts à grabats.
Et comme un agneau surveillant le moindre loup
Elle se gargarise de quelques glouglous …

 

18 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Christine Deslandes sur Facebook

 

La Grande Parade 2019 en poésie (suite)

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«SCARFACE ! Oui c’est bien lui là-bas !
Le célèbre chouchou qui met en branlebas
Le cæur de tout un monde de passionnés
Pour ce lion au portrait tant de fois visionné.
À part sa taille, je n’ai rien à lui envier
Car de mon ancêtre le lion, je suis une unique lignée.
Je suis un bon coureur, après le guépard,
J’ai quelques taches de rousseur comme cette star.
Je détecte aussi les bruits étranges souterrains …
Après une nuit de maraude en solitaire, ce matin
Je fais un brin de toilette avant de repartir.
Il paraît qu’une Parade pour la Paix, notre avenir,
A rassemblé sur la prairie, ce dont je suis étonné,
Amis et ennemis jurés … ça va ruer et talonner !
Nom d’un caracal ! … mon illustre cousin…  je veux pas rater
Le départ de la parade … il faut me hâter.
On dit que les Égyptiens ont adoré mes ancêtres …
De très dévoués aïeux attachés à leurs maîtres.
C’est ainsi que le savannah apparut un jour …
Ces humains ! à toujours mélanger amour et toujours …
Oh Sérénité ! Je regarde passer la grâce
De ces belles demoiselles hissées sur leurs échasses.
L’eau en frissonne de plaisir et les admire !
Elles sont accompagnées par ces patapoufs durs à cuire.
Ils sont venus nombreux ces gros paresseux aquatiques …
On dit aussi que je suis proche du chat doré d’Afrique …
Quel boucan font ces grosses barriques !
Bon ! Mes amis je vais rejoindre toute la clique …
Vous vous souvenez de moi n’est-ce-pas ?
HURUS ! Philosophe Poète … Ce prof de philo de RISETTE !
Au fait comment va-t-elle ? …. »

 

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16 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Simon Chebon sur Facebbok

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Un jour Africain

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Dès que le ciel entr’ouvre ses volets,
La Grande Demoiselle se met à la fenêtre.
Aucun oiseau ne s’est encore envolé
C’est l’heure où tout doit renaître.

Face à l’écran, un film en cinémascope
Défile sous les yeux de cette intriguante
Déçue de ne voir aucun saut d’antilope
Dissiper l’échancrure de cette toile géante.

Cette élégante vêtue de noir, célèbre la naissance
D’un jour africain qui tarde à s’éveiller …
Il paresse, savoure la douceur, prend ses aisances,
Sous cette couette bleutée à l’unique oreiller.

La Belle s’abreuve à ce cours d’eau céleste
Qui traverse et longe les berges de Masaï Mara
Tandis que le soleil sorti d’une autre sieste
Attend le moment de lui sourire aux grands éclats.

Ce jour déjà grisonnant refermera ses volets,
Réjoui de retrouver sa Dame au lever de rideau.
Paisiblement il s’endormira sous le ciel étoilé si beau
Et notre Belle Dame, en l’attendant, comptera les feux-follets.

 

13 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Tony Crocetta sur Facebook

 

Les Colporteuses

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Deux Risette
Font la causette
Un jour de diète
Pour les emplettes …
Deux commères
Simples locataires
D’un coin de Terre
Ainsi parlèrent :

«Être traitées ainsi ! …»
«Ma bonne, pas de souci !
Nous allons lui faire voir
Ce qui pousse au désespoir.
Cette RISETTE est infernale !
Jalouse de notre beauté fatale.»
«Être évincées de sa Cour
À cause d’un troubadour !
Ce CARAMEL au cœur tendre
Qui me laissait entendre
Que j’étais son unique passion …»
«Quelles gourdes nous étions !»
«A-t-elle retrouvé son instrument ?
Ce sceptre qu’elle adorait tant …
Entre nous son ROUDOUDOU
Ne cassait pas des cailloux …»
«Ouais … malgré sa mâchoire d’enfer
Il l’a plaquée pour se mettre au vert !
Exténué par cette nymphomane … »
«Voyez-vous ce nourrisson qui flâne ? …»
«Oui … c’est trop risqué vu le nombre …
Les lionnes nous mettraient à l’ombre !»
«En attendant nous voilà sur le carreau
Le tiroir plein pour de futurs berceaux …
Quand RISETTE va enfin réaliser …
Une fois qu’elle sera dégrisée …
Que son CARAMEL ne l’avait pas mou
Va y avoir à sa Cour du remous !»
«Nous sommes les premières atteintes !
Après tout nous ne sommes pas des saintes !
Elle même, d’après les rumeurs,
Elle aurait, suite à ses fortes chaleurs,
Ramené du stage une grossesse impériale
D’un Prince doté de parties génitales …
C’est qui ce Fluffy tout ébouriffé ?!
Arrêtez ma bonne de siffler
Ce démon de midi ou de minuit,
Nous avons, n’est-il pas, assez d’ennuis ?
Si nous allions défiler nous aussi ?»
«La Paix, c’est le cadet de mes soucis.»
«Je vois que vous avez l’humeur mauvaise …
Faites un effort … oubliez cette punaise !
Voyez-vous ce que je vois ? … sans rire ! …
Notre RISETTE qui porte des cornes ! … quelle satyre ! …
Arrêtez de pouffer, de glousser comme une pintade !
Allons nous mêler à la Grande Parade
Histoire de semer un peu la terreur
À tous ces idéaux de souffre-douleurs …»

Et voilà nos deux commères en route
Qui déblatèrent sans aucun doute
Sur la pluie et le beau temps …
Deux colporteuses armées jusqu’aux dents.

 

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9 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions  Jean Luc Reunival

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La grande parade 2019 en poésie (suite)

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Le majestueux aigle ravisseur
D’un vol a pris de la hauteur
Suite aux nombreuses bousculades
Des participants à la Grande Parade.

Un très beau et élégant léopard
Aux moustaches antibrouillard
De son pompon blanc éclaire
Ce noir et blanc crépusculaire.

Vêtu de son costume noir
Un crocodile paresseux comme un loir
Voudrait bien être invité …
Il attend l’accord des Autorités.

Les zèbres en conseil se sont réunis.
Vociférant : « C’est nous ou c’est lui !
Nous n’avons pas confiance !
S’il vient … bonjour l’ambiance ! »

Un petit guépard adorable
Trouve ces zèbres peu charitables.
« Ils prétendent défiler pour la paix
Et rejètent ce crocodile … quel toupet ! »

Mettant tout le monde d’accord
LE CHOUCHOU à la voix d’or
Met tout le monde au diapason
Histoire de commémorer son blason.

Au final les zèbres acceptent à distance
Ce gros visqueux à la grosse panse
Tandis que par voie maritime
Les éléphants pour Jacques s’animent.

Imaginez cette Grande Parade
 De jérémiades, de ruades de nomades
Qui pour la Paix vont se réunir
Pour un meilleur et fabuleux avenir.

 

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8 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Jacques Montanari sur facebook

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La grande parade 2019 … en poésie (suite)

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La tortue léopard
A peur d’être en retard.
D’une cotte de maille
Elle a recouvert ses écailles.

Le Sage Rouge
Assis, point ne bouge.
Il attend sa compagne
Qui revêt un pagne.

“Vent Arrière”
La tête la première
Passe devant tout le monde
Sans perdre une seconde.

“Attentif” montre les crocs.
Il n’aime pas les escrocs.
Il surveille de près les rangs,
Prêt à chasser les brigands.

“Fakir” n’a plus sa planche.
Comment défiler dimanche ?
Il l’a mise au clou
Ne lui restent que les clous.

“Fossile” n’en revient pas …
Il fait profil bas.
Se faire traiter de la sorte
Par une escorte … mais qu’importe.

“Futur” est là
Il donne sa langue au chat
Pour ce “Futur” qu’il ignore.
Le char d’Axel il décore.

La grande parade 2019 en poésie
Chez chaque photographe 
Avec pasion et frénésie
À ce défilé pour la paix paraphe …  (à suivre)

 

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7 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell

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