Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

On trace …

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«Eh toi le photographe ! Tu n’as rien de mieux à faire ?»
«Voyeur ! Occupe-toi de tes petites affaires !»
«Au prix du voyage …»
«Tu peux pas lui reprocher son sens du partage …»
«D’accord, d’accord … mais faire le brouette
Alors que ce zigue lorgne mes roubignettes …
Et pas assez, en plus, il lui faut ue grande lorgnette !»
«Moi, dans cette position je vais pas tenir des lustres 
Je suis pas l’Everest … Aîe ! Tes crampons dans ma chair s’incrustent !»
«Regarde, lui il a l’air satisfait, content …»
«S’il aime l’alpinisme y a le Mont Blanc !
Au lieu de le reluquer tu ferais mieux d’en finir …»
«Oui, mais sa présence m’empêche de jouir …
Il va croire ce bougre que je suis impuissant
Et lui montrer mon sexe … c’est indécent !
Bon ça y est ? Tu l’as ta photo souvenir ?!»
«Oui, ben moi, j’ai des crampes, je peux plus tenir !
Être sur la pointe des pieds c’est inconfortable …
En plus tu es assis sur ma queue … c’est intenable !
La tienne est fixe, au garde-à-vous. Vive que vienne
La fin de cette séance même si c’est par hygiène !
Ah ! c’est pas trop tôt … le voilà reparti vers les pistes.
Plus qu’assez de ces exhibitionnistes naturalistes …»
«J’espère qu’un reporter aura assez d’audace …»
«Tu parles ! À part amuser la galerie … allez on trace ! …»
«Avancer est à mettre au clou ? On trace ! …
Ces bandes de limaces qui bavent de tout ! …»

«Par le petit bout, par le petit bout … »

 

14 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jo Begood sur Facebook

 

Fatigué, fatigué …

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Fatigué, fatigué …
J’ai tellement bourlingué !
Ce subit coup de fatigue
Vous attarde, vous intrigue …

Je suffoque avec cette chaleur.
Mon front dégouline de sueur.
Ici, pas d’aide à domicile
Fatigué, fatigué, ça me bile.

Avec ce coup de barre passager
J’ai choisi ce coin ombragé.
Votre aimable compassion
Ne change rien à ma situation.

Fatigué, fatigué, relégué !
Ma bufflonne m’a largué !
Fatigué, fatigué, vulnérable !
Je bulle sur ma table !

Il vous faudrait une bigue
Pour soulever, déplacer mézigue.
Pas d’hosto juste un véto
Soumis à un véto …

Fatigué, fatigué …
Désolé si je suis pas gai !

 

23 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Michel Andrieux sur Facebook

 

Moi, triste ?

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Moi … triste ?
Ah ! ces sacrés journalistes !
Même la poésie
Ici a ses paparazzis !
Badés comme des vedettes
Sur notre croisette 
Par tous ces boitiers noirs !
Du matin au soir 
Jusque dans notre intimité,
De mythes et vérités,
On nous filme de toutes parts
Pour leur petit canard.

Les rançons de la gloire
En cette fulgurante histoire !
Qui se souviendra de moi ?
Je ne suis pas SCAR … ce Roi …
Triste, moi ? Gens du Médoc
Au moindre tic et toc
On nous larde d’aubades,
On nous bombarde d’aveuglantes œillades.
C’est à qui mieux-mieux
Distrait le regard envieux …
Comme moi et son air triste …
Avouez c’est pas triste ! …

En bon comédien je joue
Le jeu de toutes ces noires bajoues
Gonglées à bloc d’audace
Pour rompre la glace
Entre l’homme et l’animal
Le temps d’un festival.
Pour la petite histoire, j’avoue
Qu’il a fallu une simple moue
Pour attirer le regard
De ce publicitaire hasard
Pour vous faire les yeux doux,
Chers doudous et roudoudous !

Triste moi ?
y a de quoi …
Face à ce monde de fous …

9 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine

Photo : Nathalie Vidal Terrier sur Facebook

 

Le lion rugissant

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C’est un lion nuageux
Amoureux d’un soleil
Un lion ombrageux
Où l’or et le vermeil
D’un ciel complice
Font ses délices.

C’est un lion rugissant
Au soleil couchant
Un lion puissant.
D’un dernier chant
Il va chez Dieu
Voir si c’est mieux.

C’est un lion rêveur
Au cœur solitaire.
Des cieux penseurs
Il est le locataire
D’amours passagers
Qui aiment voyager.

Ce n’est hélas qu’un nuage
D’un lion sur image
Un beau roi sans cage
Idole de tant de mages.
Un lion dans les nuages.

 

20 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Bri Lions sur Facebook

 

 

Pauvre CACAHUETE !

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«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

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28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

Les trois soeurs

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Tout n’est pas gagné pour RISETTE.
L’anoxie, la dystocie la guette.
RISETTE, mère phallique, connaît le combat
De ses jumeaux en cette mise bas.
À peine sortis du sac amniotique,
La loi du plus fort problématique
D’un remake de Caïn et Abel va assouvir
Leur hargne en attendant de grandir.
Dans ce terrier où règne déjà la haine
Arrivera-t-elle à sauver sans peine
Ses deux jumeaux jusqu’aux présentations ?
Le premier né ne va-t-il pas planter sa dentition
Dans l’échine de son jumeau qui répliquera …
Sitôt nés, ils sèment déjà la panique ces scélérats !
C’est ainsi dans cette atmosphère incertaine
Qui peut entraîner aussi la mort de cette Reine
Que le clan de RISETTE voit arriver Les Trois Sœurs
Surnommées « Les terreurs », trois pestes, trois horreurs,
Chassées pour leur férocité par d’autres clans.
Errantes, elles cherchent à s’intégrer dans un clan.
Face à cet évènement inattendu à l’étrange sérénade
C’est le sauve qui peut dans une débandade !
Toute la Cour de RISETTE prend la poudre d’escampette
Profitant de l’occase pour faire leurs emplettes.
Les trois sœurs après un rapide tour du propriétaire,
Déçues, ne font que traverser leurs terres
En pestant, grognant d’une mauvaise haleine.
Elles ignorent qu’au fond d’une galerie, une Reine
Mène un combat pour sa première mise bas
Dans une mise à mort pour un éphémère célibat …

 

25 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

Tempus Narrabo …

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À quelques lieues du territoire de RISETTE,
Aux « Mandibules », STORY a fait place nette.
Après ce recensement délicat et intime
Elle est harassée et au bord de la déprime.
Une envie folle de quitter l’orphelinat la tenaille,
De vivre pour elle, se libérer de toutes ces entrailles,
Ces ventres maternels aux dramatiques champs de bataille,
Ces orphelins qui à longueur de journée se chamaillent.
RIKAÏ a démissionné de son poste de Directrice
Trop occupée par ses deux beaux garnements complices
Qui lui en font voir des vertes et des pas mûres en démesure.
C’est qu’ils ont bien grandi et vous poussent à l’usure.
STORY est partagée entre le sentiment profond de culpabilité
Et celui de vivre pour soi en abandonnant ces déshérités.
Un dilemme un peu lourd pour sa conscience en balance …
Rester encore ou partir sur les chemins de l’errance ?
«Que deviendront ces malheureux sans une reine ?»
À cette pensée apparaît au pas de course une hyène,
Les pattes crottées de boue dans l’eau du marécage.
Elle observe en même temps le reflet de son image, 
Reine de surcroît, chassée à cause d’une couronne.
Deux reines ne peuvent partager un même trône !
STORY saute sur l’occasion, retrouve son engouement.
Elle propose à cette ingénue en des termes alléchants
Ce Siège libre qui attendait une candidate royale.
Sans perdre une seconde saisissant cette aide spatiale
STORY fait de rapides adieux et d’un dernier regard
Le cœur léger, l’esprit libéré, elle s’enfuit vers le hasard.
Elle décide de nommer ROYALE ce clin d’œil céleste
Qui transformera les « Mandibules » en charniers funestes.
Car bien après des saisons STORY de passage sur le domaine
Ne trouva que de vieux ossements d’un passé en mal de reine.
Sans doute certaines hyènes survécurent à cette fin d’histoire triste …
Vous les avez surement rencontrées sur les pistes ! 
Comment résister à leurs accueillants sourires ?
Elles se moquent bien qu’on les traite de vampires !
En ce domaine elles ont vu pire …

 

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22 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Francoise Cabanel Isasca

 

La Grande Parade 2019 en poésie (fin)

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Les mères, prudentes, restent à l’écart
De cette Parade qui vire au cauchemar.
Témoin ce bébé léopard blotti contre maman
Qui observe un régiment de zèbres imprudents.
Ils traversent la rivière tout près des crocodiles …
Ces derniers, affamés, ne respectent pas le dile.
«Il faut bien manger» proteste ce lion.
«Cette Parade pour la paix est contre l’accélération
D’espèces animales qui désertent nos chemins.
Le braconnage, vos marchés aux poudres de perlimpinpin …
Quand on s’entretue, c’est que nous avons faim.
Que feriez-vous sans vos armes dans les mains ?»
«Il est vrai» atteste ce serpent tout vert de peur.
«Arriverai-je à déglutiner cette proie avant qu’un voleur
Me chipe cette grenouille aussi grosse que la fable ?
De quoi passer des heures à digérer à table !»
«Ces zèbres avaient trop chaud sans un coin d’ombre.
Quelle idée aussi de venir troubler sans encombre
Le lit de notre espace favori en grande longueur !
Ce pauvre chéri a péri pour la paix en toute honneur !»
Une lionne belle et mystérieuse, sage comme une image,
Rêve de l’herbe grasse et fraîche des Alpages,
Somnole tandis que deux superbes frimousses,
Peu rassurées par l’horizon, ont un peu la frousse,
Soulagées de ne pas participer à la Grande Parade
D’une Paix animée par des gueules pour accolades.

Grande Parade ou pas il en serait de même
En cette chaîne créée, entrecoupée de carêmes
Dont la paix intérieure a subi dans ses engrenages
Une évolution qui patine avec l’embrayage.
Spectacle permanent que cette Grande Parade 2019
Dont la marche arrière a écrasé quelques œufs
Dans une gigantesque bousculade qui sue et transpire.
Un ciel surchargé, s’enflamme d’esprits en délire.

 

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19 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

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Et coucou !

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Enfin apparaît notre RISETTE
Très occupée depuis comme une garde-champêtre !
La voici dans les courants d’une eau saumâtre.
Une eau aussi jaunâtre que verdâtre.
Elle se rafraîchit de ses courses folles
À chasser ces permanents pots-de-colle
Qui envahissent sans cesse son territoire
Et en même temps remplissent les mangeoires.
Elle a viré de sa Cour quelques colporteuses
Qui déblatéraient, insultaient de façon odieuse,
Leur Reine, chose inacceptable et sans recours,
 Indigne même dans les prises de bec des basses-cours.
RISETTE va mettre bas d’ici peu de temps …
Son ROUDOUDOU lui a laissé ce beau présent.
Nous la retrouvons lors d’une sortie incognito
Quand la solitude de son rang lui pèse trop.
Elle guette le retour de ses servantes fidèles
Parties aux provisions pour remplir sa gamelle.
Elle s’attend à de sérieux conflits de voisinage,
D’une guerre des clans organisée par les commérages
De ces commères jalouses de cette Reine adulée
Par les plus beaux partis aux désirs jugulés.
Elle n’assistera pas à la Grande Parade …
Sa confiance est limitée en tous ces camarades
Pris, à prime abord, de bonnes intentions.
Elle craint que ce défilé finisse en révolution.
Son état ne doit pas supporter un coup d’Etat
De toutes ces espèces animées d’instincts à grabats.
Et comme un agneau surveillant le moindre loup
Elle se gargarise de quelques glouglous …

 

18 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Christine Deslandes sur Facebook

 

La Grande Parade 2019 en poésie (suite)

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«SCARFACE ! Oui c’est bien lui là-bas !
Le célèbre chouchou qui met en branlebas
Le cæur de tout un monde de passionnés
Pour ce lion au portrait tant de fois visionné.
À part sa taille, je n’ai rien à lui envier
Car de mon ancêtre le lion, je suis une unique lignée.
Je suis un bon coureur, après le guépard,
J’ai quelques taches de rousseur comme cette star.
Je détecte aussi les bruits étranges souterrains …
Après une nuit de maraude en solitaire, ce matin
Je fais un brin de toilette avant de repartir.
Il paraît qu’une Parade pour la Paix, notre avenir,
A rassemblé sur la prairie, ce dont je suis étonné,
Amis et ennemis jurés … ça va ruer et talonner !
Nom d’un caracal ! … mon illustre cousin…  je veux pas rater
Le départ de la parade … il faut me hâter.
On dit que les Égyptiens ont adoré mes ancêtres …
De très dévoués aïeux attachés à leurs maîtres.
C’est ainsi que le savannah apparut un jour …
Ces humains ! à toujours mélanger amour et toujours …
Oh Sérénité ! Je regarde passer la grâce
De ces belles demoiselles hissées sur leurs échasses.
L’eau en frissonne de plaisir et les admire !
Elles sont accompagnées par ces patapoufs durs à cuire.
Ils sont venus nombreux ces gros paresseux aquatiques …
On dit aussi que je suis proche du chat doré d’Afrique …
Quel boucan font ces grosses barriques !
Bon ! Mes amis je vais rejoindre toute la clique …
Vous vous souvenez de moi n’est-ce-pas ?
HURUS ! Philosophe Poète … Ce prof de philo de RISETTE !
Au fait comment va-t-elle ? …. »

 

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16 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Simon Chebon sur Facebbok

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