Archive pour la catégorie 'Cntes de la prairie'

Le chef de file

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« Allez hop ! C’est moi le chef de file aujourd’hui !
Je dois apprendre sans copier sur lui
À marcher en file indienne comme les caravanes !
Ah ! ces ainés enclins à la promenade sans bousculade ! …
Il leur faut un coach, une mascotte et non une chochotte
Pour les déloger de leurs monotones marottes.
Il n’y a qu’un éléphanteau comme bibi … parole !
Pour faire bouger ce troupeau de gentils drôles !
Cela m’amuse, me donne de l’importance, tout fier
De n’être plus ce baby, ce minus assisté d’hier.
Un coup premier, un coup dernier, un défi !
Je mets au pli cette troupe qui se confie
Au plus jeune et dernier nouveau-né en date.
Le problème c’est que souvent ma conduite dérape …
J’ai le chic pour me mettre dans des situations
Dont il m’est impossible de sortir sans leurs interventions !
Je veux toujours faire comme les grands, c’est fou !
Mes extravagances leur redore le titre de Grand Manitou !
Même que parfois je les mets en danger, en mission impossible …
Possible avec l’intervention des humains, ces êtres nuisibles …
Oui … quand parfois leur raison perd la boule …
C’est si traumatisant de voir ses parents qui s’écroulent.
Moi, j’ai la chance de ne pas connaître la nursery.
Rien qu’à cette idée … c’est foutu … je broie du gris …
Plus de chef … Je cherche des yeux les familières gambettes …
Je me faufile, me frotte, caresse ma maminette.
Nous avons faim et soif, il nous faut du repos.
Maminette est fière de son éléphanteau !
 Placée à l’arrière, elle ne m’a pas quitté des yeux !
La prochaine fois j’essaierai de faire mieux …
Ouvrir la marche face à tout cet espace
Sans le moindre popotin qui devant vous trace …
Il me faut acquérir de l’audace …
Mais pour l’heure savourons ce présent …
Qui sait  .. je serai peut-être un jour leur Président ? »

 

 

10 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Noelle Fontaine sur Facebook

 

 

Le chef de file (suite 1)

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Hier, chef de file …
Aujourd’hui, médiateur !
Les adultes c’est pas facile …
Ce sont de sacrés acteurs !
Je sers d’auto-tamponneuse !
Vous remarquerez la distance
Qui sépare ces amoureuses …
Nous revenons de vacances !
Je suis exténué par leurs jérémiades,
Par leurs querelles de femelles
 Pour des pannes sèches de mamelles,
Au cours de ces kilomètres de balade. 
Cette eau me fait un bien fou !
Par chance sont absents ces vicieux filous.
Ils ont préféré les zèbres et les gnous.
Mais je jette un oeil malgré tout …
Nous avons rendu visite à un tonton.
Il vit en ermite, un vieux ronchon …
Il postillonne à tout commentaire !
Mieux vaut se placer sur ses arrières !
Maman dit que c’est un éléphant bi-polaire ?!
Un ours mal léché … pouah ce gros derrière …
Après un temps de pause frugale à ses côtés
Nous ne nous sommes pas attardés.
J’avais hâte de retrouver ma cousine
Qui nous attendait avec deux copines.
Je fus illico sous le charme de ces belles !
Ah ! leurs yeux doux … je ne vis qu’elles !
L’émail pur comme un diamant de leurs défenses
Me fit retomber sur le champ dans mon enfance …
Une envie soudaine de grandir me prit.
Je n’étais qu’un bébé auquel on sourit …
Instant magique rattrapé par la réalité !
Mais c’était mieux que ce tonton qui pétait …

 

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15 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : PhotosJeanlouisgodard Jean-Louis Godard sur Facebook

 

 

LITTLE RED

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LITTLE RED est vexée, mécontente,
Son entourage, déçu, se lamente.
Son playboy favori se moque d’elle …
Bredouille, elle est de retour, peu fière d’elle.
Seule la plaie sanguinolente plaide
Qu’elle n’a reçu aucune entraide
De ce macho, compagnon des clairs de lune
Qu’elle adore malgré cette humiliante infortune.
De loin, le rescapé, ce zèbre vainqueur
Lui donne la nausée, des battements de coeur.
Rester sur une défaite, c’est impossible …
Il lui faut à tout prix une nouvelle cible.
Ramener un butin pour ne plus entendre
Les sarcasmes de son cher et féroce tendre.
LITTLE RED est une rêveuse aux pensées sauvages
Parfumées d’odeurs, d’espaces aux beaux rivages.
Cela lui joue des tours quand elle chasse …
Elle est distraite par le moindre vol d’une échasse,
Le petit sifflement d’un oiseau nouveau-né …
Elle a besoin LITTLE RED d’embellir sa journée.
La tâche est difficile, les attaches sont fragiles.
Comment ne pas craquer sous cette foutue bile …
Rêver lui fait oublier le temps d’un réveil
Autre chose que lui dicte son sommeil
Qui n’est jamais de plomb comme ce soleil
Et ces mouches qui voudraient bien du miel.
Perdue dans sa rêverie, elle n’entend plus,
Ne voit plus que cet arc-en-ciel
Tendu dans le ciel tandis qu’un éléphant
Surveille, serre de près son petit enfant.
Tout est possible, le temps est suspendu, serein,
LITTLE RED, ensemble allons vers demain …

 

17 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

Que sera la nuit ?

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« Il semblerait que j’ai une touche …
Il m’en vient l’eau à la bouche !
C’est bien vers moi qu’elle louche …
Elle a l’air d’attendre, interrogative …
J’aime les faire attendre … j’en salive !
Je voudrais bien être un oiseau-mouche
Pour me poser sur elle sans qu’elle ne s’effarouche.
Dois-je envisager de parlementaires escarmouches ?
Je n’ai pas envie de recevoir une douche …
Ces lionnes aiment bien jouer les saintes-nitouches.
Si ce n’est que pour un amuse-bouche …
Autant rester dans mes peinardes babouches. »
« Qu’a t-il ce lion sans cesse à me reluquer ?
Ma parole, il me prend pour une ensuquée ?
Avec ses regards insistants d’attrape-mouche,
Même pas en rêve pour un bouche à bouche !
Il a l’air d’en tenir une multicouche ! …
Que sera la nuit avec un tel chasse-mouche ?
Non, vraiment ça ne vaut pas que je découche.
On dirait qu’il bave devant un croquembouche !
Il y aurait trop à faire de retouches …
Je le laisse sans regret gober ses mouches.
Il me file les crispinettes ce fanfaron, ce Scaramouche ! »
« Tiens … comme c’est louche …
Elle est repartie ma lionne minouche …
Dois-je la suivre jusqu’à sa souche ?
J’ai passé l’âge de faire touche-touche …
Bon, pour cette nuit même pas un rince-bouche …
Elle me plaisait bien pourtant cette nounouche»

 

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18 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

Truffes et trophées

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« Non ! Mais regardez-moi tous ces funambules
Pris de vertiges soudains ! Quelle bande d’incrédules !
Tout ça pour des coups de pieds dans un ballon truffé !
 Nous, chaque jour nous gagnons des trophées !
Hola ! Vous m’avez l’air bien excitée dame FALBALAS ?! …
Seriez-vous contaminée par tous ces cancres las ? … »
« ffff … j’arrive de Paris, la Capitale des bleus, Sire … »
« Est-il vrai que les Champs-Élysées sont en grand délire ? »
« Oui, Sire, j’y ai vu toutes sortes de vampires … »
« Que me contez-vous là ! Ce ne sont que de simples chauve-souris »
« Celles-là n’ont pas d’ailes … juste un petit fanion
Qu’elles agitent en rugissant comme des lions …
Y a même des indiens cheyennes, des apaches, des clowns, des acrobates … »
« Le cirque quoi ! je comprends que cela vous épate la patate ! »
« Pire que le cirque Sire ! Le bordel ! La dérive des continents …
Avouez Sire, c’est bien affligeant cette démesure de sentiments …
Malgré leurs profilers de réputation mondialement connue
Les bien-pensants n’ont pu empêcher, les casseurs, leurs menus
Prévisibles en de telles circonstances répétées, habituelles …
Comme j’étais heureuse, Sire, de posséder des ailes
Pour me tirer de ce capharnaüm respirant la paix
Et regarder ces bleus à travers les vitres d’un pépé … »
« Salut ! … J’arrive direct de Russie ! Champions du Monde !
Une fois tous les vingt ans … j’ai pas perdu une seconde
Pour savourer cette victoire remportée à coups de pieds !
Des coups de têtes à vous faire oublier les casse-pieds
Qui dénigrent contre tout ce pognon foutu en l’air,
Toute cette misère envolée avec cette hôtesse de l’air
Qui voulait m’embarquer avec eux à bord pour ma sécurité.
Faut dire qu’on s’est pris une sacrée rincée de vanités !
À quoi pensez-vous Sire ? Vous avez l’air tout chose ? »
« T’inquiète TOPTOP,  juste une petite overdose …
Je suis heureux de constater que le monde pourrait bien nous soigner,
  Avec toute cette entente mondiale… fini les saignées »
«Sire, excusez-moi, la nuit fut longue et bruyante
Mes paupières sont lourdes après ces folies délirantes … »
« Oui, va FALBALAS … Champions du Monde … quel monde ?!
Ma coupe est pleine … Où est donc passée ma Reine ? … »

 

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16 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

 

 

 

Le favori

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« Un peu lourde ! »
« Ouais, même coucourde !
Elle ne doit pas être au courant … »
« Ouais, elle perd son temps ! »
« Ça fait des plombes qu’elle le renifle,
Suis étonnée que pas encore une gifle
Ce lion mysogine lui a administrée … »
« Chacun rêve d’un désir attristé … »
« Elle est vraiment lourde ! »
« Ouais ! une vraie gourde !
Et que je te frotte, te câline »
« Cet air d’une madone … la praline
Qui va lui rester en travers
Quand elle s’apercevra du jeu de ce pervers
Qui se moque bien des lionnes en chaleur … »
« On dirait un Saint ! Quel bateleur !
Ça va durer longtemps ce cinéma ? »
« Jusqu’à ce que ce comédien à mamas,
D’un coup de mâchoire l’envoie valser
En lui rétorquant qu’il préfère les fiancés. »
« Ouais, nous aussi on s’est fait avoir …
Tu crois qu’il va pleuvoir d’ici ce soir ? »
« Bienvenue ma belle, cesse ce jeu ridicule,
Laisse le à ses amours en particules.
Il y a des tas de crinières sur la prairie … »
« Ouais … mais ce lion doit être son favori ! »
« Si ça lui plait de lui lécher la poire, après tout …
Moi, ça ne me dérange pas du tout !
Sauf que nous n’allons pas rester des jours
À attendre que ce bellâtre, doux comme un petit four,
Veuille bien mettre un moteur à son radeau
Pour ronronner sans couler une bielle … »
« Ouais .. j’avoue que … est-elle encore demoiselle ? …»

 

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28 Mai 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
chatnine.fr
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Ivresses

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« On va pas mourir de soif !!
Aimer, boire jusqu’à plus soif …
Dans cette boue j’hésite encore
Malgré Peter Pan et son chant sonore
Qui me pousse vers cette eau saumâtre,
Tout juste bonne pour des emplâtres !
Mon cousin encore plus récalcitrant
Préfère avoir soif que boire ce repoussant
Breuvage confectionné par de fortes pluies
Qui ont fait de la terre du chocolat en bouillie.
Non, vraiment ça ne m’attire pas …
Du bout des lèvres maman avec parcimonie,
Pouah ! Ose tremper sa langue dans ce dégueulis .
Peter pan comme à son habitude, ce fifre
Avec sa patte de cette mousse s’empiffre.
Clochette n’est plus là, bientôt le muguet …
Elle nous a laissé en cet insalubre gué …
Pas terrible à part pour des bains de boue …
C’est qui déjà qui chante ça … la gadoue, la gadoue ?
Ouais, bien ici Tarzan manquerait de lianes …
Tout juste des touffes d’herbe nulles pour les ânes.
Comment maman fait-elle pour boire cette mixture
Sans se salir de quelques crottées éclaboussures ? …
Peut-être aurons-nous droit à quelques gouttes de lait ?
Arrête de me pousser ! j’ai pas envie d’y aller ! »
Le cousin toujours aussi suspicieux, louche
Vers ces deux espiègles qui font la fine bouche.
Il eut été dommage de ne pas assister
À cette oasis de première dans un lit alité.

 

29 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols
Contes de la prairie

 

 

Citation

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« Lui, il s’appelle Citation, c’est mon grand frère.
Si t’as Sion, qu’il me dit, dans cet amosphère
Tu es sure d’avoir un repos éternel,
Y a pas mieux que ce paternel !
Non mais regardez-le dormir comme un loir …
Pas étonnant avec son grand savoir !
Il est l’intello de la famille !
Toujours perché, badé par les filles
Qu’il endort avec des grandes lectures …
Une tronche ! un rébus pour notre nature.
Par contre faut pas trop lui en demander …
À la chasse, il fait que glander, toujours à court d’idées !
Toujours la tête dans les nuages !
Ouais ! avec lui ça déménage ! on est dans le cirage !
Ça déménage si bien qu’il a le chic
Pour nous fabriquer un fichu traffic !
Ah ! les proies sont contentes de le voir …
Elles respirent ! malgré notre bon vouloir.
Il est zen hein ? dans les bras de Morphée !
Ou chez les anges, au royaume des fées …
Même Clochette n’a rien pu faire !
Il prenait sa baguette pour enseigner la Terre !
Maman n’a jamais vu ça dans la famille, qu’elle dit :
« J’ai dû le concevoir au paradis … 
Et cette idée de faire de l’équitation ! …
Entre hésitation et lui je ne m’ennuie pas …
Il n’y a que pour l’heure du repas …
Que voulez-vous ça vous creuse les méninges
De dire que l’homme descend du singe …
Ça me fait une belle jambe à moi,
Qu’il descende plutot de son toit !
Je suis certaine comme vous le voyez
Qu’il est un héros à la proue d’un vaisseau
Entouré de noyés ! Hihi ! les malheureux sots …
Seul capitaine aventurier à bord !
Ou Robinson sur son île aux trésors.
En attendant le garde-manger est vide,
Je vais devoir encore réveiller Tarzan l’intrépide.
À remettre cent fois son coeur à l’ouvrage … »
« Maman, c’est de qui déjà ce langage ? »
« Tais-toi Hésitation s’il entend ta question
Nous sommes bonnes pour Questions pour un champion !
Allons réveiller ce courageux mousquetaire ..
Il est fichu de me réclamer une mousticaire ! … »

 

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Joelle Minoff sur facebook
Contes de la prairie

Hésitation

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Je m’appelle Hésitation …
Et j’ai peur du méchant lion
Qui dévore tout cru en une bouchée
Les lionceaux qu’il vient chercher
Jusque dans nos abris de fortune.
Même les nuits sans notre amie la lune ! …
J’hésite, bien que personne soit autour …
Il y a toujours ces vilains vautours
Qui planent au-desus de ma tête,
Toujours prêts pour un repas de fête.
C’est la première fois que je m’aventure.
Hésiter ce n’est pas dans ma nature
Mais à cause de ce prénom étiquetté
C’est plus fort que moi d’hésiter…
Par prudence … je jauge mes émois …
Sauf si je rencontre plus fort que moi !
Comme ce Cannibal qui court la claiirière
En compagnie de sa bande de mercenaires.
Mais que voulez-vous, vient le moment
Où il faut sortir de derrière son paravent …
J’ai la chance de vivre dans un clan.
Là, je suis à la recherche de Peter Pan …
Un de mes frères, un sacré garnement
Qui joue, je le vois, avec un malheureux mulot
Sorti lui aussi de son trou trop tôt …
Il lui a sauté dessus ! Sans hésiter !
Pas besoin de Clochette, dépitée, parasitée
Par le nombre d’appels au secours
Qui montent de la prairie le jour,
La nuit, à tout heure, c’est incroyable
Ces besoins constants qu’ils ont de passer à table !
Hésitation … Dans vos tam-tams à roulettes …
Je voudrais vous y voir montés sur des bicyclettes !
Mano est reparti ? Sans hésitation
Je suis sure de revoir ce jeune champion.
En attendant il est l’heure du goûter,
Maman m’appelle…  pas question d’hésiter !…

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
photo : Evelyne Fosse sur Facebook
Contes de la prairie

 

Promenade en famille

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C’est jour de fête aujourd’hui
Pouic et sa soeur Sophie
Ont retrouvé leur jeune cousine
Li Lou cette adorable benjamine
Haute de quelques pouces.
Dans les futaies de la brousse,
Accompagnés de leurs mères
Dans cette verdoyante zone forestière,
Ils sont venus en promenade
Découvrir ce coin, sans bousculade.
Déçue de ne point y trouver de piscine
Ni la moindre petite bassine
Li Lou, à la traîne, boude, s’ennuie …
« Ces cousin-cousine sont d’un ennui !
Ils ne pensent qu’à s’empiffrer …
Si au moins j’étais au frais …
Même Pouic me délaisse pour elle …
Quelle sortie ! Zazou verra-t-elle
Si je me cache histoire de les embêter ?
Hihi ! je vais gâcher leur goûter ! …»
« 2,4,6, … tiens il en manque une ? »
Zazou s’affole … sans réponse aucune,
Elle cherche partout dans les broussailles
Sa Li Lou si chère et si canaille.
Pouic s’enfonce dans les ronces …
« Toujours pas la plus petite réponse …
Pourtant elle était là derrière nous …
Certes peu enjouée, faisant la moue …
Encore un mauvais tour de Li Lou … »
« Même pas en rêve je la loue ! » dit la tante.
Vexée par ce commentaire Zazou est mécontente.
La promenade vire à la tourmente …
Quand Zazou voit apparaitre là-bas,
Li Lou en compagnie de son papa
Qui avait entendu les appels des mamas.
« Au moins avec lui elle marche au pas … »
« Bien fait pour elles … » marmonne Li Lou
« Moi je voulais jouer au loup. »
Personne ne pipe mot si ce n’est la tante
Qui fière des siens commente et commente,
N’arrête pas de louer leur conduite
De ces perles qui ont pris la fuite
Profitant du divertissement salutaire
Pour échapper à cette garde-chiourme autoritaire.
E c’est ainsi qu’à son tour, la tata
Cherche, appelle avec Zazou, l’autre tata,
Ces drôles cachées dans les buissons
Qui pouffent de rire des frissons
Que leur mère doit avoir
De peur de ne plus les revoir.
Quand tout ce petit monde enfin
S’apprête à rebrousser chemin
Il fait nuit, trop tard pour aller au bain.
Cousin cousines d’un pied de nez 
Se séparent amusés de leur journée.

 

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22 Avril 2018 – Jeannine Castel

Photos : Nathalie Léopold – Philippe Cabanel sur Facebook
Contes de la prairie

 

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