Archive pour la catégorie 'Art'

La clé de la liberté

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C’est une clé percée de secrets
Ouverte à des espoirs ancrés
Dans un idéal de salé sucré.
Une clé sortie de la rentrée.

Des oiseaux épris de liberté
D’une cage ont déserté
Pour le plaisir de minous alléchés
De liens, eux aussi, détachés.

La jolie reine Arlequin
À la vertigineuse chute de reins
S’est agenouillée devant l’oiseau
Charmée par un bec en ciseau.

Tous ces chats mistigri
Ont chassé la souris.
Un papillon s’est posé
Sur son décolleté osé.

La clé de la liberté
Ses perles a jeté.
De baisers vagabonds
Qu’être libre a du bond.

 

24 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Toile : Torrisi Anne Marie artiste peintre sur Facebook

DREAM

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DREAM est un vrai trésor !
Son défaut … il ronfle fort !
La bouche en coeur entrouverte,
Sur sa préférée couchette verte,
Son souffle animé de câlins
Vient effleurer mes mains.
Sensible à cette douceur de satin,
Je m’attarde, peste contre ce réveille-matin.

En son repos du guerrier, DREAM rêve
À cet escargot dont la vie fut brève,
Écrasé d’un coup de patte meurtrier
Pour avoir devant lui traverser un sentier.
Paupières closes, d’un sommeil profond,
Griffes rentrées, au moindre son
Ses oreilles, radars complices, s’orientent
Tandis que ses moustaches calment la tourmente.

Des oiseaux oniriques profitent de son somme
Pour batifoler, lui chiper sa ficelle à la gomme.
Mais DREAM les voit en rêve, certain que ces étourdis
N’oseraient pas venir dans ce traquenard maudit.
D’autant plus que dans un champ de pâquerettes
DREAM a fugué pour une petite sieste
Troquant son tapis pour un pré d’herbes vertes.
Quel cauchemar cette porte jamais ouverte !

Et oui ! DREAM rêve de liberté ! … cette ogresse
Le retient prisonnier à d’autres cruelles ivresses.
Hélas, rien ne remplace la clé des chats-huants
Qui font si peur la nuit avec leurs clignotants.
DREAM doit se contenter de courses sur le parquet,
De fouiner et flairer sur des rêves troqués,
Vivre sa vie de chat imposée pour son bonheur …
Mais qu’a t-il demandé DREAM comme cette auteur ?

Et ronflant de plus belle, la bouche en coeur
DREAM, chat pépère, dort sous les fleurs
Près de l’escargot sorti de sa coquille
Tandis que son rêve, brouillé, s’éparpille.
L’ogresse, gardienne de cet échiquier enlace
Cette boule de poils si chère et cocace
Qui partage sa cellule d’une prison de libertés
Dont les barreaux grâce à la porte ont déserté.

Il reste encore à DREAM, chat domestique,
La plaisir de chasser les mouches et moustiques,
De garder dans son regard ces yeux de félin.
Ce n’est pas le cirque mais un havre de paix incertain
Selon les usages de ses maîtres souverains.
Par amour ou envie pour d’autres indomptables félins
Ils se contentent, se soumettent, acceptent d’être en cage
Pour dormir en paix comme DREAM sur son tapis de plage.

 

26 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : toile de Torrisi Anne Marie artiste peintre sur Facebook

 

Les lavandières

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Dans mon midi, les lavandières du Portugal,
Tambour battant, ont changé de canal.
Nos robustes et courageuses femmes bugadières
À genoux, assises sur leur imposant derrière,
À coups de battoir en bois tabassaient leur linge.
Ces pipelettes lessivaient en même temps leurs méninges.
Rien à voir avec ces deux excitantes pin-up
Et leurs bulles échappées de canettes de seven-up.
Leurs mains rougies d’engelures, gonflées,
Par tous les temps et leurs morsures,
Savonnaient, battaient, trempaient, rinçaient,
Portaient dans des brouettes qui grinçaient,
Le linge propre qu’elles étalaient sur les prés
Ou qu’elles épinglaient sur des fils d’étendoirs.
Le linge gigotait sur des cintres en forme de bateau-lavoir.
Des fichus retenaient leur chevelure
Tandis que les oiseaux sifflaient la bonaventure.
Leurs poitrines opulentes de ménagères accomplies
Ne faisaient plus mousser que les draps de lit ! …
Des draps de lin, épais, inusables comme la misère.
Il leur fallait parfois tirer l’eau du puits, faire
Bouillir dans une lessiveuse, essoufflée, surprise
De ce linge qui sortait blanc de cendres grises.
Les lavandières existent-elles encore au Portugal ?
Ces deux midinettes aux allures de flibustières,
Sur les récifs de coraux, baignent leur galère
D’une moue pour cette tâche ménagère ennuyeuse.
Un gagne-pain en jupe culotte et vareuse.
Des lavoirs existent encore, anciens vestiges
Pour de courageuses déesses callypiges.

 

22 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre écrivain Anne Marie Torrisi.

 

 

 

 

 

Le chat rêveur

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Un chat bleu et vert
Rêveur,
La bouche en coeur,
Sous les rires moqueurs
De poissons farceurs,
A tué le poisson rouge.
Plus rien ne bouge …
Aucun intérêt alors
Pour ce cher trésor.

Un chat vert et bleu
Qui cherche avec sa queue
À pêcher à la ligne
Deux poissons indignes
D’être encore vivants,
Alors qu’une fringale
Attise son humeur joviale.
Cuits en papillote …
Quel délice pour ses quenottes.

Un chat bleu et vert
Aux yeux triangulaires,
Aux moustaches de vair,
Une queue erre,
Rêve de poissons
Sans fil à l’hameçon
Qui lui tomberaient tout crus.
Deux belles recrues
Pour ce chat … l’eus-tu cru ?

 

27 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre-écrivain Anne-Marie Torrisi

 

 

Les félins

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Les félins
Aiment les câlins
Qu’ils mendient
Selon leurs envies.
Ils ont de grandes moustaches,
      Ces jolis fils d’attaches
Qui oscillent et consultent
Les échos des tumultes.
Ce sont de fieffés comédiens
Qui miment, Ô combien,
Un discours de trois fois rien
Qui en dit long sur l’entretien.
Ils ont des yeux électriques
Aux fenêtres énigmatiques.
Leurs paupières lymphatiques
Veillent, enquêtent d’un oeil sceptique.
D’une pelote invisible, ils tricotent
Un jacquard maternel qui ravigote,
Remaille un fond de culotte
Tachée d’une ancestrale marotte.
Ils ont une horloge intérieure
Qui leur indique les heures
Où la louche, pour leur fine bouche,
Versera les croquettes. Ces farouches
Félins aiment bien les tapis,
Se vautrent sur les descentes de lit.
Ils font parfois pipi dans les petits coins,
En douce, pas vu, pas pris, sans témoin !
Ils ont des radars ouverts en permanence
Jusqu’à provoquer vos grands silences.
Ils n’aiment pas être dérangés,
Il suffit de ces soudains bruits étrangers !
Félins, malins, coquins, ils font des bêtises
Quand leurs journées sont trop grises.
Ils ont des manies routinières, horreur !
Ils m’en font voir de toutes les couleurs !
Il n’y a qu’à contempler ces trois spécimens
Pour conclure d’un AMEN !

 

24 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre – écrivain Anne Marie TORRISI sur Facebook

 

Publié dans:animaux, Art, Littérature et Poésie |on 1 février, 2018 |Pas de commentaires »

La boîte à musique

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La boîte à musique d’un tour de clé
Apparaît, sur quelques notes … miraculée !
Sur une valse à trois temps vieillotte,
Ballerine en chaussons qui tournicote.
Carrousel d’un plancher multicolor
Qui s’éveille et aussitôt s’endort
À la guise d’une nostalgie passagère
Voulant revivre, sortir de cette serre,
Brûlée par les flammes dévastatrices
Qu’une bouche a rendues factices.
Amour de jeunesse, premier amour,
Il reste cet air d’heureux jours,
De caresses, de promesses envolées
Sur ce pas de deux de rêves volés.
Répudiée sur un coin de commode,
À la merci d’un retour d’exode,
Deux visages sont restés enlacés.
Qu’attendent-ils de cette éternité pourchassée ?
Ils respirent encore ce parfum de violette
Qui flotte sur le tutu de cette amourette.
La clé, curieuse, attend le sort
De cette éplorée qui vit de ressors.
La boîte à musique d’un tour de clé
Attend un joli coeur sous un tutu violet.

 

22 janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo de l’artiste peintre – écrivain Anne Marie TORRISI sur Facebook.

Publié dans:Art, Littérature et Poésie |on 30 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La Passionnée

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à Sabrina MEKHAZNI, passionnée d’Arts et de Poésie

Tous ces oiseaux, le coeur en liesse,
épris de passion pour leur poétesse,
lui ont décerné le prix « La Passionnée  »
pour tant de flammes déclamées en sonnets.
Avec la Grive musicienne, le Pinsonnet,
sorti de ses broussailles, le Cardinal
a attribué depuis Ottawa et son festival
« le Ruban noir » du prix de la fantaisie
traduit par la talentueuse Anne-Marie Torrisi.
De nombreux photographes, muses de la poétesse,
soutenus par des likers aux douces caresses,
ont contribué par de nombreuses tresses
au succès de leur favorite poétesse.
Sortie d’une première édition picturale
d’un recueil XL, un cocktail d’émotions phénoménales,
intitulé « Arts et Poésies ». De boucles et de rêveries
ma plume contemple, ébahie,  son univers chéri,
admire les soleils couchants de son safari
fait d’amours et de cris.
Son rêve est devant elle comme sa jeunesse
égarée, retrouvée. Le temps lui presse …
Anne-Marie, jolie diablesse
je vous offre mes larmes et toute ma tendresse.

12 Mai 2017 – Jeannine Castel
toile de l’artiste peintre écrivain Anne-Marie Torrisi sur facebook
toile « La Passionnée »
Sabrina Mekhazni Rédactrice et fondatrice du magazine
SAB’S CONNEXIONS

 

 

Publié dans:Art |on 13 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Le Papillon

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Un joli papillon
Couleur jaune citron
Fait la cour à sa reine
La belle Philomène
Aux lèvres sanguines
Exquises et divines.

Elle boude cet arlequin
Qui lui a demandé sa main,
Joli coeur de ces dames.
Elle craint les mélodrames
Par ce messager venu annoncer
La frivolité de ce fiancé.

Les perles gloutonnes à son cou
Attendent cet amour fou
Dont rêve cette princesse rêveuse
Dans une langueur voluptueuse.

Un joli papillon
Couleur jaune citron
S’est posé sur cette reine de beauté
Qui attend sa marraine la fée
Pour transformer d’un coup de baguette
Ce papillon qui lui chantera fleurette.

Et sur ses ailes s’envoleront
Deux tourtereaux aux folles passions.
Un joli papillon
Couleur jaune citron 
Pour l’amour d’une belle
A brûlé ses ailes.

7 Mai  21017 – Jeannine Castel
Toile de l’Artiste peintre Anne-Marie Torrisi :  » le Papillon « 

Cheyenne !

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‹ Nez busqué › rescapé de l’hiver 1864
D’une épidémie de rougeole folâtre,
Ce Cheyenne a connu la faim, la guerre,
La persécution contre leurs tribus, ses frères.
Descendant de la famille linguistique des Algonquins,
De la côte Atlantique au Montana tous terrains,
Il illustre ce cheyenne, guerrier du Nord,
Paré d’émeraudes et d’épaulettes d’or.
Il déplore cette bataille célèbre de Washita,
Défaite qu’un vieux cheyenne lui raconta.
Chaleur, froid, sècheresse sont l’empanache
D’une existence vécue à coups de hache.
Relégués dans les réserves, décimés de leur espace vital,
Sa tribu garda ses lois coutumières, son oral.
D’une réputation de mendiants paresseux, sales,
Ivrognes … de colère il devient rouge. Quel scandale ! 
Redoutables adversaires, malins et sanguinaires
Ils captivèrent d’aventures les bibliothécaires.
Ces hommes barbus et leur brutale frénésie
Qui multiplièrent sur nous leurs niaiseries
Contribuèrent aux valeurs perdues d’une nature apprivoisée.
« Pas de quoi pavoiser ! »
Semble dire ce cheyenne transfiguré,
Ce peau-Rouge qui vient inaugurer sur une page
Le mémorium d’une icône d’anthropophages 
Commente t-il sur ces détails de mise en valeur.
‹ Nez busqué › cheyenne comme nulle part ailleurs !
Force, dignité, courage, le rêve américain,
Pour un monde meilleur. Quelle toile, Hein ?!
Pour la Saint Valentin ! …

14 Février 2017 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre Anne-Marie Torrisi : Cheyenne
annemarietorrisi.com

Publié dans:Art |on 16 février, 2017 |Pas de commentaires »

Joaillerie

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Joaillerie … on me surnomme ainsi …
C’est mon péché mignon, dévoilé ici.
J’aime les cailloux, pas n’importe lesquels …
J’en offre même à mon teckel !
C’est dire l’engouement qui bouchonne
Les carats de ma belle personne.
Bagues et colliers à mes pieds rejetés
D’une quincaillerie parfois empruntée.
Capricieuse, boudeuse, envieuse,
J’aime me parer de pierres précieuses.
Cette folie me valut bien des tours
Comme ce dernier chagrin d’amour :
Au retour d’un voyage au Mexique,
Le désir me prit comme la colique
De faire incruster des diamants …
Sur le chapeau mexicain d’un de mes amants.
Exaltée par le souvenir de ce béguin éphémère,
Je n’avais pas prévu le poids de ce cratère
Dont ma tête et mon cou assiégés
De torticolis m’ont allégée du danger
Que pouvait apporter ce trésor
À d’autres ravisseurs aimant l’or !
Ce qui me déclencha cette bouderie …
Dépitée, un bibi d’émeraudes
Coiffe ma blondeur en exode.
Peu emballée par cette pagode
Qui me donne l’air nigaude,
Je réfléchis, chaussée de talons rouge
À des rubis … petit chaperon rouge
À la faim de loup d’une jeune pirate,
Flibustière à l’assaut de belles agates.
Ce bouclier est mon ancien chapeau …
Il me sert aussi d’un scintillant plateau.
Joaillerie, ainsi prénommée,
Anne-Marie Torrisi, quelle renommée !
J’en suis charmée.
Peut-être sur une toile vais-je me calmer ?

3 Février 2017 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre Anne-Marie Torrisi  : Joaillerie
crédit photo : annemarietorrisi.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans:Art |on 4 février, 2017 |Pas de commentaires »
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