Archive pour la catégorie 'animaux'

Hésitation

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Je m’appelle Hésitation …
Et j’ai peur du méchant lion
Qui dévore tout cru en une bouchée
Les lionceaux qu’il vient chercher
Jusque dans nos abris de fortune.
Même les nuits sans notre amie la lune ! …
J’hésite, bien que personne soit autour …
Il y a toujours ces vilains vautours
Qui planent au-desus de ma tête,
Toujours prêts pour un repas de fête.
C’est la première fois que je m’aventure.
Hésiter ce n’est pas dans ma nature
Mais à cause de ce prénom étiquetté
C’est plus fort que moi d’hésiter…
Par prudence … je jauge mes émois …
Sauf si je rencontre plus fort que moi !
Comme ce Cannibal qui court la claiirière
En compagnie de sa bande de mercenaires.
Mais que voulez-vous, vient le moment
Où il faut sortir de derrière son paravent …
J’ai la chance de vivre dans un clan.
Là, je suis à la recherche de Peter Pan …
Un de mes frères, un sacré garnement
Qui joue, je le vois, avec un malheureux mulot
Sorti lui aussi de son trou trop tôt …
Il lui a sauté dessus ! Sans hésiter !
Pas besoin de Clochette, dépitée, parasitée
Par le nombre d’appels au secours
Qui montent de la prairie le jour,
La nuit, à tout heure, c’est incroyable
Ces besoins constants qu’ils ont de passer à table !
Hésitation … Dans vos tam-tams à roulettes …
Je voudrais vous y voir montés sur des bicyclettes !
Mano est reparti ? Sans hésitation
Je suis sure de revoir ce jeune champion.
En attendant il est l’heure du goûter,
Maman m’appelle…  pas question d’hésiter !…

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
photo : Evelyne Fosse sur Facebook
Contes de la prairie

 

Promenade en famille

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C’est jour de fête aujourd’hui
Pouic et sa soeur Sophie
Ont retrouvé leur jeune cousine
Li Lou cette adorable benjamine
Haute de quelques pouces.
Dans les futaies de la brousse,
Accompagnés de leurs mères
Dans cette verdoyante zone forestière,
Ils sont venus en promenade
Découvrir ce coin, sans bousculade.
Déçue de ne point y trouver de piscine
Ni la moindre petite bassine
Li Lou, à la traîne, boude, s’ennuie …
« Ces cousin-cousine sont d’un ennui !
Ils ne pensent qu’à s’empiffrer …
Si au moins j’étais au frais …
Même Pouic me délaisse pour elle …
Quelle sortie ! Zazou verra-t-elle
Si je me cache histoire de les embêter ?
Hihi ! je vais gâcher leur goûter ! …»
« 2,4,6, … tiens il en manque une ? »
Zazou s’affole … sans réponse aucune,
Elle cherche partout dans les broussailles
Sa Li Lou si chère et si canaille.
Pouic s’enfonce dans les ronces …
« Toujours pas la plus petite réponse …
Pourtant elle était là derrière nous …
Certes peu enjouée, faisant la moue …
Encore un mauvais tour de Li Lou … »
« Même pas en rêve je la loue ! » dit la tante.
Vexée par ce commentaire Zazou est mécontente.
La promenade vire à la tourmente …
Quand Zazou voit apparaitre là-bas,
Li Lou en compagnie de son papa
Qui avait entendu les appels des mamas.
« Au moins avec lui elle marche au pas … »
« Bien fait pour elles … » marmonne Li Lou
« Moi je voulais jouer au loup. »
Personne ne pipe mot si ce n’est la tante
Qui fière des siens commente et commente,
N’arrête pas de louer leur conduite
De ces perles qui ont pris la fuite
Profitant du divertissement salutaire
Pour échapper à cette garde-chiourme autoritaire.
E c’est ainsi qu’à son tour, la tata
Cherche, appelle avec Zazou, l’autre tata,
Ces drôles cachées dans les buissons
Qui pouffent de rire des frissons
Que leur mère doit avoir
De peur de ne plus les revoir.
Quand tout ce petit monde enfin
S’apprête à rebrousser chemin
Il fait nuit, trop tard pour aller au bain.
Cousin cousines d’un pied de nez 
Se séparent amusés de leur journée.

 

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22 Avril 2018 – Jeannine Castel

Photos : Nathalie Léopold – Philippe Cabanel sur Facebook
Contes de la prairie

 

REMBO racontée par Chouette, l’autruche

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« La mort du héros … ça vous parle mes cocos ?
Comment finir un conte sans fin ? …
Le scénario introduit un assassin ! …
C’est ce qu’a fait la lionne Rembo !
Elle a profité de la nuit sans témoins
Pour enlever ses lionceaux et mettre fin
À ce conte qui n’en finissait plus.
Elle les a enlevés de la revue !
On dit que … chacun croira ce qu’il a vu !
Même moi, l’autruche, je n’ai rien vu !
Elle a fait appel, rien que çà, à Cannibal
Pour orchestrer l’Oscar de ce festival,
Afin de retrouver l’intimité, l’amour filial,
Sa liberté dans ce monde animal.
Comme dans tous contes et séries
Les héros disparaissent comme Fifi et Riffifi
Ou Joli Coeur, accompagnés des pleurs
Des assidus et passionnés lecteurs.
Depuis les trois lionceaux à l’abri
Folâtrent sur des sauts de cabri,
Heureux de quitter enfin cet essaim
Et céder la place à un autre conte sans fin.
Rembo, ainsi, en contemplant ces hippopotames,
Qui se marrent bien de ce méli-mélo drame,
A mis fin par une nuit sans lune, seul témoin,
Pour protéger ses trois célèbres galopins
D’une horde chassant des lendemains
Qui collaient trop à leur sauvage destin.
Dans les belles histoires, on ne voudrait jamais
Que la dernière page se referme à jamais.
Depuis ces lionceaux courent quelque part
Dans leur savane et ses oasis des grands boulevards.
On dit que des guépards auraient vu ce trio
Serrés l’un contre l’autre, tournant les pages d’un album-photos … »

 

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21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh -  Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie 

 

Les vadrouilles

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« Salut ! Contents de nous revoir ?
Quelle nuit ! Des heures à errer dans le noir !
Nous avons eu du mal à trouver une chambre d’hôte.
Cette nuit, manque de pot, la lune était pâlotte.
Maman est enfin dans la soirée revenue !
Si désespérés nous ne l’attendions plus …
Après une tétée et quelques cajoleries,
Ragaillardis par ces énergiques calories,
Nous avons quitté Grand Yaca, obligés,
Nous étions trop à l’étroit et en danger.
Ce lion avait trouvé notre cachette …
Il devenait urgent de prendre la poudre d’escampette.
On a marché, marché, pas rassurés, dans cette obscurité,
Ça nous a paru une éternité !
Tous les points d’accueil étaient occupés !
Pensez trois cent buffles à loger, un rien !
On en a fait des va-et-vient …
Et c’est après Bilashaka, sur un tronc couché
Que nous avons trouvé une chambre à coucher …
À «  l’ Elephant Pepper Tree « , un gîte de premier choix,
Gardé par un dogue sculpté dans le bois.
Il y a un toit terrasse que vous apercevez là,
Avec nous juchés, légèrement flagadas !
Maman nous a déjà laissés …
Elle est partie chasser.
Vite que nous puissions avec elle
Chasser, courir après les gazelles.
Tous ces étranges animaux sculptés …
Plongeons dans les rêves avec volupté …
Fifi tu dors ? »
« Mon Joli coeur, serre moi contre toi bien fort … »

 

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18 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

LIONS ET FEMELLES

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« Je dors pas ! Je monte la garde …
Malheureux ceux qui par là s’égarent ! »
« Tu as vu maman tous ces lionceaux ?! »
« Oui, ils posent pour un reportage avec photos … »
« Impressionnant ! j’en ai jamais vu autant !
Comme ils sont beaux tous alignés en rang ! »
« Moi, les interviews, c’est pas mon fort …
Je laisse la parole à La Scala et ses chers trésors ! »
« … Nous sommes fières de notre Association
Lions & Femelles
Vous pouvez constater cette belle ribambelle !
Tandis que nos lions s’occupent des repas,
Nous surveillons nos lionceaux pas à pas.
Pas question de les laisser seuls un instant !
À la moindre alerte nous ameutons le clan !
Aussi peu d’intrus se risquent à troubler notre territoire.
Nous ne manquons pas de mâles … chacun connaît l’histoire …
Au moins si l’une d’entre nous s’absente,
Elle part sans angoisse … à son retour si contente
De revoir ses rejetons encadrés d’une armada
De griffes et de crocs à vous rendre fadas !
Bien beau la liberté, le célibat des mères
Mais constatez ce qu’endurent ces célibataires !
La plupart ne voient pas leur progéniture grandir
Tout ça pour un égoïste sens … se faire plaisir …
Ce sont les femelles qui ont par leur maternité
Le devoir d’éduquer les tendances aux frivolités … »
« Maman, tu entends ? C’est pas bête ce qu’elles disent »
« Oui, j’entends Li Lou … mais elles sont soumises
À des règles, des sacrifices, au don de soi … »
« Au moins c’est pas chacun pour soi ! »
« Ah ! Li Lou si tout était simple … crois-moi
Il faut beaucoup d’amour pour vivre en ce monde
Chacun fait de son mieux … » « pas une seconde … »
« J’ai pas envie que tu te noies Li Lou,
La malin adore se déguiser, c’est un filou !
Tu es bien trop jeune, tu apprendras plus tard
Que compter sur soi à ses limites, mon canard.
Regarde tous ces vautours jusqu’à la carcasse
Ils effacent toutes traces, sans savoir, pauvres imbéciles,
Que la Mémoire est faite d’histoires indélébiles … »
« C’est vrai ça maman ? »
« Jusqu’à maintenant. »
« Et tous ces oubliés, ces disparus … ? »
« ils t’attendent au coin de la rue … »
« Rut !  Qui parle de rut ?!
Pas moyen de souffler par Belzébuth !
Quelle mouche les a donc piquées ?
Foi de Bodin, s’agit pas de paniquer !
Elles ont eu leur photo,
Leur blablabla pour toto …
Mes amis faut tenir le tempo ! … ».

C’était un reportage pour Meltingpot …
En direct  avec Lions & femelles
Nous rendons l’antenne, c’est l’heure de la gamelle !

 

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18 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Nathalie Courau – Roudier 
Contes de la prairie

 

Cure et sinécure

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« Moi je n’ai pas besoin
D’aller à Dax pour mes douleurs !
Regardez ! je reviens d’un soin !
La boue c’est ce qu’il y a de meilleur !
Actuellement nous n’en manquons pas …
Y a qu’à voir la couleur de la Mara !
C’est un des bassins de nos cures thermales,
Le plus réputé pour les douleurs abdominales.
Nous avons nos curistes permanents, les hypos …
Ils tolèrent la présence des paresseux crocos. »
« La boue ! Mes écailles en ont horreur !
Heureusement que je peux m’enrouler en hauteur …
Avec ce qu’il a plu, c’était plus facile d’avaler
Les proies enrobées que nos habituels galets !
Je vois qu’il y a du personnel compétent dans cet établissement. »
« Oui, que voulez-vous toujours le problème des sans-dents !
Pour des loisirs de confort ils viennent en cure
Et nous laissent quelques souvenirs de leurs sinécures. »
« Oui, c’est bien pour vos douleurs … mais pour la notre …
Avec ce lion là-bas étendu qui se vautre …
Et maman qui ne revient pas … nous sommes abandonnés !
Nous craignons que notre dernier heure soit sonnée …
Nous ne ferons peut-être pas la fin du conte …
Quel suspens ! Vous ne faites rien … n’avez-vous pas honte
De regarder notre détresse ? … On a faim ! »
« Ouais Fifi … nous sommes de pauvres victimes d’assassins …
Même si c’est la vie, même si c’est la dure loi de la prairie
Pour nous sont gratuites les douleurs des safaris. »
« Joli coeur qu’allons nous devenir ? »
« Sœurette luttons jusqu’au bout même si nous devons mourir. »
« Maman … pourquoi … »
« Économise tes forces, fais comme moi … »

 

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17 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Les poèmes de Chatnine
Photos : Michel Andrieux Tony Crocetta
Contes de la prairie

 

 

Li Lou le girafon

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« Maman, à faire tant la girouette,
Tu as perdu ta tête ? »
« Mais non Li Lou ! t’inquiète !
Elle ne va pas finir en paupiette !
C’est juste que ma hauteur
N’était pas au top-moteur !
J’ai voulu faire peur au hibou …
Et hop ! Il ne me reste que mon cou ! »
« Mais non ! Tu blagues ! Je la vois bien ! »
« Chut ! Faut pas le crier ! y a des Meltingpotiens ! »
« C’est qui ? je vois rien … où ils sont ? »
« Ils sont planqués derrière les buissons … »
« Ah ! dans leur tam-tam à roulettes !
C’est pour cela que tu as plus de tête ? »
« Non ! c’est à cause du chant de l’alouette ! »
« Oh oui ! chante moi cette chansonnette ! »
« Je peux pas ! tu oublies que j’ai plus de tête !
Allez ! debout ! Cessons de plaisanter
J’ai bientôt fini de parlementer …»
« Avec qui maman ? Avec ta tête ? »
« Non, avec tous ces espions à lunettes !
Quand on te colle une étiquette
Bien souvent c’est pour Perpette ! »
« Père pète ? Pouah ! ça pue du cul ! »
« Je sens rien, j’ai pris du recul ! »
« Tu crois que Philippe te la rendra ? »
« On verra Li Lou, on verra ! … »

 

15 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Cabanel sur Facebook
Contes de la prairie

Petit Lapinou

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Petit Lapinou
A rendez-vous
Pour partager un chou
Avec sa chouchou.
Il attend de pied ferme
Sa chouchou de Palerme
Dont l’épiderme germe
Son activité clitoderme.
Un si long trajet inquiète
Petit Lapinou qui s’entête,
Depuis qu’un jour de fête
En Italie, lors d’une escapade
Pour fuir des jours maussades,
Lui était apparue cette lapine
D’une beauté digne de la chapelle Sixtine.
Mais les aiguilles tournent …
Il paraît que c’est à Libourne
Que sa chouchou a attérri
Pour une dégustation de cèleris.
Tristement déçu Petit Lapinou
Se dit que sa chouchou
Ne méritait pas son chou.
Elle a préféré du cèleri
Dans une autre galerie …
Peut-être qu’un chou-rave
Le délivrera de cette entrave …
À moins qu’un cèleri-rave …
  «Tiens, une lapine … Bof ça me gave …
Demain peut-être car aujourd’hui
Je suis dégoutté du cèleri.
Se faire poser un lapin ! …
À la mode, à la mode,
Se faire poser un lapin
Lapinou t’es un crétin ! »

 

12 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Olivier Gutfreund sur Facebook

 

 

 

Les mascottes de Tony

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 » Lorsque le conteur est fidèle à l’histoire, c’est alors, en fin de compte que le silence se met à parler.
Lorsque l’histoire a été trahie, le silence n’est plus que vide ».
Karen Blixen (Les Contes)
« Nous avons quitté Grand Esprit pour Grand Yaca.
Fifi est déjà perchée sur son mât.
Quant à moi j’attends Tony Crocetta,
Je l’adore, nous sommes ses mascottes.»
« Ouais, Tony, c’est pas une chochotte !
C’est pas du bois mort comme ce Grand Yaca !
Du matin au soir, il arpente le Mara !
Même qu’avec sa grande lorgnette
Il assiste à nos fêtes et nos défaites.
Sa présence nous rassure, même si
Son tam-tam s’enlise dans les soucis …
Quand rien ne va, il est toujours là ! »
« Ça c’est bien vrai ! Avec les guépards … Oh lala ! »
« Ben tu vois, n’empêche que pour nous
Il a craqué … c’est pas rien ce nounou !
C’est mon Prince de la prairie ! »
« Pfff ! hihi ! »   « Pourquoi tu ris ?
Dans tous les Contes y a un Prince ! »
« Comme la Belle au bois dormant ? » « Mince !
Ce Grand Yaca a des pointes épineuses … »
« Bienfait ! ça t’apprendra d’être amoureuse ! »
« Tu es jaloux parce que tu n’as pas de princesse ! »
« Allez, à mon tour, bouge tes fesses !
À moi de grimper à ce mât de cocagne !
Et la prochaine fois mets-toi un pagne
Et au son du ukulélé tu danseras
Pour la prochaine visite de ton Crocetta ! 
One, two ! On fait une prise Fifi ?
Pour tuer plus tard les monstres et leurs défis.
Tiens j’entends le tam-tam d’un moteur …
Nous sommes ses mascottes porte-bonheur ! »
« Quelle chance on a, hein Joli Coeur ?! »
14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Tony Crocetta
Contes de la prairie

Vendredi 13

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Un lion hargneux de la March Pride,
De style Bonnie and Clyde,
Sorti de l’enfer, de ses flammes
S’avance prêt à commettre un drame.
Rembo, éprouvée encore une fois,
Pour demeurer ensemble tous trois,
Voit en ce tueur en série une menace.
D’un bond, elle l’affronte avec audace
Tandis que Fifi et Joli coeur impuissants
Assistent à ces féroces rugissements
Qui les paralysent, les glacent de frayeurs.
Leur sort est entre les griffes du vainqueur.
Jusqu’à la nuit tombée Rembo tint tête,
Défendit ces deux lionceaux de la Bête.
La malchance, la haine bestiale la poursuit.
On dirait que la vie les fuient.
Comble de malheur, ce lâche brigand
De ses rugissements attire le restant
De sa bande de bad boys associés …
Arriveront-ils avec Rembo à négocier ?
C’est peut-être la dernière photo
De Joli coeur, Fifi et Rembo …
Pourquoi le bonheur se complait dans les sanglots ?
Ce n’est qu’un conte de la prairie en vérité.
Demain celui-ci va-t-il s’arrêter ?
Trois amours se posent la question
Qu’avons-nous fait pour tant de rébellion ?

 

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13 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

 

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