Archive pour la catégorie 'animaux'

LIPSTICK

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Il est là, d’humeur badine, foulant le Masaï Mara …
« Regardez-moi ces faces de rat !
À peine mort, déjà les mouches, les hyènes,
La gente cavalière encore indemne ! »
Il fut, il est, il sera
Ce lion triomphant du Masaï Mara,
Mort de faim à son heure dernière,
Endormi sur l’herbe de la douce clairière.
Seul, le tout en chacun face à la mort.
Il est ce LIPSTICK vivant encor
Dans des scènes de vie dévoilées.
Il est dans son firmament étoilé
Dont vos lèvres gourmandes d’un baiser
N’ont pu qu’effleurer sans apprivoiser
Ce héros de vos longues jumelles
Irisées de feux et de mille étincelles
Enfouies dans sa crinière brune
De soleils éclatants, de nuits sans lune.
Il fut ce champion de vos combats.
Il est dans l’empreinte de vos pas.
Il est dans vos yeux à jamais éteints
Ce lion fidèle Roi et Souverain.
Demain, vous le verrez encore
À chacune de vos aurores
Hanter cet amour qui vous unit
Au plus profond de vos nuits.
Il est cet inconnu qui n’a fait que passer
À jamais perdu, retrouvé, enlacé
D’une nostalgie débordante de pensées.
Il vous a tout simplement devancé.
Ce n’est que ce matin que je l’ai rencontré
Vivant ensemble dans une lointaine contrée.
Il habite peut-être chez un de mes chats …
Mais LIPSTICK, que fais-tu là ? …
J’étais un grand poète …
Vous ne le saviez pas ? ….

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

Chouchou

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Ma face est toute ridée,
Mes yeux sont une odyssée.
Par des milliers d’idées
Mes poils sont tout hérissés.

Si je vous fais sourire,
Vos sarcasmes en prime,
Je n’ai de vos fous-rires
Que le poids de vos déprimes.

Mes oreilles en feuille de chou,
De simplet je suis le chou-chou.
Je trouverai bien une nounou
Pour sautiller sur ses genoux.

S’il suffisait d’être beau …
Dis-moi l’ami Pierrot,
Pour finir dans un tombeau
Tôt ou tard tu auras bobo.

Moi, je suis habitué à ce laid.
De vos mimiques vous me battez.
La nature ne m’a pas gâté
Au moins j’ai des antennes-relais.

Chouchou je suis et resterai
Avec mes feuilles de chou.
Par cette poésie j’aurai
Une myriade de rendez-vous
C’est chou !

 

18 mai 2018 – jeannine Castel
Photo : Philippe Frey / nomades du monde sur Facebook

 

 

 

 

L’attente …

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Avant de rentrer en scène, en coulisses,
Angoissés, excités, les plus jeunes novices
Se préparent à dégringoler les dizaines de mètres
De la pente abrupte de la berge, traitre
Passage qui les attend avec les crocodiles aux aguets …
La rivière Mara n’est pas un insignifiant petit gué.
Attendant que le spectacle aquatique commence
Tels des guerriers casqués, nerveux, ils sont en transes,
Soulevant la poussière, étouffant la lumière,
Inquiets, habités de cette migration séculaire.
Des plaines fertiles du Masaï Mara, en ce lieu, 
Zèbres, gnous, antilopes dans un essaim poussiéreux
Vont affronter la mort dans cette eau boueuse,
Dans une énorme bousculade vers ces rives dangereuses
Non contrôlées sous la vigilence de quarter gnous,
Poussés par leur coutume au noir désir à genoux,
Ils vont armés de cris, de râles, de derniers soupirs
Accomplir jusqu’au bout leur funeste avenir.
C’est un champ de bataille sans canon, ni clairon
Où chacun s’évade, fuit cette oppressante garnison,
Se rue, piétine les plus faibles, les nouveaux nés,
Tous piégés dans cette traversée pour forcenés.
De nombreux noyés s’accumuleront dans les eaux,
Consommés par diverses créatures des bords de l’eau.
C’est dans le noir du doute et de l’espoir
Que leur carcasse tracassée par la mort
Attend dans cette salle inconnue des remords.
Tous surveillent le signal d’un lever de rideau
Béni par l’écosphère d’un absolu chaos.
C’est ainsi que ce nocturne rassemblement coutumier,
Sous les yeux impuissants de témoins, fins limiers,
Dans une mare d’éclaboussures de sang et de boue
Leur offrira cette phénoménale migration des gnous.

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6 Mais 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
chatnine.fr
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Viens poupoule, viens …

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Lors du show dernier des Miss Autruches,
Un vieux baron émoustillé par leurs fanfreluches
Tomba follement amoureux pour l’une d’elle,
Surnommée RUBIS à cause de ses prunelles
Qui scintillent de millions d’étincelles
Surtout à la vue de belles pierres précieuses
Dont elle raffole, pare sa silhouette capricieuse.
Une goulue d’un appétit difficile à combler,
Qui ne se contente pas que de la couleur du blé.
Ce vieux baron, démodé, portant haut de forme,
À la vue de toutes ces Miss retrouva cet énorme
Désir enfoui depuis de nombreux jours,
Tant sur le Mara longue était sa liste de cours
Qui avait séché ses ardeurs excessives
Pour le plonger dans des sentiments à la dérive…
En jaquette et noeud papillon ce vieux polisson
Avare de surcroît, ne se ruinant pas pour un jupon,
S’empressa, après le spectacle, d’un rendez-vous
Avec cette nana qui lui avait redonné le goût
De quelques folies sans savoir que les siennes
N’avaient pas le même profil, profit qu’à cela ne tienne …
RUBIS voyant arriver ce gros dindon d’un Empire,
De ses yeux aussitôt envoute cet affreux vampire
Parfumé au cigare, à la chair d’un steak tartare,
S’appuyant sur sa canne, gloussant comme une cithare.
La voilà qui joue la belle ingénue atteinte dans sa virginité,
Se refuse aux avances empressées, risibles, mitées,
Et n’accorde que quelques effluves prometteuses
À ce vieux grigou de réputation fameuse.
Surpris, n’ayant pas pour habitude d’être éconduit …
Le voilà qu’il s’engage envers la belle de prolonger les nuits.
Aveuglé par sa passion, il ne voit pas l’ennui
Dont Miss RUBIS, pour l’amour des pierres,
S’amuse de ce rampant coeur de lierre.
Si bien qu’il s’entêta, s’endetta pour la belle
Qui le pluma de quelques économies de chandelles.
Et c’est la raison pour laquelle sur la prairie,
Oubliant ses douleurs, à corps et à cris
Vous le voyez courir, hurler après sa poulette
Qui décida de prendre la poudre d’escampette …
Quand après expertises, elle découvrit, furieuse,
Que ses parures n’étaient que fausses pierres précieuses.
Il lui fallait à tout prix rejoindre la Compagnie,
Elle avait assez perdu de temps avec les manies
De ce vieux maniaque au monocle gourmand
Qui n’était en vérité qu’un vieux pingre amant.
Grâce à Farid, intrigué par la scène, RUBIS
A tenu à témoigner pour les nouvelles souris
Qu’un baron, déjà de renommée, était en fureur
Car en plus de coureur il était un receleur.
Se voyant obligé pour son rang, de laver son déshonneur,
Car être roulé dans la farine par plus voleur que soi,
Sans besoin de claironner, fait rager, y a de quoi.
Depuis rires et commentaires à sa cour d’honneur
Amusent de nombreuses Rubis cachées dans les coeurs …

 

6 Mai 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
chatnine.fr
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Histoires insolites

Super show in Mara

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Sitôt l’autorisation accordée, les Miss autruches
S’amenèrent revêtues de leurs plus belles franfreluches !
Avec leurs yeux plus gros que leurs cerveaux,
Elles se sont lancées prêtes à défiler dans un super show
Organisé par la Compagnie Struthio Camelus
Qui leur interdit de porter la célèbre gaine lotus
Sous prétexte qu’avec un port de tête si élancé
Leur corps se sentirait sous ce carcan offensé …
D’autant plus que leur tutu de plumes très court
Risquait de dévoiler ce corset en de si beaux atours.
Cette troupe un peu déglinguée par les folies-croupes
Ne manque pas de panache ni de vent en poupe …
Les Miss n’ont rien à envier aux revues du Lido.
Dans une succession ahurissante, étourdissante de numéros
D’un érotisme à vous faire regretter qu’un lot ne puisse
D’une tombola vous faire gagnant de si belles cuisses !
Dans un décor démentiel de lumières naturelles
Avec la sublime meneuse de revue La Grande Ficelle,
Ce spectacle de luxe sans coulisses mais avec duvet
Vous comblera de son glamour sur une Symphonie Inachevée.
Ces éblouissantes et monumentales silhouettes vont pour vous
Dans l’esprit des gands espaces to-much vous rendre fous.
Leurs boas de plumes froufroutantes vont émoustiller
Les plus réticents spectateurs aux chaleurs des oreillers.
D’ailleurs les éléphants qui ne s’y trompent guère
Ont réservé une quantité de places les plus chères.
Ce show digne des plus grands cabarets made in Mara
Finira sur un french-cancan en habits d’apparat
De tenues locales en hommage à ces terres
Passionnées comme vous de beautés animalières.
En espérant que ce show vous aura diverti 
Nous faire de la pub, il n’est pas interdit …
On nous attend en Tanzanie samedi …

 

2 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Nathalie Anciaux sur Facebook
Histoires insolites

 

 

Solitudes ?

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Solitude d’un corps assoiffé.
Juste un peu de ciel bleu des fées
Qui enchante l’univers de la bête
Tandis que son âme fait trempette
Dans un monde qu’il cherche du regard …
Égaré est ce pensif guépard
Lui aussi en chemin cahotique
En compagnie d’êtres énigmatiques,
Pour certains réincarnés de vies successives,
Pour d’autres attendant la résurrection par missive,
Pour d’autres perdus dans les trous noirs de l’espace.
Ce guépard solitaire, aux aguets sous la menace
Qui lui coupe le verbe dans cette mêlasse,
Essaie aussi loin qu’il peut d’apercevoir
Ce que ne peut lui renvoyer le miroir
D’une eau d’un ciel venu se mirer là.
La lumière de quelques rayons, cahin-caha,
Éblouit l’esprit d’invités aux puissants radars.
Tout est annoncé pour divertir les canards
Sauf ce que l’on n’attendait pas et ce Pourquoi
D’un guépard accroupi à ce carrefour
Qui doit choisir au milieu de faux-jours,
Dissimulés dans l’ombre si réconfortante,
Le bon endroit pour bien planter sa tente …
Mais lui n’a pas besoin d’un abri de la sorte
Dans l’urgence sa vitesse bien souvent l’emporte.
Et c’est ainsi que je l’ai rencontré sans savoir
Que nous buvions dans le même abreuvoir,
Réunis, ressuscités pour une aube nouvelle
En ce premier mai chômé pour la chasse à la gazelle.
Tant que OUI ne deviendra pas NON,
Ensemble toi et moi nous cheminerons.
Le premier arrivé attendra l’autre …
C’est ce qu’ont du faire les bons apôtres.
 

1 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

Les trois garçonnes

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« Nous, on a une préférence pour la Série MPS.
Les princes, les contes, les princesses …
Nous n’y croyons plus … il nous faut de l’intense,
Des proies qui nous provoquent du suspens.
À note look sympa, il ne faut pas s’y fier,
Ce côté gros nounours de trois greffiers
Nous conviendrait bien histoire de justifier
La rigueur et la précision d’une scène de chasse
Dont nous sommes les garantes sur la place.
Là nous sommes en introspection sérieuse
Pour planifier le déroulement de cette aventureuse 
Course à la gazelle de Thomson ou l’impala
Après ce jugement dont nous parlerons plus bas.
Tout voir, tout entendre, ne rien dire,
Il faudrait d’abord pouvoir nous interdire
De dresser l’oreille au moindre bruit étranger,
De fermer notre gueule quand il faut vidanger,
Du sommeil du juste dormir tout le temps …
On nous surnomme les “ trois garçonnes utérins ”
À cause du masculin qui toise notre féminin.
Nous sommes trois loubardes allégées des coucougnettes
Qui menons marmots et partenaires à la baguette.
Nous maîtrisons la moindre défaillance
Face à ces détracteurs qui déblatèrent sans élégance
Sur nos manières de garçons manqués, rebelles,
Mais soumises à notre devoir par instinct de femelle.
Nous sommes à votre écoute pour tout contrat,
Nous ne faisons pas crédit pour ces faces de rat.
Pas vu, pas pris, avec nous c’est difficile,
Notre vicitme se joue à face ou pile.
Nos plans d’action se dévoilent qu’en terrain,
Nous sommes des tueuses pour des bandes d’assassins.
Hier nous étions face à ce tribunal d’inquisition
Attendant la redoutée sentence avec attention.
Condamnées pour avoir laissé sans surveillance
Nos lionceaux sans aucun moyen de défense,
Dévorés par ces chiennes de hyènes qui vous collent aux basques
Et dont nous mijotons de vengeances fantasques.
Avec leur mâchoire d’acier elles vous déchiquètent,
Vous enlèvent férocement votre triomphale étiquette.
Après la rançon payée par nos amis les lions
Nous essaierons d’améliorer notre collaboration.
Peut-être l’attachement d’un lion à résidence …
À part nous sauter … quand on y pense …
Mais garçonnes ou pas …
On aime bien ça même si c’est à la papa ! … »

 

30 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Jean-Louis Godard sur Facebook
Série MPS

Ivresses

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« On va pas mourir de soif !!
Aimer, boire jusqu’à plus soif …
Dans cette boue j’hésite encore
Malgré Peter Pan et son chant sonore
Qui me pousse vers cette eau saumâtre,
Tout juste bonne pour des emplâtres !
Mon cousin encore plus récalcitrant
Préfère avoir soif que boire ce repoussant
Breuvage confectionné par de fortes pluies
Qui ont fait de la terre du chocolat en bouillie.
Non, vraiment ça ne m’attire pas …
Du bout des lèvres maman avec parcimonie,
Pouah ! Ose tremper sa langue dans ce dégueulis .
Peter pan comme à son habitude, ce fifre
Avec sa patte de cette mousse s’empiffre.
Clochette n’est plus là, bientôt le muguet …
Elle nous a laissé en cet insalubre gué …
Pas terrible à part pour des bains de boue …
C’est qui déjà qui chante ça … la gadoue, la gadoue ?
Ouais, bien ici Tarzan manquerait de lianes …
Tout juste des touffes d’herbe nulles pour les ânes.
Comment maman fait-elle pour boire cette mixture
Sans se salir de quelques crottées éclaboussures ? …
Peut-être aurons-nous droit à quelques gouttes de lait ?
Arrête de me pousser ! j’ai pas envie d’y aller ! »
Le cousin toujours aussi suspicieux, louche
Vers ces deux espiègles qui font la fine bouche.
Il eut été dommage de ne pas assister
À cette oasis de première dans un lit alité.

 

29 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols
Contes de la prairie

 

 

Citation

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« Lui, il s’appelle Citation, c’est mon grand frère.
Si t’as Sion, qu’il me dit, dans cet amosphère
Tu es sure d’avoir un repos éternel,
Y a pas mieux que ce paternel !
Non mais regardez-le dormir comme un loir …
Pas étonnant avec son grand savoir !
Il est l’intello de la famille !
Toujours perché, badé par les filles
Qu’il endort avec des grandes lectures …
Une tronche ! un rébus pour notre nature.
Par contre faut pas trop lui en demander …
À la chasse, il fait que glander, toujours à court d’idées !
Toujours la tête dans les nuages !
Ouais ! avec lui ça déménage ! on est dans le cirage !
Ça déménage si bien qu’il a le chic
Pour nous fabriquer un fichu traffic !
Ah ! les proies sont contentes de le voir …
Elles respirent ! malgré notre bon vouloir.
Il est zen hein ? dans les bras de Morphée !
Ou chez les anges, au royaume des fées …
Même Clochette n’a rien pu faire !
Il prenait sa baguette pour enseigner la Terre !
Maman n’a jamais vu ça dans la famille, qu’elle dit :
« J’ai dû le concevoir au paradis … 
Et cette idée de faire de l’équitation ! …
Entre hésitation et lui je ne m’ennuie pas …
Il n’y a que pour l’heure du repas …
Que voulez-vous ça vous creuse les méninges
De dire que l’homme descend du singe …
Ça me fait une belle jambe à moi,
Qu’il descende plutot de son toit !
Je suis certaine comme vous le voyez
Qu’il est un héros à la proue d’un vaisseau
Entouré de noyés ! Hihi ! les malheureux sots …
Seul capitaine aventurier à bord !
Ou Robinson sur son île aux trésors.
En attendant le garde-manger est vide,
Je vais devoir encore réveiller Tarzan l’intrépide.
À remettre cent fois son coeur à l’ouvrage … »
« Maman, c’est de qui déjà ce langage ? »
« Tais-toi Hésitation s’il entend ta question
Nous sommes bonnes pour Questions pour un champion !
Allons réveiller ce courageux mousquetaire ..
Il est fichu de me réclamer une mousticaire ! … »

 

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Joelle Minoff sur facebook
Contes de la prairie

Seven

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Seven rêve d’avoir un maître
Alors qu’il vient à peine de naître
Dans la maison d’un Grand Maître
Dont la toile le fit connaître.

Il attend patiemment avec amour,
La bouche en coeur, le si beau jour
Où il quittera dans une adoption
Le chevalet de sa belle création.

Il rêve de découvrir les prés fleuris,
De courir après les fausses souris
Attachées au bout d’une ficelle
Tenue par la main d’une jolie demoiselle.

Il rêve de caresses, de ronrons amoureux,
D’un amour qui viendrait dans ses yeux
Se perdre dans ses rêves mystérieux,
Il rêve seven et attend son Dieu.

Dieu ou Déesse qui l’emportera,
Nostalgique envers celle qui le créa.
Seven, adorable petit chat, rêve,
Rêve, que jamais la nuit ne s’achève …

 

30 Avril 2018 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre écrivain Anne Marie Torrisi

 

 

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