Archive pour la catégorie 'animaux'

Les coutumes

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« Qu’est-ce que je suis balloté ! Boudiou !
Épinglé comme un malfrat par la peau du cou !
Tout ça à cause d’un buffle menaçant !
C’est lâche d’attaquer de jeunes enfants.
Maman a dû faire des va-et-vient
Pour nous mettre à l’abri … vilain vaurien !
Vous avez vu comme elle pose sa patte ?
Sur la pointe ! sans chaussons ! ça m’épate !
Evidemment, Papa devait encore roupiller …
Comme il dit : faut apprendre à vous débrouiller !
Puis c’est quoi cette coutume de nos aïeux
De nous porter ainsi comme des vieux ?
Pourquoi ne nous porte-t-elle pas sur son dos ?
Ça lui éviterait ce ballet pour badauds !
Assis sur son dos nous pourrions avec elle
Déguerpir, galoper, bien vite nous enfuir !
Au lieu de ces tours de manège où l’on peut mourir.
Ouais ! sur notre père se serait encore mieux !
On pourrait à sa crinière se cramponner … Dieu
Que ce serait chouette ! Demain je vais essayer !
De nous voir, ils vont tous en bégayer !
Fini la peur au ventre quand on lambine
Ou qu’on reste seul, le temps que s’acheminent
Les allers-retours de notre mère inquiète
Tant que nous n’avons pas atteint notre cachette.
Oui … mais où prendre des cours d’équitation ?
Je ne vois que sur le dos des lions !
Ils savent bien le faire pour tuer leurs grosses proies !
C’est à tester…choisir le meilleur choix.
En attendant franchissons le cours d’eau !
J’en parlerai à maman tantôt …
L’homme nous aiderait-il à révolutionner
Ce mode de transport conditionné ?
Nous vous attendons pour un entrainement ! »
« Mais c’est à toi de grimper sur mon dos mon enfant. »
« Alors tu veux bien ? Je t’aime maman »
« Arrête de pleurnicher …
Allons, viens te percher ! … »

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24 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta et Kilambo Abou

Aubaine et bedaine

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Un crocodile, étalé de tout son long
Sur un bout de plage, s’offre un roupillon.
Gueule ouverte, mâchoires inertes, ce géant,
Le ventre plein, somnole en digérant
Un pantagruélique festin englouti avec tapage,
Arrosé par les eaux de la Mara troublées par la rage
De ce crocodile du Nil, hôte de ses rivages
Où viennent s’abreuver des d’animaux sauvages
Assoiffés par les chasses, la chaleur suffocante
Sous l’étendue d’un ciel de beautés apparentes.
C’est alors que surgit des broussailles,
Une jeune femelle léopard qui de la canaille
N’avait pas encore payé de facture
Des dangers pour le goût de l’aventure.
Méfiante tout de même, flairant de loin
Cette imposante chose en forme de boudin,
Ne bougeant pas d’un moindre iota,
À part un oeil globuleux, un hublot d’apparat,
Qui semblait ne fixer aucun mouvement
De ses approches. « Quel étrange rampant …
Est-il mort ? Est-il vivant ? Empaillé ? »
Tout près de cet ogre menaçant, ensommeillé,
La voilà qui s’accroupit pour mieux flairer
Cette amicale bête difficile à blairer …
Voyant que cette étrange créature sans réaction
N’avait, à son encontre, aucune rebellion,
Elle se contenta de boire quelques gorgées d’eau.
Chanceuse innocente qui présentait de dos
Une queue réjouie, battant la juste mesure,
D’une rencontre insolite, unique, sans armure.
Elle fit une courte sieste à ses côtés, pensive,
À cette étrange monstre allongé sur la rive,
Baillant en souriant sans jamais refermer
Sa gueule …  Elle essaya de le mimer,
S’amusa de ce nouveau jeu appelé la flemme
Puis lassée d’aucune réaction à part ce vitrail blême …
Elle en conclut que ce devait être un épouvantail.
Elle quitta cet îlot rocailleux sans ambages
Et continua en rêvant de cet inconnu du voyage.
Cette rencontre, éventée par la force des vents, 
Fut diffuser par des tours de moulins à vent.
On raconta des contrées des plus lointaines
Cette belle histoire entre une aubaine et une bedaine.

 

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23 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Patrick Kientz sur Facebook

 

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Publié dans:animaux, Photographe Patrick Kientz |on 1 février, 2018 |2 Commentaires »

Les félins

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Les félins
Aiment les câlins
Qu’ils mendient
Selon leurs envies.
Ils ont de grandes moustaches,
      Ces jolis fils d’attaches
Qui oscillent et consultent
Les échos des tumultes.
Ce sont de fieffés comédiens
Qui miment, Ô combien,
Un discours de trois fois rien
Qui en dit long sur l’entretien.
Ils ont des yeux électriques
Aux fenêtres énigmatiques.
Leurs paupières lymphatiques
Veillent, enquêtent d’un oeil sceptique.
D’une pelote invisible, ils tricotent
Un jacquard maternel qui ravigote,
Remaille un fond de culotte
Tachée d’une ancestrale marotte.
Ils ont une horloge intérieure
Qui leur indique les heures
Où la louche, pour leur fine bouche,
Versera les croquettes. Ces farouches
Félins aiment bien les tapis,
Se vautrent sur les descentes de lit.
Ils font parfois pipi dans les petits coins,
En douce, pas vu, pas pris, sans témoin !
Ils ont des radars ouverts en permanence
Jusqu’à provoquer vos grands silences.
Ils n’aiment pas être dérangés,
Il suffit de ces soudains bruits étrangers !
Félins, malins, coquins, ils font des bêtises
Quand leurs journées sont trop grises.
Ils ont des manies routinières, horreur !
Ils m’en font voir de toutes les couleurs !
Il n’y a qu’à contempler ces trois spécimens
Pour conclure d’un AMEN !

 

24 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre – écrivain Anne Marie TORRISI sur Facebook

 

Publié dans:animaux, Art, Littérature et Poésie |on 1 février, 2018 |Pas de commentaires »

Les dents de la Mara

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Les dents de la Mara …
Fait comme un rat !
Ce Colonel après une revue,
Flotte discrètement à la vue
De toutes ces assoiffées troupes
Qui viennent boire en groupe.
Lors de ce défilé silencieux,
Il a repéré les faibles, les vieux,
Les jeunes victimes inexpérimentées.
Il faut bien s’alimenter !
Il profite des rives glissantes,
Des sols boueux en pente
Qui favorisent l’assaut cruel
De ses redoutables mâchoires de Colonel.
De passage, des japonais ont mitraillé
Bavant, dégoulinant de restes débraillés,
Ces dents de la Mara en plein repas,
D’un croquemitaine spécialisé pour le trépas.
Pour aider ce Colonel ambitieux
Son bataillon s’invita à son délicieux
Menu qu’à lui seul il ne pouvait engloutir.
Les sous-fifres, il faut bien les nourrir !

Les dents de la Mara et ses réjouissances
Ne me mettent pas en apétence …
Pas plus que tous les festins
Des chasses d’assassins.
Âmes sensibles s’abstenir …
Comment vai-je jouir ?
L’autruche a du mal à déglutir …

 

19 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Georges Barré sur Facebook

 

 

Le Paillasson du bonheur

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«LIPSTICK
N’aime pas les moustiques
Quand il pique-nique.
Ça lui donne des tics ! »
Commentent ces deux commères
Réputées pour leurs plumes légères.
Elles sont enchantées d’être invitées
À la table de ce donateur agité.
Ces deux vieilles filles, coincées, pipelettes,
Amères de ne pas avoir eu de conquêtes,
Ont crée une association de donateurs
Afin de partager quelques instants de bonheur
Par tous les animaux de bonne volonté
Qui veulent offrir un peu de leurs bontés.
« Très chère, vous avez vu cette dégaine ?
Pas étonnant qu’il ne garde pas de reine !
Et tous ces tics pour des moustiques …
Mais que lui trouvent-ils tous ces loustics ? »
« Il parait qu’il descend d’une vieille noblesse … 
En tout cas on ne l’a jamais vu à confesse !
Il possèderait un grand domaine dit-on … »
« Oui mais squatté par ces diables de lycaons ! »
« Que font-elles ces deux follasses emplumées ?!
Elles sont en retard … je suis enrhumé …
J’ai pas la forme pour tenir le crachoir
À ces deux antidotes de la fièvre du samedi soir !
Ah ! les voilà qui s’amènent ! Quelles bedaines ! »
Après quelques formules de politesse, de bienvenue,
LIPSTICK vient au fait de leur venue …
« Laquelle de vous deux veut être la marraine 
De mon tout dernier rejeton, ce polisson ? »
« C’est Philo … voici un cadeau… un paillasson …
Où est ce petit chenapan ? »
« Il est en ballade avec sa maman »
« Vous pratiquez la garde alternée ? »
« Elle l’éduque pour la chasse, à berner,
Truander d’innocentes proies …
Faut bien vivre, on a pas le choix.
Vous le verrez donc pour le baptême ! »
« Hihihi ! ça rime avec Philomène … »
« Deux tartes à la crème ces deux rombières !
Tiens je vais étrenner ce paillasson de première ! »
Sur ce tapis de plumetis LYPSTICK s’endormit.
Réveillé, chatouillé par des bataillons de fourmis
Tandis que tout autour fusaient les rires … 
« Non mais c’est quoi ce grand délire ?
Ne suis-je pas votre Roi ? votre Sire ? »
De voir tous ces animaux ensemble lui sourire
Il fut heureux de ce moment de paix partagé.
Il proposa à chacun de venir s’y asseoir.
Une diète tomba comme un assommoir !
Mais dura ce que dure le bonheur…
Si vous l’apercevez, offrez lui des fleurs, 
Et sur ce paillasson partagez votre bonheur.
En noir et blanc, en couleurs, qu’importe
Sur ce tapis volant voyagez de la sorte.

 

17 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : Eric Dussaux et Jean Paul Acquaviva sur Facebook

 

 

 

 

Le sentier perdu

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Une fouine des foins, curieuse,
Sur Le Sentier Perdu
S’est perdue pour de bon
Car cette petite fouineuse
Aime ce qui est défendu :
Passer le Pont des Tourradons.

Notre fouine des foins,
Pour un soin de manucure,
Était partie de bon matin
Vêtue de sa plus belle fourrure,
D’une écharpe de mohair,
Vers l’Institut  “ Griffes de fer ”.

Souffrant d’un rhume de cerveau,
Notre fouine des foins, pauvrette,
Avait perdu son précieux flair,
Quand au passage d’un cours d’eau
Elle crut voir dame belette
Filer à la vitesse d’un éclair.

Point de belette mais de martre
Qui observait dans les broussailles,
En lisant du Jean Paul Sartre,
Cette inconnue de forte ressemblance.
Reniflant, s’approchant de cette ouaille
Elle reconnut à l’odeur ses semences.

Pont des Tourradons, nos deux louloutes
Firent ensemble, joyeusement, un bout de route.
Qui de la martre ou de la fouine,
 Les pins ou les foins en déroute
Identifièrent ces deux coquines
Qui baragouinent en sourdine
Sur ce Sentier perdu.

 

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16 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : KLIBI Sabri sur Facebook

 

Publié dans:animaux, Photographe KLIBI Sabri |on 27 janvier, 2018 |2 Commentaires »

Ce qui est juste pour eux

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Pauvre buffle, vieux, las, traînard …
Il a fallu cinq puissants lions
Pour t’achever de leurs cruels poignards,
Sous le regard avide de la rébellion,
À coups de griffes, de morsures, de bestialité.
                      Comme chaque être face à sa vie alitée,                     
 Qui attend son heure pour le passage,
Ton adieu dans tes beuglements douloureux
A versé du baume au coeur en ce carnage.
Mourir en héros dans un cirque silencieux
Ou dans un lit, terrassé par la maladie,
L’acharnement n’a pas la même faim de vie.
Finie ta jouissance tant applaudie.
Elle a viré de bord pour d’autres survies.
On dit que c’est la vie, sobre résumé
Qu’il est Inutile d’embaumer ni de parfumer.
Ce corps destiné à partir en fumée
Ou enseveli dans des ténèbres inanimées,
J’ai beau savoir que la vie est faite ainsi
Une question me colle … sans la souffrance c’est l’ennui ?
Dévoré et sans remords ce pauvre vieux !
À ce qu’a voulu la mort, la vie t’a dit à Dieu !

 

16 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Kilambo Abou sur Facebook  

 

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Kilambo Abou |on 27 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Selon le jour

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Selon le jour
Le menu varie
Libre cours
Sans les avaries.
Une jeune gazelle, 
Tout juste née,
Épaisse comme une ficelle
Fit le déjeuner
De cette lionne affamée.
Premières soldes acclamées !

Là, c’est Queen of Kabozo
Qui ramène Damoiseau,
Jeune Seigneur phacochère,
Tandis que sa mère
Dans une course éperdue
Sait son enfant perdu.

Pendant ce temps Narcisse
Devant son miroir
De quelque saucisse
Jouira de ses pleins pouvoirs.
S’affûtant les griffes
Pour un prochain festin,
La lionne se rebiffe …
Elle tient à son butin.

Une course à l’échalote,
De giclées de sang, de calottes,
Dure, cruelle, ce n’est qu’un reflet
Qui passe et trépasse
De vies, de morts, face à face.
Selon le jour,
Comme l’amour,
Une proie entre les dents
D’une seule bouchée
Billet gagnant.

 

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11 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photos : Kilambo Abou et Tony Crocetta sur Facebook

Mascotte ou Doudou ?

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« Trempé comme une soupe !
Ah ! mes louloutes
Il vous faut une loupe
Pour dévoiler vos doutes !
Quand il sera l’heure
Viendront les grands inquisiteurs
Lorgner ma sexualité encore mineure.
Chouquettes ou Puits de douceurs ? »

La queue secrète, une patte interrogative,
Ce jeune léopard pose une devinette …
Nous montre t-il réponse à nos dérives ?
Mâle ou femelle cette jolie tête
Ne peut-être qu’au masculin
Pour nous aborder d’un tel baratin …
Femelle ou mâle cette poule mouillée
D’un féminin veut nous embrouiller …
Tout cela promet un Léo de grand chemin !

« Boulettes sur un jeu de piste, quel trésor
Sous ce superbe Léo dort ?
Les votes sont ouverts …
Ah ! ces humains et leur flair ! »

 

16 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Tony Crocetta sur Facebook

Publié dans:animaux, Photographe Tony Crocetta |on 23 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Un caprice de lionceau

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« Arrête tes caprices,
C’est un vrai supplice
De t’entendre ainsi hurler !
Capricieux ! Soupe au lait !
Arrête s’il te plait ta comédie !
Même pas en rêve … du poisson le vendredi !
Mais d’où il sort celui là ? »
Se demande la mère dans tous ses états.
« Va rejoindre tes frères et plus vite que ça !»
« Tu es vilaine, je vais le dire à Papa ! »
« Ah ! elle est bien bonne celle-là ! »
S’exclame le père d’entendre cela.
« Fiston, inutile de me passer la brosse,
Le poisson c’est pas pour les félins féroces.
Mais d’où vient ce gosse ?
Chez nous on ne pêche pas, on chasse ! »
Le père céda de guerre lasse.
« Cette nuit, à l’abri des regards, tu viendras
Nous irons pêcher dans les eaux du Mara. »
« Tu es le meilleur des papas … vrai, on ira ? »
« Mais surtout ne le dis à personne à cause
De toute la Communauté et d’une psychose … »
« Psychose ?… c’est qui Dad cet animal ? »
« T’inquiète fiston, c’est pas un truc génial. »
À la nuit tombée, sous les yeux de quelques hippopos,
Le père et le fils pêchèrent du bord de l’eau
Quelques poissons endormis surpris de voir des crocs
Dans des becs d’aussi féroces oiseaux.
Le lionceau s’amusa du frétillement
De ce poisson gluant, craquant et puant.
La gueule pleine d’écailles et d’arêtes
Il vomit… « Pouah ! c’est dégeu ! arrête !
Vite que je me rince, que je me débarrasse
De ces épines qui me piquent, m’agacent ! »
« Il te faut manger de la viande en boulettes
Pour faire passer ces vilaines arêtes … »
Le père, amusé, ramena son fiston agacé
Qui n’arrivait pas à se débarrasser
De ces maudites arêtes qui l’embarrassaient.
Notre capricieux lionceau de vive allure
Se garda bien de raconter cette aventure.
Pressé de rentrer le voilà qu’il galope
À l’idée d’un bon steak d’antilope.
Quelques bavards hippopos ébruitèrent
Cette partie de pêche peu ordinaire.
Notre lionceau fut baptisé FISHER
Par ces amphibiens moqueurs.

On dit que des safaristes auraient vu un lion
Porter un pendentif avec une grosse arête de poisson …

 

9 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Lucy Johnson sur Facebook

 

 

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