Archive pour la catégorie 'animaux'

Joli Coeur (suite 4 et fin)

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Ils arrivèrent au cirque recouverts de vase
Ce qui divertit la galerie en extase
De les voir revêtus de bas verts dégoulinants
Pour trouver leurs places Ils mirent un certain temps.
Finalement c’est dans la fosse du parterre
Réservée aux personnalités des Pachydermes
Qu’en invités d’honneurs ils s’installèrent.
Les Léo, en famille, durent se séparer,
Impossible de trouver trois places à côté…
Ainsi sans maman, déçus, désemparés,
Le spectacle perdit de son charme et beauté.
La troupe des Impaluche, célèbres acrobates,
Fit une entrée fracassante à l’épate.
Des sauts ! À vous faire oublier vos pattes !
Athlétiques, avec grâce ces chevaliers de l’espace
Franchissant avec agilité les buissons
De sauts en hauteur plein d’audace
Explosèrent le mur du son.
Leurs longues pattes fines et légères 
Timidement frôlaient le sol.
Le 111, la ligne de leurs arrières 
Transporta tout le monde sur leurs envols.
Courant comme des dératés en zigzaguant,
De gauche à droite, ils impressionnèrent 
Fifi qui les trouva très élégants.
Amusé par ce ballet de haute voltige,
Ces vaisseaux spatials explosifs,
Enthousiasmé par ces Vénus ailées callipyges
Qui lui hérissèrent les tifs,
Joli cœur ne put s’empêcher de rire,
Ne sachant plus où donner de la tête.
Les éléphants dans ce grand délire
Essayaient de soulever leurs popotins des banquettes.
Quand vint la parade finale sous les applaudissements 
Chacun se sentit des ailes d’oiseaux.
Au milieu des barrissements et rugissements 
Ils sortirent pêle-mêle en troupeau.
Puis chacun regagna ses pénates,
Souriants, enthousiastes et ravis
Sans penser que de misérables savates
Alourdissaient le poids de leur vie.

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2 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa

Contes de la prairie

Joli Coeur ( suite 4 – 1ère partie)

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La venue du cirque de plein air Les Impaluche
Annoncée la veille aux quatre coins des pôles 
Par un mégaphone à tête d’autruche
Fut entendue dans toutes les écoles.
Les écoliers tout excités par l’annonce 
À la sortie en parlèrent à leurs parents …
Et sans attendre leurs réponses 
Prirent la direction du cirque ambulant.
Il est encore trop tôt dit maman Rembo
Allez jouer en attendant l’heure !
Inutile vous deux de faire le beau,
Finissez sagement votre quatre-heure.
D’abord allez prendre votre bain mes babar
Pas question d’aller au spectacle ainsi !
Dociles les éléphanteaux comme des canards 
Barbotèrent sous la surveillance de Sissi.
Quant aux Léo par peur d’être en retard 
Ils se mirent en route avec leur mère 
Qui pestait après son autre lascar
Parti loin devant dans la clairière.
Arrivés les premiers Fifi et Joli cœur
Prirent place au premier rang.
Rembo préféra s’asseoir en hauteur,
Prête à intervenir au moindre incident.
Lavés, astiqués, reluisants, en ribambelle,
Sissi en tête suivie de ses boute-en-train 
Évitèrent d’emprunter la fragile passerelle,
Ce qui les obligea à traverser un bassin… ( à suivre )

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1 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie

Six, cinq, quatre, deux, un

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« Il est l’heure de partir ? »
«Non … inutile de courir ! 
Prenons un bon petit casse-croûte
Avant de nous mettre en route.
Papa surveille les Olololos boys.
Ils ont détaché deux cow-boys
Qui n’ont pas eu leur part de butin,
Une hyène assassine dévore avec entrain
Ce qui devait être leur festin.»
Rassasiés, quatre Olololos, en spectateurs,
Assistent au jeûne d’un des leurs
Qui manifeste, esseulé, son mécontentement
Du manque de soutien de son clan.
L’autre, à l’écart, du départ s’inquiète
De cette pique-assiette qui le met à la diète.
Repus ou trop occupés malgré leur famine
Ils boudent ce champ de mines
Foulé par cette famille de girafes,
Parfois maladroites comme Gaston Lagaffe.
Sous l’oeil vigilant du Père, ils assistent
Au défilé de ces silencieuses cachotières en piste.
« Un girafon ! » s’exclame Olololo junior enhardi.
Mais déjà folâtrant sur les boutons d’or
Cousin et cousine se chamaillent
Tandis que les parents, craintifs de représailles
Surveillent les alentours trop calmes à leur avis,
Car rare sur le Masaï sont les moments de répit.
Quatre daltons, cinq gangsters, six mercenaires,
Quel guignolo de gigolos ces Olololos ! Quel parterre !

 

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4 Avril 2018 – Jeannine Castel 
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

JOLI COEUR (suite 3)

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Rembo la lionne remercia ces amis
Venus de leurs condoléances témoigner
Leurs amitiés. Après une nuit d’accalmie 
Elle pensa que la meilleure façon de soigner 
Sa grande tristesse, ce vide insistant, cuisant, 
Cette scène d’horreur de cris et de sang
Était de quitter rapidement ce lieu peu reluisant.
Elle devait changer de décor sur le champ
Où tout lui rappelait cette cruelle mort
Qui avait emporté sur un coup du sort 
Son enfant, son cher petit trésor.
La querelle de ses lionceaux lui donna du ressort.
Elle se remémora cette attaque surprise,
Son affolement. Qui sauver dans l’urgence ?
Dans ce malheur elle avait eu la maîtrise,
Malgré ce regrettable manque de vigilance,
De lutter contre ces assaillants furieux 
Sans le moindre secours de curieux 
Ni une aide providentielle des Cieux.
Allons quittons mes chéris ce funeste lieu !
Joli cœur, en tête, tout heureux
De voir sa maman sourire d’un air compatissant
Pataugea dans la boue de ces jours pluvieux.
Il se soulagea d’un besoin pressant …
Il retrouva gambadant avec amusement 
Les chatouilles de cette herbe complice,
Pas assez haute pour d’un déguisement 
Camoufler leur présence aux milices.
Sous maman, rien de plus sûre cachette face aux imprévus …
Ce lion est trop occupé à boire ?!
Chut… Filons en vitesse sans être vus …
Après une séance de manucure notoire, Rembo la lionne
Fit grande toilette à ses petits polissons
Blottis contre elle sur ce vert et frais paillasson.
Joli cœur ronronna sous les caresses gloutonnes 
Prodiguées par maman de tout son coeur.
Il quémanda à sa mère au cœur meurtri 
Toute l’affection pour conjurer la peur 
Qu’en silence, tous les trois sans un cri
Essayaient de surmonter, chagrins.
Marqués à vie dans leur vie commune
Ils profitent de ces inassouvis câlins 
Déposés tendrement sur leur tête brune.
N’osant pas penser à demain, Joli cœur
Avec elles ne fit qu’un seul chœur.
Il se promit de vite devenir fort
Pour protéger ces deux amours de la mort.
Rembo, le regard tourné vers l’avenir 
Lâcha prise sans le moindre soupir.

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30 Mars 2018 – Jeannine CASTEL
Photo : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur (suite 2)

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Allez maman, bouge toi un peu …
Nous sommes encore tous les deux !
Tu donnes la frousse
À notre amie l’alouette rousse !
Elle accuse la sentinelle à gorge jaune
D’avoir été trop poltronne.
Non, joli coeur, elle y est pour rien.
Face à cette attaque de vauriens,
Plutôt que de vous perdre tous les trois …
L’obscurité … ce réveil aux abois …
Lourde est ma peine, Joli coeur.
Va, va rejoindre et consoler ta soeur.
La perte que nous subissons,
Nous aussi quand nous chassons
Nous mettons le coeur en peine
De nombreuses mères … bonjour Jabiru !
Merci de vos condoléances, ce deuil qui l’eut cru …
Moi, avant qu’on m’attrape, perché si haut,
Dit le Martin pêcheur huppé de son échafaud.
Le couperet est tombé ! … veux-tu te taire !
De ta tête grise Martin, chasse ce commentaire.
Les Léo de loin assistent par sympathie
À ces condoléances qui virent à la cacophonie,
Heureux d’être encore tous les trois …
C’était un vrai cheval de Troyes …
Quel piège ! … les guépards compatissants
Surveillent l’horizon, bondissant
L’un d’eux en guise de représailles
Saute sur tout ce qui bouge … bande de canailles !
Rosine de tristesse n’a plus ouvert son bec.
La grue cendrée en a le gosier sec.
Il me manque tant ce petit chenapan …
Pas plus tard qu’hier il était là, sur ce tronc, grimpant
Avec mes deux autres, insouciants, heureux …
Joli coeur, je t’aimerai pour deux
Nous voilà enchaînés maintenant, malheureux.
Blottissons nous là dans ce petit creux
Et pensons à notre cher disparu. Est-il heureux
Dans cette autre vie tant annoncée ?
Dans cette histoire, il nous a devancés…
Ces deux commères n’en perdent pas une !
Des lions espèrent le voir marcher sur la lune …

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28 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook
Contes de la prairie

Joli coeur ( suite 1)

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Maman tu avais promis qu’aujourd’hui …
Quoi à la fin … tu m’ennuies !
C’est vrai, tu avais promis maman …
Arrête de me coller, je suis pas un talisman !
C’est quoi un talisman … oui bon, on y va ! …
Ouais, Hourra ! maman tu es … ça va,  ça va …
En route !  Suivez-moi ! Où il est joli coeur ?
Tu te caches ! … petit farceur …
Mais non maman, je me gratte le dos !
Qu’est-ce que ça pique cet arbrisseau …
Allons ! Nous t’attendons ! Tu lambines !
Attendez-moi ! Il faut que je m’étire l’échine !
Je laisse quelques griffures, au cas où …
On ne retrouverait plus notre chez nous.
Allez, assez perdu de temps ! 
Allons faire ce parcours du combattant !
Tambour battant, suivez-moi !
 Tu n’es pas seul, joli coeur, attends moi !
Waou ! Ce beau tronc, c’est pour moi !
Bande de trouillards ! Regardez-moi !
Arrête de me pousser … je vais glisser !
Déjà que j’ai envie de pisser …
Ouf ! Nous sommes dans la gueule du serpent …
Maman ! … quels peureux ! Il n’a pas de dents !
Il pourrait nous avaler tous crus …
Et hop, une poutre ! Où il a disparu ?
Joli coeur, c’est pas du jeu ! …
Il est bientôt l’heure du goûter ? J’ai un creux …
Ce tronc calciné, comme terrain y a mieux …
Déjà ?!  Rosine siffle l’heure du départ …
Broutons tranquillement, c’est peinard …
Ouais … dit le phacochère … ce sera pour plus tard …
Mes enfants chéris, je vous félicite ! C’était super !
Nous reviendrons demain si le ciel est clair.
L’oiseau bleu survola avec eux la route,
Plus question de se perdre … qui en doute ?

 

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22 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

Farniente …

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Nous, on voudrait s’amuser ! …
Et nous sommes désabusés.
Maman ne fait que roupiller !
Nous laissant que son ventre douillet.
Certes, nous tétons à notre aise l’élixir
Qui nous aidera à bien grandir…
Mais, en attendant c’est la farniente …
Maman de ses chasses est éreintée,
Nous devons attendre son réveil.
Il nous reste que ce généreux soleil
Pour de ses rais jouer avec les ombres
Qui camouflent nos spots en nombre.
Ah ! Voilà qu’elle baille ! Enfin !
Nous allons pouvoir avec entrain
Remuer comme ces beaux léopards sages
Que l’on ne voit pas sur des images !
La discrétion est notre leçon de vie
Si nous voulons espérer un sursis.
Nous aimerions tant gambader …
Notre enfance est déjà fardée !
De silence, brimés de nos réjouissances,
Les sens ont doté notre naissance.
C’est au plus rusé en cette récréation
D’échapper à une certaine dormition.
Nous on voudrait bien s’amuser …
Les vitrines sont faites pour les Musées !
Nous ne sommes pas empaillés ! 
Arrêtez de babiller ! …
Cache-cache ça vous irez chenapans ?
Colin-maillard c’est moins flippant … 
Allez fermez vos jolis yeux !
Ah non! voilà qu’elle se remet au pieu !
Viens on va jouer à chatouille-madame !…
Ouais ! après maman est toutes flammes !
Maman, on voulait juste un peu s’amuser …
Oui, mais du jeu il ne faut pas abuser !
Mais maman tu aimes bien les guiliguilis !
Vous n’aimez pas, petits lascars, ma descente de lit ?
On en a marre de faire du calcul dessus …
Bon ! je vois que c’est sans issue !
Allons faire un jeu de piste ! …
Encore flairer des odeurs … c’est pas triste …
Il faut le prendre comme un jeu  !
Vous découvrirez les trésors de l’enjeu !
Allez, un peu de courage, moussaillons !
Tu vois pas que nous baillons ?! …
Vous n’en dormirez que mieux !
Allez tout le monde hors du pieu ! …

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20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Tadjouh sur Facebook
Contes de la prairie

Hello !

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Maman est partie chasser …
Je me sens si seul, menacé …
Croyez-moi loin d’elle j’ai peur
D’une visite d’un vilain prédateur.

Dans ma cachette, je dois
Rester avec mon effroi …
Sans montrer le bout de mon nez.
C’est plein de croqueurs de nouveaux-nés !

Là, j’ai désobéi, trop curieux
De savoir si cette Lise, mon Dieu,
Vient me tenir compagnie
En attendant le retour de Nani …

Tout m’incite au jeu, je m’ennuie
Dans ce trou, il fait si nuit …
La tentation déjà me séduit.
Ah ! vite que je grandisse sans ennuis !

Bientôt je partirai avec elle
Semer le trouble chez les gazelles !
Ô vivement que revienne maman,
Ses caresses, mes plaisirs gourmands.

Ceux-là m’ont découvert, demain
Il nous faudra changer de coin …
Quelle vie d’itinérant celle d’un lionceau
Pour affronter la vie sans un lasso !

Hello ! tu es toujours là Lise ?
Chacun à sa place … hein ? une bise ?
Tu n’as qu’à embrasser la photo !
Vite cache-toi Hello … Maman…c’est pas trop tôt ! …

 

20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Lise Perreault sur Facebook
Contes de la prairie

 

Joli coeur

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Trois petits garnements,
Donnent bien du tourment
À cette lionne au coeur aimant
Qui ne sait plus comment
Calmer ses turbulents enfants.
Sitôt le dos tourné, pour une virée,
Malgré les promesses, les conseils administrés,
Ils quittent leur abri dare-dare
Pour contempler, renifler, sans crier gare,
Cette prairie interdite pour l’aventure.
Bouillants de désirs, sans couverture,
Chacun leur tour, ces insouciants
S’entraînent au parcours du combattant
Sur des troncs foudroyés, ils vont complotant.
En secret ils chuchotent quelques manigances
Pour affronter ces premières difficultés d’enfance.
Ils ont laissé au moins dégourdi le soin
De faire le guet pour un indésirable témoin.
La truffe de ce dernier trahit sa désobéissance
Et lui promet, de maman, une future sentence
Qui ne tarde pas d’ailleurs à se manifester …
Maman, cette coquine avisée, les a pistés.
Punis, ils resteront au cachot ces drôles !
C’est papa qui chassera, maman pot-de-colle
Restera tant qu’il faudra pour ces testards,
Proies irrésistibles pour les vils charognards.
C’est ainsi, en conseil de famille sur le pré
Que Peter a pu voir ces joyeux drilles de près …
Toujours surveillé par le filou guetteur
Nommé par la prairie Joli Coeur.

 

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20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

 

Les otocyons

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Les otocyons, toute ouïe, toute oreille,
N’ont pas de sympathie touristique
Pour s’exhiber comme la huitième merveille
Devant des clic-clac en grande clique.
Ces renards à oreilles de chauve-souris
Préfèrent l’ambiance des arides prairies
À celle des chiens oreillards aux étranges cris.
Ils squattent des terriers inoccupés en galeries,
Adulent la compagnie de leur famille
À celle de badauds plantés sur leurs quilles.
Leur soutien, sans égal au sein du clan,
N’a rien à envier à celui des éléphants.
Fuyant tout prédateur, ludiques sont leur fuites.
Très informés, ils savent de la familiarité les suites.
Leurs radars détectent larves, insectes, petits rongeurs,
Au cours de nuits chasseresses pour randonneurs.
Il arrive, par surprise, qu’un curieux plus chanceux
Tombe sur des sans-logis plus aventureux.
Ne vous fiez pas à leur masque de raton-laveur,
La vie communautaire va éduquer leurs erreurs.
Être ensemble serait leur devise fructueuse
Pour chasser les envahisseurs aux armes dangereuses
Qui font de leur fourrure beaux étalages.
Parents du Renard, ils connaissent leurs outrages.
Hélas en dépit des abris et galeries, les furies
Du mal ne cèdent en rien leurs avides tueries.
Toute ouïe, toute oreille, les otocyons 
Se planquent, se méfient de toute compassion.
Traqués eux aussi pour leurs rares apparitions
Pour des scoops, du sensas, des amours, des passions
Pour de jouissives évolutions en perdition
Ils subissent, eux aussi leur extinction.

 

15 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Evelyne Fosse sur Facebook

 

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