Archive pour la catégorie 'animaux'

Un tigre amoureux

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C’est un tigre royal amoureux, solitaire,
De passage en cette petite station balnéaire.
Il est accro des bains de minuit.
L’eau, pour lui, est de bonne compagnie.
En ce coin stratégique de rencontres,
Il n’a nul besoin d’une montre !
Après la chaleur écrasante du jour
Il vient retrouver sa tigresse d’amour.
Aventureux opportuniste, il ne refuse pas,
Une proie venue arroser un indigeste repas.
Guidé par un parfum odorant, provocant,
Il s’attarde parmi les nénuphars, les reniflant.
Il sait que sa belle est dans les parages …
Ses feulements l’invitent à venir sous les feuillages.
Et c’est avec une fleur en guise de grimace
Qu’il va la lui offrir pour briser la glace,
Lui éviter de vigoureux coups de patte.
Il préfère à cela des caresses de moustaches !
Peut-être qu’une fleur prolongera les attaches
Avec cette femelle qui chasse aussitôt ses amants
Après tout le scénario de l’accouplement..
Les préliminaires de folles poursuites nautiques
Ont donné au point d’eau de grosses coliques !
Ils ont fait fuir les éventuels visiteurs assoiffés
Pour vivre en ce coin idyllique leur conte de fées.
Petit séjour dans un palace privé avec tout le confort
Où ils ne reviendront pas fêter leurs noces d’or …

 

3 Août 2018 – Jeannine Castel
Photos : banque d’images gratuites sur le net

 

Publié dans:animaux, Littérature et Poésie |on 14 août, 2018 |Pas de commentaires »

Sans nos mamans

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Dans le brouillard, sans nos mamans,
À découvert, sans aucun paravent
Entourés de tous ces monstres inquiétants,
Dans ce brouillard, notre peur va de l’avant.

Dans le brouillard, sans nos mamans,
Brebis égarées sans chien de garde,
Nos mamans, obligées, s’en vont chassant
Des proies qui nous ressemblent, hagardes.

Dans le brouillard, sans nos mamans,
Victimes esseulées de pères délinquants
Dévorées même par ceux nous ressemblants …
Nous sommes trois mais jusqu’à quand ?

Dans le brouillard, sans nos mamans,
Cette faim qui nous tenaille en permanence,
Ce vide nous effraie en leurs absences,
Nous inquiète, gâche nos jeux de leurs tourments.

Dans le brouillard, sans nos mamans,
Nous attendons sagement, patiamment,
Le retour de nos héroïnes chargées de présents
Rassurées de compter aucun absent.

Dans le brouillard, sans nos mamans
Qui ont préféré rester célibataires,
Leur choix nous laisse bien impuissants
Dans le brouillard sans nos mamans.

Dans le brouillard, sans nos mamans,
La goutte de lait reste en suspens …
Les câlineries, d’un souvenir, ravigotent ces durs moments,
Réconfortent l’attente qui a paralysé nos sens.

Dans le brouillard, sans nos mamans,
Nous languissons après ce temps
Qui s’éternise de doutes sanguinolents
Vite oubliés dans les pattes de nos mamans.

Bientôt nous serons forts et grands.
Nous irons avec elles encore quelque temps.
Puis le brouillard enveloppera nos mamans
D’inconnus sentiments de vos mamans. 

 

28 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell  sur Facebook

 

 

 

MORANI, dit le Rouquin …

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Je m’appelle MORANI dit le Rouquin …
Je suis chargé de défendre la cause
De mon peuple en déclin.
En cette JOURNÉE MONDIALE DU LION 2018, j’ose
Tirer la langue à tous ces sauvages
Qui nous chassent, pour leur art de vivre,
De nos terres naturelles, antichambre de carnages.
Héritier d’un royaume, figure de proue,
JE DENONCE ces machiavéliques gargantuas ivres,
D’exterminer ma race, là devant vous.
JE DENONCE vos abus qui nous forcent à nous adapter
Pour des opinions d’explorateurs inadaptés.
Un temps de restauration est à souhaiter !
JE DENONCE en cette pétaudière 
Ces braconnages corrompus par d’indignes traités.
JE DENONCE vos relations truquées et guerrières.
Je suis à la recherche d’hommes de talents
Qui dirigeront en cette dépression conservatrice,
Relanceront, en compagnie, la fin de nos tourments,
Exténueront ce commerce de présumées brides salvatrices.
Dans cet Etat sauvage, ROC STAR des gains,
Je salive sur la banqueroute de vos destins
VOUS les profanateurs de votre propre tocsin.

 

10 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Yaron Schmid sur Facebook

Lorsque les lionnes

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Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Mud Bull, le buffle, sait qu’il est déjà bien tard.
Les chasseresses accompagnées de leurs rejetons
S’apprêtent à leur offrir un bon gueuleton.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Nous, les lions, repus, admirons, peinards,
Ces diablesses, maîtresses de nos faiblesses,
Qui partent en famille semer leurs tendresses.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Au coeur de la mêlée, nous attendons, veinards,
Le retour de ces déesses chargées de victuailles,
Éreintées, suivies de toute notre marmaille.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Parfois, face à de récalcitrants gueulards,
Nous intervenons, histoire d’adoucir la sérénade
Que nous réservent ces ogresses au retour de la balade.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Le baobab sait que ce soleil fêtard
Va revenir de ses frasques nocturnes, vantard,
Lui conter des histoires offertes par le hasard.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
C’est déjà la nuit pour les malheureux trouillards
Qui voient à regret le jour qui va s’éteindre
Sur ce qu’ils ont de plus cher à étreindre.

Lorsque les lionnes sortent du brouillard …
Les insomnies errent parmi les traquenards
Qu’ils soient geule de lion ou gueule de loup,
Du jour et de la nuit c’est toujours itou.

 

27 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell  sur Facebook

 

LITTLE RED

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LITTLE RED est vexée, mécontente,
Son entourage, déçu, se lamente.
Son playboy favori se moque d’elle …
Bredouille, elle est de retour, peu fière d’elle.
Seule la plaie sanguinolente plaide
Qu’elle n’a reçu aucune entraide
De ce macho, compagnon des clairs de lune
Qu’elle adore malgré cette humiliante infortune.
De loin, le rescapé, ce zèbre vainqueur
Lui donne la nausée, des battements de coeur.
Rester sur une défaite, c’est impossible …
Il lui faut à tout prix une nouvelle cible.
Ramener un butin pour ne plus entendre
Les sarcasmes de son cher et féroce tendre.
LITTLE RED est une rêveuse aux pensées sauvages
Parfumées d’odeurs, d’espaces aux beaux rivages.
Cela lui joue des tours quand elle chasse …
Elle est distraite par le moindre vol d’une échasse,
Le petit sifflement d’un oiseau nouveau-né …
Elle a besoin LITTLE RED d’embellir sa journée.
La tâche est difficile, les attaches sont fragiles.
Comment ne pas craquer sous cette foutue bile …
Rêver lui fait oublier le temps d’un réveil
Autre chose que lui dicte son sommeil
Qui n’est jamais de plomb comme ce soleil
Et ces mouches qui voudraient bien du miel.
Perdue dans sa rêverie, elle n’entend plus,
Ne voit plus que cet arc-en-ciel
Tendu dans le ciel tandis qu’un éléphant
Surveille, serre de près son petit enfant.
Tout est possible, le temps est suspendu, serein,
LITTLE RED, ensemble allons vers demain …

 

17 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Peter Chebon sur Facebook

 

Les filles de Telia

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Premier clin d’oeil vers Tadoba.
Après les grands fracas de leurs ébats,
C’est dans les eaux de couleur orangé
Que les filles de Telia viennent patauger.
En osmose avec cette aride nature,
Mises à part leurs élégantes rayures,
Leur blancheur zébrée de noir,
En harmonie, elles règnent en ce terroir.
Complices, elles se délassent, profitent
De ce bain d’une eau non bénite
Qu’il va falloir quitter trop vite
Car toutes ces grosses et dures pépites
Incitent ces belles naïades délassées
À passer à table après avoir chassé.
Un dernier clin d’oeil, les flancs trempés,
Les filles de Telia ont de ma vue décampé …
Premier coup de crayon estompé, effacé,
Pour ces félins au podium haut placé
Qui m’arrivent avec toute leur panacée
Dont je ne sais sur quel pas avancer …
Avec puissance, honneur et hild combat,
Selon l’étymologie signifiée par ce prénom,Telia,
Me rejoint Sainte Mathilde ou Maud, plus populaire,
Avec ces tigres dynamiques et volontaires.
C’est un beau cadeau du ciel et de la Terre
Que cette Sainte intelligente et sociable,
Avide de connaissance, s’invite à ma table …
Je n’avais pas prévu cette fin de poème !
Une sortie de bain pour ces tigres que j’aime !
Paradoxe, son signe astrologique associé est le lion,
Avouez que Telia et ses filles ont place sur le podium.

 

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8 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Pierre Chéron sur Facebook

 

 

 

Dans le regard des félins (2)

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Dans le regard des félins
Il y a cet air hautain
Entre un masque et une marquise
Des bals masqués de Venise …
Cette froideur des banquises
Câlinée par des mouches abusives.

Dans le regard des félins
Il y a ce redoutable diablotin,
Cet ange habité du démon
Qui crache et rugit comme un lion,
Comme un chat, un léopard,
Un lynx, un Serval, un jaguar …

Dans le regard des félins
Il y a des désirs câlins,
Des pensées jalousement gardées,
Des envies de proies lardées.
Une soif solitaire de voir
L’eau refléter un aquatique miroir.

Dans le regard des félins
Il y a cette part du divin
Par sa beauté fascinante
D’odyssées ennivrantes
Gravées dans des sulfures
D’hermétiques aventures.

Dans le regard des félins
Il y a des fonds sous-marins
D’eau turquoise et d’émeraude.
Il y a cette capricieuses maraude,
Ce vol à la tire de famines,
De défis, de guerres intestines.

Dans le regard des félins
Il y a d’expressifs desseins,
Des invitations au partage,
Des clins d’oeil pour marivaudages,
La tendresse d’éveils amoureux
La joie d’être à deux, heureux.

Dans le regard des félins
Il y a la vigilance du clandestin,
L’appel sauvage de la savane,
Le calme d’un danger qui plane.
La fureur de l’instinct stressé,
La violence de vies agressées.

Dans le regard des félins
Il y a l’inquiétude du lendemain,
L’arbre déraciné des paléofélidés
Éteints à tout jamais pour des idées,
Ces bouquets d’étincelles qui enflamment
Le feu dévorant des drames de l’âme.

 

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11 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell  sur Facebook 

Que sera la nuit ?

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« Il semblerait que j’ai une touche …
Il m’en vient l’eau à la bouche !
C’est bien vers moi qu’elle louche …
Elle a l’air d’attendre, interrogative …
J’aime les faire attendre … j’en salive !
Je voudrais bien être un oiseau-mouche
Pour me poser sur elle sans qu’elle ne s’effarouche.
Dois-je envisager de parlementaires escarmouches ?
Je n’ai pas envie de recevoir une douche …
Ces lionnes aiment bien jouer les saintes-nitouches.
Si ce n’est que pour un amuse-bouche …
Autant rester dans mes peinardes babouches. »
« Qu’a t-il ce lion sans cesse à me reluquer ?
Ma parole, il me prend pour une ensuquée ?
Avec ses regards insistants d’attrape-mouche,
Même pas en rêve pour un bouche à bouche !
Il a l’air d’en tenir une multicouche ! …
Que sera la nuit avec un tel chasse-mouche ?
Non, vraiment ça ne vaut pas que je découche.
On dirait qu’il bave devant un croquembouche !
Il y aurait trop à faire de retouches …
Je le laisse sans regret gober ses mouches.
Il me file les crispinettes ce fanfaron, ce Scaramouche ! »
« Tiens … comme c’est louche …
Elle est repartie ma lionne minouche …
Dois-je la suivre jusqu’à sa souche ?
J’ai passé l’âge de faire touche-touche …
Bon, pour cette nuit même pas un rince-bouche …
Elle me plaisait bien pourtant cette nounouche»

 

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18 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook

 

Dans le regard des félins

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Dans le regard des félins
Je retrouve celui des humains …
Leurs envies, leur haine,
Les attirances soudaines
Qu’une foudre d’un éclair
Démentèle en courants d’air.

Dans le regard des félins
Il y a ces trésors souterrains,
Des pierres précieuses rares
Dont leur lumière anime les phares.
Il y a ce vide-pensées ennuyeuses
Absorbées par une magie enjôleuse.

Dans le regard des félins
Il y a tout cet incertain
Dont seule l’âme, peut-être,
Entrouve une porte-fenêtre
De ce coffre fort vivant qui erre
Dans les brousses et clairières.

Dans le regard des félins
Il y a les angoisses du lendemain,
Les pleurs de la veille anéantie.
Il y a cet insatiable appétit,
Cette course folle après la vie
Qui me transporte et me séduit.

Dans le regard des félins
Il y a ce silencieux copain
Intime de ma solitaire existence.
Il y a ces voyages, ces vacances,
Ces pleurs refoulés sur l’indifférence
Accumulés depuis l’enfance.

Dans le regard des félins
Il y a des caresses de doux satin,
De ma main, de vos yeux,
De cette échappée vers d’autres cieux.
En ce chapelet de jours pluvieux
Il y a de splendides soleils radieux.

Dans le regard des félins
Il y a ce calme serein
D’un tigre proche et lointain
Rencontré sur un inoubliable chemin.
Il y a tous ces paléofélidés disparus
Portés, cachés dans leurs regards à notre insu.

Dans le regard des félins
Il y a ce septicisme enfantin
De festins transformés en butins.
Cette réflexion à propos du destin …
Un oeil de tigre transperce l’âme toute entière
D’un coeur de chair dur comme la pierre.

Dans le regard des félins
Il y a tout cet amour divin
Que je ne peux d’une paix royale
Secourir ces tigres du bengale
Ou d’ailleurs, ce qu’il en reste,
J’ai beau retourner ma veste …
La peste, toujours la peste …
Noire et funeste …

 

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11 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Pierre Chéron sur Facebook

 

Si près …

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Plus près, tout près,
En cette West side story,
Aux mambos prêts,
Prêts, si près à danser.
Mais déjà ce favori fana
S’emballe pour deux divas
Sensuelles et romantiques
Dans une barcarolle féérique
Que seuls les contes connaissent,
Narrent ces nuits d’ivresses
Qui font rêver petits et grands
Si près, plus près,
De nos éternels printemps.
À ce souvenir tout près
Viennent se blottir après
Tant de soupirs sur le pré,
Sur des chansons d’amour
Si près, si près, …
Des coeurs de mille feux
En transe dansent
Si près de leurs aveux,
Si près pour y voir mieux,
Si près, au fond des yeux …
Si près, artificier de mon coeur,
Voilà déjà les saules pleureurs
Si près, tout près …
Viens baby réchauffer mon coeur.

 

14 Juillet 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell sur Facebook 

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