Archive pour mars, 2019

Le lac de Servières

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Le lac de Servières
D’une dernière prière
Frissonne
Matines sonnent.

Aucun riverain
Seul témoin
Un sunrise carmin
Dans son écrin.

Timide l’aurore
Veut éclore
De ces forêts obscures
De Dame Nature.

Les eaux ridées
Submergées d’idées
D’un lever matinal
Ont noyé le banal.

Le lac Servières
D’une suave lumière
De quelques pierres
A jalonné la matière.

 

10 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Guilhem Doublet sur Facebook

Monnaie de singe

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«On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. (Gandhi)

«Cause toujours tu m’intéresses.
Je ne crois plus à vos promesses.
Vos semblants de gentillesse
M’ont chassé de nos forteresses.

Parle à mon cul ma tête est malade
Pas de pitié pour ces bandes de malades.
Vos stratagèmes nous baladent
Bottons les fesses à ces peuplades.

Mais quelle bande de zigotos !
Non vraiment tous ces mots
N’ont rien changé à ce galop
D’une barbarie humaine de salauds.

Pousse toi tu me fais de l’ombre !
Votre avenir est donc si sombre
Pour nous mettre à l’ombre 
De votre édifice détruit par vos décombres ?

Tout voir, tout entendre, ne rien dire …
Comment pouvez-vous encore sourire ?»

 

20 Mars 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Claude Bisch sur Facebook

Un souffle bienheureux

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Glisser sur les eaux bleues
Du Grand Canal, un matin heureux.
Une gondole passe … d’un flou frileux
Regagne le jour aventureux.

De cette passerelle déserte,
D’une Venise aux eaux vertes,
Ces gondoles endormies à quai 
Émergent d’un fané bouquet.

Je vogue sur les eaux bleues
D’une Venise sans amoureux
Avec mes bleus à l’âme.
Je vais noyer mes mélodrames.

Je suis sur les eaux bleues
Le cœur libre, heureux,
J’attends cette gondole
Elle passe et me frôle.

D’un rose parsemé sur un dôme
Venise va sortir de son somme,
D’une rêverie teintée de bleu
Où coulent mes flots bleus.

Le souffle bienheureux
D’amours et d’inquiétudes
Caresse ce matin heureux.
Revoir Venise et ma solitude …

 

26 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Antonio Gaudencio sur Facebook

TROU NOIR,,,

Témoin d’un monde en décrépitude
En dépit de la barre haute des études …
Ce coup de barre d’assassins corrompus
A contaminé la planète de leurs abcès de pus.

Témoin misérable, bonne qu’à voter,
Ces illusionnistes m’ont fait miroiter
Des projets ambitieux … idiote primate…
Révélateurs de trafics et de numismates.

Témoin d’un engrenage d’une meule,
Il me reste mes coups de gueule
Face à des médias de folies revêtus
Qui sauvent d’un côté et de l’autre tuent.

Témoin, je pédale dans la choucroute
Gavée de saucisses, de lardons en déroute.
Impossible rétropédalage d’un confort
Qui conduit Terre et terriens à la mort.

Témoin inconsolable, je partirai meurtrie
Face à la grande détresse d’appels, de cris,
Ignorante de savoir comment finira
L’histoire de ma Terre infestée de rats.

Personne n’étant revenu de la ligne d’arrivée
Le Paradis, l’Enfer, la vérité livrée …
En tout état d’âme avec encore la foi
Le monde cheminera vers son Chemin de Croix.

D’où vient le vent, j’observe la fumée
Qui suffoque sous les nombreux calumets,
Traités, référendums, des vertes et des pas mures
Témoin jusque dans ma signature.

Aucune image pour illustrer à quel point
Ces courageuses mains du monde de demain
Le rebâtiront sur les décombres du passé
Fortes de l’expérience des Trépassés.

 

21 Mars 2019 – Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 mars, 2019 |Pas de commentaires »

Le trophée

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Depuis tout ce temps, il s’avère après enquête,
Par les espionnes de la Cour de RISETTE,
Que les charniers funestes des « Mandibules »,
Sous la Direction de ROYALE, crédule,
N’incombent pas à sa malveillance.
Incarcérée, libérée après ses confidences,
On conclut à une affaire d’un génocide bestial.
Tenu au secret jusqu’à la page d’un journal
Qui publia la photo, la Une de ce jour,
Et donna des frissons à toutes les Cours.
Seule STORY avait trouvé louche
L’extinction collective de toutes ces petites bouches.
Elle diligenta un détective des Nomades du monde
Venu du Botswana, un chasseur de tête.
Il vint, incognito, pour ne pas troubler les Risettes,
Pista une tueuse en série qui sévissait
Depuis des mois et de ses crocs assassinaient
Les risettes en bas âge des institutions
Faisant un carton plein à chaque intervention.
Donnant du fil à retordre à ses poursuivants,
Toujours camouflés derrière des paravents
Pour ne pas mettre la puce à l’oreille
À cette perverse, une sanguinaire sans pareille.
STORY, libre de toute attache d’ailleurs,
Aida dans cette course aux gendrames et aux voleurs,
Ce célèbre, superbe et fin limier ERYF
Qui joua sans trembler le rôle du shérif.
Et comme au temps de la guillotine,
Sans la moindre lame ni tir de carabine,
Il exhiba à la grande stupéfaction
Son trophée comparée parfois à une tête de lion.
On pouvait voir encore le sourire narquois
De cette lionne se moquant jusqu’au bout des lois.
Dans les moindres recoins au-delà des frontières
On commenta en chuchotant cette grande première
Par peur que ressuscite ce monstre des clairières.
On s’assura qu’il ne resta plus aucune trace
De cette dévoreuse d’enfants à part sa tignasse
Que l’on offrit à ERYF pour le dédommager
De les avoir sauver et libérer d’un grand danger.
Il reste cette photo d’ERYF baladant son trophée
Non répertorié dans les contes de fées.
STORY durant toutes les péripéties avec ce justicier
Depuis a disparu … mais qui va s’en soucier ? …

 

10 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

Place San Marco

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Venise dans son mystère
Sous la lumière des réverbères
S’embrase du feu de la Terre
Au coucher de son astre solaire.

Quelques fêtards dans l’obscurité
Troublent le silence de la Cité.
Venise blessée de nombreux pieux
Au jour fait ses adieux.

Ses eaux coupées de ruelles
De canaux, de ponts, de passerelles,
Enflamment le canal d’étincelles.
D’un clapotis l’endord d’une ritournelle.

Place San Marco, la basilique
Visitée par une eau mélancolique,
Fidèle amie des fonds baptismaux,
Se mire, dévoile son jumeau.

Changement de décor, en coulisse
La nuit tout doucement se glisse …
Les embarcadères s’esquissent
De Venise et ses délices.

J’ai attendu cette heure bleutée
Amoureuse, j’ai veillé dans l’obscurité,
Imprégnée des fluorescences
D’une Venise toujours en vacances.

 

13 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Antonio Gaudencio sur Facebook

Les non-dits

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Tous ces non-dits
Enfouis quelque part
Perdus, égarés, hagards,
Restés sous les fards …
Vont-ils se la couler douce
Chez ce Vendredi
Où baiser ta peau douce ?

D’une idiote pudeur
Ces non-dits voleurs,
Secrets maraudeurs,
Vont-ils sans profondeur
Laisser couler moqueurs,
Sur ton apparente candeur,
Leur manque de chaleur
Comme de vils rôdeurs ?

Ton corps et ses secrets
De non-dits discrets
Cache à demi-mots
Un désir sous ta peau
Qu’un doux billet
Écrit en pointillé
Aspire en gage de bonheur
À l’union de nos cœurs.

 

3 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

Le guetteur

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Ce guetteur, roi des planeurs
Guette de curieux randonneurs.
Sur son aire, un piton de pierre,
Il se cramponne de ses serres.
Coiffé d’un mouvant duvet, sa tête
Est bordée d’une légère collerette.
Il attend les courants ascendants
Pour faire un show à ces mendiants.

Ce tireur-fouilleur de chairs molles
A mis ce jour sa plus belle corolle
En plumetis de blanche hermine
Sur sa cape enveloppant sa poitrine.
Discrète, sa langue en forme de gouttière
De quenottes n’est pas fière.
Conquérant, il repère de sa vue perçante
La bonne fortune d’une proie pourrissante.

Ce charognard de mauvaise réputation,
Associé à la mort et ses condamnations,
Gourmand, morbide, pilleur de carcasses,
D’un envol vers l’immensité du ciel part en chasse.
Ce guerrier revêtu de sa cuirasse d’acier
Aux fines dentelles et galons d’officier
À bord de son cuirassé massif et lourd
Épie le moindre appel au secours.

Cet acrobate de haute voltige
Jouisseur, dompteur d’impressionnants vertiges,
A perdu quelques plumes dans ses batailles,
Conquistador de colonies aux victuailles.
Trop occupé à sonder la vallée de l’Eygues,
Ce frère des bois ignore ses autres collègues.
 De ce rocher familier du Caire jusqu’aux Baronnies
Il sillonne ce cirque naturel où ses cris résonnent vers l’infini.

Au petit matin il prendra son essor
Pour remplir sa mission de croque-mort
Semant quelques plumes aux courants d’air
Après une toilette en coquette hôtesse de l’air.
Près des falaises, les ailes déployées, il tournera,
Porté par l’air chaud, de spirales dessinera
Le cap d’un horizon des grands rapaces,
Enthousiaste, amoureux des vertigineux espaces.

 

6 Février 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

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D’un soupir ce pont
A tronqué sa moitié.
De dos, un solitaire gondolier
Contemple la décrépitude des façades
Aux volets clos pour une sérénade.
Sa gondole vide de tout espoir
Loin de lui broie du noir.
Seuls les reflets sur l’eau
Illuminent de leurs flambeaux
Ce coin isolé de Venise
Fréquentée par tant de bises.

Ce soir le touriste est rare.
Loin de San Marco et son tintamarre
Ce Roméo, sous son canotier,
Attend, espère un rentier.
Bras croisés sur sa bedaine
Il siffle une vieille rengaine.
Il est planté là depuis des heures
Pour offrir du bonheur à des leurres
Qu’il balade dans les canaux
De sa Venise regorgée d’eau.

Le carnaval annonce le carême.
Loin de ses folies ce calme il aime.
Il aime sur ce pont d’un siècle oublié
Se retrouver avec ce mystérieux gondolier
Loin du faste et du monde touristique.
Il aime respirer les senteurs bucoliques
Effritées, en lambeaux comme son passé,
Où la laideur sur la beauté a trépassé.
Patient, il sifflote, seul au monde
Sur ce pont aux eaux fécondes.

D’un soupir ce pont
A troqué sa moitié
Pour un canotier 
Au visage sans nom.

 

4 Mars 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Antonio Gaudencio sur Facebook

 

MEA CULPA

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à la jeunesse

 

Enfin la jeunesse se mobilise
Affronte pour leur avenir la bise.
Bise … un faible mot des dégâts
Qui ont échauffé leur climat.

Enfin les jeunes se font entendre
À cette société qui ne veut pas entendre,
Continue pour des besoins superflus
D’assassiner les bambins joufflus.

Pot de terre contre le pot de fer …
La jeunesse ne veut plus de cet enfer
Hérité d’ancêtres bien intentionnés
Pollueurs incorrigibles d’année en année.

Quels drôles d’adultes sommes nous
Pour léguer à nos enfants tant de courroux ?
Les plaindre est bien peu de chose
Face à leur avenir loin d’être rose.

Après moi le déluge pourvu que ça rapporte,
Profiter de l’instant en cette cohorte,
Vivre le présent, demain peu importe …
La jeunesse, inquiète, commence à frapper aux portes.

Faust avait vendu au diable son âme
Juda a trahi pour quelques pièces infâmes
Et nous avons tiré à hue et à dia
Ce monde que l’on nomme les médias.

Heureusement que quelques consciences encore
Luttent, se battent contre ces vils diables au corps
Qui rêvent d’une planète aux mines d’or.
Quels piètres et dangereux sponsors.

Je demande pardon à la jeunesse
Même si de mes meilleures caresses
J’ai protégé leur avenir comme j’ai pu.
Face à la quantité d’abcès remplis de pus.

Mea culpa. 

 

15 Mars 2019 – Jeannine Castel

 

 

 

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