GlOOGO et le calmar

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À Pont de Gau
Le flamand GLOOGO
Dans la boue camarguaise
Se trouva mal à l’aise.

D’un nouveau rôle
Pour une marque de pétrole
Il ne trouva pas drôle
Cette polluante colle.

À son imprésario,
En vacances à Rio,
Du Pont de Gau
Il l’injuria tout de go.

«Fourrer dans vos affaires
Mon bec de prolétaire,
Ma mine confiante
Est salie de vos fientes.
Me voilà la goutte au nez,
Éclaboussé et malmené,
Sauvé in extrémis
De ce mortel tatami !».

Seule, une goutte noire,
Témoin de cette histoire,
À son bec perla, gouttant,
Ce qui le réveilla brusquement.
Il était dans la vase
L’œil en extase
Un croissant au chocolat
Dans son bec, fourré là !

Son bec affamé avait remplacé
Les fantasmes de ses pensées.
D’une gourde juteuse,
À l’âme voyageuse,
Il drainait les fonds
De Gau et son Pont.

Du rêve au cauchemar
Ètouffé par un calmar
GLOOGO le flamand
Ne put finir son roman.

Dérangé dans sa rêverie
Par une mousseuse obvie
Qui mourrait d’envie
De lui voler sa vie …

Depuis à Pont de Gau
À tire larigot
Des curieux cherchent à voir
Ce flamand encensoir …

 

5 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook 

 

 

 

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