Le sceptre de Risette

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Décidément pour RISETTE rien ne va …
Elle déprime sec, toute à l’eau s’en va
Se traîner dans la boue, confier sa peine.
CARAMEL ce piètre voleur en mal de sa Reine
A volé le sceptre gagné dans une rude bataille
En compagnie de ROUDOUDOU et la féroce volaille.
«Coiffée de mon diadème qui ne me quitte jamais,
Comment m’imposer à toute ma cour de femelles affamées,
Jalouses de mon trône, souhaitant ma mort ?»
Cette boue la délivre de tous ces esprits retors.
Elle se jure de retrouver ce butor, cette canaille,
Pour lui voler dans les plumes, foi de ses ouailles !
Quel triste retour de stage en cette fin d’année.
Noël approche … sans son sceptre elle est condamnée
À repousser l’Assemblée Générale avec ses consœurs
Bizarrement toutes sujettes à des hauts le cœur.
CARAMEL aurait-il abusé de toutes ces donzelles ?
Ces futures maternités lui font voir trente six chandelles !
« Zut ! C’est Noël il me faut un bon repas de fête
Pour oublier tous ces ennuis qui troublent ma tête.
Pourquoi pas du phacochère pour mon réveillon ?»
Loin de toutes ces rumeurs prêtes à la rébellion,
Sitôt dit, voilà notre RISETTE toute ragaillardie
En train de savourer un péché véniel d’un Paradis
Dont elle ignore l’existence sur cette terre
Encombrée de démons et de leurs adultères.
Et c’est la gueule encore pleine du sang innocent
D’un bébé phacochère que nous la retrouvons nichant
Dans un des terriers où ce malchanceux nourrisson
A vu, apeuré, cette furie sortir des buissons.
Ainsi va la vie, vient la mort sur la savane …
Dès les pieds sur terre, une peau de banane
Vous attend pour glisser vers la fosse commune
Sans avoir eu le temps, parfois, d’admirer la lune.
Le temps de digérer, de se prélasser, il fait nuit.
Une nuit noire où tous les humains ont fui
Laissant pour témoins bouteilles et ramequins vides
Dans un campement où des ronflements intrépides
Ont attiré RISETTE curieuse, pressée de découvrir
Quels animaux nouveaux, étranges, allaient assouvir
Sa lassitude à propos des chairs et carcasses englouties.
Mazette ! RISETTE en ce conte s’est investie !
« Quelle est cette bande de ouistitis sonores ?
Apparamment ils ne digèrent pas tout cela encore  !
Faut pas croire que je vais croquer à pleines dents
Ce qu’ils ont laissé traîner … tiens un barman cameraman …»
Dubitative, RISETTE contemple cet établi alcoolisé …
Se tâte pour le bousculer, histoire de se familiariser
Avec le contenu des fioles aux reflets irisés.
«Je suis déçue de ne trouver personne pour trinquer …
« Ouais … vraiment, il n’y a que moi au taquet ! …»

22 Décembre 2018 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine

Photo : inconnu

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