Archive pour janvier, 2019

Et coucou !

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Enfin apparaît notre RISETTE
Très occupée depuis comme une garde-champêtre !
La voici dans les courants d’une eau saumâtre.
Une eau aussi jaunâtre que verdâtre.
Elle se rafraîchit de ses courses folles
À chasser ces permanents pots-de-colle
Qui envahissent sans cesse son territoire
Et en même temps remplissent les mangeoires.
Elle a viré de sa Cour quelques colporteuses
Qui déblatéraient, insultaient de façon odieuse,
Leur Reine, chose inacceptable et sans recours,
 Indigne même dans les prises de bec des basses-cours.
RISETTE va mettre bas d’ici peu de temps …
Son ROUDOUDOU lui a laissé ce beau présent.
Nous la retrouvons lors d’une sortie incognito
Quand la solitude de son rang lui pèse trop.
Elle guette le retour de ses servantes fidèles
Parties aux provisions pour remplir sa gamelle.
Elle s’attend à de sérieux conflits de voisinage,
D’une guerre des clans organisée par les commérages
De ces commères jalouses de cette Reine adulée
Par les plus beaux partis aux désirs jugulés.
Elle n’assistera pas à la Grande Parade …
Sa confiance est limitée en tous ces camarades
Pris, à prime abord, de bonnes intentions.
Elle craint que ce défilé finisse en révolution.
Son état ne doit pas supporter un coup d’Etat
De toutes ces espèces animées d’instincts à grabats.
Et comme un agneau surveillant le moindre loup
Elle se gargarise de quelques glouglous …

 

18 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Christine Deslandes sur Facebook

 

La Grande Parade 2019 en poésie (suite)

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«SCARFACE ! Oui c’est bien lui là-bas !
Le célèbre chouchou qui met en branlebas
Le cæur de tout un monde de passionnés
Pour ce lion au portrait tant de fois visionné.
À part sa taille, je n’ai rien à lui envier
Car de mon ancêtre le lion, je suis une unique lignée.
Je suis un bon coureur, après le guépard,
J’ai quelques taches de rousseur comme cette star.
Je détecte aussi les bruits étranges souterrains …
Après une nuit de maraude en solitaire, ce matin
Je fais un brin de toilette avant de repartir.
Il paraît qu’une Parade pour la Paix, notre avenir,
A rassemblé sur la prairie, ce dont je suis étonné,
Amis et ennemis jurés … ça va ruer et talonner !
Nom d’un caracal ! … mon illustre cousin…  je veux pas rater
Le départ de la parade … il faut me hâter.
On dit que les Égyptiens ont adoré mes ancêtres …
De très dévoués aïeux attachés à leurs maîtres.
C’est ainsi que le savannah apparut un jour …
Ces humains ! à toujours mélanger amour et toujours …
Oh Sérénité ! Je regarde passer la grâce
De ces belles demoiselles hissées sur leurs échasses.
L’eau en frissonne de plaisir et les admire !
Elles sont accompagnées par ces patapoufs durs à cuire.
Ils sont venus nombreux ces gros paresseux aquatiques …
On dit aussi que je suis proche du chat doré d’Afrique …
Quel boucan font ces grosses barriques !
Bon ! Mes amis je vais rejoindre toute la clique …
Vous vous souvenez de moi n’est-ce-pas ?
HURUS ! Philosophe Poète … Ce prof de philo de RISETTE !
Au fait comment va-t-elle ? …. »

 

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16 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Simon Chebon sur Facebbok

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Un jour Africain

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Dès que le ciel entr’ouvre ses volets,
La Grande Demoiselle se met à la fenêtre.
Aucun oiseau ne s’est encore envolé
C’est l’heure où tout doit renaître.

Face à l’écran, un film en cinémascope
Défile sous les yeux de cette intriguante
Déçue de ne voir aucun saut d’antilope
Dissiper l’échancrure de cette toile géante.

Cette élégante vêtue de noir, célèbre la naissance
D’un jour africain qui tarde à s’éveiller …
Il paresse, savoure la douceur, prend ses aisances,
Sous cette couette bleutée à l’unique oreiller.

La Belle s’abreuve à ce cours d’eau céleste
Qui traverse et longe les berges de Masaï Mara
Tandis que le soleil sorti d’une autre sieste
Attend le moment de lui sourire aux grands éclats.

Ce jour déjà grisonnant refermera ses volets,
Réjoui de retrouver sa Dame au lever de rideau.
Paisiblement il s’endormira sous le ciel étoilé si beau
Et notre Belle Dame, en l’attendant, comptera les feux-follets.

 

13 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Tony Crocetta sur Facebook

 

Ite missa est

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Et la vie continue …
Malgré les drames.
Ce cruel et sanguinaire menu,
Sans cesse de ses trames,
Vient déplorer les rares joies,
Les moments de plaisir
De bourgeois et villageois
Qui viennent de mourir
Dans de lâches attentats,
Victimes innocentes sans ébats.

Et la vie continuerait …
Sans ce mal tenace et féroce.
Que deviendrait la mort ?
La vie se suffirait …
Mais tant de fardeaux, de bosses,
Conjureraient-ils le sort
D’une Création incompréhensible
Qui voit sur sa cible
Tomber les bombes d’une guerre
Entre le bien et le mal, ces tortionnaires ?

Et l’on reste pantois, affectés,
Chaque fois que le mal sournois
Tombe brutalement d’une nouvelle,
Enveloppe les deuils désaffectés
Qui nous laissent vides et sans voix …
Juste quelques rais de vie éternelle,
Seul esprit de consolation,
En ce monde de redoutées explosions
De rongeurs venus de la corrosion
D’un enfer sempiternellement en fusion.

Pax animabus illorum.

 

16 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Kilambo Abou Maringa sur Facebook

 

 

 

Au creux des dunes

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Fuir, fuir,
Sans cesse
Enfouir
La détresse
D’un présent
Impatient
Souvent absent
Du conscient.

Partir, partir,
Sans reposer tête
Vers l’avenir …
D’un tête à tête
Toujours en quête
De fêtes et de défaites.
Aux retours indigestes
Fuir la peste.

Courir, courir,
Vers l’inéductable.
S’ensevelir, s’ensevelir
Dans un désert de sable.
Fouler, s’enfoncer
Dans ce brasier poussiéreux
Qui s’égraine, défoncé
Par la course des gueux.

Fuir, fuir,
Le temps s’en amuse.
Partir, partir,
Vers de nouvelles muses.
Courir, courir,
Vers la lumière diffuse
Et s’évanouir
Sous la voute confuse.

 

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11 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

Les Colporteuses

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Deux Risette
Font la causette
Un jour de diète
Pour les emplettes …
Deux commères
Simples locataires
D’un coin de Terre
Ainsi parlèrent :

«Être traitées ainsi ! …»
«Ma bonne, pas de souci !
Nous allons lui faire voir
Ce qui pousse au désespoir.
Cette RISETTE est infernale !
Jalouse de notre beauté fatale.»
«Être évincées de sa Cour
À cause d’un troubadour !
Ce CARAMEL au cœur tendre
Qui me laissait entendre
Que j’étais son unique passion …»
«Quelles gourdes nous étions !»
«A-t-elle retrouvé son instrument ?
Ce sceptre qu’elle adorait tant …
Entre nous son ROUDOUDOU
Ne cassait pas des cailloux …»
«Ouais … malgré sa mâchoire d’enfer
Il l’a plaquée pour se mettre au vert !
Exténué par cette nymphomane … »
«Voyez-vous ce nourrisson qui flâne ? …»
«Oui … c’est trop risqué vu le nombre …
Les lionnes nous mettraient à l’ombre !»
«En attendant nous voilà sur le carreau
Le tiroir plein pour de futurs berceaux …
Quand RISETTE va enfin réaliser …
Une fois qu’elle sera dégrisée …
Que son CARAMEL ne l’avait pas mou
Va y avoir à sa Cour du remous !»
«Nous sommes les premières atteintes !
Après tout nous ne sommes pas des saintes !
Elle même, d’après les rumeurs,
Elle aurait, suite à ses fortes chaleurs,
Ramené du stage une grossesse impériale
D’un Prince doté de parties génitales …
C’est qui ce Fluffy tout ébouriffé ?!
Arrêtez ma bonne de siffler
Ce démon de midi ou de minuit,
Nous avons, n’est-il pas, assez d’ennuis ?
Si nous allions défiler nous aussi ?»
«La Paix, c’est le cadet de mes soucis.»
«Je vois que vous avez l’humeur mauvaise …
Faites un effort … oubliez cette punaise !
Voyez-vous ce que je vois ? … sans rire ! …
Notre RISETTE qui porte des cornes ! … quelle satyre ! …
Arrêtez de pouffer, de glousser comme une pintade !
Allons nous mêler à la Grande Parade
Histoire de semer un peu la terreur
À tous ces idéaux de souffre-douleurs …»

Et voilà nos deux commères en route
Qui déblatèrent sans aucun doute
Sur la pluie et le beau temps …
Deux colporteuses armées jusqu’aux dents.

 

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9 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions  Jean Luc Reunival

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Pont de Gau

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Une goutte d’eau
D’un bec à Pont de Gau
Attend indécise
Une bise.

Une bise
Fort compromise
De ce bec crochu
De tendresse déchue.

Une perle d’eau
Au bout d’un chapeau
D’un gendarme
Ne désarme.

Tant de froideur
A gelé son cœur
D’un boomerang
Elle attend …

Elle attend
Vibre, tremblotant,
Un retour de flammes
De ce bec digramme.

Pont de Gau
Une goutte d’eau
A mis les scellés
Sur ce bec ailé.

Le flamand surpris
Sans mots, ni cris,
La goutte au bec
Garda cet échec …

En preuve d’amour,
Sans issue de secours,
Il resta muet
Et ne put avouer …

À la moindre bise
La goutte était compromise.

Juste une chorégraphie
Pour une photographie.

 

11 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg

Vol de nuit

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Vol de nuit
Pas un bruit
Sur un silence
Planer avec élégance
Dans l’obscurité
Sans la lune abritée
Par de complices étoiles
Qui ont tiré un voile
Jusqu’aux nébuleuses
D’une voie lactée envieuse.

Un Rémuzat audacieux
Perce le mystère des cieux
Plongés dans la nuit noire
D’un vol sans histoire.
Ailes déployées, d’un souffle
De l’espace s’emmitoufle
D’un présent. L’instant
Renaît à cet inconstant
Temps qui brouille et vole
L’être et son jeu de rôles.

Entrer dans un trou noir.
D’un vol passer dans l’entonnoir
De filtres à répétitions
D’une routine en perdition.
Un vol et rien d’autre,
Pas le moindre apôtre
Sans tunnel ni lumière
D’une fin ou d’une première
Vie qu’une vie a dérobée
Et nous laisse bouche bée.

 

9 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg

La grande parade 2019 en poésie (suite)

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Le majestueux aigle ravisseur
D’un vol a pris de la hauteur
Suite aux nombreuses bousculades
Des participants à la Grande Parade.

Un très beau et élégant léopard
Aux moustaches antibrouillard
De son pompon blanc éclaire
Ce noir et blanc crépusculaire.

Vêtu de son costume noir
Un crocodile paresseux comme un loir
Voudrait bien être invité …
Il attend l’accord des Autorités.

Les zèbres en conseil se sont réunis.
Vociférant : « C’est nous ou c’est lui !
Nous n’avons pas confiance !
S’il vient … bonjour l’ambiance ! »

Un petit guépard adorable
Trouve ces zèbres peu charitables.
« Ils prétendent défiler pour la paix
Et rejètent ce crocodile … quel toupet ! »

Mettant tout le monde d’accord
LE CHOUCHOU à la voix d’or
Met tout le monde au diapason
Histoire de commémorer son blason.

Au final les zèbres acceptent à distance
Ce gros visqueux à la grosse panse
Tandis que par voie maritime
Les éléphants pour Jacques s’animent.

Imaginez cette Grande Parade
 De jérémiades, de ruades de nomades
Qui pour la Paix vont se réunir
Pour un meilleur et fabuleux avenir.

 

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8 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Jacques Montanari sur facebook

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La grande parade 2019 … en poésie (suite)

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La tortue léopard
A peur d’être en retard.
D’une cotte de maille
Elle a recouvert ses écailles.

Le Sage Rouge
Assis, point ne bouge.
Il attend sa compagne
Qui revêt un pagne.

“Vent Arrière”
La tête la première
Passe devant tout le monde
Sans perdre une seconde.

“Attentif” montre les crocs.
Il n’aime pas les escrocs.
Il surveille de près les rangs,
Prêt à chasser les brigands.

“Fakir” n’a plus sa planche.
Comment défiler dimanche ?
Il l’a mise au clou
Ne lui restent que les clous.

“Fossile” n’en revient pas …
Il fait profil bas.
Se faire traiter de la sorte
Par une escorte … mais qu’importe.

“Futur” est là
Il donne sa langue au chat
Pour ce “Futur” qu’il ignore.
Le char d’Axel il décore.

La grande parade 2019 en poésie
Chez chaque photographe 
Avec pasion et frénésie
À ce défilé pour la paix paraphe …  (à suivre)

 

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7 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photos : Wonderfulworld Acswell Lions Acswell

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