Archive pour janvier, 2019

Je vous ai à l’oeil !

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Toujours à Pont de Gau
La goutte d’eau
D’un coup de jabot
Est tombée à l’eau.

Le bec en babouche
Prit la fine mouche.
D’un filet d’eau
Pleura la goutte d’eau.

Le bec d’une sandale
Noircit le scandale
Chaussé d’un pied bot
Et de deux tourteaux.

L’œil son complice
Jaune narcisse
D’un œil rond
Courrouça ce fripon.

Un bec à Pont de Gau
Servi de goulot.
Ce bec contrit
Cracha de mépris.

 

29 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

 

 

 

Un succulent pot-au-feu

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D’un pot-au-feu sans poireaux
Dans le bouillon d’un marigot …
Des hyènes intriguées par un flotteur
Vite alléchées par une forte odeur …
Effrayèrent un phacochère dérangé
Dans sa sieste par des bruits étrangers
Autour d’une baudruche gonflée à bloc
Qu’il prit d’abord pour un roc.
Un rocher pris d’assaut par des fofolles.
Elles s’acharnaient sur une masse molle
D’un reste d’un énorme hippopotame
Qui mijotait depuis qu’il rendit l’âme.
Agacé par tous leurs ricanements
Il tourna les talons promptement
Laissant à leur festin ces chipies querelleuses
Dans cette ragougnasse de chairs boueuses.
«Pour une fois que le ventre est plus gros que les yeux …
Elles se comportent encore en crocs-gneugneux !»
Le pot-au-feu mit le feu aux poudres
À ces chicaneuses disruptives comme la foudre.

Ainsi la mort remplit de vie les autres,
Elle est ce moteur qui cale entre autres
Transporte de la vie à la mort
Un moribond à son sponsor.
La vie vit de la mort …

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29 Janvier 2019 – Jeannine Castel
  Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

Pauvre CACAHUETE !

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«Vous vous souvenez de moi ? CACAHUETE !
J’étais la première copine de RISETTE !
Quelle aventurière ! …Ce qu’elle était joueuse ! …
Toute petite et déjà un tempérament de fugueuse …
Elle en a fait voir de toutes les couleurs à sa mère …
Pauvre STORY … toujours la peur au ventre … quelle galère !
Sans cesse à la recherche de son enfant, une Reine …
Qui se moquait bien de son titre de souveraine.
J’ai su qu’elle était partie en pension ? …
Depuis, plus de nouvelles ! … Aïe ! faites attention !
Chacune a roulé sa bosse … jusqu’à ces demi-portions !
De l’eau a coulé sous les ponts … quels diables !
Heureusement que ma carapace n’est pas friable !
Il va de soi que je préférais mon amie RISETTE
À ce trio infernal qui me font fête …
C’est qu’ils me scalperaient ces garnements !
Ces starlettes sous l’œil complaisant de leur maman !
Un coup cale patte, un coup ballon de jeu, ces crocs-gneugneux
Se sont pris de passion pour moi ! Ils sont fougueux !
Je suis à jeun depuis des heures interminables …
J’attends avec impatience qu’ils passent à table
Pour filer en douce sans éveiller leur attention.
Ils m’ont même prise pour un biscuit de dentition !
Si RISETTE était là … viendrait-t-elle à mon secours ?
On jouerait à cache-cache comme aux anciens jours …
 De même que RISETTE, ces lionceaux passent le temps.
Vite lassés, je resterai avec leurs cuisants coups de dents.
Bourlinguée comme un navire, je n’ai qu’une hâte …
Ne plus sentir la présence de leurs vilaines pattes.

Si vous apercevez RISETTE, rappelez lui mon bon souvenir !
CACAHUETE ! … avant de me faire engloutir ! …»

 

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28 janvier 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

 

La Maison des maudits

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Des meubles qui se déplacent
Dans des odeurs de puanteur tenace.
Des lampes qui vacillent en cligotant
Projètent sur les murs leurs noirs tourments.
Des cadavres tués à coup de hache
Ont disparu sans la moindre tache.
Des escaliers marqués d’esprits frappeurs
Rotent avec des hurlements d’horreur.
Des vitres explosent, des objets se brisent.
Des cauchemars dans une farandole de valises
Déhambulent dans un fluide verdâtre gélatineux.
Une roue briseur de rêves fixe de ses yeux globuleux
Une boule de cristal d’où s’échappe une dame blanche
Dans sa robe de mariée au voile rouge fleuri de pervenches
En cette nuit d’orage aux éclairs d’acier.
Des dragons cravachés tirent un énorme bénitier.
Ils font jaillir sur leur passage des ossements
Qui jonchent le parquet gravé de serments.
Dans un médaillon aux dents en chicots d’or,
Dans un râle à faire ressusciter les morts,
Le spectre gigantesque d’un pirate borgne
De sa jambe de bois assomme une cigogne.
Un bataillon de frelons me perce les oreilles.
Suffocant sous la douleur, en sursaut, je m’éveille
Les lunettes sur le nez, » La Maison des maudits » à terre.
Ce cauchemar s’achève dans un grand coup de tonnerre.
Il pleut comme vache qui pisse, à pas mettre un pied dehors.
Un chat blotti contre moi ronronne fort …
Rien ne presse … je me rendors.

 

26 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur facebook

 

Les trois soeurs

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Tout n’est pas gagné pour RISETTE.
L’anoxie, la dystocie la guette.
RISETTE, mère phallique, connaît le combat
De ses jumeaux en cette mise bas.
À peine sortis du sac amniotique,
La loi du plus fort problématique
D’un remake de Caïn et Abel va assouvir
Leur hargne en attendant de grandir.
Dans ce terrier où règne déjà la haine
Arrivera-t-elle à sauver sans peine
Ses deux jumeaux jusqu’aux présentations ?
Le premier né ne va-t-il pas planter sa dentition
Dans l’échine de son jumeau qui répliquera …
Sitôt nés, ils sèment déjà la panique ces scélérats !
C’est ainsi dans cette atmosphère incertaine
Qui peut entraîner aussi la mort de cette Reine
Que le clan de RISETTE voit arriver Les Trois Sœurs
Surnommées « Les terreurs », trois pestes, trois horreurs,
Chassées pour leur férocité par d’autres clans.
Errantes, elles cherchent à s’intégrer dans un clan.
Face à cet évènement inattendu à l’étrange sérénade
C’est le sauve qui peut dans une débandade !
Toute la Cour de RISETTE prend la poudre d’escampette
Profitant de l’occase pour faire leurs emplettes.
Les trois sœurs après un rapide tour du propriétaire,
Déçues, ne font que traverser leurs terres
En pestant, grognant d’une mauvaise haleine.
Elles ignorent qu’au fond d’une galerie, une Reine
Mène un combat pour sa première mise bas
Dans une mise à mort pour un éphémère célibat …

 

25 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jean Philippe Borg sur Facebook

Encore quelques feuilles

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Encore quelques feuilles
Nostalgie d’une saison
Désormais que l’on cueille
Au temps des fenaisons.

Quelques unes ont résisté
Aux vents et aux tempêtes
Pour le plaisir d’assister,
En changeant de toilette,
À l’hiver et son givre
Bordé de manchons blancs
Juste un peu survivre
Pour apercevoir le printemps.

Encore quelques feuilles
D’un automne vieillissant
Pour un dernier accueil
Aux poétiques passants.

 

24 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Nathalie Léopold sur Facebook

Vous avez rien à déclarer ?

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«Risette par ci, risette par là !
Depuis RISETTE et son tralala
On nous mitraille à tire larigot !
Bientôt nous aurons droit à un logo !»

«Figaro ci, Figaro là, y en a que pour elles !
Ces collantes hyènes que nous chassons de nos ailes
Mais qui rappliquent sans gêne aussitôt
Font table rase jusqu’au moindre petit os !»

«Et patati, et patata, ras les pattes de ces hyènes !
Depuis cette célèbre RISETTE, elles se déchaînent !
Elles ont pris la grosse tête ces chipies
Aussi bavardes et voleuses que les pies !»

«Vous tombez bien ! C’est menu de fête aujourd’hui !
RISETTE a disparu depuis que le soleil a fui.
On l’a vu disparaître, sous l’emprise de douleurs …
Du coup on festoie ! … chez nous pas de fleurs !»

«Comme des vautours, elles ont tout ratiboisé !
J’ai dû voler loin pour me ravitailler.
Ce n’est pas un bonheur de les entrecroiser …
Pas de pitié pour nos plumes ! Quant à l’oreiller …»

«Juste un petit encas, un tout petit encas.
Ces drôlesses mangeraient même du rutabaga !
Juste pour me caler un petit creux, mon dur tracas.
Mais grâce à RISETTE, je fais parti de la Saga !»

Un triptyque journalier parmi tant d’autres
De scènes animées par de vaillants, courageux apôtres
Qui survivent sans trop se poser de questions …
Mais comment savoir ce que pensent ces champions ?

 

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24 Janvier 2019 – Jeannine Castel

 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean-Louis Godard sur Facebook

La visite à une amie

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«Arrête de tirer sur la sonnette d’alarme !»
«Oui, mais notre sœur fait trop de vacarme !
«Tu vois bien que maman est occupée !»
«Tu m’embêtes ! … fiche moi la paix !
C’est un peu longué leurs câlineries …
J’ai envie de téter … assez de plaisanterie …»
«Quand on est en visite, la politesse
Est de rester poli envers son hôtesse.»
«C’est elle la malpolie ! Ainsi nous accueillir …
Elle savait que nous allions venir !»
«Ma fille cesse tes caprices, de grâce …»
«Pouah ! ses tétines ont l’air dures … de la glace !»
«Frérot, tu as goûté à ces restes de carcasse ?»
«Tu vois bien ! Y a plus que les poils et la peau !
«Quelles étranges façons de nous recevoir mon poto …
C’est pas étonnant qu’après un tel festin
Elle reste allongée sans remuer son popotin !»
«Et maman qui n’en finit plus en congratulations !»
«Ouais … on dirait qu’on fait l’aumône ! Quelle désolation !
Maman, pour cette amie, a trop de compassion.
Je vais tirer la sonnette jusqu’à l’exaspération !»
«Et moi brailler à me faire sauter ma dentition !
Et toi frérot ? tu restes planté là sans rien dire ?!
Tu attends quoi ? … Toujours à la traîne sans un sourire.
On sait que tu es le chouchou de notre mère !
Tu fais bien de traîner pour préserver ton derrière !»
«Tu réponds pas ? Tu as raison ça vaut mieux.»
«Douce amie, qu’ils sont chiants vos morveux !»

C’est ainsi qu’à longueur de journée sur la savane
On peut voir de telles scènes qui feraient braire les ânes
Mais ceux-ci ont d’autres cultures à brouter …
Ici, en tout cas, on n’a pas le temps de s’encrouter !

 

23 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Micheline Bach-Tschill

 

Tempus Narrabo …

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À quelques lieues du territoire de RISETTE,
Aux « Mandibules », STORY a fait place nette.
Après ce recensement délicat et intime
Elle est harassée et au bord de la déprime.
Une envie folle de quitter l’orphelinat la tenaille,
De vivre pour elle, se libérer de toutes ces entrailles,
Ces ventres maternels aux dramatiques champs de bataille,
Ces orphelins qui à longueur de journée se chamaillent.
RIKAÏ a démissionné de son poste de Directrice
Trop occupée par ses deux beaux garnements complices
Qui lui en font voir des vertes et des pas mûres en démesure.
C’est qu’ils ont bien grandi et vous poussent à l’usure.
STORY est partagée entre le sentiment profond de culpabilité
Et celui de vivre pour soi en abandonnant ces déshérités.
Un dilemme un peu lourd pour sa conscience en balance …
Rester encore ou partir sur les chemins de l’errance ?
«Que deviendront ces malheureux sans une reine ?»
À cette pensée apparaît au pas de course une hyène,
Les pattes crottées de boue dans l’eau du marécage.
Elle observe en même temps le reflet de son image, 
Reine de surcroît, chassée à cause d’une couronne.
Deux reines ne peuvent partager un même trône !
STORY saute sur l’occasion, retrouve son engouement.
Elle propose à cette ingénue en des termes alléchants
Ce Siège libre qui attendait une candidate royale.
Sans perdre une seconde saisissant cette aide spatiale
STORY fait de rapides adieux et d’un dernier regard
Le cœur léger, l’esprit libéré, elle s’enfuit vers le hasard.
Elle décide de nommer ROYALE ce clin d’œil céleste
Qui transformera les « Mandibules » en charniers funestes.
Car bien après des saisons STORY de passage sur le domaine
Ne trouva que de vieux ossements d’un passé en mal de reine.
Sans doute certaines hyènes survécurent à cette fin d’histoire triste …
Vous les avez surement rencontrées sur les pistes ! 
Comment résister à leurs accueillants sourires ?
Elles se moquent bien qu’on les traite de vampires !
En ce domaine elles ont vu pire …

 

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22 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Wonderfulworld Acswell Francoise Cabanel Isasca

 

La Grande Parade 2019 en poésie (fin)

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Les mères, prudentes, restent à l’écart
De cette Parade qui vire au cauchemar.
Témoin ce bébé léopard blotti contre maman
Qui observe un régiment de zèbres imprudents.
Ils traversent la rivière tout près des crocodiles …
Ces derniers, affamés, ne respectent pas le dile.
«Il faut bien manger» proteste ce lion.
«Cette Parade pour la paix est contre l’accélération
D’espèces animales qui désertent nos chemins.
Le braconnage, vos marchés aux poudres de perlimpinpin …
Quand on s’entretue, c’est que nous avons faim.
Que feriez-vous sans vos armes dans les mains ?»
«Il est vrai» atteste ce serpent tout vert de peur.
«Arriverai-je à déglutiner cette proie avant qu’un voleur
Me chipe cette grenouille aussi grosse que la fable ?
De quoi passer des heures à digérer à table !»
«Ces zèbres avaient trop chaud sans un coin d’ombre.
Quelle idée aussi de venir troubler sans encombre
Le lit de notre espace favori en grande longueur !
Ce pauvre chéri a péri pour la paix en toute honneur !»
Une lionne belle et mystérieuse, sage comme une image,
Rêve de l’herbe grasse et fraîche des Alpages,
Somnole tandis que deux superbes frimousses,
Peu rassurées par l’horizon, ont un peu la frousse,
Soulagées de ne pas participer à la Grande Parade
D’une Paix animée par des gueules pour accolades.

Grande Parade ou pas il en serait de même
En cette chaîne créée, entrecoupée de carêmes
Dont la paix intérieure a subi dans ses engrenages
Une évolution qui patine avec l’embrayage.
Spectacle permanent que cette Grande Parade 2019
Dont la marche arrière a écrasé quelques œufs
Dans une gigantesque bousculade qui sue et transpire.
Un ciel surchargé, s’enflamme d’esprits en délire.

 

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19 Janvier 2019 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook

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