Archive pour septembre, 2018

Une rencontre imprévue

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Grasse matinée ce matin pour RISETTE, pauvresse …
Faut dire qu’on est Samedi … rien ne presse.
Il n’y a pas de cours le week-end en Pension.
Ces deux jours sont réservés aux sorties avec permission,
Aux visites des parents et amis de la famille autorisés,
Engagés de prendre en charge les pensionnaires défavorisés.
Cette nuit n’a pas été de tout repos pour notre RISETTE.
 » Ne pas déranger  » comme à l’hôtel elle affiche son étiquette.
Ce qui incite et excite quelques esprits coquins de passage
De faire intentionnellent pour cette protégée du tapage.
Mais quand RISETTE dort, c’est pour de bon !
Qu’il soit d’un juste ou d’un sommeil de plomb.
À quelques lieues de là, STORY, sur le chemin du retour
L’âme en peine, se traîne … son chagrin est si lourd.
Sa RISETTE désormais devra apprendre à partager
Ce … SALUT ! qu’elle connaît pour l’avoir dévisagé.
Perdue, la tête dans les nuages elle avance avec courage
Dans ce monde animal construit sur des commérages
Qui ont fait de leurs espèces une réputation sournoise…
D’une repoussante laideur … la peur des bourgeoises.
« Notre lâcheté tenace confrontée à celle du lion
N’est qu’apparence d’un monde en perdition.
Que serait-il s’il possédait la force de nos mâchoires ?
Sa beauté faite d’artifice me ferait croire
Qu’ils ont plus de laideur que nous les hyènes
Pour défigurer autant dame nature à la chaîne …»
STORY, lasse, n’a pas envie d’écouter ses états d’âme.
Elle met au clou ces lèches-frites et leurs sempiternels programmes.
Elle préfère savourer la brise qui dissipe sa crinière,
Profiter de cet instant, l’heure où la faune digère,
S’octroie une sieste avec leurs favoris congénères.
La chaleur est si écrasante … Qu’il est bon de ne rien faire.
Opportuniste invétérée, elle ne s’inquiète pas de jeûner.
Il y aura bien quelques restes leurs goûts étrangers.
C’est l’avantage de pouvoir croquer à belles dents
Des os si durs … pas besoin de cure-dents !
Elle ne sait si elle va retrouver son clan dispersé.
C’est alors que des cris plaintifs troublent ses pensées.
Assise à l’entrée d’une tanière, une hyène menaçante
Entourée de bébés dont la frayeur est apparente
Provoque STORY prise au dépourvu et qui s’interroge 
Sur les bons sentiments de cette hyène en cette loge …

 

 

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21 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean Luc Reunival Marie Helene Lallouette sur Facebook

 

 

Le dortoir des Margoulettes

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RISETTE vire, tourne … pas moyen de dormir …
Dans ce dortoir qu’elle partage avec déplaisir.
Elle a tiré au sort son groupe d’appartenance.
« J’ai l’impression que c’est pas gagné d’avance … »
Dans ce groupe Les Margoulettes, elles sont quatre …
Il y a les jumelles qui ne font que se battre …
Là, elles s’accusent d’avoir triché au jeu des osselets ..
Puis y a ALLUCHON, grincheuse et soupe au lait …
« Comment arrive-t-elle à dormir avec tout ce bruit
Que font ces deux pimbêches avec leurs cris ? …
Heureusement qu’elles n’ont pas voulu de moi
Pour jouer avec leurs osselets en os de chamois.
Ah ! Les voilà qui s’allongent sur leur couche …
NON ! je rêve ! Elles ont une sucu à la bouche !
Entre une ronchon ronflante et deux sucions,
Il va m’être pénible de résister dans cette Pension.»
RISETTE se sent si seule dans ce maudit dortoir !
« En plus la lune boude … il fait tout noir …»
Sa peine est immense, RISETTE éclate en sanglots.
Les tétines de sa maman lui manquent trop.
En se bouchant les oreilles elle quitte ce théâtre sonore.
Il est bien tard … pointent les faibles lueurs de l’aurore.
Les Hyénides sont assoupies dans le moindre espace.
RISETTE a froid, son entrain est de glace …
Puis brusquement elle reprend du poil de la bête …
Sa marraine KILA … tire la bobinette …
Hésitante, elle reste plantée devant son air contrarié …
« On dirait que je lui casse les pieds … c’était à parier …
Rien ne vaut l’amour d’une maman » dit-elle entre ses dents.
Elle s’apprête à regagner le dortoir et ses résidents…
Quand KILA, peu réjouie de ce brutal saut de lit,
Lui désigne d’un geste contraint sa descente de lit.
RISETTE garde avec peine ses yeux grands ouverts …
Et …  s’endort en laissant en suspens sa nuit de tonnerre.
Dans les bras de Mord-fée RISETTE enfin paisiblement dort.
Elle rêve … mais à quoi rêve-t-elle ce cher petit trésor ? …

 

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19 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions Michel Andrieux sur Facebook

 

 

Je vous aime

 

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Comme il a été dit … RISETTE devait faire un poème et nous dire pourquoi elle nous aime.

Je vous aime
Vagabonds comme moi
Qui sèment, sèment,
Tristesses et joies.

Je vous aime
Pour nos rires fous
Supplices ou emblèmes
De nos rendez-vous.

Je vous aime
Pour nos dents de loup
Qui n’ont de flegme
Que repues de crocs jaloux.

Je vous aime
Pour nos laideurs
Nos vies de bohème
Aux taches de rousseur.

Je vous aime
Dans la tempête
Des jours de carême
Des nuits de défaite.

Je vous aime
Renifleurs d’âmes
Posées en diadème
Sur ce monde infâme.

Je vous aime
Le cul dans ma piscine
Même si, même
ON nous débine.

Je vous aimerai
Vrai de vrai,
Si l’ivraie
Ne nous ressemblerait.

JE, VOUS, AIME,
Séparés même
Réunis de même
Quand bien même …

JE VOUS AIME !

 

19 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Olivier Gonnet sur Facebook

 

 

Le lionceau et la tortue

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Un lionceau jeunet, point sot, encore puceau,
Futur monarque à l’abri du ruisseau,
D’une tortue sans queue ni tête apparente
Ce despote fit d’elle une indispensable servante.
Tantôt repose-tête, tantôt repose-pied,
Il se lia d’amitié pour cet utile marche-pied.
Sans cesse sous le couperet de la guillotine
Dès qu’elle tentait de montrer un bout de ses bottines,
Entièrement esclave des caprices de ce beau tyran,
Par peur d’être retournée ou de finir comme un hareng,
Cette docile balle de jeu, solitaire par nature,
Peu encline à partager une serviable aventure,
D’autant plus que les oeufs d’un même panier
N’étaient pas envisageables avec cet allié …
Cet imposant lionceau soit dit un peu excessif
N’était pas pour déplaire à ce pouf décoratif,
Dernier gadget de plaisir à la Cour de ce Sire
Dont les poils lui servaient de brosse à reluire.
C’est ainsi que cette tortue léopard prise au piège
Devait se contenter de charognes pour tenir son siège.
Dès qu’elle manifestait quelque petite rébellion
Se formait autour d’elle tout un menaçant bataillon
Dont l’amitié avait un drôle de comportement
Et la plongeait dans d’humiliants sentiments.
«Parader, profiter sur ma bosse, quel vilain gosse,
C’est ma seule richesse ce précieux carrosse.
Placide, délicate certes, mais de leurs tartes à la crème
Ma carapace au dôme décoré d’écailles jaune crème,
Par mes éperons, pressens leurs stratagèmes,
Leurs diarrhées fourrées de Je t’aime ! …
Parquée sans pouvoir brouter avec sérénité,
Sans eau ni cachette nécessaires à ma santé…
M’offrir un terrarium en pleine savane,
Ce lionceau me prend vraiment pour un âne !
Vivre en terrarium pour épater sa galerie non mais !»
 La tortue s’en creusa une et disparut à jamais.
À son retour de chasse le lionceau ne la chercha pas …
Il avait sommeil après un excellent repas.
Il trouva d’autre confort à son sort
En rugissant à la vie à la mort !

 

Entre regret et remord le tort tue d’un saut de lion

 

9 septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari sur Facebook

 

 

 

 

Terres Africaines

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Il y a des matins
D’un nouvel ciel serein,
Aux soleils flamboyants,
D’espoirs tourbillonnants
Sur ces terres Africaines
Si belles à perdre haleine,
Si vastes et dévastées
D’atteintes à sa chasteté.

Comme ses levers de soleil
Ses couchers n’ont pas leur pareil
Pour embraser les coeurs
De naturelles douceurs.
La corne d’abondances
De sombres souffrances
Tente encore sa chance.

Il y a des soirs
De rêves et d’espoirs,
De promesses ensoleillées
Racontées aux veillées
Sur d’envolées célestes
Sans la moindre peste
D’oraisons funestes.

Quelques pas de danse,
Les sourires de l’enfance,
Pour un monde vivant de paix.
Dans cette nature l’âme se repaît
Sur des pistes à perte de vue
Aux secrètes et sauvages bienvenues.
Terres Africaines aimées des nues.

 

18 Septembre 2018 – jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : I love Africa
 sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 25 septembre, 2018 |Pas de commentaires »

KILA …

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Après sa nuit passée dans cet ergastule,
C’est à tâtons, dans le noir, comme une somnambule,
Que GRISETTE sort de ce trou froid et humide.
Ses membres raidis, le ventre creux, la tête vide,
Elle apprécie la chaleur amicale du soleil
Et se prépare à cette première journée d’éveil.
D’une humeur maussade elle prend connaissance
De l’emploi du temps prévu sous assistance.
KILA, une marraine va l’assister pour son adaptation,
Combler par sa présence les peines de la séparation.
Tout en restant dans l’ombre, elle doit faire en sorte
Que sa protégée s’habitue à vivre avec une escorte.
RISETTE très attentive écoute, obéissante, Prof KUKU.
Elle décide alors de laisser PANPAN aux faux-culs.
Rien de tel pour lui rendre sa bonne humeur …
Faire trempette pour chasser les odeurs !
Ce matin elle doit se contenter d’une piscine en collectivité
Ce qui n’est pas pour déplaire à ses invités.
Poursuites, gambades, GRISETTE patauge ivre de joie.
Elle en oublie la rigueur de l’horaire, ce rabat-joie.
Quand elle se présente pour réclamer son petit déjeuner
Elle doit se satisfaire, si elle ne veut pas jeûner,
D’une corne dont elle s’empare comme un instrument
Sous le regard mécontent de KILA sa pseudo-maman.
«L’heure n’est plus à l’amusement, ni à la musique !
Si tu veux bien te dépêcher avant que KUKU rapplique.
Hâte-toi de croquer cette corne d’abondance misérable.
Tu ne dois pas rater le départ du Jeu de la table. »
« C’est quoi ce jeu ? » « Tu verras bien, dépêche-toi …
Tu veux retourner au cachot encore une fois ? …»
À ce mot de cachot RISETTE la croque à toute vitesse.
Jouer … bye-bye la tristesse …

 

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17 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo :  Kilambo Abou
Photo : Virginie Liardat ( RISETTE après sa nuit au cachot)

Quand le silence

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Quand le silence respire profondément
Après le tumulte, les bruits assourdissants …
Inquiet, le calme si apaisant ne dure pas
Chassé par la vie qui craint le trépas.

Quand le silence bourdonne à mes oreilles
Du bruit il fait la sourde oreille.
Casqué à d’autres musiques il s’isole
Loin des démences bruyantes qui l’affolent.

Quand je ne retrouve plus son visage romantique
Fatiguée par la présence d’assoiffées tiques,
Noyée par la houle d’une foule infernale
La tempête m’emporte dans le fracas de ses râles.

Quand le silence m’enferme avec des mots
Des mots qui crissent sous leurs échos,
Le silence est rompu, attiré par le vide
D’une page qui se mourrait d’un mutisme morbide.

Quand le silence ne badine plus avec le vacarme,
Les battements de mon coeur ne baissent pas les armes.
Saturée de cet irrespectueux, envahissant tintamarre,
Détachée de tout, comme lui, je largue mes amarres.

Quand le silence respire profondément …
Loin des distractions du monde environnant
Le ciel m’aspire dans son immensité
Plus rien n’existe en cette céleste volupté.

7 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Errances

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Mon âme aventureuse
De ma misère
S’approprie comme une voleuse
Les quatre coins de la terre.

Tantôt sur des déserts
Volant dans les airs
Ou sur l’immensité des mers,
Mon âme est un globe-trotter.

Jamais rassasiée de mots,
Elle va par monts et par vaux
Au trop et au galop
Sur des rires et des sanglots.

Parfois mon âme se pose
Sur des nuages roses, moroses…
D’overdoses se nécrose
Sur des pétales de roses.

Fidèle ou infidèle, mon âme
De vos âmes s’enflamment.
Enrichie ou appauvrie elle déclame
Un amalgame de programmes.

Mon âme solitaire, à l’abandon,
Avec son seul ami, son crayon,
Parfois de nausées de dégoût
Vomirait sur de vampires atouts.

Mon âme désargentée
D’une fin de vie patentée
Ne peut que parlementer
Avec le rêve d’une âme hantée.

 

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12 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

RISETTE, poète ?

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RISETTE rêve à ces hautes herbes blondes.
Nostalgique, elle revoit son ancien monde
Qui l’entourait depuis le jour de sa naissance.
Elle regrette amèrement ses désobéissances …
Mais le vent, d’une amicale caresse la rassure …
De studieuses études sont aussi une aventure 
Qu’une reine doit accomplir pour son règne,
Sans s’apitoyer sur son sort qui saigne.
Cajoleur, il chatouille de plumes complices
Le museau de cette inconsolable actrice
Qui trouve ce pensionnat austère à son goût
Et provoque à chaque oeillade une envie de dégoût.
D’un doux oreiller elle voudrait dans ce cachot …
Punie pour avoir chapardé de succulents chiens-chauds
Destinés aux membres bienfaiteurs de la pension  » Les Hyénides « 
Invités pour accueillir les nouveaux pensionnaires intrépides.
Grâce à ses plumes, les hyènes si souvent détestées
Avec RISETTE ont remplumé un royaume dévasté.
En guise d’agent correcteur ni bâton, ni raclée, ni martinet
Mais des plumes pour changer des coeurs contaminés.
RISETTE attend du ciel une aide providentielle.
L’oiseau sur la branche par ses deux plumes d’ailes
Réveille son instinct de chasseresse en déprime
Vite découragée quand elle perd ses rimes.
Attentive elle guette le moindre petit bruit
Qui fera craquer ses quenottes de poétiques cris
Car demain RISETTE devra d’un poème
Face à tous prouver qu’elle les aime …

Est-ce le ciel qui se mire
Dans le bleu de ses yeux qu’on admire ? …

 

15 Septembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

Kukupanpan

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Après une nuit de repos sans histoire
STORY attendit que RISETTE finisse de boire
Pour lui annoncer qu’à son âge il était temps
D’aller suivre les cours de la hyène KUKUPANPAN.
Spécialisé dans l’enseignement des enfants rois
Dont le  » moi je suis seul » domine, met à l’étroit
Un entourage qui doit vivre en communauté.
Du principe du plaisir et du principe de la réalité
Le Prof KUKUPANPAN excelle dans les cas d’impunité.
Construire, rétablir un cadre pour les hyènes qui ont la bougeotte
Demande du cas par cas exténuant pour la parlotte.
Ces indisciplinés fugueurs souvent d’une maturité précoce
Préfèrent individuellement gérer, rouler leur bosse.
Avant que RISETTE devienne un vrai tyran,
STORY, à contrecoeur a pris les devants.
Elle ne veut plus vivre avec sa fille dans l’isolement
Provoqué par les comportements de son enfant.
La meute réunie a voté et approuvé sa démarche.
Il faut remettre RISETTE à ce compétent patriarche.
Elle ira donc en pension le temps nécéssaire
Pour apprendre les limites de la dominance autoritaire.
RISETTE abasourdie larmoie à l’annonce de la nouvelle.
Anéantie, elle regrette déjà les généreuses mamelles
De sa tendre maman, si bonne, la voir ainsi malheureuse …
« Voilà ce que tu récoltes d’être une hyène fugueuse …
Avoue que ta conduite n’est pas exemplaire …
 Tu ne seras pas seule … tu vas te faire des amis
C’est pour ton bien, il te faut accepter ce compromis.»
«C’est ta faute, si tu avais été plus sévère …»
« Pardonne-moi RISETTE, j’ai cru bien faire …»
«Et mon père hein ? … Jamais là … démissionnaire …
J’ai pas demandé à naître pour aller en pension …»
STORY sent monter le stress et la tension …
« Mon bébé d’amour, ce n’est que pour quelques mois …»
«C’est pas juste, c’est pas ma faute … tant pis pour toi !»
Blessée, STORY pour ne pas envenimer la situation
Ne fléchit pas sous les tentatives de manipulation
De sa RISETTE, gâtée, intolérante à la frustration.
« En tout cas elle sait déjà ce qu’est l’opposition !
KUKUPANPAN et sa pédagogie de garçon de café …
Il va avoir besoin d’une sacrée baguette de fée ! »
RISETTE passa la soirée à bouder dans un coin.
 STORY prépara son baluchon sans entrain.
Le lendemain ce fut une rentrée peu enthousiaste
Pour ces condamnées qui quittaient leurs pénates,
Sous l’oeil attentif et interrogateur du Prof KUKUPANPAN
Qui étudie furtivement le comportement de ces chenapans …

 

11 Septembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
photos : Bri Lions sur Facebook

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