Jeu de marelle

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Marie, ma tendre mère
Boudée sous les jupons d’une mère.
Ma mère, cette étrangère
Que je ne connus guère.
Partie comme la flamme qui vacille.
Petite fille en espadrille.

Ma mère des couvents, des chapelles,
Brodant des chapelets à la chandelle.
L’enfant sautillant sur un jeu de marelle
Aujourd’hui vers toi, Marie, t’interpelle.

Ma mère, commère des basses-cours
Qui m’a donné la vie un jour par amour.
D’un court amour qui court toujours.
Grâces d’une mère en secours.

Marie, ma tendre mère
Confidente discrète et salutaire
Parfois je crie, je désespère
Sur ce lourd bonheur d’être mère.

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie |le 21 mai, 2018 |Pas de Commentaires »

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