Six, cinq, quatre, deux, un

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« Il est l’heure de partir ? »
«Non … inutile de courir ! 
Prenons un bon petit casse-croûte
Avant de nous mettre en route.
Papa surveille les Olololos boys.
Ils ont détaché deux cow-boys
Qui n’ont pas eu leur part de butin,
Une hyène assassine dévore avec entrain
Ce qui devait être leur festin.»
Rassasiés, quatre Olololos, en spectateurs,
Assistent au jeûne d’un des leurs
Qui manifeste, esseulé, son mécontentement
Du manque de soutien de son clan.
L’autre, à l’écart, du départ s’inquiète
De cette pique-assiette qui le met à la diète.
Repus ou trop occupés malgré leur famine
Ils boudent ce champ de mines
Foulé par cette famille de girafes,
Parfois maladroites comme Gaston Lagaffe.
Sous l’oeil vigilant du Père, ils assistent
Au défilé de ces silencieuses cachotières en piste.
« Un girafon ! » s’exclame Olololo junior enhardi.
Mais déjà folâtrant sur les boutons d’or
Cousin et cousine se chamaillent
Tandis que les parents, craintifs de représailles
Surveillent les alentours trop calmes à leur avis,
Car rare sur le Masaï sont les moments de répit.
Quatre daltons, cinq gangsters, six mercenaires,
Quel guignolo de gigolos ces Olololos ! Quel parterre !

 

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4 Avril 2018 – Jeannine Castel 
Photos : Abou Kilambo sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

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